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Ce qu'il faut savoir sur la biosurveillance au Canada

Avril 2013

Le gouvernement Harper diffuse le deuxième ensemble de données de biosurveillance issues de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé

  • La biosurveillance humaine est la mesure d’une substance chimique ou des produits qui découlent de sa décomposition dans l’organisme (mesurée dans le sang et l’urine). Ces mesures indiquent la quantité d’une substance chimique présente dans l’organisme d’une personne à un moment donné.
  • Les données de biosurveillance recueillies dans le cadre de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS) fournissent un échantillon national représentatif de l’exposition des Canadiens aux substances chimiques.
  • Les scientifiques de Santé Canada utilisent ces données aux fins suivantes :
    • comme point de référence pour mesurer les résultats futurs et déterminer si les niveaux dans la population canadienne varient au fil du temps;
    • de déterminer si l’exposition des Canadiens est comparable à celle de sous‑populations du Canada ou d’autres pays, comme les États-Unis;
    • prioriser d’autres études sur les liens possibles entre l’exposition à certaines substances chimiques et la manifestation de certains effets sur la santé;
    • dans le cadre de l’évaluation permanente des produits chimiques;
    • pour guider l’élaboration de mesures de gestion du risque en vue de protéger la santé des Canadiens et mesurer l’effet de ces mesures au fil du temps.
  • Ces renseignements sont mis à la disposition de scientifiques du Canada et du monde entier à des fins de recherche.
  • Les résultats du cycle 1 (2007-2009), qui ont été publiés en 2010, portaient sur la mesure de 92 substances chimiques chez environ 5 600 Canadiens âgés de six à 79 ans.  
  • Les résultats du cycle 2 (2009-2011), publiés le 17 avril 2013, portent sur la mesure de 91 substances chimiques chez environ 6 400 Canadiens âgés de trois à 79 ans.
  • Le prélèvement des échantillons pour le cycle 3 est en cours; il devrait être terminé en décembre 2013. La planification des cycles 4 (2014-2015) et 5 (2016-2017) est en cours.

Questions et réponses

1. Les résultats de biosurveillance au Canada sont-ils en général les mêmes, plus élevés ou plus bas que ceux des États-Unis?

Selon les résultats du cycle 1 publiés en 2010, le niveau d’exposition aux substances chimiques au Canada est en général semblable à celui des États-Unis. L’exposition des Canadiens à certaines substances chimiques, notamment le plomb et le BPA, est généralement plus faible qu’aux États-Unis. Les données du cycle 2 seront analysées au cours de l’année à venir.

2. Les données indiquent la présence de bisphénol A chez les enfants. Qu’est-ce que cela signifie?

Il est important de souligner que la présence d’une substance chimique dans l’organisme ne signifie pas nécessairement qu’elle aura un effet sur la santé. Les risques pour la santé associés à une substance chimique, notamment le BPA, dépendent de la menace (les effets possibles sur la santé), de la concentration (la quantité à laquelle une personne est exposée) et de la fréquence de l’exposition.

Le Canada a été le premier pays à prendre des mesures relatives à cette substance et à interdire l’utilisation du BPA dans la fabrication des biberons afin de protéger les nouveaux-nés et les nourrissons. En 2010, le gouvernement a adopté un règlement interdisant la publicité, l’importation et la vente de biberons contenant du polycarbonate. Cette mesure de précaution a été prise afin de protéger les populations les plus vulnérables, soit les nouveaux-nés et les nourrissons. 

Pour obtenir de plus amples Le lien suivant vous amènera à un autre site Web  renseignements sur le bisphénol A, veuillez consulter le site Internet des Substances chimiques http://www.chemicalsubstanceschimiques.gc.ca/challenge-defi/batch-lot-2/bisphenol-a/index-fra.php

3. Que fait le gouvernement au sujet du BPA dans les emballages alimentaires?

Santé Canada continue de surveiller les renseignements les plus à jour sur l’exposition au BPA et sur l’innocuité de son utilisation dans les emballages alimentaires.

Le Ministère est encore d’avis que l’exposition alimentaire actuelle au BPA par l’intermédiaire des emballages n’est pas de nature à causer un risque pour la santé de la population canadienne, notamment celle des nouveaux-nés et des nourrissons. En fait, selon notre plus récente estimation détaillée, les taux d’exposition sont moins élevés qu’on ne le croyait auparavant. Ce sont de bonnes nouvelles.

Santé Canada a réalisé des études en collaboration avec les industries alimentaires et de l’emballage afin d’examiner les facteurs qui ont un effet sur la manière dont le BPA est transféré aux aliments en conserve. Il a été déterminé que les concentrations détectées, surtout dans les préparations pour nourrissons en conserve, sont les plus faibles que l’on peut raisonnablement atteindre.

Cela dit, le Ministère demeure déterminé à aider les Canadiens à faire des choix alimentaires éclairés. Par conséquent, nous continuons d’appuyer l’élaboration de solutions de rechange à l’utilisation de BPA dans le revêtement intérieur des conserves et accorderons la priorité à l’examen de nouveaux matériaux à mesure qu’ils sont élaborés.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les mesures prises par Santé Canada afin de protéger les consommateurs contre l’exposition alimentaire au BPA, veuillez consulter le site
http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/securit/packag-emball/bpa/bpa_rm-gr-2012-09-fra.php

4. Les données démontrent que le fluorure est présent dans l’organisme des enfants. Qu’est-ce que cela signifie?

Il est important de souligner que la présence d’une substance chimique dans l’organisme ne signifie pas nécessairement qu’elle aura un effet sur la santé. Les risques pour la santé associés à une substance chimique, notamment le fluorure, dépendent de la menace (les effets possibles sur la santé), de la concentration (la quantité à laquelle une personne est exposée) et de la fréquence de l’exposition.

Les faibles quantités de fluorure détectables dans l’organisme des enfants sont semblables aux quantités détectées chez les Canadiens de tous âges; à ces faibles concentrations, il ne pose pas de risque pour la santé.

La plupart des Canadiens sont exposés quotidiennement au fluorure, par les quantités négligeables qui se trouvent dans presque tous les aliments et le fluor qui est ajouté dans l’eau potable de certaines municipalités afin de prévenir la carie dentaire.

Qu’est-ce que le fluor? Le fluor est un élément naturel présent dans le sol, dans l’eau (douce et salée) ainsi que dans divers aliments. Il se trouve dans l’environnement sous l’effet de l’altération atmosphérique et de l’activité volcanique. Il provient aussi des fumées rejetées par les industries d’engrais phosphatés, d’aluminium et de produits chimiques.

Pour en savoir plus sur le fluorure, veuillez consulter l’article Votre santé et vous à ce sujet sur le site Internet de Santé Canada http://www.hc-sc.gc.ca/hl-vs/iyh-vsv/environ/fluor-fra.php

5. Les données démontrent que le triclosan est présent dans l’organisme des enfants. Qu’est-ce que cela signifie?

Il est important de souligner que la présence d’une substance chimique dans l’organisme ne signifie pas nécessairement qu’elle aura un effet sur la santé. Les risques pour la santé associés à une substance chimique, notamment le triclosan, dépendent de la menace (les effets possibles sur la santé), de la concentration (la quantité à laquelle une personne est exposée) et de la fréquence de l’exposition.

En mars 2012, le gouvernement du Canada a diffusé une évaluation sanitaire et environnementale préliminaire sur le triclosan qui concluait que les concentrations actuelles de cette substance dans les produits comme les dentifrices, les shampoings et les savons ne posent aucun risque pour la santé humaine et que les Canadiens peuvent continuer d’utiliser ces produits sans danger.

Dans cette évaluation, le gouvernement s’est surtout penché sur les groupes à risque, notamment les enfants et les femmes enceintes, ce qui a permis de confirmer que ces personnes peuvent continuer d’utiliser ces produits sans danger.

De plus, on peut s’attendre à ce que la plupart des Canadiens aient une certaine concentration de triclosan dans leur organisme en raison de l’utilisation répandue de cette substance. Ce résultat cadre avec les mesures faites aux États-Unis, où plus de 80 % de la population a un niveau détectable de triclosan dans l’urine.

Pour obtenir de plus amples Le lien suivant vous amènera à un autre site Web renseignements sur le triclosan, veuillez consulter le site Internet des Substances chimiques, à http://www.chemicalsubstanceschimiques.gc.ca/fact-fait/triclosan-fra.php

6. Les données démontrent que le plomb est présent dans l’organisme des enfants. Qu’est‑ce que cela signifie?

Il est important de souligner que la présence d’une substance chimique dans l’organisme ne signifie pas nécessairement qu’elle aura un effet sur la santé. Les risques pour la santé associés à une substance chimique, notamment le plomb, dépendent de la menace (les effets possibles sur la santé), de la concentration (la quantité à laquelle une personne est exposée) et de la fréquence de l’exposition.

Au Canada, l’exposition au plomb a beaucoup diminué depuis le début des années 1970, en raison surtout de l’élimination progressive de l’essence au plomb et des peintures à base de plomb et de la quasi-élimination des produits de soudure à base de plomb dans les conserves d’aliments. En fait, le niveau de plomb dans le sang des Canadiens a diminué de plus de 70 % depuis 1978-1979.

La Stratégie de réduction des risques liés au plomb pour les produits de consommation adoptée par Santé Canada a instauré ou resserré les limites de teneur en plomb pour :

  • les bijoux pour enfants;
  • les peintures grand public et autres revêtements;
  • les peintures et revêtements appliqués sur les meubles, les jouets et d’autres articles destinés aux enfants et sur les crayons et pinceaux d’artiste;
  • les articles de vaisselle en céramique et en verre émaillés;
  • les couvre-fenêtres à cordon;
  • les produits dont l’utilisation implique un contact avec la bouche, notamment les jouets pour les enfants âgés de moins de trois ans.

Le gouvernement du Canada continue de consacrer ses efforts et ses ressources à la réduction encore plus grande de l’exposition au plomb d’une manière qui sera la plus utile pour la santé des Canadiens à long terme. Par exemple, nous proposons de limiter les concentrations de plomb dans d’autres groupes de produits avec lesquels les enfants sont les plus susceptibles d’entrer en contact. Dans le cadre de notre Stratégie de gestion des risques, nous allons aussi :

  • renforcer les contrôles de rejets de polluants atmosphériques de divers secteurs industriels, ce qui permettra aussi de réduire les émissions de plomb;
  • mettre à jour les Recommandations pour la qualité du sol – plomb;
  • collaborer avec les provinces et les territoires afin de réviser les directives sur les concentrations de plomb dans le sang à l’intention des fournisseurs de soins de santé et des responsables de la santé publique;
  • mettre à jour la Ligne directrice sur la qualité de l’eau potable pour le plomb.

Pour en savoir plus sur le plomb, veuillez consulter l’article Votre santé et vous à ce sujet sur le site Internet de Santé Canada http://www.hc-sc.gc.ca/hl-vs/iyh-vsv/environ/lead-plomb-fra.php#he

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