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À propos de Santé Canada

Devant le Comité permanent de la santé de la Chambre des communes au sujet du virus H1N1

Notes pour une allocution

de

l'honorable Leona Aglukkaq,

ministre de la Santé,

devant le

Comité permanent de la santé de la Chambre des communes

Le mercredi 12 août

Bonjour, Madame la présidente, bonjour Mesdames et Messieurs, membres du comité.

Comme toujours, c'est avec plaisir que je viens avec d'autres fonctionnaires faire le point sur les mesures qu'ont prises jusqu'à présent l'Agence de la santé publique du Canada et Santé Canada pour lutter contre l'épidémie de grippe H1N1.

Je suis ici aujourd'hui avec :

  • le Docteur David Butler-Jones, administrateur en chef de la santé publique,
  • Madame Shelagh Jane Woods de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits.

Il se peut que je fasse appel à eux pour certains aspects techniques de nos réponses.

Depuis le début de l'épidémie, j'ai insisté sur l'importance de la collaboration dans tout ce qui serait fait pour la gérer au nom des Canadiens.

Notre intervention bénéficie des contacts systématiques et soutenus que nous avons avec l'Organisation mondiale de la santé et d'autres partenaires internationaux.

À l'intérieur de nos frontières, cela se traduit par des efforts concertés et coordonnés pour assurer la mise en commun de l'information et des leçons retenues avec mes homologues provinciaux et territoriaux.

Selon moi, cette collaboration reflète un niveau et un esprit de coopération sans précédent.

Experts et décideurs de toutes les administrations et de tous les horizons de la gestion de la santé publique se sont réunis pour assurer une intervention appropriée et opportune face à l'épidémie.

Je sais que certains nous reprochent d'en faire trop peu, trop tard et pour trop peu de gens, mais je suis convaincue que les mesures prises jusqu'à présent et que les efforts que nous poursuivons ont été et continueront d'être bénéfiques pour les Canadiens.

Je prends très au sérieux l'engagement de mon gouvernement à appuyer tous les députés fédéraux dans l'exercice de leurs fonctions auprès de leurs électeurs.

Lorsque je me suis présentée devant le Comité en février, j'ai indiqué que j'avais l'intention de faire preuve d'ouverture, d'écouter et d'établir de bonnes relations avec les intervenants et mes collègues, tout comme avec ceux et celles qui nous désapprouvent.

Après plus de vingt séances d'information aux députés de l'opposition depuis le début de l'épidémie, je crois avoir tenu parole.

Bien que le déroulement de la pandémie ait été inattendu, nous avons montré que nous pouvions nous adapter avec rapidité et efficacité à une situation qui évoluait rapidement.

Les efforts du gouvernement pour se doter d'un plan d'intervention contre la pandémie a porté fruits.

Ce plan repose sur des années de collaboration avec les provinces, les territoires et le milieu médical.

Dès que la grippe H1N1 est arrivée au Canada, nous avons mis notre plan en œuvre.

Informer les Canadiens est une des pierres angulaires de ce plan.

Au début mai, nous avons lancé le premier volet d'une campagne d'information, avec la publication de messages dans les quotidiens et hebdomadaires du Canada.

Ces messages rappellent aux Canadiens ce qu'il faut faire pour éviter d'être infecté.

À ces annonces se sont ajoutées l'information véhiculée sur le site Web de l'ASPC, les affiches installées dans les aéroports canadiens et les consignes affichées dans les transports en commun des grandes villes du Canada.

C'est pourquoi de plus en plus de Canadiennes et de Canadiens savent ce qu'il faut faire - toussez dans la manche, se laver les mains souvent, nettoyer les surfaces propices à la transmission du virus et rester à la maison si on est malade.

Vous entendrez ces messages et d'autres alors que l'automne approche et, avec lui, la prochaine saison grippale.

La campagne d'information va se poursuivre afin que les Canadiennes et les Canadiens reçoivent l'information dont ils ont besoin pour prendre des décisions éclairées, se protéger et protéger leur famille.

Au début de l'épidémie, je tenais des conférences de presse quotidiennes en compagnie de l'administrateur en chef de la santé publique.

Les jours ont passé et nous avons constaté que le virus n'était pas aussi virulent que prévu   ; nous avons alors tenu des conférences de presse hebdomadaires - y compris celle que nous tenions il y a quelques heures à peine.

Nous entendons bien faire en sorte que les Canadiens aient toute l'information dont ils ont besoin.

Aujourd'hui, j'ai utilisé à profusion les mots collaboration, coopération et coordination. Je suis convaincue que cela est essentiel si nous voulons venir à bout d'une éventuelle recrudescence de la grippe H1N1 cet automne.

Comme le Premier ministre Harper et les présidents Obama et Calderon l'ont clairement indiqué cette semaine au Mexique :

« Nous resterons vigilants et nous nous engageons à poursuivre et à accentuer notre coopération.

Nous collaborerons afin d'apprendre de nos expériences récentes et nous préparerons l'Amérique du Nord en prévision de la saison de grippe à venir. » [Traduction]

Cela s'applique tout à fait aux efforts que nous avons entrepris au Canada, avec les provinces, les territoires, les professionnels de la santé sur le terrain et les dirigeants des Premières nations et des Inuits.

Quoi qu'il arrive cet automne, nous sommes prêts   !

Il y a déjà des poches de virulence moyenne.

Il s'agit notamment d'éclosions dans un nombre restreint de Premières nations et de collectivités éloignées.

Depuis le premier jour, nous travaillons avec les dirigeants des Premières nations et les provinces pour faire en sorte que les collectivités aient tout ce dont elles ont besoin, au moment opportun, et nous le faisons en nous basant sur les meilleurs conseils en santé publique.

Je tiens à ce qu'il soit bien clair pour chacun d'entre vous que la planification relative à la pandémie dans les collectivités des Premières nations est une responsabilité partagée.

Par exemple, Santé Canada fournit des services infirmiers de base dans les réserves.

Toutefois, les personnes des Premières nations qui ont besoin d'être traitées pour des symptômes graves de la grippe H1N1 reçoivent les services hospitaliers requis de leur système de santé provincial.

Cet arrangement requiert la collaboration de toutes les administrations afin de protéger la santé des collectivités.

C'est pourquoi nous entendons maintenir et améliorer les solides relations de travail que nous entretenons avec les provinces et les Premières nations pour que tous les Canadiens reçoivent les soins dont ils ont besoin, au moment où ils en ont besoin.

Naturellement, nous entendons faire en sorte que les Premières nations aient le soutien nécessaire pour protéger leurs collectivités.

C'est pourquoi nous fournissons à tous les postes de soins infirmiers dans les collectivités des Premières nations des fournitures supplémentaires de protection, comme des gants, des blouses et des masques.

Nous constituons des réserves d'antiviraux de façon à pouvoir les acheminer le plus rapidement possible dans les collectivités éloignées au besoin.

Comme nous l'avons fait dans le Nord du Manitoba, nous sommes prêts à envoyer des infirmières là où les besoins sont les plus criants.

De plus, nous formons des infirmières à domicile pour qu'elles puissent administrer le vaccin lorsqu'il sera prêt.

Nous continuons d'aider les collectivités à compléter leur plan d'urgence en cas de pandémie et à le mettre à l'essai.

Avec le soutien d'Affaires indiennes et du Nord, nous acheminons de l'eau dans les réserves pour aider à prévenir et à contrôler les infections dans les maisons.

À l'approche de l'automne, nous redoublons d'efforts pour que les Canadiennes et les Canadiens qui le veulent et qui en ont le plus besoin puissent se faire vacciner contre la grippe H1N1 et la grippe saisonnière.

La semaine dernière, j'ai annoncé que le gouvernement fédéral avait l'intention d'acheter 50,4 millions de doses du vaccin H1N1 de GlaxoSmithKline.

Cela suffira à répondre aux besoins des Canadiens.

GSK livrera les doses du vaccin, comme prévu, à la mi-novembre.

Pour terminer, je tiens à rappeler encore une fois mon engagement soutenu à la collaboration, à la transparence et à la communication.

Ce sont les instruments qui nous permettront de bien travailler avec nos partenaires, à l'étranger et au Canada.

Merci.

Le docteur Butler-Jones va maintenant faire quelques commentaires, après quoi je répondrai volontiers à vos questions.