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Discours de la ministre lors de l'assemblée générale annuelle de l'Association medicale canadienne

17 août, Saskatoon (Saskatchewan)

À vérifier au moment du discours

Je remercie le docteur Ouellette pour son aimable mot de présentation.

Comme la plupart d'entre vous le savent déjà, ce discours est le premier que je prononce dans le cadre de l'assemblée générale de l'Association médicale canadienne.

Pour les ministres de la Santé qui m'ont précédée, ce discours était l'occasion d'évaluer ce qui avait été accompli lors de l'année précédente, de déterminer ce qui serait accompli lors de l'année suivante, de dresser le bilan des progrès accomplis et de discuter des principaux obstacles qu'il fallait surmonter.

Je crois également que ce discours permet de présenter ces éléments, et même plus.

En outre, je souhaite également expliquer en quoi ma personnalité et mon lieu d'origine influencent ma manière de travailler et ce pour quoi je déploie des efforts.

Pour commencer, je n'aurais jamais pensé que nous aurions à faire face en même temps à la pénurie mondiale des isotopes médicaux et au virus H1N1, qui sont des enjeux de taille.

Heureusement, j'occupe une position de force.

En effet, avant que le virus H1N1 n'apparaisse, nous avions déjà élaboré un plan de lutte contre la pandémie sur lequel les représentants avaient travaillé pendant plus de dix ans et qui avait été mis à jour de manière constante.

Par le passé, nous avons déjà eu à faire face à une pénurie d'isotopes; nous sommes donc mieux préparés.

Bien sûr, je ne suis pas la seule concernée par ces enjeux.

Ces enjeux concernent mes collègues provinciaux et territoriaux, les personnes ici présentes et tous les professionnels de la santé se trouvant sur la ligne de front.

Ce fait renforce encore davantage ma position.

Dans le but d'expliquer pourquoi il en est ainsi, je vais vous parler de moi et vous dire d'où je viens.

Comme la plupart d'entre vous le savent déjà, je suis née dans le Nord et j'ai été élevée là-bas.

Avant de me lancer sur la scène de la politique fédérale, j'ai été ministre de la Santé du Nunavut.

Certaines personnes pourraient penser que d'être née sur la côte arctique dans un petit campement extérieur et que d'avoir l'inuktitut comme langue maternelle ne prédispose pas vraiment une personne à faire carrière sur la scène politique nationale.

Cependant, ce sont mes origines qui m'ont permis de me concentrer sur ce qui était vraiment important.

Elles m'ont aidé à acquérir des valeurs traditionnelles qui m'ont permis de rester forte. Ces valeurs continuent de guider mes actions, même aujourd'hui.

Par exemple :

Inuuqatigiitsiarniq signifie respect envers les autres;

Piliriqatigiingniq signifie établir des partenariats et travailler ensemble pour atteindre un but commun;

Pilimmaksarniq souligne l'importance d'acquérir des connaissances.

Ce sont des concepts qui proviennent des aînés de ma communauté.

Ils m'ont appris à respecter et à écouter les opinions et les points de vue des autres, même si je ne suis pas toujours d'accord avec eux.

Ils m'ont également fait comprendre l'importance de collaborer avec des experts pour obtenir les renseignements dont nous avons besoin pour obtenir les meilleurs résultats pour les Canadiens.

En tant que ministre fédérale de la Santé, ces concepts me seront très utiles. En particulier, ils me seront d'une grande aide pour faire face aux enjeux préoccupants auxquels nous devons faire face.

Le Canada est un pays vaste devant faire face à divers enjeux en matière de santé et, par leur définition, les enjeux de ce genre sont multidimensionnels et complexes.

Il n'est pas évident de trouver des solutions réalisables.

Il faut déployer des efforts considérables pour en trouver.

En tant que ministre, je dois travailler étroitement avec mes collègues et d'autres experts pour obtenir une vue d'ensemble claire de la situation.

Comme l'indique la campagne de sensibilisation sur le virus H1N1, s'informer, c'est se protéger.

Pour cette raison, je dois travailler en collaboration avec les représentants de mon Ministère, avec mes homologues provinciaux et territoriaux, avec les dirigeants des Premières Nations et, bien sûr, avec les professionnels de la santé se trouvant sur la ligne de front et le milieu médical.

En fait, c'est pour cette raison que je suis ici aujourd'hui.

L'AMC regroupe quelques-unes des personnes les plus qualifiées, les plus brillantes et les plus compatissantes du pays.

Vous avez tous travaillé très dur pour en arriver où vous êtes.

En raison de vos compétences considérables, vous avez probablement eu à faire un choix parmi les carrières qui s'offraient à vous.

J'ai la certitude que vous auriez pu occuper avec brio toutes les carrières auxquelles vous avez pu aspirer.

Par exemple, vous auriez pu faire carrière en droit, en ingénierie ou en administration des affaires.

Bien sûr, votre choix s'est arrêté sur la médecine.

Je suis sûre que la plupart d'entre vous n'ont pas fait ce choix pour une question de salaire.

Les Canadiens et leur famille vous consultent lorsqu'ils sont malades et écoutent vos conseils pour demeurer en santé.

Les Canadiens ont confiance en vous.

Et pour les ministres de la Santé et les représentants du gouvernement du Canada de tous les échelons, vous êtes des ambassadeurs importants et des alliés indispensables qui nous aident à minimiser le plus possible la propagation et les effets du virus H1N1.

En tant que médecins, vous avez un rôle primordial à jouer pour ce qui est d'empêcher la propagation de ce virus et de traiter cette maladie. De plus, vous devez fournir de l'information à vos patients à ce sujet.

Pour vous soutenir, nous avons la responsabilité de vous fournir des renseignements et des lignes directrices à jour.

Lors de l'élaboration et de la mise en oeuvre du Plan canadien de lutte contre la pandémie d'influenza, les actions du gouvernement ont été axées sur les aspects suivants : la collaboration, la mobilisation, l'information et la communication.

Nous avons collaboré avec des partenaires tels que l'OMS, les associations professionnelles nationales, les provinces, les territoires et les Premières nations dans le but de faire l'inventaire des ressources importantes à notre disposition comme les fournitures médicales, les antiviraux, les employés dans le domaine de la santé et la disponibilité des hôpitaux.

Nous offrons un appui financier et technique aux Premières nations dans le but qu'ils élaborent, expérimentent et révisent des plans à l'échelle communautaire. Nous continuerons à leur fournir cet appui.

Comme nous savons que les besoins des membres des communautés plus éloignées et difficiles à atteindre devront également être comblés, nous distribuons présentement en collaboration avec les provinces et les territoires des antiviraux dans les postes de soins infirmiers desservant les communautés éloignées des Premières nations.

De plus, nous continuerons à déployer des efforts dans le but d'intégrer notre processus de planification dans les provinces et les territoires en vue de favoriser la distribution uniforme des produits.

Dans l'ensemble, nous avons fait en sorte que la réserve nationale d'antiviraux puisse être mobilisée rapidement et nous avons collaboré avec GlaxoSmithKilne dans le but d'élaborer un vaccin.

Depuis qu'ils ont commencé à examiner des échantillons provenant du Mexique, les chercheurs du Canada ont travaillé jour et nuit pour obtenir des nouveaux renseignements sur le virus, sur la manière dont celui-ci se propage et sur les effets qu'il a sur les gens atteints.

Pour notre part, nous avons fait appel à des professionnels tels que vous pour élaborer et transmettre des lignes directrices fondées sur nos connaissances; celles-ci sont mises à jour dès que nous obtenons de nouveaux renseignements sur le virus.

Et, bien sûr, nous avons déployé des efforts dans le but que tous les Canadiens en apprennent davantage sur ce virus.

Nous avons déployé des efforts considérables pour faire face à ce problème et nous souhaitons en déployer encore davantage en fonction des nouvelles connaissances que nous allons acquérir en la matière.

Par exemple, nous avons appris que les femmes enceintes et les personnes souffrant de problèmes médicaux sous jacents sont plus susceptibles d'être touchées plus sérieusement par le virus; la prévention et les efforts de traitement tiennent désormais compte de cette découverte.

En outre, lorsque nos données ont révélé qu'il y avait un grand nombre d'enfants âgés de moins d'un an qui étaient hospitalisés ou admis aux soins intensifs, j'ai rendu une ordonnance provisoire autorisant l'utilisation du Tamiflu, si nécessaire.

En plus de l'ordonnance, l'Agence de la santé publique a élaboré des lignes directrices pour les médecins en collaboration avec les provinces et les territoires. Ces lignes directrices peuvent être consultées à l'adresse suivante : Le lien suivant vous amène à un autre site Web Combattez la grippe.

Dans l'ensemble, si nous nous fions à ce qui s'est produit jusqu'à présent, même si nous sommes bien équipés et que des plans complets sont en place, nous devons continuer à améliorer notre planification en temps réel afin de pouvoir faire des modifications au fur et à mesure que nous acquerrons de nouvelles connaissances.

Comme il est possible qu'une vague encore plus importante de grippe causée par le virus H1N1 survienne à l'automne, nous devons demeurer vigilants. Vous devez continuer à collaborer avec nous.

Comme l'automne approche, nous continuons à collaborer avec GSK dans le but d'élaborer un vaccin sûr et efficace.

Nous devrions être en mesure d'offrir un vaccin d'ici la mi novembre.

Le 6 août dernier, nous avons annoncé que nous avions l'intention de commander 50,4 millions de doses du vaccin contre la grippe H1N1, ce qui est suffisant pour répondre aux besoins des Canadiens.

De nombreuses personnes se demandent qui seront vaccinés en premier.

Nous sommes conscients de la complexité de cette décision; celle ci ne doit pas être prise à la légère.

Au fur et à mesure que nous améliorerons notre plan de vaccination, nous tiendrons compte des conseils de nos partenaires, y compris les experts médicaux et l'OMS.

Le vaccin sera offert à toutes les personnes qui en ont besoin et qui en expriment le désir.

Les personnes qui en ont le plus besoin l'obtiendront en premier, et nous ferons en sorte que les Canadiens dont les besoins sont les plus importants obtiennent le vaccin de la manière la plus efficace possible. De plus, comme je l'ai mentionné, nous recueillons des renseignements dans le but de déterminer le groupe de personnes qui est le plus touché par le virus et de savoir pour quelle raison il en est ainsi. Ces renseignements nous permettront d'établir les priorités en matière de vaccination.

Je tiens à vous rassurer; nous voulons continuer à établir des collaborations.

En tant que ministre fédérale de la Santé, je fais tout en mon possible pour travailler en étroite collaboration avec mes collègues provinciaux et territoriaux, tout comme je le fais avec les dirigeants des Premières nations et les professionnels médicaux.

À un moment comme celui ci, collaborer de façon continue avec les gouvernements, les partenaires internationaux et les professionnels se trouvant sur la ligne de front sera ce qui nous sera le plus profitable.

De plus, en tant que ministre, je tiens à remercier le grand nombre d'entre vous qui nous avez déjà aidés à minimiser les effets du virus H1N1et ceux qui le feront dans les mois à venir.

Bien sûr, comme vous le savez tous déjà, le virus du H1N1 est l'un des deux enjeux en matière de santé auxquels le Canada et le monde doivent faire face et l'un des deux enjeux pour lesquels l'établissement de collaborations est indispensable.

Comme vous le savez, les isotopes médicaux ne peuvent être stockés.

Par conséquent, les distribuer équivaudrait à livrer des cubes de glace de maison en maison par une chaude journée d'été.

Ceci est très problématique.

Aujourd'hui, nous devons faire face à une pénurie mondiale.

Dans le but de régler ce problème fâcheux, le gouvernement a pris diverses mesures :

  • Nous examinons de manière urgente les demandes d'approbation pour les isotopes de remplacement afin que les fournisseurs de soins de santé puissent profiter de meilleures possibilités le plus rapidement possible;
  • À l'aide des provinces, des territoires et des experts médicaux, nous avons fourni des renseignements et offert un soutien aux professionnels des soins de santé pour ce qui est par exemple d'utiliser de la manière la plus adéquate les fournitures existantes, d'opter pour d'autres solutions et de faire passer en premier les patients qui ont le plus besoin d'un examen.

Lors de cette période problématique, je tiens à remercier personnellement tous les médecins qui ont utilisé le thallium-201 comme isotope de remplacement pour les examens de cardiologie et le fluorure de sodium F-18 comme isotope de remplacement pour les scintigraphies osseuses.

En outre, je tiens à souligner les efforts déployés par la docteure Sandy McEwen, qui est ma conseillère spéciale pour cet enjeu, ainsi que par le groupe spécial d'experts des isotopes médicaux, y compris Brian Sharfstein et Eve Ellman, qui sont membres de l'AMC.

Enfin, je tiens à vous faire part de la gratitude et de l'admiration que j'éprouve envers les efforts incroyables déployés par les membres du milieu de la médecine nucléaire au Canada.

Je suis certaine que vous éprouvez également de la reconnaissance envers eux, tout comme les patients et leurs êtres chers.

Cependant, je tiens à souligner que même si ces efforts sont dignes d'éloges, nous devrons en déployer davantage à long terme.

C'est la raison pour laquelle je souhaite vous rappeler que le gouvernement cherche à trouver une solution à long terme. Voici ce à quoi il vise :

  • Réparer le réacteur de Chalk River pour que l'exploitation de ce dernier reprenne le plus vite possible;
  • Trouver d'autres isotopes de remplacement au Tc 99m;
  • Continuer à collaborer avec nos partenaires internationaux dans le but d'accroître la production et de coordonner les périodes d'inactivités;
  • Continuer à collaborer avec les provinces, les territoires et le milieu médical de sorte que les soins de santé soient de la meilleure qualité possible.

Alors que nous cherchons à trouver une solution à long terme, je suis ravie que les gouvernements, les membres du secteur de la santé et le milieu médical collaborent dans le but d'offrir les meilleurs services possibles aux patients.

La plupart d'entre vous ont eu à modifier leurs horaires et à faire des heures supplémentaires. Donc, une fois de plus, je tiens à tous vous remercier au nom du gouvernement du Canada.

C'est une situation à laquelle nous avons dû faire face auparavant, donc, grâce aux leçons que nous avons apprises, nous sommes mieux préparés. Grâce à la planification que vous avez effectuée, le milieu médical a pu surmonter les difficultés pour le bien des patients et de leurs familles.

Selon moi, ce genre de planification doit être effectué plus souvent pour ce qui est des soins de santé et des politiques de santé.

Cette planification ne doit pas seulement être effectuée par les gouvernements et les professionnels de la santé.

En effet, tout le monde a la capacité d'assurer un avenir plus sain.

Revenons un instant au virus H1N1. Le meilleur moyen de ne pas attraper le virus est d'être extrêmement vigilant : se laver les mains, éternuer et tousser dans sa manche et rester à la maison lorsque nous sommes malades.

Les actions préventives ne nous sont pas seulement utiles à court terme, mais durant toute notre vie.

Les maladies chroniques sont la principale cause de maladies et de morts prématurées. En outre, elles représentent une grande partie des dépenses encourues dans le secteur des soins de santé.

Avec l'aide des professionnels de la santé, de leur famille et de leur communauté, les personnes choisissant de manger plus sainement, de faire plus d'exercice et de cesser de fumer accompliront quelque chose de positif pour leur santé.

Il sera alors plus facile d'affecter un nombre encore plus élevé de ressources à la promotion de la santé et à la guérison des maladies qui ne peuvent être évitées.

Parallèlement, nous savons qu'un nombre plus élevé de mesures peuvent être prises pour encourager tous les Canadiens à manger plus sainement et à faire plus d'exercice.

Les gouvernements, ainsi que d'autres organisations, peuvent apporter leur contribution en se servant des politiques, des règlements et d'autres outils pour créer des environnements favorables qui donnent la possibilité aux gens de faire des choix plus sains.

Lors de ma première apparition devant le Comité permanent de la santé, j'ai déclaré qu'en tant que ministre de la Santé, je m'engageais à collaborer avec les autres gouvernements, avec les Premières nations et les Inuits ainsi qu'avec tous les intervenants dans le but que la prochaine génération de Canadiens soit plus en santé que la génération précédente, et non moins en santé.

C'est une promesse que je tiens à renouveler devant vous aujourd'hui.
Je suis consciente que la majorité de mon discours a porté sur les deux enjeux très urgents que je vous ai présentés. Je tiens à terminer en vous parlant de la nécessité de déployer plus d'efforts dans le but de garder les gens en santé et de traiter les maladies.

Selon moi, c'est l'un des éléments les plus importants à considérer pour l'avenir des soins de santé

Comme je l'ai mentionné précédemment, l'endroit où je suis née a grandement influencé ma personnalité ainsi que la manière avec laquelle je travaille et ce pour quoi je déploie des efforts.

Le fait d'avoir grandi dans le Nord et d'avoir été ministre de la Santé du Nunavut a influencé ma vision d'un avenir où les politiques en matière de santé seraient fondées sur la citation célèbre de Benjamin Franklin : « mieux vaut prévenir que guérir ».

De plus, cela m'a également permis de voir à quel point il est important de mettre en évidence la nécessité d'aborder l'enjeu lié aux déterminants de la santé.

Le Nord doit faire face à bon nombre d'enjeux. J'ai moi même dû faire face à quelques uns d'entre eux dans ma vie personnelle et lors de ma carrière.

Le Nord est l'endroit où il y a le plus de violence envers les femmes ainsi qu'un nombre élevé de suicides. De plus, beaucoup de gens consomment de la drogue ou vivent dans la pauvreté. En outre, il n'y pas assez de logements.

58 % des Inuits fument quotidiennement; c'est trois fois plus élevé que le pourcentage national.

Par conséquent, ce n'est pas surprenant que le nombre de personnes atteintes du cancer du poumon dans cette région soit le plus élevé au monde.

Le fait d'avoir eu à faire face à des enjeux comme ceux là m'ont permis de me rendre où je suis.

Je suis donc ravie d'avoir été en mesure de faire progresser la stratégie de santé publique de ce territoire et d'établir des programmes de santé à l'échelle de la communauté lorsque j'étais ministre de la Santé du Nunavut.

En tant que ministre fédérale de la Santé, je suis également fière des efforts que nous déployons dans le but de lutter contre la consommation de drogues parmi les jeunes par l'entremise de la Stratégie nationale antidrogue.

Je suis également ravie d'avoir été en mesure de déposer le projet de loi C-32 en mai dernier. Celui ci vise à combler les lacunes présentes dans la réglementation qui permettent aux industries du tabac d'inciter les jeunes à commencer à fumer.

Je sais que la plupart d'entre vous appuient grandement l'initiative dont je viens de parler ainsi que la nécessité de mettre en place un avenir plus sain pour les enfants en général.

Je vous encourage à continuer de déployer des efforts pour faire face à cet enjeu, ainsi qu'à d'autres éléments tels que l'obésité et la prévention des blessures dans le but que notre société soit en santé et que notre pays bénéficie des meilleurs avantages possible.

J'ai parlé précédemment des choix de carrière que vous aviez eu à faire.

Votre décision de devenir médecin n'était pas liée à une question de salaire. Pour ma part, ma décision consistant à entrer dans la scène politique n'était pas liée à une question de prestige ou de pouvoir.

L'élément ayant influencé votre décision est probablement le même que le mien : la chance de pouvoir changer les choses et d'être récompensé par la satisfaction inestimable de pouvoir sauver des vies et d'être en mesure de changer des vies d'une manière positive.

Lorsque nous devons faire face à des enjeux tels que ceux qui se présentent à nous aujourd'hui, nous devons tous nous rappeler ce facteur qui a influencé notre choix de carrière. Nous devons également savoir qu'il est maintenant temps d'atteindre notre objectif.

La nouvelle vague de pandémie qui pourrait se produire à l'automne sera l'occasion de tester nos capacités comme jamais auparavant.

Quoi qu'il puisse se produire, je tiens à souligner que nous surmonterons de manière plus efficace cet obstacle et que nous offrirons de meilleurs services aux canadiens grâce aux collaborations que le gouvernement du Canada établira avec les provinces, les territoires, les dirigeants autochtones et les professionnels de la santé se trouvant sur la ligne de front.

La collaboration a été au coeur de l'élaboration du Plan canadien de lutte contre la pandémie d'influenza. Nous devons continuer à collaborer pour l'exécuter de manière plus efficace.

Quoi qu'il puisse se produire, chaque canadien compte sur les collaborations efficaces que nous allons établir.

Et, en tant que ministre de la Santé, je m'engage à cheminer avec vous, guidée par les valeurs traditionnelles que je respecte depuis toujours : Inuuqatigiitsiarniq, Piliriqatigiingniq et Pilimmaksarniq.

Merci, Qujannamiik.