Le 26 avril 2012
Montréal (Québec)
Seule la version prononcée fait foi
Bonjour et bienvenue à Montréal. Je sais que la plupart d'entre vous avez parcouru de grandes distances pour être ici.
L'Année polaire internationale est bien connue dans de nombreux milieux ; surtout dans la collectivité scientifique.
Lorsque j'explique en quoi consiste l'Année polaire internationale à des non-initiés, j'aime souligner que cela réunit 30 000 des meilleurs cerveaux scientifiques du monde pour répondre à des questions clés sur les régions polaires de notre planète.
Nous devons mieux comprendre les bouleversements qui se produisent dans ces régions, car ces changements affectent l'ensemble de la planète.
Bien sûr, le Nord est particulièrement important pour moi, car c'est là où je suis née.
Pour les habitants du Nord, la terre est un lieu de croissance et d'apprentissage qui inspire le respect. Tout changement dans l'air, l'eau et la glace peut avoir une incidence directe sur eux.
Notre gouvernement est heureux de contribuer de façon importante à l'Année polaire internationale.
Les investissements du Canada ont généré des connaissances importantes sur la terre, le climat et les gens.
Le Canada a appuyé 52 projets de recherche auxquels participent plus de 1 700 chercheurs dans l'Arctique canadien.
Les projets du Canada réalisés dans le cadre de l'Année polaire internationale portaient sur l'incidence du changement climatique et sur la façon dont les gens du Nord s'y adaptent.
L'Enquête sur la santé des Inuits menée dans le cadre de l'Année polaire internationale nous a donné une meilleure compréhension de la santé des Inuits du Canada et nous aidera à mesurer l'évolution de leur bilan de santé au cours des prochaines décennies.
Les projets menés dans le Nord du Canada dans le cadre de l'Année polaire internationale ont été réalisés avec la participation active et le partenariat d'habitants du Nord. En fait, les gens du Nord, dont 90 nouveaux chercheurs, ont participé à la planification, à la coordination et à la mise en œuvre de l'Année polaire internationale.
Nous parlons souvent de partenariats. Les pays et les organisations doivent collaborer avec les habitants du Nord pour approfondir notre connaissance du Nord, et nous devons collaborer pour transformer ce savoir en action.
Le gouvernement applique déjà ce que la recherche menée dans le cadre de l'Année polaire internationale nous a enseigné et intègre ces nouvelles connaissances à ses politiques et à ses programmes.
Grâce à l'Année polaire internationale, nous pourrons baser nos décisions concernant le Nord du Canada sur des données fiables, et ainsi trouver de nouvelles solutions aux défis nordiques.
Ce fut un plaisir de voir des gens du Nord participer à cette recherche. Je sais que la sagesse associée à la vie nordique a aidé à façonner chaque projet. Et les habitants du Nord ont bénéficié pour leur part d'une nouvelle formation en recherche scientifique.
Nous devons nous rappeler que le Nord du Canada connaît une transformation sociale et économique substantielle. Le potentiel économique y est sans précédent. Or, nous ne devons par perdre de vue le bien-être des gens du Nord. Un essor dicté par un développement responsable des ressources, de concert avec l'économie et les valeurs traditionnelles du Nord, profitera à la présente et aux prochaines générations d'habitants nordiques, et à tous les Canadiens.
Cette conférence favorisera la mise en commun de pratiques exemplaires en matière de développement économique durable, ouvrant la voie à des échanges pertinents lorsque le Canada présidera le Conseil de l'Arctique en 2013.
Nous faisons partie des 60 nations qui s'intéressent à la santé environnementale de nos régions polaires et à la santé des gens qui y vivent.
Nous espérons avoir jeté les bases de solides partenariats dont nous tirerons tous profit dans l'avenir.
Je sais que le Canada demeurera un chef de file de la science et de la technologie dans l'Arctique.
Merci ! Et j'espère que vous apprécierez cette importante conférence.