Le 8 mai 2012
Ottawa (Ontario)
Seule la version prononcée fait foi
Bonjour; je suis ravie d'être ici pour un événement d'une telle importance.
A titre de ministre de la Santé, je m'intéresse beaucoup au travail de la Commission depuis sa création il y a cinq ans.
J'aimerais tout d'abord remercier nos deux invitées spéciales, Shana (Calixte) et Florence (Budden) d'avoir accepté notre invitation. Votre volonté de nous faire part de votre vécu contribue à réduire les barrières associées à la maladie mentale. Votre courage nous inspire tous!
Il est encourageant de constater que les enjeux de la santé mentale retiennent davantage l'attention depuis quelques années. J'espère que la Stratégie en matière de santé mentale du Canada dévoilée aujourd'hui stimulera le dialogue national sur l'importance de la santé mentale.
Cette Stratégie est d'une valeur inestimable, car elle est axée sur le vécu de milliers de personnes de tous les horizons, et l'expérience de nombreux groupes et associations préoccupés par la santé mentale.
La Commission a rencontré des personnes dont la vie a été touchée par la maladie mentale, de même que des professionnels de la santé et de nombreux groupes et associations voués à l'amélioration et à la promotion de la santé mentale.
Leur travail nous rappelle que la santé mentale est importante pour tous les Canadiens, que ce soit comme parent, enfant, proche, voisin ou collègue. Je félicite la Commission de prendre le temps d'entendre leurs points de vue.
Aujourd'hui, nous avons franchi une étape importante. Nous disposons maintenant d'un document détaillé qui reflète le dévouement de ses artisans. Je suis fière de faire partie d'un gouvernement qui a créé la Commission de la santé mentale du Canada.
Le Plan d'action économique de 2012 contenait un nouvel engagement à l'égard de la recherche sur la santé mentale, lequel s'appuie sur les investissements importants que nous avons faits depuis 2006. Des centaines de milliers de dollars ont été investis pour étudier des aspects importants comme les services de santé mentale et la prévention du suicide chez les enfants et les adolescents.
Je crois que ces investissements en valaient la peine, car ils aident à améliorer la vie non seulement des adultes de ma génération, mais aussi celle de la prochaine génération, qui doit composer avec des problèmes de santé mentale à un âge encore plus précoce.
Nous constatons que les attitudes changent dans la société. Grâce au travail de la Commission, nous commençons à voir des enfants et des parents discuter ouvertement et sans gêne de santé mentale. Nous commençons à voir des employeurs et des employés discuter de problèmes comme la dépression et à chercher des moyens de venir en aide aux employés à leur travail.
Notre gouvernement fait preuve de leadership en confrontant ce problème directement dans le cadre de ses investissements en santé mentale.
Nous savons que les itinérants atteints de maladie mentale sont parmi les plus vulnérables, qu'ils ont besoin de services et de soutien améliorés. C'est pourquoi je suis heureuse d'annoncer, au nom de ma collègue, l'honorable Diane Finley, ministre de Ressources humaines et Développement des compétences Canada, un appel de propositions pour des projets de recherche visant à prévenir l'itinérance chez les personnes affligées de problèmes de santé mentale.
Ce projet stimulera la recherche qui nous permettra de mieux comprendre comment prévenir l'itinérance chez les personnes atteintes de maladie mentale. Il s'appuiera sur la stratégie lancée aujourd'hui afin d'élaborer des solutions efficaces aux difficultés qu'affrontent ces personnes chaque jour.
Que se soit grâce à la recherche, aux subventions et aux contributions pour améliorer la participation et les capacités de la collectivité, ou grâce à un soutien direct aux Premières nations, aux Métis et aux Inuits, nous sommes déterminés à aider les Canadiens à mieux comprendre l'incidence de la santé mentale sur leur vie quotidienne.
Je suis heureuse de constater que la santé mentale chez les Autochtones est l'une des principales orientations stratégiques de la stratégie de la Commission.
Santé Canada subvient aux besoins en santé mentale et en bien-être des jeunes Autochtones par le biais de programmes comme la Stratégie nationale de prévention du suicide chez les jeunes. Grâce à ce programme, des projets communautaires de prévention du suicide visent à développer un sentiment d'appartenance chez les jeunes Autochtones et à en faire des chefs de file.
Ce genre d'initiative appuie le travail et les objectifs de la Commission de la santé mentale du Canada.
Pour nos citoyens les plus vulnérables, nous devons continuer à changer nos systèmes afin de mieux répondre à leurs besoins. Mais, comme nous le rappelle la Commission de la santé mentale, nous devons travailler ensemble.
Cette stratégie nous incite tous, à tous les paliers administratifs, dans le milieu des affaires et le secteur bénévole, à trouver des moyens de changer les choses.
Aucun individu, groupe ou gouvernement n'y arrivera seul. Nous devons sensibiliser tous les Canadiens et nous devons nous assurer de traiter tous les problèmes de santé mentale.
Nous devons abattre le mur d'incompréhension associé à la maladie mentale et favoriser la santé mentale.
Je tiens à féliciter la Commission pour avoir franchi cette étape et avoir dévoilé la toute première Stratégie en matière de santé mentale du Canada. Je tiens tout spécialement à remercier le Dr David Goldbloom, nouveau président de la Commission de la santé mentale, et le sénateur Michael Kirby, son prédécesseur. Grâce à vous et à votre équipe dévouée, le Canada dispose maintenant de sa toute première stratégie en matière de santé mentale.
Je tiens aussi à vous informer que j'ai invité le Dr Goldbloom à se joindre à la délégation canadienne qui participera à l'Assemblée mondiale de la santé plus tard en mai. La santé mentale y sera à l'ordre du jour cette année. Dr Goldbloom, je suis ravie de votre présence à la table de discussion pour parler avec les délégués des autres pays de l'importance d'élaborer des stratégies visant à préserver la santé mentale et à traiter les troubles mentaux.
La collectivité mondiale tirera profit de votre expérience.
Je tiens aussi à remercier l'Association canadienne pour la santé mentale, le réseau canadien de prévention du suicide et l'Association canadienne des lésés cérébraux qui nous ont fait profiter de leur expertise. Nous devons aussi souligner la généreuse contribution du secteur privé et des provinces et territoires.
La Stratégie en matière de santé mentale sera une importante source d'information et d'orientation.
Elle représente aussi un défi pour nous tous qui sommes engagés envers la santé mentale au Canada.
La Commission nous a rappelé que nous avons tous un rôle à jouer dans l'avancement de la santé mentale et qu'il n'y a pas d'approche universelle.
L'avancement de la santé mentale au Canada nous oblige - gouvernements, professionnels, collectivités et employés - à travailler ensemble.
Aujourd'hui, nous pouvons être fiers du chemin parcouru au cours des dernières années et de nos réalisations.
Tous comme vous, je me réjouis à l'idée de travailler à l'avancement de cette cause.
Merci.