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Notes d'allocution pour l'honorable Leona Aglukkaq ministre de la Santé - Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies

27 mars 2013
Ottawa ON

Seule la version prononcée fait foi

Bonjour.

Je suis ravie d'être ici aujourd'hui avec le Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies à l'occasion d'un événement si important : la diffusion de la stratégie nationale de lutte contre l'abus des médicaments d'ordonnance intitulée S'abstenir de faire du mal : Répondre à la crise liée aux médicaments d'ordonnance au Canada.

Je tiens à remercier Carolyn Davison, du ministère de la Santé et du Mieux-être de la Nouvelle-Écosse, et la Dre Susan Ulan, de la coalition sur la consommation abusive de médicaments d'ordonnance, Collège des médecins et chirurgiens de l'Alberta, pour leur travail à titre de coprésidentes et leur leadership continu.

Je tiens aussi à souligner les contributions de l'Assemblée des Premières Nations à l'égard de ce processus.

Aperçu de l'abus des médicaments d'ordonnance et role du CCLT

Les médicaments d'ordonnance jouent un rôle important dans la santé et le bien-être des Canadiens. Nous avons tous besoin de tels médicaments à un moment ou l'autre de notre vie.  

Et pour nombre d'entre nous, ce n'est que pour une courte période, et notre santé s'en trouve améliorée à la fin du traitement.

Toutefois, l'abus de certains médicaments d'ordonnance représente un grave problème de santé et de sécurité au Canada.

J'ai entendu des histoires bouleversantes de toxicomanie et de dépendance, de familles en détresse et de communautés en difficulté. 

À titre de ministre de la Santé, je m'intéresse beaucoup au travail du CCLT et de ses partenaires pour lutter contre l'abus des médicaments d'ordonnance, et je tiens à féliciter le CCLT pour avoir atteint un jalon si important.

S'abstenir de faire du mal est une feuille de route qui orientera les travaux dans ce dossier au fil de la prochaine décennie et stimulera le dialogue déjà en cours dans notre pays.

Le rapport est clair : l'abus de médicaments d'ordonnance est un problème qui nous concerne tous. Aucun groupe isolé ne peut le surmonter seul.

Nous devons agir pour les personnes, les familles et les communautés aux prises avec la toxicomanie qui comptent sur nous pour changer les choses.

Rôle du fédéral

D'un point de vue fédéral, notre gouvernement joue plusieurs rôles et nous demeurons engagés à remplir nos responsabilités pour protéger et promouvoir la santé des Canadiens. Nous offrons :

  • Un leadership
  • Une surveillance réglementaire
  • Des investissements financiers dans des programmes de santé et les services de santé non assurés des Premières Nations et des Inuits

Notre gouvernement s'engage à faire sa part pour prévenir l'abus et le mauvais usage des médicaments d'ordonnance.

Pour éviter les risques de détournement des médicaments d'ordonnance contenant des substances contrôlées, nous avons imposé de nouvelles conditions rigoureuses sur l'homologation des distributeurs qui fabriquent et distribuent des produits qui contiennent la formulation d'oxycodone à libération contrôlée - un groupe de produits particulièrement susceptibles d'abus.

Dorénavant, les distributeurs homologués devront signaler la vente de ces produits séparément des autres produits, toute augmentation des ventes, tout changement dans les modes de distribution, de même que toute transaction inhabituelle.

La police doit aussi être avisée de tout vol ou de toute perte inexpliquée.

Une partie de notre rôle comprend la prestation de services de santé importants aux Premières Nations et aux Inuits.

Ainsi, nous prenons très au sérieux la sécurité des clients et l'abus de médicaments d'ordonnance. C'est pourquoi nous avons apporté différents changements à notre programme d'avantages pharmaceutiques destiné aux clients des Premières Nations et inuits. Ce programme comprend plusieurs éléments clés pour assurer la sécurité du client, notamment :

  • Contrôle de la quantité et limites des doses de médicaments pouvant donner lieu à un abus
  • Messages de mise en garde aux pharmaciens
  • Surveillance accrue pour détecter rapidement le mauvais usage de médicaments d'ordonnance
  • Programme de surveillance des ordonnances qui empêche l'obtention « d'ordonnances multiples » chez les clients à risque élevé.

Nous faisons aussi des investissements considérables dans les programmes et activités qui traitent les problèmes de santé liés à l'abus de médicaments d'ordonnance.

L'an dernier, nous avons investi plus de 260 millions de dollars dans les programmes de santé mentale et de lutte contre les toxicomanies.

Bien qu'il s'agisse d'étapes importantes, nous sommes toujours à la recherche de façons d'améliorer le système, et d'éviter l'abus de médicaments d'ordonnance. Je tiens à remercier le CCLT de nous avoir donné un document très utile qui pourra aider à orienter les prochaines décisions.

Comme le précise S'abstenir de faire du mal, c'est en travaillant ensemble - gouvernements, associations professionnelles, compagnies d'assurance privée, chercheurs et autres - que nous réaliserons des progrès.

Reconnaissant le rôle important que jouent les gouvernements, je suis ravie de déclarer qu'en septembre dernier, mes homologues provinciaux et territoriaux ont accepté de travailler ensemble pour déterminer de nouveaux secteurs de collaboration. 

À titre de ministres de la Santé, nous devons nous assurer que les patients qui ont besoin des antidouleurs adéquats les obtiennent. En même temps, nous devons continuer de promouvoir l'utilisation prudente des médicaments susceptibles d'engendrer une dépendance tout en prévenant leur mauvaise utilisation et abus. 

Le CCLT peut être fier d'avoir créé le document S'abstenir de faire du mal. Comme chacun d'entre vous, j'ai hâte d'examiner les recommandations qui en découlent et de poursuivre nos travaux à ce sujet.

Merci.