Lundi 27 mai 2013
Ottawa (Ontario)
L'allocution définitive fait foi
Bonjour,
Je suis ravie d'être ici pour inaugurer la conférence sur la cybersanté qui a pour thème l'accélération du changement. Pour ceux d'entre vous qui êtes en visite à Ottawa, je vous souhaite la bienvenue dans la capitale de notre pays.
Je tiens tout d'abord à féliciter COACH : l'Association canadienne d'informatique de la santé, Inforoute Santé du Canada et l'Institut canadien d'information sur la santé, pour avoir organisé cet événement.
Le thème de la conférence de cette année, qui porte sur l'accélération du changement, tombe sous le sens. Nulle part ailleurs dans le système de santé publique l'accélération du changement est-elle plus importante que dans le secteur de la technologie de l'information sur la santé.
Au cours des prochains jours, vous examinerez les répercussions, la consommarisation et l'avenir de la cybersanté et la façon dont elle transforme notre système de santé.
Le Canadien moyen doit se demander pourquoi la cybersanté est l'objet d'une si grande attention aujourd'hui.
La réponse est simple : la cybersanté permet d'offrir de meilleurs soins plus sécuritaires aux patients. Elle permet également d'améliorer notre système, de réduire les inégalités et de faire épargner de l'argent aux contribuables.
Expliquer en quoi consiste la cybersanté est facile, mais la mettre en pratique est beaucoup plus complexe.
C'est parce que l'établissement d'un système de cybersanté robuste nécessite entre autres des efforts de coopération, des investissements, des partenariats, des engagements et de l'innovation.
En ce qui concerne la coopération, notre pays est chanceux de disposer de plusieurs organisations nationales comme COACH, Inforoute Santé du Canada et l'ICIS pour préparer le terrain.
Au fil des ans, le gouvernement du Canada a investi considérablement dans la cybersanté. Inforoute Santé du Canada, en particulier, a bénéficié d'un investissement fédéral de 2,1 milliards de dollars pour mettre en œuvre les dossiers de santé électronique, numériser les cabinets de médecins, brancher les systèmes électroniques et accélérer l'adoption clinique.
Ce travail n'aurait pu être possible sans les partenariats conclus avec les provinces, territoires et autres intervenants. En février dernier, je me suis rendue au Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario où j'ai pu constater l'avantage des dossiers de santé électronique pour les patients. J'ai hâte que tous les établissements de santé du pays utilisent cette application.
L'engagement des utilisateurs est évidemment essentiel. Des applications, des ressources en ligne et d'autres outils doivent être développés en tenant compte des médecins, des infirmières et des patients. Si ces outils ne sont pas conviviaux, ils seront rapidement mis de côté. Il est donc important pour les concepteurs de nouvelles technologies de collaborer avec les utilisateurs finaux.
Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'annoncer que par l'entremise des Instituts de recherche en santé du Canada, notre gouvernement investira 1,6 million de dollars supplémentaires dans 16 nouveaux projets de cybersanté.
Nous convenons tous que la durabilité de notre système de santé repose sur l'innovation. J'ai le plaisir d'annoncer que chacun de ces projets créera des technologies qui permettront de favoriser l'autonomie des patients, d'aider les fournisseurs de soins de santé et de surveiller la santé de la population.
Les patients interviendront dans leur traitement lorsque des chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique développeront un outil en ligne pour aider les gens souffrant de polyarthrite rhumatoïde à prendre des décisions sur leur traitement. Au même moment, des chercheurs de l'Université de Dalhousie développeront une application afin d'aider les personnes diabétiques à gérer leur maladie.
Les fournisseurs de soins de santé en profiteront aussi lorsque des chercheurs de l'Université de Calgary créeront des outils qui permettront aux médecins et aux infirmières de planifier efficacement le départ sécuritaire des patients de l'unité des soins intensifs.
Et les chercheurs du centre de santé de l'Université McGill surveilleront la santé de la population en évaluant l'efficacité d'un programme Web de cybersanté pour les personnes qui risquent de souffrir d'une maladie cardiovasculaire.
Il ne s'agit que des quelques technologies qui seront mises au point grâce aux fonds des Instituts de recherche en santé du Canada.
Tout le long de la conférence, vous entendrez diverses idées nouvelles et novatrices. Il faudra toutefois garder le patient en tête. Il est, après tout, au cœur de notre système de santé. C'est lui qui nous motive à faire mieux.
Qu'il s'agisse de fournir des services de télésanté aux Canadiens en région rurale, éloignée ou dans le Nord du Canada ou à Helene Campbell, native d'Ottawa - et qui est présente à la conférence - le patient doit toujours passer en premier.
J'aimerais terminer en répétant à quel point je suis contente d'être ici, et vous dire que je suis encore plus contente de tous VOUS voir ici.
Cette conférence réunit certains des plus grands cerveaux canadiens du secteur de la cybersanté. Elle vous permettra de partager vos connaissances et de mettre en commun vos ressources afin qu'ensemble, vous puissiez aider à révolutionner notre système de santé.
Je vous remercie de participer à ce changement.