Culture horticole la plus importante au Canada, la pomme de terre a généré en 2006 des recettes monétaires agricoles de 895 432 $ (
Statistique Canada, 2007). Cette culture occupe 160 542 hectares (396 711 acres) dans l'ensemble du pays, et toutes les provinces y consacrent une certaine superficie. L'Île-du-Prince-Édouard domine avec 26 % de la production nationale, suivie du Manitoba (20 %), du Nouveau-Brunswick (15 %) et de l'Alberta (16 %). Au total, la production nationale se chiffre à 5 024 185 tonnes (110 763 183 quintaux), et la production des provinces varie de 1 290 030 tonnes (28 440 000 quintaux) pour l'Île-du-Prince-Édouard à 7 303 tonnes (161 002 quintaux) pour Terre-Neuve-et-Labrador (
Statistique Canada, 2006). Plus de 50 % des pommes de terre récoltées au Canada sont transformées, surtout en pommes de terre frites.
La culture de la pomme de terre a été désignée comme un secteur prioritaire dans le cadre du Programme de réduction des risques liés aux pesticides de Santé Canada (SC) et d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC). Les données et les enjeux généraux concernant la production de pommes de terre, de même que les questions liées aux organismes nuisibles, ont été consignés dans le Profil de la culture de la pomme de terre au Canada. Un document sur les enjeux propres à la pomme de terre, issu du profil de culture, a servi à orienter la discussion lors de la consultation et de réunions des intervenants de ce secteur en vue de cerner les questions prioritaires relativement aux insectes, aux maladies et aux mauvaises herbes. Les préoccupations d'ordre général et les pistes de solution font également l'objet de discussion lors de ces réunions. Le Centre pour la lutte antiparasitaire d'AAC a rédigé les deux documents en collaboration avec des représentants de l'industrie de la pomme de terre, du Groupe de travail technique du Programme de réduction des risques liés aux pesticides et de l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA).
Un peu partout au Canada, les intervenants se sont réunis afin de classer les questions par ordre de priorité, de trouver des pistes de solution et de proposer des candidats pour siéger à un comité directeur national.
Le 1er décembre 2005, une réunion des intervenants de l'Ouest a eu lieu à Saskatoon en Saskatchewan, dans le cadre de l'assemblée annuelle du Conseil de la pomme de terre de l'Ouest. Des représentants des producteurs des quatre provinces de l'Ouest, des spécialistes provinciaux, des chercheurs et des représentants de l'industrie des pesticides figuraient au nombre des participants.
Le 8 février 2006, une réunion des intervenants de l'Est a eu lieu à Grand-Sault au Nouveau-Brunswick, dans le cadre de l'événement Congrès de la pomme de terre et Exposition commerciale du Nouveau-Brunswick. Des représentants de tous les groupes d'intervenants liés à la production de la pomme de terre des provinces de l'Atlantique (Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve-et-Labrador, Nouvelle-Écosse et Île-du-Prince-Édouard), de l'Ontario et du Québec y étaient invités.
Le Comité directeur national est composé de membres du Comité exécutif de la pomme de terre, du Conseil canadien de l'horticulture, et d'un représentant de chaque province, nommé lors des réunions des intervenants de l'Est et de l'Ouest. Le Comité directeur s'est réuni en personne à Ottawa en mars 2006 et en mars 2007, et par téléconférence, en février et en avril 2006.
Les premières réunions ont porté sur l'élaboration d'une stratégie de réduction des risques associés à la pomme de terre sur la base des renseignements et des priorités dont il avait été question lors des réunions des intervenants. Au cours des réunions subséquentes, des mises à jour ont été présentées au sujet de la stratégie, et les membres ont discuté de son état d'avancement. C'est ainsi que le Comité directeur a établi les enjeux prioritaires suivants : le ver fil de fer, la prévention de la flétrissure bactérienne et la lutte contre la gale argentée. Le Comité a mis sur pied un groupe de travail chargé de mettre au point une stratégie pour s'attaquer à chacun des enjeux prioritaires.
Le Programme de réduction des risques liés aux pesticides a financé plusieurs projets portant sur les priorités établies par le groupe de travail sur la pomme de terre en collaboration avec le Centre pour la lutte antiparasitaire et l'ARLA.
Pour des données actualisées, veuillez consulter le site Web
d'Agriculture et Agroalimentaire Canada.