Selon les données publiées en 2002, 2 268 400 hectares sont consacrés à la culture des légumineuses (soja non compris) au Canada. La Saskatchewan cultive 69 % des petits pois, 96 % des pois chiches et 99 % des lentilles au pays, ce qui en fait la principale productrice de ces légumineuses. Le Manitoba arrive au premier rang des producteurs de haricots secs, avec 57 % de la production nationale. Dans son ensemble, la production nationale de légumineuses (soja non compris) atteint 3,069 millions de tonnes (
Statistique Canada 2002).
La culture des légumineuses a été désignée comme un secteur prioritaire dans le cadre du Programme de réduction des risques liés aux pesticides. Les données et les enjeux généraux concernant la production de légumineuses, de même que les questions liées aux organismes nuisibles, ont été consignés dans les profils de culture des différentes légumineuses. Des documents sur les enjeux propres aux légumineuses, issus des profils de culture, ont servi à orienter la discussion lors de la consultation et de réunions des intervenants de ce secteur en vue de cerner les questions prioritaires relativement aux insectes, aux maladies et aux mauvaises herbes, les préoccupations d'ordre général et des pistes de solution. Le Centre pour la lutte antiparasitaire d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) a rédigé les documents en collaboration avec des représentants de l'industrie des légumineuses, du Groupe de travail technique du Programme de réduction des risques liés aux pesticides et de l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA).
La stratégie de réduction des risques associée aux légumineuses était constituée, au départ de deux stratégies : celle liée aux haricots secs et celle liée aux autres légumineuses.
En février 2003, un vaste éventail de représentants de l'industrie du haricot sec se sont réunis pour cerner les besoins des agriculteurs et dresser la liste des priorités en matière de promotion du concept de lutte antiparasitaire à risque réduit.
L'industrie du haricot sec s'est penchée sur certaines préoccupations (obstacles au commerce, recours continuel à certains produits antiparasitaires et manque de nouveaux outils) et a cherché à les atténuer par des mesures concrètes et adaptées. En 2003, un partenariat de réduction des risques s'est constitué pour répondre aux préoccupations de l'industrie. Des stratégies ont été mises de l'avant pour mettre en évidence les méthodes de lutte antiparasitaire à risque réduit et pour répondre aux préoccupations.
En juin 2002, des producteurs du Canada et des ÉtasUnis, des groupements de producteurs spécialisés, des conseillers en lutte antiparasitaire, des organismes de réglementation et des spécialistes universitaires se sont réunis pendant deux jours à Saskatoon en Saskatchewan, avec des représentants du département de l'Agriculture et de l'Environmental Protection Agency des États-Unis, ainsi que des représentants d'AAC et de l'ARLA. La réunion avait pour objectif de cerner les besoins des cultivateurs de légumineuses des deux pays quant aux mesures possibles de réglementation de la lutte antiparasitaire. Les membres d'un groupe de travail ont rassemblé et examiné les documents issus de cette réunion et les ont intégrés en un seul : le plan stratégique de lutte antiparasitaire pour les cultures de légumineuses (pois chiches, lentilles et haricots secs) aux États-Unis et au Canada (en anglais seulement). Ce document fournit de larges assises pour la transition en matière de lutte antiparasitaire dans les cultures de légumineuses aux États-Unis et au Canada.
En 2004, les stratégies ont été fusionnées et intégrées au Programme de réduction des risques d'AAC et de l'ARLA. Le Comité directeur des légumineuses a dressé une liste de mesures et de priorités absolues.
Le 12 juillet 2005, le Comité directeur des légumineuses s'est réuni à Toronto en Ontario. Le Comité est composé de membres de Pulse Canada et de toutes les associations provinciales du secteur des légumineuses, ainsi que de représentants de l'industrie, d'Agriculture et Agroalimentaire Canada et de l'ARLA. La réunion visait à discuter de manière générale du Programme de réduction des risques, à présenter le document sur les enjeux afin de solliciter les commentaires des membres et à classer par ordre de priorité les enjeux propres à l'industrie des légumineuses. À l'issue de la réunion, trois enjeux prioritaires avaient été cernés : la moisissure blanche (pourriture sclérotique), l'ascochytose et le criquet.
Le Programme de réduction des risques liés aux pesticides a financé plusieurs projets portant sur les priorités établies par le groupe de travail sur les légumineuses en collaboration avec le Centre pour la lutte antiparasitaire et l'ARLA.
Pour des données actualisées, veuillez consulter le site Web
d'Agriculture et Agroalimentaire Canada.