le 15 janvier 2001
Comme le décrit le Document sur les initiatives nord-américaines (novembre 1998), l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) et l'Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis se sont engagées à harmoniser leurs processus d'homologation. Le but de l'harmonisation est la mise au point d'une méthode plus efficace pour assurer l'innocuité et l'efficacité des pesticides avec, comme avantage supplémentaire, la promotion de politiques de réglementation cohérentes à l'échelle mondiale. L'harmonisation rapporte à tout le monde en facilitant l'accès à des produits nouveaux et plus sûrs, en réduisant le double emploi, et en rationalisant le processus d'examen des pesticides.
Il est clair que l'une des conséquences de la mise en oeuvre de l'Initiative nord-américaine est le défi d'établir des mécanismes de consultation efficaces pour l'ensemble des trois pays de l'Accord de libre-échange nord-américain. Individuellement, chacun de ces pays dispose de mécanismes permettant de répondre à ses propres besoins. Cependant, à mesure que les organismes de réglementation collaborent de plus en plus étroitement entre eux, il devient impéraif de faciliter la participation des intervenants quel que soit le pays.
Pour les processus d'harmonisation qui entraînent la modification des exigences en données, chaque pays suit la procédure d'application nationale. Dans le cas de l'ARLA, cette procédure donne au public la possibilité de donner son avis, grâce à la diffusion d'un Projet de directive pour commentaires, avant la publication ultérieure d'une Directive d'homologation.
L'EPA a pris l'initiative d'élaborer des politiques scientifiques dans le cadre de la loi américaine Food Quality Protection Act (FQPA). L'harmonisation de ces politiques entre nos agences a été la clé pour nous permettre de procéder aux examens conjoints. L'élaboration de ces politiques exigeait une participation scientifique très large, faisant appel à de nombreux scientifiques de l'extérieur des agences de réglementation. Lors d'une réunion à Ottawa (juillet 1998), l'ARLA a informé les participants qu'elle adopterait les nouvelles politiques scientifiques dès qu'elles seraient mises en oeuvre par l'EPA. Les membres du Conseil consultatif de la lutte antiparasitaire en ont également été informés lors d'une réunion en février 1999.
Jusqu'ici, l'ARLA a participé au TRAC (U.S. Tolerance Reassessment Advisory Committee), qui a établi un cadre pour l'élaboration et la mise en oeuvre des politiques scientifiques. L'ARLA a continué à participer au nouveau CARAT (U.S. Committee to Advise on Reassessment and Transition), qui a remplacé le TRAC, et a contribué à l'élaboration des politiques scientifiques américaines.
Les éléments clés de ces politiques scientifiques sont les suivants :
Pour s'assurer que les intervenants canadiens sont sensibilisés à l'harmonisation avec l'EPA au sujet de ces politiques scientifiques, l'ARLA a mis en oeuvre le processus suivant :