Fiche d'information
Les impuretés de métaux lourds découvertes en faible concentration dans les cosmétiques ne sont pas considérées comme dangereuses. Ces métaux sont présents naturellement dans l'environnement; il est donc presque impossible de les éliminer complètement des produits cosmétiques.
Par exemple, si un tube de rouge à lèvres a une concentration d'impuretés de 10 ppm (parties par million), une personne devrait ingérer plus de cinq tubes de rouge à lèvres par jour pour atteindre le niveau limite d'absorption du plomb fixé dans les directives sur la santé.
Au Canada, le plomb et les autres métaux lourds, y compris l'antimoine, l'arsenic, le béryllium, le cadmium, le chrome, le mercure, le sélénium et le thallium sont des produits qui se trouvent dans la Liste critique des ingrédients dont l'utilisation est restreinte ou interdite dans les cosmétiques. Ils ne doivent pas être ajoutés intentionnellement aux cosmétiques vendus sur le marché canadien.
En outre, Santé Canada a publié une version provisoire de la Politique sur les impuretés de métaux lourds contenues dans les cosmétiques. Le Canada et l'Allemagne sont les deux seuls pays au monde qui ont pris l'initiative de créer des directives sur les impuretés de métaux lourds dans les produits cosmétiques.
Santé Canada fait régulièrement des enquêtes sur le marché et analyse continuellement des produits pour voir s'ils contiennent des métaux lourds. Lorsqu'on découvre dans un cosmétique une concentration de métaux lourds supérieure aux limites fixées dans les directives, Santé Canada prend les mesures voulues, à savoir demande de retrait volontaire du produit du marché, saisie ou poursuites.
En ce qui concerne la réglementation des produits cosmétiques, Santé Canada adopte une méthode basée sur le risque. Ainsi, le ministère n'envisage pas seulement les effets néfastes sur la santé, il considère aussi le niveau d'exposition à partir duquel ces effets apparaissent. De plus, il tient compte de l'exposition cumulative provenant de plusieurs produits.
Il est presque impossible d'éliminer complètement les métaux lourds des produits cosmétiques. Par conséquent, Santé Canada a proposé des limites que l'on peut techniquement respecter :
Le but des directives provisoires est d'indiquer, à l'industrie, les concentrations d'impuretés de métaux lourds, en particulier le plomb, l'arsenic, le cadmium, le mercure et l'antimoine, qui sont permises dans les produits cosmétiques. Il incombe aux fabricants de s'assurer que leurs produits sont conformes à ces exigences.