Le 17 février 2010
SC pub : 100120
ISBN : 978-1-100-93182-1 (publication imprimée)
ISBN : 978-1-100-93183-8 (version PDF)
Numéro de catalogue : H113-26/2010-2F (publication imprimée)
Numéro de catalogue : H113-26/2010-2F-PDF (version PDF)
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Pour obtenir la version intégrale du rapport d'évaluation ERC2010-03, Thiencarbazone-méthyle, veuillez communiquer avec notre bureau des publications.
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L'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada (ARLA), en vertu de la Loi sur les produits antiparasitaires et de ses règlements d'application, a accordé une homologation conditionnelle pour la vente et l'utilisation de l'herbicide Thiencarbazone-méthyle technique et des herbicides Velocity et AE1162464 WG63, contenant la matière active de qualité technique thiencarbazone, pour supprimer certaines mauvaises herbes dans les cultures de maïs et de blé (blé de printemps et blé dur).
D'après une évaluation des renseignements scientifiques à sa disposition, l'ARLA estime que, dans les conditions d'utilisation approuvées, les produits ont de la valeur et ne posent pas de risque inacceptable pour la santé humaine ou l'environnement.
Bien que les risques et la valeur associés aux produits aient été jugés acceptables lorsque toutes les mesures de réduction des risques sont mises en application, le demandeur devra présenter des renseignements scientifiques supplémentaires comme condition à l'homologation.
Le présent aperçu décrit les principaux critères de l'évaluation, tandis que la partie « Évaluation scientifique » du rapport d'évaluation ERC2010-03, Thiencarbazone-méthyle,présente les renseignements techniques complets concernant l'évaluation de l'herbicide Thiencarbazone-méthyle technique et des herbicides Velocity et AE1162464 WG63 sur les plans de la santé humaine, de l'environnement et de la valeur des produits.
La Loi sur les produits antiparasitaires vise principalement à faire en sorte que l'utilisation des produits antiparasitaires n'entraîne pas de risques inacceptables pour la population et l'environnement. L'ARLA considère que les risques sanitaires ou environnementaux sont acceptables1 s'il existe une certitude raisonnable qu'aucun dommage à la santé humaine, aux générations futures ou à l'environnement ne résultera de l'exposition au produit ou de l'utilisation de celui-ci, compte tenu des conditions d'homologation proposées. La Loi sur les produits antiparasitaires exige aussi que les produits aient une valeur2 lorsqu'ils sont utilisés conformément au mode d'emploi de l'étiquette. Les conditions d'homologation peuvent comprendre l'ajout de mises en garde particulières sur l'étiquette du produit en vue de réduire davantage les risques.
Pour en arriver à une décision, l'ARLA se fonde sur des politiques et des méthodes rigoureuses et modernes d'évaluation des risques. Ces méthodes tiennent compte des caractéristiques propres aux sous-populations vulnérables chez les êtres humains (par exemple, les enfants) et chez les organismes présents dans l'environnement (par exemple, ceux qui sont les plus vulnérables aux contaminants environnementaux). Ces méthodes et ces politiques prennent également en considération la nature des effets observés et les incertitudes inhérentes à la prévision des répercussions de l'utilisation des pesticides. Pour plus de renseignements, veuillez consulter les pages suivantes :
Le thiencarbazone-méthyle est la matière active que renferment les préparations commerciales Velocity et AE1162464 WG63, deux herbicides. L'herbicide Velocity est conçu pour la suppression et à la répression de plusieurs graminées indésirables et mauvaises herbes à feuilles larges dans les cultures de blé de printemps et de blé dur. L'herbicide AE1162464 WG63 est employé pour la suppression de l'amarante à racine rouge et de la sétaire verte, et pour la répression du chénopode blanc dans les cultures de maïs de grande culture.
Le thiencarbazone-méthyle inhibe l'enzyme acétolactate synthase (ALS) dans les végétaux vulnérables. L'inhibition de cet enzyme a pour principal effet de priver la plante des acides aminés essentiels, ce qui entraîne sa mort.
On peut être exposé au thiencarbazone-méthyle par l'alimentation (nourriture et eau) ainsi que par la manipulation ou l'application du produit. Lorsqu'on évalue les risques pour la santé, on doit tenir compte de deux éléments importants :
Pour évaluer les risques, on utilise les doses établies pour protéger les populations humaines les plus vulnérables (par exemple, les enfants et les femmes qui allaitent). Les seules utilisations considérées comme acceptables pour l'homologation sont celles pour lesquelles les degrés d'exposition prévus sont bien inférieurs à ceux ne causant aucun effet, d'après les essais effectués sur des animaux.
Les études toxicologiques réalisées sur des animaux de laboratoire visent à déterminer les effets sur la santé pouvant découler de l'exposition à diverses doses d'un produit chimique et à établir la dose n'entraînant aucun effet. Les effets constatés chez les animaux se produisent à des doses plus de 100 fois supérieures (et souvent beaucoup plus) aux doses auxquelles les êtres humains sont normalement exposés lorsque les produits contenant du thiencarbazone-méthyle sont utilisés conformément au mode d'emploi figurant sur l'étiquette.
La matière active de qualité technique, le thiencarbazone-méthyle, ne présente pas de toxicité aiguë. Par conséquent, aucune mention de danger n'est requise sur l'étiquette du produit de qualité technique.
La préparation commerciale herbicide AE1162464 WG63 s'est révélée modérément irritante pour les yeux. Par conséquent, l'énoncé « Avertissement : irritant pour les yeux » doit figurer sur l'étiquette de cette préparation commerciale.
La préparation commerciale herbicide Velocity s'est avérée légèrement irritante pour la peau et modérément irritante pour les yeux. Par conséquent, l'énoncé « Avertissement : irritant pour la peau et les yeux » doit figurer sur l'étiquette de cette préparation commerciale.
Le thiencarbazone-méthyle ne s'est pas révélé génotoxique, et n'a présenté aucun signe d'immunotoxicité ou d'effet sur le système endocrinien. De plus, rien n'indique que le thiencarbazone-méthyle endommage le système nerveux ou qu'il ait des effets sur la reproduction ou le développement intra-utérin. Chez les animaux auxquels on a administré quotidiennement des doses de thiencarbazone-méthyle pendant des périodes de temps plus longues, les premiers signes de toxicité sont apparus sur la vessie et les reins. Des signes de cancer ont été constatés dans la vessie de souris, mais seulement aux doses auxquelles des changements précurseurs distincts dans les voies urinaires avaient été indiqués antérieurement. Bien que ces tumeurs soient considérées comme peu fréquentes chez les êtres humains, elles ont été prises en compte dans l'évaluation des risques. Lorsque le thiencarbazone-méthyle a été administré à des femelles gravides, des effets sur le foetus en développement ont été observés à des concentrations qui sont toxiques pour ces femelles, ce qui indique que le foetus n'est pas plus vulnérable au thiencarbazone-méthyle que l'animal adulte. L'évaluation des risques vise à prévenir ces effets : le degré d'exposition établi pour les êtres humains doit être bien inférieur à celui associé à la dose la plus faible ayant provoqué les mêmes effets dans les essais sur les animaux.
Selon les estimations de l'exposition chronique par voie alimentaire (nourriture et eau), la population en général et les enfants âgés de 1 à 5 ans (la sous-population susceptible d'ingérer le plus de thiencarbazone-méthyle par rapport au poids corporel individuel) en particulier devraient être exposés à moins de 0,1 % de la dose journalière admissible. D'après ces mêmes estimations, le risque alimentaire chronique associé au thiencarbazone-méthyle n'est préoccupant pour aucun sous-groupe de la population.
Les études effectuées sur les animaux n'ont pas révélé d'effets aigus sur la santé. Par conséquent, une dose unique de thiencarbazone-méthyle ne devrait pas causer d'effets aigus sur la santé dans la population en général (y compris les nourrissons et les enfants).
La Loi sur les aliments et drogues interdit la vente d'aliments falsifiés qui contiennent des concentrations résiduelles de pesticide supérieures à la limite maximale de résidus (LMR) fixée. Les LMR de pesticides sont fixées, aux fins de la Loi sur les aliments et drogues, au moyen de l'évaluation des données scientifiques requises en vertu de la Loi sur les produit antiparasitaires. Chaque LMR correspond à la concentration maximale d'un pesticide, en parties par million (ppm), permise dans ou sur divers aliments. Les aliments contenant des résidus de pesticide en quantités inférieures à la LMR établie ne posent pas de risque inacceptable pour la santé.
Les essais sur les résidus réalisés au Canada et aux États-Unis avec le thiencarbazone-méthyle appliqué sur des cultures de maïs et de blé sont acceptables. Les LMR pour cette matière active sont présentées à la partie « Évaluation scientifique » du rapport d'évaluation ERC2010-03, Thiencarbazone-méthyle.
Les producteurs agricoles et spécialistes de la lutte antiparasitaire qui mélangent, chargent ou appliquent l'herbicide AE1162464 WG63 sur les cultures de maïs, ou l'herbicide Velocity sur les cultures de blé,ainsi que les travailleurs agricoles qui retournent dans les champs fraîchement traités peuvent être exposés directement, par contact cutanée, aux résidus de thiencarbazone-méthyle. Par conséquent, les étiquettes précisent que toute personne qui mélange, charge ou applique l'herbicide AE1162464 WG63 ou Velocity doit porter un vêtement à manches longues, un pantalon long, des chaussures et des chaussettes. De plus, pendant le mélange ou le chargement de l'herbicide, ou pendant le nettoyage ou la réparation de l'équipement, il faut porter des gants résistant aux produits chimiques. Les étiquettes mentionnent également qu'il ne faut pas entrer dans les champs traités au cours des 12 heures qui suivent l'application. Lorsque ces mesures énoncées sur l'étiquette sont appliquées et que le nombre d'applications ainsi que la période d'exposition prévue des utilisateurs qui manipulent les herbicides ou des travailleurs sont respectés, les risques encourus par ces personnes ne sont pas préoccupants.
En ce qui concerne l'exposition occasionnelle, celle-ci devrait être bien inférieure à celle des travailleurs, et on l'estime donc négligeable. Par conséquent, les risques pour la santé découlant d'une exposition occasionnelle ne sont pas préoccupants.
En milieu terrestre, le thiencarbazone-méthyle subit une biotransformation entraînant la formation de quatre produits de transformation principaux. Le thiencarbazone-méthyle et trois des produits de transformation sont légèrement persistants dans le sol, tandis que l'un des produits de transformation y est persistant. Le thiencarbazone-méthyle et ses produits de transformation ne se fixent pas aux particules du sol et peuvent être lessivés et emportés vers les eaux souterraines ou les eaux de surface.
En milieu aquatique, le thiencarbazone-méthyle subit une biotransformation entraînant la formation de cinq produits de transformation principaux. Le thiencarbazone-méthyle n'est pas persistant dans les systèmes aquatiques. L'un des produits de transformation est modérément persistant dans l'eau et les sédiments. Deux des produits de transformation sont modérément persistants dans l'eau. L'un des produits de transformation n'est pas persistant dans l'eau et les sédiments, tandis qu'un autre est modérément persistant et ne se forme que dans des conditions anaérobies.
Compte tenu de la faible volatilité du thiencarbazone-méthyle, les résidus du produit ne devraient pas se retrouver dans l'atmosphère.
Lorsqu'ils sont utilisés selon les indications proposées, le thiencarbazone-méthyle et ses produits de transformation présentent des risques négligeables pour les lombrics, les abeilles, les oiseaux, les arthropodes utiles, les petits mammifères sauvages, les invertébrés aquatiques, les mollusques, les amphibiens et les poissons.
Le thiencarbazone-méthyle présente un risque pour les algues et les végétaux aquatiques et terrestres. Afin de réduire au minimum les risques liés à l'exposition aux brouillards de pulvérisation, il faut prévoir des zones tampons de 1 à 30 mètres (selon la préparation commerciale et l'équipement de pulvérisation) pour protéger les végétaux poussant à proximité.
Une seule application de thiencarbazone-méthyle permet de supprimer efficacement un grand nombre d'espèces de graminées indésirables et de mauvaises herbes à feuilles larges, notamment l'avoine folle et la sétaire verte, dans les cultures de blé (blé de printemps et blé dur) et de maïs de grande culture. L'utilisation du thiencarbazone-méthyle est compatible avec les pratiques de lutte intégrée contre les mauvaises herbes, les méthodes culturales de conservation du sol et les systèmes classiques de production agricole. Comme le thiencarbazone-méthyle est appliqué après la levée des mauvaises herbes, les producteurs agricoles peuvent déterminer si l'herbicide est efficace contre certaines espèces de mauvaises herbes présentes.
L'étiquette des pesticides homologués comprend le mode d'emploi propre au produit, lequel précise notamment les mesures de réduction des risques à prendre pour protéger la santé humaine et l'environnement. Les utilisateurs sont tenus par la loi de s'y conformer.
Les principales mesures de réduction des risques proposées sur l'étiquette des herbicides Velocity et AE1162464 WG63 visent à réduire les risques potentiels relevés dans le cadre de l'évaluation sont décrites ci-dessous.
En raison des préoccupations relatives à l'exposition directe des utilisateurs, par contact cutanée, aux herbicides AE1162464 WG63 ou Velocity, toute personne qui mélange, charge ou applique l'un ou l'autre de ces herbicides doit porter un vêtement à manches longues, un pantalon long, des chaussures et des chaussettes. Pendant le mélange ou le chargement, ou pendant le nettoyage ou la réparation de l'équipement, l'utilisateur doit aussi porter des gants résistant aux produits chimiques. De plus, les énoncés habituels sur la protection contre la dérive de pulvérisation ont été ajoutés sur l'étiquette des produits en question.
Afin de réduire au minimum les risques d'exposition des végétaux terrestres et aquatiques ainsi que des algues aux brouillards de pulvérisation de thiencarbazone-méthyle, il faut prévoir des zones tampons de 1 à 30 mètres (selon la préparation commerciale et l'équipement de pulvérisation).
Bien que les risques et la valeur aient été estimés acceptables lorsque toutes les mesures de réduction des risques sont prises, le demandeur doit présenter des renseignements scientifiques supplémentaires comme condition d'homologation. Pour de plus amples renseignements, consulter la partie « Évaluation scientifique » du rapport d'évaluation 2010-03, Thiencarbazone-méthyle, ou l'Avis aux termes de l'article 12 associé à l'homologation conditionnelle. Le demandeur doit soumettre les renseignements suivants d'ici le 30 septembre 2010.
Comme l'homologation conditionnelle accordée découle d'une décision à propos de laquelle le public doit être consulté3, l'ARLA publiera un document de consultation lorsqu'une décision sera proposée en réponse à une demande visant à convertir l'homologation conditionnelle en homologation complète, ou encore à renouveler l'homologation conditionnelle, selon la première éventualité.
Le public pourra consulter les données d'essai citées dans le rapport d'évaluation 2010-03, Thiencarbazone-méthyle (soit les données à l'appui de la décision d'homologation) lorsque, après consultation publique, la décision aura été prise de convertir les homologations conditionnelles en homologations complètes ou de renouveler les homologations conditionnelles. Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec le Service de renseignements sur la lutte antiparasitaire.
1
« Risques acceptables » tels que définis au paragraphe 2(2) de la Loi sur les produits antiparasitaires.
2
« Valeur » telle que définie au paragraphe 2(1) de la Loi sur les produits antiparasitaires : « L'apport réel ou potentiel d'un produit dans la lutte antiparasitaire, compte tenu des conditions d'homologation proposées ou fixées, notamment en fonction : a) de son efficacité; b) des conséquences de son utilisation sur l'hôte du parasite sur lequel le produit est destiné à être utilisé; c) des conséquences de son utilisation sur l'économie et la société de même que de ses avantages pour la santé, la sécurité et l'environnement. »
3
Aux termes du paragraphe 28(1) de la Loi sur les produits antiparasitaires.