ISBN : 0-662-74288-5
Cat. No. : H-113-2/11-2005F-PDF
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Ce document présente un résumé des données actuellement disponibles sur l'arséniate de cuivre chromaté (ACC), utilisé comme agent de préservation pour le bois. L'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada et l'Environmental Protection Agency des États-Unis collaborent activement afin de réévaluer l'ACCà la lumière des normes scientifiques les plus récentes. Cette réévaluation fait appel aux méthodes actuelles d'évaluation des risques, lesquelles tiennent compte de l'exposition des travailleurs et attachent une attention particulière aux segments sensibles de la population, comme les enfants, qui peuvent entrer en contact avec le bois traité.
La date ciblée pour parachever la réévaluation est 2002.
La présente fiche technique sera mise à jour de façon à refléter la conclusion de la réévaluation.
L'ACC est un agent de préservation en phase aqueuse renfermant de l'arsenic, du chrome et du cuivre. Il est utilisé pour la protection à long terme du bois contre les champignons, les insectes et les tarets. L'application d'agents de préservation du bois prolonge la vie du bois et, par conséquent, réduit la demande en ressources forestières. Le bois traité à l'ACC est utilisé principalement pour les éléments destinés à des installations extérieures, comme le bois d'oeuvre et les poutres de construction, les poteaux électriques, le bois et les pilotis de marine, les clôtures.
Le bois est traité dans des installations commerciales par des travailleurs spécialisés; on force la solution dans le bois. Avant le traitement du bois, de petites coupures sont pratiquées à la surface pour faciliter la pénétration de la solution de préservation. Le bois est ensuite empilé et entreposé dans un compartiment scellé, où l'humidité naturelle du bois est retirée sous vide. Le compartiment est ensuite mis sous pression, ce qui force la solution de préservation à base d'ACC dans le bois. Cette solution est ce qui donne au bois traité sa teinte verdâtre. Le vide sert à extraire l'excès de solution. On retire ensuite le bois du compartiment pour le laisser sécher naturellement, processus au cours duquel l'agent de préservation se lie au bois.
Il est possible qu'une partie de l'agent de préservation puisse être délogée du bois; cela dépend de divers facteurs, comme l'espèce de bois, les méthodes de traitement, la durée de service du bois, et le milieu dans lequel le bois traité est installé. On sait qu'un bois traité, continuellement exposé à l'eau dans un sol humide, laissera fuir davantage d'agent de préservation, comparativement à un bois exposé occasionnellement à des précipitations. Ces facteurs sont actuellement réexaminés dans le cadre de la réévaluation de l'ACC.
L'arsenic, le chrome et le cuivre sont présents naturellement dans l'environnement.
Certaines études ont montré que de petites quantités d'arsenic, de chrome et de cuivre peuvent être libérées par le bois traité à l'ACC des installations de terrains de jeux.
À l'issue de l'évaluation, par l'EPA (États-Unis), des agents de préservation à base d'ACC pour le bois, l'Agence américaine en est arrivé à la conclusion que le bois traité à l'ACC ne présentait pas un risque exagéré pour la santé. Une évaluation comparable, réalisée en 1990 par l'U.S. Consumer Product Safety Commission, a abouti à la conclusion qu'il est peu probable que des effets à court ou à long terme s'exercent sur la santé de personnes en contact avec le bois traité.
À l'époque, Santé Canada avait examiné scrupuleusement ces évaluations et souscrit aux conclusions générales.
La réévaluation de l'ACC consiste à déterminer si l'exposition à ces métaux, par suite du contact avec le bois traité à l'ACC et avec le sol renfermant du lixiviat qui provient de ce bois, présente un risque inacceptable pour la santé de la population en général et de segments sensibles, comme les enfants. Dans la présente réévaluation, on examine les évaluations antérieures et les mesures possibles d'atténuation.
Non, il n'est pas acceptable d'utiliser le bois traité à l'ACC au contact direct de l'eau potable. Un groupe de travail comprenant des représentants de l'industrie de traitement du bois, du secteur de la vente au détail, du gouvernement (Environnement Canada, Santé Canada, y compris l'ARLA) et du milieu universitaire, est à l'oeuvre pour sensibiliser davantage les utilisateurs à la manipulation et à l'élimination des produits du bois traités avec un agent de préservation.
Non, il n'est pas acceptable de brûler le bois traité à l'ACC. La combustion du bois traité concentre et libère les agents chimiques de préservation dans les cendres et la fumée de l'incendie. Un groupe de travail comprenant des représentants de l'industrie de traitement du bois, du secteur de la vente au détail, du gouvernement (Environnement Canada, Santé Canada, incluant l'ARLA) et du milieu universitaire, est à l'oeuvre pour sensibiliser davantage les utilisateurs à la manipulation et à l'élimination des produits du bois traités avec un agent de préservation.
Les solutions d'agent de préservation à base d'ACC pour le bois ne sont pas vendues au public en général et ne peuvent être employées que par des utilisateurs des secteurs commerciaux et industriels spécialement formés. Comme le spécifient les instructions de l'étiquette, des précautions doivent être prises lors de l'utilisation et de l'élimination des agents chimiques de préservation du bois.
Les précautions de base suivantes doivent être prises lorsqu'on travaille avec du bois traité à l'ACC :
À moins qu'on ne soit exposé à du bois traité qui brûle, ce qui présente un risque d'inhalation, il est peu probable que le travail avec le bois traité entraîne une exposition suffisante pour causer des symptômes. Cependant, si on suspecte un cas d'empoisonnement, il faut téléphoner au centre antipoison local ou demander de l'aide médicale.
Les risques que présente pour l'environnement le bois traité à l'ACC sont attribuables à la forte toxicité du cuivre, du chrome et de l'arsenic pour les organismes non ciblés présents dans les milieux d'eau douce et d'eau marine. Le risque dépend de l'exposition, c.-à-d. de la quantité d'ACC entraînée directement ou indirectement par lessivage du bois traité jusque dans l'écosystème aquatique.
De façon générale, il est peu probable que les petites installations reposant sur le sol, faites de bois correctement traité à l'ACC, et fixées de façon appropriée, présentent un risque pour l'environnement. Certains résultats expérimentaux semblent montrer qu'il existe des produits d'étanchéité permettant de réduire la libération en surface et le lessivage des métaux de l'agent de préservation. La réévaluation de l'ACC tient compte de ces résultats. Le risque environnemental présenté par le bois traité à l'ACC, qui arrive en contact avec les milieux d'eau douce et d'eau de mer (y compris les terres humides), est plus grand que dans les milieux terrestres; on évalue actuellement des restrictions possibles sur l'emploi de ces produits en milieu aquatique.
Dans le cadre du Processus des options stratégiques du secteur de la préservation du bois, de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement, un groupe de travail qui comprend des représentants de l'industrie de traitement du bois, du secteur de la vente au détail, du gouvernement (Environnement Canada, Santé Canada, incluant l'ARLA) et du milieu universitaire, est à l'oeuvre pour mettre en place un programme d'information sur le bois traité à l'ACC, semblable à celui qui est en cours aux États-Unis, mais adapté aux besoins du marché canadien. Des moyens améliorés pour informer les consommateurs sur le bois traité à l'ACC, comme la fixation d'une étiquette volante à l'extrémité de chaque pièce de bois traitée, des marques et des indications sur les plateaux de bois d'oeuvre à l'intérieur des magasins, une fiche d'information à l'intention du consommateur, la communication d'un numéro de téléphone sans frais et la création d'un site Internet, seront mis en oeuvre le plus tôt possible, dont certains plus rapidement que d'autres. La mise en oeuvre complète du programme est prévue pour le printemps prochain (2002). Actuellement, l'information sur l'utilisation et la manipulation sans danger du bois traité à l'ACC est communiquée sur une base volontaire par les points de vente au détail.
Loi canadienne sur la protection de l'environnement. Liste des substances d'intérêt prioritaire. Rapport d'évaluation. L'arsenic et ses composés. 1993, Santé Canada et Environnement Canada.
U.S. Consumer Product Safety Commission (Washington, DC, CPSC, 1990). Project on Playground Equipment - Transmittal of Estimate of Risk of Skin Cancer from Dislodgeable Arsenic on Pressure Treated Wood Playground Equipment. Aug. 2, 1990.
Cooper, P.A. Leaching of Wood Preservatives from Treated Wood in Service. Travaux publics. Ministre d'Approvisionnements et Services Canada, 1991. ISBN 0-662-18870-5.
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