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La Direction générale des produits de santé et des aliments (DGPSA) affiche sur le site Web de Santé Canada des avertissements concernant l'innocuité des produits de santé, des avis de santé publique et des communiqués de presse afin d'être utilisés par les professionnels de la santé, les consommateurs et les autres parties intéressées. Ces avis sont parfois préparés avec les Directions de la DGPSA, incluant les secteurs pré-commercialisation et post-commercialisation, ainsi qu'avec les détenteurs d'autorisation de mise en marché et autres intervenants. Bien que la DGPSA soit responsable de l'homologation des produits thérapeutiques aux fins de mise en marché, elle n'endosse ni le produit ni la compagnie. Toute question concernant l'information relative à un produit devrait faire l'objet d'une discussion avec votre professionnel de la santé.
La présente est une copie d'une lettre de Shire BioChem Inc.
Veuillez communiquer avec la compagnie pour obtenir copie de toute référence, pièce jointe ou annexe.
Renseignements importants en matière d'innocuité approuvés par Santé Canada concernant PERMAX® (mésylate de pergolide)

Le 12 octobre 2004
Objet: NOUVEAUX RENSEIGNEMENTS CONCERNANT L'INNOCUITÉ DE PERMAX ET DES CAS DE VALVULOPATHIE CARDIAQUE ET DE TROUBLES FIBROTIQUES
MISE À JOUR SUR L'UTILISATION DE PERMAX (mésylate de pergolide)
Avis aux professionnels de la santé,
A l'issue de discussions avec Santé Canada, Shire BioChem inc. désire vous communiquer d'importantes nouvelles MISES EN GARDE au sujet du risque de valvulopathie cardiaque associé à l'utilisation de PERMAX® (mésylate de pergolide). La monographie de PERMAX fait actuellement l'objet d'une mise à jour pour tenir compte des ajouts ci-après :
Renseignements généraux
PERMAX® (mésylate de pergolide) est indiqué pour le traitement des signes et symptômes de la maladie de Parkinson idiopathique. On peut l'utiliser comme traitement précoce, sans lévodopa concomitante, et en appoint à la lévodopa (habituellement avec un inhibiteur de la décarboxylase périphérique).
Depuis le lancement de PERMAX au Canada, en 1991, des cas de fibrose rétropéritonéale, pleurale et péricardique sont connus en tant qu'événement indésirables rapportés, quoique rarement, avec PERMAX.
En avril 2003, on a fait parvenir une lettre aux professionnels de la santé canadiens afin de les informer des cas de valvulopathie cardiaque touchant une ou plusieurs valvules, apparus chez un nombre restreint de patients pendant un traitement par PERMAX et signalés dans le cadre du programme de pharmacovigilance. Étant donné la nature des lésions, et comme d'autres dérivés de l'ergot provoquent des effets semblables, on a modifié la section Mises en garde de la monographie de PERMAX en vigueur au Canada pour qu'elle fasse état de ces manifestations.
Rapports de pharmacovigilance
Quelques cas, publiés ou non, laissent entrevoir un lien entre l'utilisation de PERMAX et la survenue d'une valvulopathie.
Selon la base de données de pharmacovigilance mondiale sur PERMAX, et compte tenu du fait qu'environ 1 493 000 patients ont été traités à l'aide de PERMAX dans le monde entier depuis son tout premier lancement en 1989, on estime qu'en mars 2003, les déclarations relatives à des manifestations valvulopathiques chez des patients traités par PERMAX étaient « rares » (c'est-à-dire entre > 1/10 000 et plus de 1/1 000 d'après les critères de déclaration du CIOMS III). Par ailleurs, plus du tiers des cas de valvulopathie apparus pendant le traitement et signalés après la commercialisation du produit étaient associés à des doses qui, au moment du diagnostic, dépassaient la posologie maximale recommandée. Cependant, il est généralement admis que lorsqu'on établit un taux de déclaration en fonction des déclarations spontanées d'effets indésirables liés à un produit de santé, on sous-estime le risque associé au produit en question. En ce qui concerne PERMAX, d'autres facteurs peuvent contribuer à une sous-déclaration, soit la prévalence de la cardiopathie chez les personnes âgées et la nature occulte de la valvulopathie à ses débuts.
Études cas-témoins
On a récemment publié les résultats de deux études cas-témoins 1,2 (non prospectives et sans répartition aléatoire). Malgré la présence de variables confusionnelles importantes dans le plan des deux études, des cas de valvulopathie cardiaque dont les caractéristiques évoquent un rapport de causalité avec un dérivé de l'ergot sont survenus pendant ces études à une incidence qualifiée de « très courante » (c'est-à-dire plus de 1/10 d'après les critères de déclaration du CIOMS III). De plus, des données tirées de l'une de ces études indiquent que ces effets sont plus fréquents chez les patients atteints de la maladie de Parkinson traités à l'aide de PERMAX que chez les sujets parkinsoniens n'ayant jamais reçu d'agoniste dopaminergique dérivé de l'ergot. Dans l'une de ces études cas-témoins2 , il semble y avoir une corrélation entre les doses à vie de PERMAX et la gravité de la valvulopathie. Dans certains cas, les symptômes ou les manifestations de la valvulopathie cardiaque se sont atténués après l'arrêt du traitement par PERMAX.
Recommandations
Bien que ces données ne permettent pas d'établir de lien de causalité patent ou de rapport temporel entre la valvulopathie et la prise de pergolide ni de déterminer l'incidence réelle de cette affection, il s'agit là de manifestations éventuellement graves et d'effets connus d'autres dérivés de l'ergot, d'où une mise à jour de la monographie de PERMAX portant notamment sur les sections suivantes : MISES EN GARDE; POSOLOGIE ET ADMINISTRATION; RÉACTIONS INDÉSIRABLES, Rapports de pharmacovigilance; et Renseignements destinés aux patients. Les renseignements fournis permettront une évaluation plus éclairée du rapport risques-bienfaits, particulièrement en comparaison avec les agonistes dopaminergiques non dérivés de l'ergot qui, à ce jour dans la littérature médicale, n'ont pas été associés à la survenue d'une valvulopathie.
Comme la valvulopathie asymptomatique connaît une forte incidence dans la population âgée et que les personnes parvenues à un stade avancé de la maladie de Parkinson sont souvent âgées, on pourrait évaluer plus justement le risque de valvulopathie si l'on recherchait, avant et pendant le traitement, la présence d'une affection valvulaire occulte. C'est pourquoi on recommande l'exécution d'un bilan cardiovasculaire - notamment d'une échocardiographie - avant le début du traitement, ainsi que la mise en place d'une surveillance périodique à visée diagnostique pour tous les patients, et pendant toute la durée du traitement par PERMAX. La prise de doses de pergolide supérieures à 5 mg par jour n'est pas recommandée. Avant d'augmenter la dose, on doit soupeser les risques et les bienfaits de cette démarche.
Si un trouble fibrotique ou une valvulopathie cardiaque apparaît pendant un traitement par PERMAX, le patient doit cesser de prendre ce médicament. Toutefois, on ne doit pas mettre fin abruptement au traitement par PERMAX au risque d'aggraver le parkinsonisme, de précipiter l'apparition d'hallucinations et de confusion ou de provoquer une symptomatologie ressemblant au syndrome malin des neuroleptiques.
Shire BioChem inc. continuera d'examiner de près les rapports de pharmacovigilance. La sécurité des patients est pour nous la priorité absolue. L'identification, la caractérisation et la prise en charge des effets indésirables liés à un produit de santé commercialisé dépendent de la participation active des professionnels de la santé aux programmes de déclaration des effets indésirables. Les professionnels de la santé sont priés de déclarer tout cas de valvulopathie cardiaque et de troubles fibrotiques ou tout autre effet indésirable grave et/ou imprévu chez les patients recevant PERMAXà Shire BioChem Inc. ou à Santé Canada aux adresses suivantes :
Pharmacovigilance
a/s de Sophie Bérubé
Shire BioChem inc.
275, boul. Armand-Frappier
Laval (QC) H7V 4A7
Tél. : 1 800 268-2772
Téléc. : (450) 978-7717
Tout effet indésirable présumé peut aussi être déclaré au :
Programme canadien de surveillance des effets indésirables des médicaments (PCSEIM)
Direction des produits de santé commercialisés
SANTÉ CANADA
Indice de l'adresse : 0701C
OTTAWA (Ontario) K1A 0K9
Tél. : (613) 957-0337 ou télécopieur : (613) 957-0335
Pour déclarer un effet indésirable, les consommateurs et les professionnels de la santé peuvent composer ces lignes sans frais:
Tél: 866 234-2345 ou télécopieur : 866 678-6789
cadrmp@hc-sc.gc.ca
Pour obtenir d'autres renseignements, veuillez rejoindre la personne ressource.
On peut trouver le formulaire de notification des EI et les Lignes directrices concernant des EI sur le site Web de Santé Canada ou dans le Compendium des produits et des spécialités pharmaceutiques.
Nous vous remercions de votre collaboration. Votre engagement professionnel à détecter rapidement tout signe d'effets indésirables et à employer les médicaments de façon éclairée contribue à la protection des patients.
Si vous avez des questions au sujet de PERMAX, prière de communiquer avec le Service d'information médicale de Shire BioChem inc., au 1-800 268-2772.
Bien cordialement,
originale signée par
Bonnie Cockhill
Directrice, Affaires scientifiques
Shire BioChem inc.
Références
1 Van Camp G, Flamez A, Cosyns B et al. Treatment of Parkinson's disease with pergolide and relation to restrictive valvular heart disease. Lancet 2004;363:1179-83.
2 Baseman DG, O'Suilleabhain PE, Reimold SC et al. Pergolide use in Parkinson Disease is Associated with Cardiac Valve Regurgitation. Neurology 2004;63:301-4.