Date 2005-01-04
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Contact : La Direction des produits de santé commercialisés
Portée
Ce bulletin trimestriel prévient les professionnels de la santé des
signaux potentiels qu'a pu révéler l'étude des notifications présentées à Santé Canada.
Il s'agit d'un moyen utile pour diffuser de l'information sur les effets indésirables
soupçonnés chez l'humain de certains produits de santé, avant d'entreprendre des
évaluations intégrées des risques et des avantages et de prendre des décisions
réglementaires. L'évaluation continue des profils d'innocuité des produits de santé
dépend de la qualité de vos déclarations.
Pour signaler des effets indésirables
Communiquer sans frais avec Santé Canada ou avec un Centre régional d'EI
Téléphone: 866 234-2345
Télécopieur: 866 678-6789
Courriel: cadrmp@hc-sc.gc.ca
Cliquer ici pour le formulaire de notification.
Avertissement: On ne peut que soupçonner la plupart des effets indésirables (EI) des produits de santé à l'égard desquels on ne peut établir de lien prouvé de cause à effet. Les notifications spontanées d'EI ne peuvent servir pour déterminer l'incidence des EI, étant donné que les EI ne sont pas suffisamment signalés et l'étendue d'exposition des patients est inconnue.
La télithromycine (Ketek) est un nouvel antimicrobien qui appartient à une nouvelle amille chimique, les kétolides1. Ajoutés récemment à la classe macrolide-lincosamide streptogramine1, les kétolides s'attaquent aux agents pathogènes des voies respiratoires qui résistent aux macrolides2, 3. La monographie du Ketek indique qu'une étude portant sur des volontaires en bonne santé n'a révélé aucun effet pharmacodynamique ou pharmacocinétique sur la warfarine racémique1.
Du 29 mai 2003 (date de la mise en marché au Canada) au 15 septembre 2004, Santé Canada a reçu 25 notifications d'effets indésirables soupçonnés d'être associés à la télithromycine. Sept notifications portaient sur des troubles de la coagulation, dont six interactions avec la warfarine et une interaction avec un anticoagulant oral non spécifié. L'âge des patients était de 50 à 79 ans. Le ratio international normalisé (RIN) a augmenté dans six des sept cas et diminué dans l'autre. Cinq patients présentaient un RIN stabilisé auparavant avec la warfarine. Dans les deux autres cas, l'information n'était pas fournie. Selon le moment prévu pour les contrôles, les changements du RIN ont été constatés d'un à neuf jours après le début du traitement à la télithromycine. Dans six des sept cas, il a fallu modifier la posologie de la warfarine, de la télithromycine, ou des deux.
La télithromycine est métabolisée par le cytochrome P450 3A4 (CYP3A4) et, à un degré moindre, par le cytochrome P450 1A (CYP1A)1. La warfarine existe sous forme de mélange racémique (isomères R et S). L'isomère S, métabolisé par le CYP2C9, est la principale cause de l'activité hypoprothrombinémique. Métabolisé par le CYP1A2 et, à un degré moindre, par le CYP3A4, l'isomère R est moins actif sur le plan pharmacologique que l'isomère S, mais l'inhibition de son métabolisme a causé d'importantes interactions médicamenteuses.2, 4.
Les mécanismes proposés d'interaction entre la télithromycine et la warfarine comprennent la présence d'une infection ayant un effet sur l'activité du cytochrome P450 et l'inhibition du métabolisme de l'isomère R de la warfarine2. La télithromycine est un substrat et un inhibiteur du CYP3A4. Ses concentrations peuvent augmenter lorsque des inhibiteurs du CYP3A4 (p. ex., kétoconazole) sont administrés en même temps, et la télithromycine augmentera les concentrations d'autres médicaments métabolisés par le CYP3A45. Il a été signalé que des antibiotiques réduisent la flore intestinale qui produit la vitamine K, dont les concentrations réduites nuisent à la production de prothrombine. Des facteurs génétiques, l'âge, l'alimentation (p. ex., légumes riches en vitamine K), la fièvre, le stress et une médication concomitante pourraient aussi modifier le métabolisme de la warfarine et avoir des répercussions sur l'intensité de l'interaction qui en découle6.
Bien qu'il soit mentionné que la télithromycine ne réagit pas avec la warfarine1,7, il faudrait surveiller attentivement le temps de prothrombine et le RIN2, particulièrement chez les patients âgés, comme ce devrait être le cas chaque fois que l'on administre un nouveau médicament à un patient qui prend de la warfarine.
Ilhemme Djelouah, BScPhm, DIS, AFSA, Biologie médicale (Université de Paris V); Iza Morawiecka, BScPhm, Santé Canada
Références
Antibactérien synthétique qui fait partie d'une nouvelle classe d'antibiotiques, les oxazolidinones, le linézolide (Zyvoxam) est commercialisé au Canada depuis le 6 avril 20011. Le linézolide agit contre les micro-organismes gram positif résistant à la méthicilline et à la vancomycine2.2
L'innocuité et l'efficacité du linézolide administré pendant plus de 28 jours n'ont pas été évalués au cours des essais cliniques contrôlés1. Les lignes directrices sur la posologie et l'administration recommandent que le traitement ne dure pas plus de 28 jours consécutifs1. Comme il agit contre les micro-organismes résistants qui causent l'ostéomyélite et l'infection des prothèses articulaires, le linézolide a été utilisé en pratique clinique pendant plus longtemps que la durée recommandée du traitement2.
L'utilisation prolongée du linézolide a été associée à des neuropathies périphériques et optiques sévères2-4. Dans la plupart des cas, la neuropathie optique s'est résorbée à l'arrêt du médicament, mais la neuropathie périphérique n'est pas disparue4.4.
Santé Canada a reçu une notification portant sur une femme de 71 ans qui a reçu du linézolide, 600 mg deux fois par jour, contre une infection acquise à Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM). La patiente a reçu un premier traitement de six semaines au linézolide, qui a été cessé pour quatre à cinq mois puis recommencé pour huit mois. On a interrompu le traitement au linézolide lorsque la patiente a été hospitalisée avec une anémie, une anémie érythrocytaire pure et une neuropathie périphérique sévère. Elle avait remarqué, un mois plus tôt, qu'elle avait les pieds engourdis. Au moment de la notification, l'anémie s'était résorbée, mais pas la neuropathie. On a aussi soupçonné le novo-hydrazide.
La neuropathie (périphérique ou optique) a rarement été signalée chez les patients traités au linézolide et s'est manifestée surtout chez les patients dont le traitement a duré plus longtemps que la période maximale recommandée de 28 jours1. Il est question de myélosuppression, y compris d'anémie, dans la monographie du produit, aux sections mises en garde et expérience postcommercialisation1. Il n'y est pas question d'anémie érythrocytaire pure1.
Les professionnels de la santé doivent être conscients de l'apparition possible d'effets indésirables graves, y compris la neuropathie, lorsqu'on utilise le linézolide pendant plus longtemps que la période recommandée2. La notification spontanée des effets indésirables constitue un aspect important de la surveillance postcommercialisation et aide à tenir l'information le plus à jour possible sur l'innocuité des produits de santé.
Debra Willcox, BSP, Santé Canada
Références
Beaucoup de produits de santé en vente libre contiennent des huiles de camphre et d'eucalyptus, y compris des pommades topiques et des produits à
inhalation de vapeur dans le traitement des symptômes de la toux et du rhume. Ces produits sont souvent considérés comme
ne présentant aucun risque pour la santé et sont souvent laissés à la portée des jeunes enfants qui peuvent les ingérer
accidentellement. Des précautions simples comme lire attentivement les avertissements sur l'étiquette du produit et garder
ces produits hors de portée des enfants, peuvent aider à réduire le nombre d'empoisonnements accidentels. Il est conseillé
de consulter en outre un prestateur de soins de santé au sujet de l'utilisation appropriée de ces produits. Des renseignements
supplémentaires sur le sujet se retrouvent dans un article de Votre santé et vous à
http://www.hc-sc.gc.ca/hl-vs/iyh-vsv/life-vie/camphor-camphre-fra.php
Pourquoi?
Tous les produits de santé sur le marché présentent des avantages et des risques. Avant qu'un produit ne soit homologué, son innocuité et son efficacité font l'objet d'analyses rigoureuses, mais certains effets indésirables* peuvent ne pas se manifester tant que le produit n'a pas été utilisé par la population générale dans les circonstances de la "vraie vie". En déclarant un effet indésirable présumé, vous contribuez à la collecte continue de données sur l'innocuité et l'efficacité des produits de santé commercialisés.
L'information tirée des déclarations d'effets indésirables peut contribuer à :
Quoi?
Santé Canada se charge, par l'intermédiaire du Programme canadien de surveillance des effets indésirables des médicaments, de recueillir et d'évaluer les déclarations d'effets indésirables concernant les produits de santé vendus au Canada suivants: produits pharmaceutiques, produits biologiques (y compris les dérivés plasmatiques ainsi que les vaccins thérapeutiques et diagnostiques), produits de santé naturels et produits radiopharmaceutiques.
Il n'est pas nécessaire d'être certain que l'effet est attribuable au produit de santé pour faire une déclaration. Dans la plupart des cas, l'association n'est que soupçonnée.
Nous voulons être informés de tous les effets indésirables présumés, surtout s'ils sont :
Quand?
Il faut déclarer un effet indésirable le plus tôt possible !
Comment?
Remplissez le formulaire de notification des effets indésirables, qu'on peut se procurer à :
Soumettre la déclaration :
Se tenir au courant : Inscrivez-vous à la liste de diffusion Info Prod Santé de Santé Canada. Vous recevrez automatiquement et gratuitement par courriel le dernier numéro du Bulletin canadien des effets indésirables et les avis les plus récents sur les produits de santé. Pour ce faire, allez à l'adresse suivante : http://www.hc-sc.gc.ca/dhp-mps/medeff/subscribe-abonnement/index-fra.php.
Centre national et centres régionaux des effets indésirables (EI)
Colombie-Britannique
Centre régional des EI de la Colombie-Britannique
a/s Centre d'information sur les médicaments et les poisons de la Colombie-Britannique
1081, rue Burrard
Vancouver (BC) V6Z 1Y6
adr@dpic.ca
Saskatchewan
Centre régional des EI de la Saskatchewan
a/s Service d'information sur les médicaments de la Saskatchewan
Collège de pharmacie et nutrition
Université de la Saskatchewan
110 Science Place
Saskatoon (SK) S7N 5C9
Sask.AR@usask.ca
Ontario
Centre régional des EI de l'Ontario
a/s Centre d'information pharmaceutique LonDIS
London Health Sciences Centre
339, rue Windermere
London (ON) N6A 5A5
adr@lhsc.on.ca
Québec
Centre régional des EI du Québec
a/s Centre d'information pharmaceutique
Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal
5400, boul. Gouin ouest
Montréal (QC) H4J 1C5
pharmacovigilance.hsc@ssss.gouv.qc.ca
Atlantique
Centre régional des EI de l'Atlantique
Pour Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse,
Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve et Labrador
a/s Centre d'information sur les médicaments
Queen Elizabeth II Health Sciences Centre
1796 rue Summer, Ste. 2421
Halifax (NS) B3H 3A7
adr@cdha.nshealth.ca
Autres provinces et territoires
Centre nationale des EI
Division de l'information sur l'innocuité
et l'efficacité des produits de santé commercialisés
Direction des produits de santé commercialisés
Pré Tunney, IA : 0701C
Ottawa (ON) K1A 0K9
cadrmp@hc-sc.gc.ca
Déclaration des incidents associés aux instruments médicaux :
L'Inspectorat de la Direction générale des produits de santé et des aliments
Santé Canada
IA : 3002C
Ottawa (ON) K1A 0K9
Tél. : Ligne d'urgence pour les instruments médicaux : 800 267-9675
Visitez le site Web de Santé Canada pour obtenir le formulaire de rapport d'incident
relatif à un instrument médical
(http://www.hc-sc.gc.ca/dhp-mps/compli-conform/prob-report-rapport/rep_md_prob-rap_inc_im_tc-tm-fra.php)
et les lignes directrices sur les rapports d'incidents obligatoires et volontaires relatifs
aux instruments médicaux
(http://www.hc-sc.gc.ca/dhp-mps/compli-conform/prob-report-rapport/mavprfmd-rioevraim_tc-tm-fra.php).
Une femme de 47 ans a eu des contractions musculaires lorsqu'elle a pris de l'Hydroxycut (sans éphédra, de MuscleTech) pour maigrir durant quatre mois. La patiente s'est plainte de douleurs et de faiblesses musculaires. L'examen a révélé des fasciculations des muscles du mollet et une créatine kinase (CK) de 1021 (normale ≤ 190) U/L. Cinq jours après qu'elle a cessé de prendre le produit, les symptômes musculaires se sont résorbés et les valeurs de la CK sont redevenues presque normales. Même si aucun antécédent médical n'a été signalé, la personne prenait en même temps du Lomotil, du Motilium, du Nexium et du Symbicort Turbuhaler.
Même si la vente d'Hydroxycut n'est pas autorisée au Canada, il est utilisé comme produit d'amaigrissement ou de culturisme. Le produit a été reformulé pour en éliminer l'éphédra en janvier 2003. Selon l'étiquette du produit, la nouvelle formulation contient du calcium, du chrome, du potassium, de l'Hydroxagen Plus (qui contient un extrait de Garcinia cambogia, du glucomannan, de l'acide alpha lipoïque, de l'extrait d'écorce de saule et de la L-carnitine), ainsi que de l'Hydroxy Tea (composé d'extrait de feuille de thé vert, de caféine et d'extrait de guarana normalisé pour 200 mg de caféine).
L'association entre l'intoxication à la caféine et la rhabdomyolyse est documentée1,2. Dans la littérature, on signale deux cas de rhabdomyolyse associés à des produits d'amaigrissement ou de culturisme contenant G. cambogia, du guarana, ou les deux, comme dans l'Hydroxycut. Un cas portait sur un produit contenant du guarana, de l'éphédrine, du chitosan, de la Gymnema sylvestre, G. cambogia et du chrome3, tandis qu'un cas antérieur impliquait un produit contenant du guarana, du ginkgo et du kava4. Il se peut aussi que d'autres ingrédients contenus dans l'Hydroxycut (sans éphédra), comme G. cambogia (qui contient de l'acide hydroxycitrique) et le picolinate de chrome, jouent un rôle dans l'apparition de la rhabdomyolyse5.
Les produits de santé naturels utilisés pour l'amaigrissement et le culturisme peuvent contenir de la caféine provenant de sources naturelles diverses, y compris le guarana, le thé vert, la noix de kola et le yerba maté. Les consommateurs peuvent, sans le savoir, prendre beaucoup plus de caféine et augmenter ainsi le risque d'effets indésirables reliés à la caféine, y compris la rhabdomyolyse.
Jenna Griffiths, MSc, PhD; Karen Pilon, inf., Santé Canada
Références
Commercialisée au Canada depuis le 31 décembre 1987, la ceftriaxone (Rocephin) est une céphalosporine de troisième génération indiquée pour le traitement des souches sensibles de bactéries, et en prophylaxie contre des infections chez les patients qui subissent une hystérectomie, un pontage aortocoronarien ou une intervention chirurgicale des voies biliaires1. L'anémie immunohémolytique (AIH) est un effet indésirable (EI) d'hypersensibilité connu chez les adultes et les enfants. La monographie du Rocephin décrit l'anémie hémolytique auto-immune comme un EI rare (< 0,1 % des cas)1, mais ne mentionne pas l'AIH.
Les anticorps de la ceftriaxone semblent être induits par un mécanisme immunitaire complexe au cours d'une phase de sensibilisation qui suit une première exposition à ce médicament2. Une réexposition subséquente peut déclencher l'hémolyse intravasculaire. Les signes et les symptômes de l'AIH d'origine médicamenteuse comprennent l'anémie hémolytique sévère, l'hémoglobinurie, l'hypotension, l'insuffisance rénale aiguë, la fièvre et des douleurs dorsales3.
Du 1er janvier 1988 au 15 septembre 2004, Santé Canada a reçu une notification d'hémolyse aiguë soupçonnée d'être reliée à la ceftriaxone. Un jeune enfant atteint de drépanocytose a reçu une dose unique de ceftriaxone (80 mg/kg de poids) par voie intraveineuse parce qu'il avait de la fièvre et de la toux. Une éruption, de la pâleur et une baisse du niveau de conscience sont survenus en moins de 30 minutes. Les examens de laboratoire ont révélé un résultat positif au test de Coombs direct, une hémoglobine de 7 g/L (elle s'établissait à 110 g/L avant la perfusion) et l'hémolyse de globules rouges. Le patient est mort le lendemain, en dépit des efforts de réanimation. La seule médication concomitante était une dose orale unique d'érythromycine. Le patient avait déjà été exposé à la ceftriaxone dans le passé.
On a trouvé dans la littérature médicale neuf cas pédiatriques d'AIH associée à une exposition à la ceftriaxone, dont six ont été mortels4-12. Un enfant atteint de drépanocytose a reçu de la ceftriaxone à plusieurs reprises et a été victime de six épisodes d'hémoglobinurie transitoire inexpliquée avant l'apparition de l'AIH10.
L'AIH d'origine médicamenteuse est liée à un taux élevé de mortalité3. Ormis les soins de soutien et une transfusion de globules rouges, il y a peu d'options de traitement efficaces. Il est contre-indiqué de réadministrer le médicament à cause du risque élevé de réapparition de l'hémolyse, qui est souvent plus sévère3.
L'AIH associée à la ceftriaxone est rare et a été rapportée lors de l'utilisation répétitive et intermittente du médicament. Les enfants qui ont des problèmes sous-jacents, comme des hémoglobinopathies et des immunodéficiences, sont susceptibles d'avoir besoin de traitements fréquents ou d'une prophylaxie à la ceftriaxone, ce qui peut accroître leur risque d'AIH. L'apparition de signes et symptômes d'AIH, y compris une hémoglobinurie ou une anémie inexpliquée, devrait inciter les professionnels de la santé à envisager ce diagnostic et à cesser d'administrer le médicament soupçonné3.
Lise Watters, MD, FRCPC; Debra Willcox, BSP, Santé Canada
Référence
Les cas canadiens récents sont choisis en fonction de leur gravité, de leur fréquence ou du caractère inattendu des effets. Les présentations de cas sont considérées comme des effets soupçonnés et visent à stimuler la notification d'effets indésirables semblables.
Olanzapine (Zyprexa) : association soupçonnée avec une embolie pulmonaire
Un homme de 22 ans (95 kg, 1,78 m) prenait sous prescription 20 mg de Zyprexa au coucher. Environ six mois après le début du traitement, il a été hospitalisé après avoir subi une embolie pulmonaire bilatérale massive, confirmée par tomodensitogramme des voies respiratoires. Un électrocardiogramme a révélé un rythme sinusal normal. Le patient n'avait pas de thrombose veineuse profonde (TVP) et une échographie Doppler veineuse des jambes pratiquée trois jours après l'admission a donné des résultats normaux. Le Celexa, à 20 mg/j, était la seule médication concomitante signalée. Le patient avait des antécédents de dépression, d'autisme limite et fumait un demi-paquet de cigarettes par jour. Son père avait des antécédents de TVP. Les tests visant à déterminer la présence d'une TVP héréditaire (p. ex., test de mutation du gène de la prothrombine, mutation du facteur V, protéine C, protéine S et résistance à la protéine C activée) ont donné des résultats négatifs. On a traité le patient au Lovenox et ensuite à la warfarine. On a diminué graduellement le Zyprexa et commencé à lui administrer progressivement de la rispéridone. Des cas semblables ont été décrits dans la littérature1,2.
Référence
| Date | Produit | Sujet et type |
|---|---|---|
| 16 nov. | Médicaments | Obligations des pharmaciens en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et du Règlement - Information aux consommateurs |
| 4 nov. et 29 oct. |
Carbolith | Échec des tests de stabilité de plusieurs lots de capsules de Carbolith 150mg - Valeant Canada Limitée - Information aux consommateurs et avis destiné aux professionnels de la santé |
| 27 oct | Brosses à dents et rechanges Oral-B |
Retrait urgent de brosses à dents et rechanges CrossAction Power et PowerMAX Oral-B - Gillette - Information aux consommateurs |
| 20 oct. | Gels médicaux et à ultrasons |
Risque d'infections graves causées par des gels médicaux et à ultrasons - Avis aux hôpitaux |
| 18 et 13 oct. | Eprex | L'association d'Eprex (époétin alfa) avec des accidents thrombotiques vasculaires - Janssen-Ortho Inc. - Information aux consommateurs et avis destiné aux professionnels de la santé |
| 14 oct. | Euro-K | Mise à jour sur le rappel des lots EKT 404 et EKT 405 du produit Euro-K - lettre destinée aux pharmaciens |
| 12 oct | Permax | Nouveaux renseignements concernant l'innocuité de Permax et des cas de valvulopathie cardiaque et de troubles fibrotiques - Shire Biochem Inc. - Information aux consommateurs et avis destiné aux professionnels de la santé |
| 1er oct. | Vioxx | Merck Sharp & Dohme (MSD) annonce le retrait volontaire de Vioxx (rofécoxib) à l'échelle mondiale - Merck Frosst Canada Ltée - Lettre aux pharmacien(ne)s et avis destiné aux professionnels de la santé |
| 30 sept. | Vioxx | Santé Canada informe les canadiens que Merck & Co. retire le Vioxx - Information aux consommateurs |
| 29 sept. | Implants cochléaires |
Avis important aux usagers d'implant cochléaire Clarion 1.2; Avis
important aux usagers d'implant cochléaire Clarion CII; Avis important aux usagers d'implant
cochléaire HiRes 90K - Advanced Bionics - Information aux consommateurs |
| 27 sept. | Implants cochléaires |
Avis de retrait des implants cochléaires non-utilisés Advanced Bionics - Advanced Bionics - Avis destiné aux professionnels de la santé |
| 7 sept. | Respirateurs de série LTV |
Renseignements de sécurité concernant les respirateurs de série LTV - Pulmonetic Systems - Information aux consommateurs |
| 2 et 1er sept. | Euro-K et Riva-K |
Renseignements importants concernant les produits de remplacement du potassium à libération prolongée Euro-K et Riva-K - Information aux consommateurs et avis destiné aux professionnels de la santé |
| Sept. | Lamictal | Renseignements importants pour les patients concernant l'innocuité de Lamictal (lamotrigine) - GlaxoSmithKline Inc. -Information aux consommateurs et avis destiné aux professionnels de la santé |
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Équipe de rédaction
Ann Sztuke-Fournier, BPharm (Rédactrice en chef)
Ilhemme Djelouah, BScPhm, DIS, AFSA, Biologie Médicale (Université de Paris V)
Karen Kouassi, MSc
Gilbert Roy, BPharm
Remerciements
Comité consultatif d'experts sur la pharmacovigilance,
Centres régionaux des EI et personnel de Santé Canada.
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