1997-10-08
№ de cat. : H42-2/56-1992F
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Contact : Bureau des sciences pharmaceutiques (BSP)
Les lignes directrices sont des documents destinés à guider l'industrie et les professionnels de la santé sur la façon de se conformer aux politiques et aux lois et règlements qui régissent leurs activités. Elles servent également de guide au personnel lors de l'évaluation et de la vérification de la conformité et permettent ainsi d'appliquer les mandats d'une façon équitable, uniforme et efficace.
Les lignes directrices sont des outils administratifs n'ayant pas force de loi, ce qui permet une certaine souplesse d'approche. Les principes et les pratiques énoncés dans le présent document pourraient être remplacés par d'autres approches, à condition que celles-ci s'appuient sur une justification scientifique adéquate. Ces autres approches devraient être examinées préalablement en consultation avec le programme concerné pour s'assurer qu'elles respectent les exigences des lois et des règlements applicables.
Corollairement à ce qui précède, il importe également de mentionner que Santé Canada se réserve le droit de demander des renseignements ou du matériel supplémentaire, ou de définir des conditions dont il n'est pas explicitement question dans la ligne directrice, et ce, afin que le ministère puisse être en mesure d'évaluer adéquatement l'innocuité, l'efficacité ou la qualité d'un produit thérapeutique donné. Santé Canada s'engage à justifier de telles demandes et à documenter clairement ses décisions.
Ce document devrait être lu en parallèle avec l'avis d'accompagnement et les sections pertinentes des autres lignes directrices qui s'appliquent.
La présente directive fournit des renseignements au sujet de la façon d'élaborer et de mener des études de biodisponibilité pour les formes pharmaceutiques conventionnelles de médicaments oraux à effets systémiques. Ces renseignements se rapportent exclusivement aux formes pharmaceutiques conventionnelles de médicaments oraux à caractéristiques simples.
Chaque section du présent document porte sur un aspect particulier des études de biodisponibilité :
Des renseignements sur l'élaboration et la conduite d'études sur la biodisponibilité des formes pharmaceutiques à libération modifiée de médicaments oraux figurent dans une publication distincte intitulée Conduite et analyse des études de biodisponibilité et de bioéquivalence-Partie B : Les formes pharmaceutiques à libération modifiée.
La biodisponibilité est un attribut important des formes pharmaceutiques orales de médicaments à effets systémiques. La biodisponibilité est définie comme la fraction de la dose de médicament absorbé qui pénètre dans la circulation générale et la vitesse à laquelle s'effectue ce processus
Cette propriété du médicament est le plus souvent évaluée par des dosages en série du médicament, de ses métabolites, ou des deux dans la circulation générale. Ces données permettent d'établir une courbe de la concentration du médicament dans le plasma, le sang ou le sérum en fonction du temps, à partir de laquelle les chercheurs peuvent calculer plusieurs paramètres pharmacocinétiques importants, notamment la surface sous la courbe de concentration en fonction du temps (SSC), la concentration maximale observée (Cmax) et le temps auquel Cmax est atteint (tmax). La SSC permet d'estimer la quantité de médicament absorbée dans la circulation générale tandis que tmax reflète la vitesse d'absorption. La Cmax est une fonction plus complexe qui, avec tmax, peut refléter la vitesse d'absorption.
Une comparaison de la SSC après une administration par voie orale et de celle obtenue suivant l'administration intraveineuse d'une dose équivalente du même ingrédient actif permet d'estimer la biodisponibilité absolue pour la plupart des médicaments. La comparaison des profils de concentration du médicament dans le plasma, ou des métabolites, ou encore des deux à la fois, entre les produits d'essai et de référence contenant le même ingrédient actif permet d'estimer la biodisponibilité relative.
Les produits d'essai et de référence sont bioéquivalents si leur forme galénique est la même, s'ils contiennent la même dose des mêmes ingrédients actifs et si les profils du médicament, de ses métabolites, ou des deux sont semblables. On établit le niveau de ressemblance nécessaire entre les profils pour la bioéquivalence au moyen d'une évaluation statistique appropriée et en respectant les normes établies pour le médicament et les formes pharmaceutiques à l'étude.
Le terme «bioéquivalence» laisse supposer qu'on peut s'attendre à ce que le produit pharmaceutique ait les mêmes effets systémiques (thérapeutiques et défavorables) que le produit de référence lorsqu'il est administré à des malades dans les conditions précisées sur l'étiquette.
La bioéquivalence est évaluée habituellement à partir des concentrations du médicament, de ses métabolites, ou des deux, mesurées dans le plasma, le sang ou le sérum. Dans certains cas, l'excrétion urinaire du médicament, de ses métabolites, ou des deux peut être utilisée pour calculer la biodisponibilité et établir la bioéquivalence. S'il est impossible d'effectuer une étude de biodisponibilité fondée sur une méthodologie adéquate, on peut recourir à d'autres études, notamment les études de pharmacodynamie. Dans certains cas, l'équivalence thérapeutique devrait être établie au moyen d'études cliniques.
* Un glossaire des principaux termes figure à la fin de la présente ligne directrice.
Les présentes lignes directrices tiennent compte de diverses caractéristiques physicochimiques, pharmacocinétiques et cliniques de différents médicaments et produits pharmaceutiques. Elles tiennent aussi compte des méthodes disponibles pour doser le médicament et ses métabolites.
Un grand nombre de médicaments ont suffisamment de caractéristiques communes pour permettre l'établissement d'un guide sur les études de biodisponibilité et de normes de bioéquivalence. En règle générale, les normes sont établies à partir d'études cliniques portant sur l'administration d'une dose unique. Ces médicaments sont appelés médicaments à caractéristiques simples. Ils ne possèdent aucune des caractéristiques qui justifieraient la modification des normes.
Les études de biodisponibilité et les études de bioéquivalence portant sur des médicaments à caractéristiques simples, ainsi que les rapports qui en découlent, devraient se conformer à la présente ligne directrice.
Il faudra peut-être modifier les lignes directrices, les méthodes et les normes décrites dans le présent document pour l'étude des effets de certains médicaments, par exemple, ceux qui possèdent au moins une des caractéristiques qui suivent.
La présente section décrit la documentation qu'il faut préparer durant l'étape de planification d'une étude de biodisponibilité. Les rapports qui suivent ou accompagnent chaque étude doivent décrire les objectifs de l'étude, les compétences du chercheur principal et des autres chercheurs, les installations, ainsi que les comités d'éthique.
Les objectifs de l'étude devraient être énoncés clairement et comprendre une justification de l'inclusion du médicament dans la catégorie des médicaments à caractéristiques simples.
Il faut indiquer l'identité et les attributions des personnes responsables de l'étude et de la sécurité des sujets. Il faut aussi noter le nom de tout cochercheur, y compris les responsables du volet clinique de l'étude, du dosage des médicaments et des analyses statistiques. Enfin, il faut annexer le curriculum vitae de chacun des chercheurs.
L'emplacement de toutes les installations devrait être indiqué. On devrait aussi démontrer que ces installations sont appropriées en décrivant l'aménagement physique et la capacité d'une installation servant à des expériences avec des sujets humains ou à l'analyse d'échantillons biologiques. Ces installations devraient répondre aux exigences de la Bonne pratique clinique et de la Bonne pratique de laboratoire.*
* Source : Proposed rule Obligations of Clinical Investigators, Federal Register, 43. 35210, (1978) and Code of Federal Regulations, 21, Part 58 (revised April 1988).
On doit fournir un document démontrant que l'étude a été approuvée par un comité d'éthique approprié de l'établissement de recherche. Les lignes directrices du Conseil de recherches médicales du Canada** (CRM) ou d'un organisme comparable devraient être respectées dans le cadre d'un tel examen.
Le document devrait citer la ligne directrice qui a servi au comité dans l'examen de l'étude.
** Lignes directrices concernant la recherche sur des sujets humains, conseil de recherches médicales du Canada. 1987.
La présente section traite du choix des sujets d'une étude de biodisponibilité et de l'effet que peuvent avoir les caractéristiques des sujets sur l'étude. Chaque étude doit comprendre un certain nombre de sujets et, si un sujet abandonne ou doit être retiré de l'étude, il faut en expliquer les raisons dans la documentation.
En général, les études de médicaments à caractéristiques simples peuvent être réalisées chez des volontaires normaux et en santé. Les chercheurs devraient s'assurer que les femmes qui participent à ces études ne sont pas enceintes ni susceptibles de le devenir pendant l'étude. À cette fin, il suffit d'effectuer une analyse d'urine avant la première et la dernière dose de l'étude.
Dans certains cas, il peut être nécessaire d'effectuer des études en vue d'évaluer la biodisponibilité chez des malades ou des sujets présentant des caractéristiques particulières, par exemple, pour des médicaments qui serviront au traitement de maladies accompagnées d'une absorption ou d'une distribution systémique modifiée, et pour des médicaments qui seront administrés à des groupes d'âge particuliers comme les enfants ou les personnes âgées.
La réduction de la variabilité intra-sujet des paramètres pharmacocinétiques attribuable à certaines caractéristiques des sujets est un objectif important dans le choix des participants. Les sujets devraient être choisis de façon à ce que le plan de l'étude soit équilibré, pour tout facteur soupçonné de contribuer à la variabilité.
Âge :
L'âge des sujets devrait se situer entre l'âge de la majorité légale et l'âge d'apparition des modifications des fonctions organiques associées à l'âge. En règle générale, cette fourchette se situe entre 18 et 55 ans inclusivement.
Rapport taille-poids :
Le rapport pour les sujets volontaires en santé devrait se situer à l'intérieur du 15 p. 100 de la plage normale, notamment celle des tableaux actuels de Ciba-Geigy ou de la Métropolitaine.
Santé :
L'état de santé des participants doit être établi par le médecin responsable à l'aide d'un examen médical et de l'étude des résultats des analyses courantes du sang et de la fonction hépatique et rénale.
La documentation devrait comprendre un électrocardiogramme si le médicament a un effet cardiaque. Les valeurs aberrantes obtenues en laboratoire devraient être vérifiées de nouveau et un résumé doit accompagner l'opinion présentée par le médecin. Le médecin devrait aussi évaluer les caractéristiques psychologiques des participants afin d'exclure les sujets qui risquent de ne pas se conformer aux contraintes de l'étude ou de ne pas terminer l'étude. Il faudrait exclure les sujets qui ont déjà été traités pour des troubles gastro-intestinaux comme des ulcères, ainsi que pour des convulsions, des dépressions ou des troubles hépatiques, et qui pourraient rechuter au cours de l'étude.
Le nombre de sujets pour l'étude de type croisé devrait être estimé en tenant compte des normes à respecter (voir 7.1) et des produits pharmaceutiques comparés. La probabilité qu'une étude de taille donnée sera conforme aux normes est fonction
En ce qui concerne les médicaments à caractéristiques simples, le CV intra-sujet est généralement inférieur à 20 p. 100; toutefois, dû à l'échantillonnage, ou si l'étude n'est pas bien menée, le CV intra-sujet peut être plus élevé.
Le nombre minimal de sujets a été fixé à 12, mais un nombre plus élevé est souvent requis. Le nombre de sujets devrait être estimé en fonction des probabilités d'acceptation décrites aux figures 3.1 à 3.3 (lorsque la taille de l'échantillon est de 12, 20, 28 et 36, et les CV intra-sujets, de 10 p. 100,
15 p. 100 et 20 p. 100). Les étapes sont les suivantes :
Ce calcul de la taille de l'échantillon doit être consigné dans le protocole de l'étude. (La formule de calcul des probabilités d'acceptation est fondée sur l'article intitulé «The Calculation of Probabilities in Rejecting Bioequivalence», par K. F. Yee (1986), Biometrics, 42, p. 961-965.)
Par exemple, la probabilité qu'un intervalle de confiance à 90 p. 100 se situera dans l'intervalle de bioéquivalence de 80 p. 100 à 125 p. 100 dépend du CV intra-sujet et de la taille de l'échantillon. Le CV intra-sujet de la Cmax étant plus variable, il faudra faire une estimation si on emploie ces chiffres. L'estimation devrait être arrondie à l'un des CV des figures 3.1 à 3.3. Il faudrait ensuite choisir la taille de l'échantillon afin que la probabilité de respect de la norme soit de 0,90 si le rapport réel se situe entre 90 p. 100 et 110 p. 100.
Figure 3.1: Probabilité d'un intervalle de confiance à 90p. 100 se situant entre 80 p. 100 et 125 p. 100 Plan croisé, CV intra-sujet = 10 p. 100 Taille de l'échantillon N = 12, 20, 28, 36

Figure 3.2:Probabilité d'un intervalle de confiance à 90p. 100 se situant entre 80 p. 100 et 125 p. 100 Plan croisé, CV intra-sujet = 15 p. 100 Taille de l'échantillon N = 12, 20, 28, 36

Figure 3.3: Probabilité d'un intervalle de confiance à 90p. 100 se situant entre 80 p. 100 et 125 p. 100 Plan croisé, CV intra-sujet = 20 p. 100 Taille de l'échantillon N = 12, 20, 28, 36

Il convient de recruter plus de sujets que le calcul de la taille de l'échantillon ne l'exige, afin de tenir compte des abandons et des retraits. Deux méthodes servent à estimer les abandons et les retraits. Premièrement, on ajoute à la taille de l'échantillon un nombre fixe de sujets (un ou deux par séquence). Deuxièmement, on ajoute un nombre fixe de sujets qui sont appelés des remplacements. Les échantillons sanguins d'un remplacement ne seront analysés que s'il y a un abandon. La méthode qui sert à tenir compte des abandons doit être indiquée dans le protocole.
En raison de variations aléatoires ou d'un écart relatif plus grand que prévu, il se pourrait que la taille calculée de l'échantillon ne soit pas conforme aux normes. Si l'étude est effectuée avec le nombre approprié de sujets mais qu'elle n'est pas conforme aux normes, les responsables peuvent recruter d'autres sujets (au moins 12). Le cas échéant, il faudra mentionner cet ajout dans le protocole de l'étude. Deux critères doivent être satisfaits avant qu'une combinaison ne soit acceptable:
Les sujets doivent être disponibles pour tous les volets de l'étude, sans contrainte. Il est recommandé d'inclure un nombre suffisant de sujets afin de palier les abandons ou les retraits éventuels (voir 3.3, «Nombre de sujets»).
Il faut signaler les raisons de retrait de l'étude (p. ex., une réaction indésirable au médicament) et fournir les données sur les concentrations plasmatiques, sanguines ou sériques du sujet. Le rapport doit contenir les résultats des dosages de tous les échantillons concernant les sujets qui ont été retirés de l'étude. Si un sujet abandonne l'étude pour des raisons personnelles, il n'est pas nécessaire d'analyser ses échantillons sanguins.
Il faudrait préciser la politique en matière de remboursement avant le début de l'étude et cette politique devrait être conforme aux lignes directrices du CMR ou autres lignes directrices semblables.
Le plan d'une étude de biodisponibilité devrait réduire la variabilité qui n'est pas attribuable au médicament lui-même, et éliminer le plus possible les biais. Les éléments suivants servent de lignes directrices dans les cas ordinaires. D'autres plans peuvent être autorisés après consultation avec la Santé Canada (SC) avant le début de l'étude.
Il faudrait s'efforcer de normaliser les conditions de l'étude à chacune des phases; par exemple, l'exercice, le régime alimentaire, l'usage du tabac et la consommation d'alcool. Il est préférable de choisir des sujets qui ne fument pas; lorsque des fumeurs sont inclus, ils doivent être identifiés comme tels.
Les volontaires ne devraient prendre aucun autre médicament, y compris les boissons alcooliques et les médicaments en vente libre, pendant une période appropriée avant l'étude aussi bien que pendant l'étude. En cas d'urgence, l'administration de tout médicament doit être indiquée (dose et moment d'administration). La décision d'accepter ou de rejeter les résultats d'un sujet déviant du protocole devrait être prise avant d'effectuer l'analyse statistique.
Il est souhaitable, dans la mesure du possible. que l'étude soit effectuée de façon à cacher l'identité du produit au sujet. De plus, la personne chargée de surveiller l'apparition d'effets indésirables ne doit pas connaître l'identité du produit administré. Les personnes chargées de l'administration des médicaments, de la surveillance des malades ou de l'analyse des données sur le plasma, le sang ou le sérum devraient ignorer la nature du produit administré.
Le plan de base à appliquer est le plan croisé à deux étapes où le produit à l'étude et le produit de référence sont administrés à chacun des sujets. Lorsque l'étude porte sur plus de deux formes pharmaceutiques, ou encore, lorsque les formes pharmaceutiques sont étudiées dans des conditions différentes, chaque volontaire devrait recevoir tous les traitements dans le cadre d'une étude randomisée restreinte. Toutefois, si le nombre de traitements est tel que l'étude dure plus d'un mois, il est possible de considérer une étude en blocs incomplets équilibrés.
La prise d'aliments et de liquides devrait être surveillée attentivement. En général, les sujets devraient être à jeun 10 heures avant l'administration du médicament. L'expression «à jeun» signifie qu'aucun aliment ou solide ne doit être consommé, bien qu'il soit permis de consommer des liquides clairs sans alcool et sans xanthine la veille de l'étude. Le matin de l'étude, les sujets peuvent consommer jusqu'à 250 mL d'eau, deux heures avant l'administration du médicament. La dose du médicament devrait être prise avec un volume standard d'eau (p. ex., 150 mL) à une température déterminée. Deux heures après l'administration du médicament, les sujets peuvent consommer 250 mL de liquides sans xanthine. Quatre heures après l'administration du médicament, ils peuvent prendre un repas normal. Tous les repas devraient être normalisés et les mêmes repas servis les journées d'étude.
Si la préparation orale est comparée à une dose administrée par voie intraveineuse (IV), les restrictions ci-dessus devraient aussi s'appliquer à l'administration de la dose IV.
Certains médicaments sont administrés avec des aliments afin de réduire les effets gastro-intestinaux indésirables. Les études de ces médicaments devraient comprendre des études avec la prise de repas normalisés.
Il convient de déterminer la nature du repas expérimental - en vue de la partie de l'étude durant laquelle la forme pharmaceutique est administrée en présence d'aliments - en fonction des caractéristiques physicochimiques et pharmacocinétiques du médicament et de sa forme pharmaceutique. Il s'agit de choisir un repas expérimental qui a les meilleures chances de mettre en évidence une biodisponibilité modifiée. Le repas devrait être pris durant une période constante préétablie d'administration du médicament. Les chercheurs devraient choisir avec soin le contenu et l'heure du repas.
En ce qui concerne la plupart des médicaments, les sujets ne devraient pas pouvoir s'allonger pendant au moins deux heures après l'administration du médicament. L'activité physique et la posture devraient être normalisées le plus possible afin d'en limiter les effets sur la circulation sanguine et la motilité gastro-intestinale. Le même profil de posture et d'activité devrait être respecté pour chacune des journées d'étude.
L'intervalle entre les journées d'étude devrait être suffisamment long pour permettre à l'organisme d'éliminer la dose administrée antérieurement. L'intervalle devrait être le même pour tous les sujets et, compte tenu de la variabilité inter-individuelle de la vitesse d'élimination, il ne devrait généralement pas être inférieur à dix fois la demi-vie moyenne terminale du médicament. En règle générale, l'intervalle entre les journées d'étude ne devrait pas dépasser trois ou quatre semaines. De plus, les médicaments doivent être administrés à peu près au même moment chaque jour et, dans la mesure du possible, la même journée de la semaine.
La durée des prélèvements de sang ou d'urine dans une étude devrait être suffisante pour correspondre à au moins 80 p. 100 de la SSC connue extrapolée jusqu'à l'infini (SSCI). Cette durée représente en général au moins trois fois la demi-vie terminale du médicament.
Il faudrait prélever de 12 à 18 échantillons de sang par sujet par dose afin de pouvoir calculer les paramètres pharmacocinétiques pertinents. Le choix du temps et du nombre d'échantillons devrait tenir compte de la variabilité inter-individuelle. Les temps exacts de prélèvement devraient être notés et espacés de façon à ce que les renseignements ci-dessous puissent être évalués avec précision:
Les estimations de la constante de vitesse terminale de disposition à partir d'une régression linéaire comportant seulement quelques points peuvent présenter des inexactitudes importantes quatre points au moins sont nécessaires durant la phase terminale logarithmique-linéaire de la courbe. Si on utilise l'urine comme liquide biologique d'échantillonnage (voir ci-dessous), il faut prélever un nombre suffisant d'échantillons afin de pouvoir évaluer la vitesse et l'étendue d'excrétion rénale.
Dans des conditions normales, le sang devrait être le liquide biologique échantillonné afin de mesurer les concentrations du médicament. Dans la plupart des cas, les dosages peuvent être effectués dans le sérum ou le plasma; cependant, dans certains cas, il peut être préférable d'effectuer l'analyse sur du sang entier. Si les concentrations dans le sang sont trop faibles pour être décelées et qu'une quantité importante (>40 p. 100) du médicament est éliminée inchangée dans l'urine, l'urine peut alors être utilisée comme liquide biologique à échantillonner.
Lorsque l'urine est prélevée au centre d'étude, le volume de chaque échantillon doit être mesuré immédiatement après le prélèvement et consigné dans le rapport. L'urine devrait être prélevée durant au moins trois fois la demi-vie de la phase terminale d'élimination. Dans le cas d'une étude de 24 heures, les périodes d'échantillonnage de 0-2, 2-4, 4-8, 8-12 et 12-24 heures conviennent en général. On doit aussi effectuer des dosages de la créatinine pour chacun des échantillons d'urine.
Il arrive parfois que la concentration du médicament dans un liquide autre que le sang ou l'urine puisse mieux correspondre à l'effet. Néanmoins, le médicament doit d'abord être absorbé avant d'être distribué aux autres liquides comme le liquide céphalo-rachidien, les sécrétions bronchiques, etc. Donc, pour l'évaluation de la biodisponibilité, des échantillons de sang doivent quand même être prélevés et analysés.
Les échantillons doivent être traités et conservés dans des conditions qui ne causent pas de dégradation importante des substances à analyser. Des conditions de stockage appropriées devraient être confirmées à l'aide d'échantillons provenant de sujets à qui l'on a administré le médicament à l'étude, au cas où des échantillons enrichis produiraient des résultats trompeurs.
Dans certains cas, les réactions indésirables à un médicament sont attribuables à des facteurs autres que l'ingrédient actif contenu dans la forme pharmaceutique. La vitesse d'absorption et les excipients contenus dans la forme pharmaceutique peuvent modifier la fréquence des réactions indésirables, leur survenue et leur gravité. L'incidence, la gravité et la durée des réactions indésirables et des effets secondaires observés pendant l'étude doivent être indiquées et la probabilité qu'un effet indésirable soit induit ou non par le médicament sera déterminée par le chercheur.
L'obtention et l'enregistrement des données sur les réactions défavorables aux médicaments devraient être effectués pour tous les sujets par le même observateur et selon la même méthode. L'observateur qui procède selon la méthode «à l'insu» devrait interroger les sujets sur les réactions indésirables et les effets secondaires chaque jour de l'étude. Dans le cas des médicaments dont les réactions indésirables et les effets secondaires sont connus, par exemple, goût métallique, hypotension orthostatique et dysrhythmie cardiaque, il faudrait poser les questions spécifiques et faire les observations portant, par exemple, sur la mesure de la tension artérielle et l'électrocardiogramme au moment de la survenue des réactions par rapport au moment d'administration, et les noter. En posant les questions, l'intervieweur ne doit pas laisser croire au sujet que les effets sont prévus ou imprévus. De plus, l'entrevue doit être effectuée en privé.
Cette section décrit les caractéristiques requises des produits pharmaceutiques d'essai et de référence, qui doivent être accompagnées de documentation, notamment en ce qui concerne la qualité, la posologie et la teneur.
Les médicaments d'essai et les médicaments de référence doivent être de grande qualité et la documentation (rapport) de l'étude doit faire état de la posologie et de la teneur du médicament, et mentionner le produit de référence qui a servi à l'étude.
Les produits doivent répondre aux exigences de l'annexe B ou d'une autre norme applicable qui est jugée acceptable par la Santé Canada (SC). Il convient de consulter les lignes directrices en matière de propriétés chimiques et de fabrication des présentations pré-cliniques et des présentations de drogues nouvelles en vue d'une interprétation des exieences techniques générales énumérées aux articles C.08.005(1) et C.08.002(2), respectivement.
Dans les études de bioéquivalence, il faudrait utiliser la dose molaire équivalente de chacun des produits. Les lots pour les essais comparatifs de la biodisponibilité devraient être tirés d'un lot de fabrication dont la taille est comparable et qui est produit à l'aide du même type d'équipement et des mêmes procédures prévus pour la mise en marché. En d'autres mots, les lots prévus pour les essais comparatifs de biodisponibilité devraient être représentatifs des lots de fabrication proposés.
Dans le cas d'un médicament simple qui possède les mêmes proportions d'excipient par rapport au médicament et les mêmes caractéristiques de dissolution, il suffit d'établir la biodisponibilité d'une teneur. Le degré de différence entre les teneurs des formes pharmaceutiques déterminera si toutes les teneurs des autres produits doivent être mises à l'essai. Dans le cas de certains médicaments complexes, comme ceux qui possèdent une marge thérapeutique étroite, une relation dose-effet prononcée ou des propriétés cinétiques non linéaires qui influeraient sur une étude à dose unique, la biodisponibilité de chaque teneur du médicament devrait être établie.
Dans le cas d'une nouvelle substance médicamenteuse (mise en marché initiale), le produit de référence devrait être une solution orale. Cette dernière peut être préparée à partir de la solution intraveineuse, si elle existe.
Pour les études de bioéquivalence, le produit de référence doit être:
L'établissement de la biodisponibilité dépend de la justesse des méthodes d'analyse des médicaments mères et, au besoin, de leurs métabolites. Cette section décrit les modalités de ces méthodes et les procédures de validation qui doivent être comprises dans les rapports afin d'établir et de maintenir la sélectivité, l'étendue, la précision et l'exactitude.
L'établissement de la biodisponibilité est fonction de la mesure fiable, précise et juste de l'ingrédient actif ou de ses métabolites, ou des deux en fonction du temps. En règle générale, le dosage de la substance mère ou de l'ingrédient actif sera valable; toutefois, dans certains cas, il faudra effectuer le dosage des métabolites. Dans le cas d'un pro-médicament, c'est le composant actif qu'il faut doser.
Les méthodes analytiques utilisées pour doser le médicament, les métabolites, ou les deux dans le plasma, le sang, le sérum ou l'urine doivent être reproductibles, sélectives, et suffisamment sensibles, précises et justes. Lorsque le laboratoire d'analyses a déterminé que ces paramètres sont adéquats, les chercheurs peuvent entreprendre l'étude de biodisponibilité.
Les chercheurs devraient se conformer aux principes et aux méthodes de validation des analyses décrits dans «Analytical Methods Validation: Bioavailability, Bioequivalence, and Pharmacokinetic Studies» par V. P. Shah et coll., (1992), dans Journal of Pharmaceutical Sciences 81(3). Le rapport devrait décrire, outre la validation qui précède l'étude, les caractéristiques de performance appropriées (exactitude, précision, contrôle de la qualité) de chaque série analytique de l'étude, conformément aux principes de bonnes pratiques de laboratoire (BPL).
Afin de préserver la stabilité des échantillons (dégradation des substances à analyser), il faut suivre les instructions de la (section 4.9, «Manipulation des échantillons»).
La méthode d'analyse choisie devrait permettre de mesurer la substance à analyser dans la fourchette de concentrations attendues. La plus petite limite fiable de quantification devrait être établie en fonction d'un coefficient de variation (CV) à l'intérieur de la journée et d'un coefficient de variation (CV) d'un jour à l'autre ne dépassant pas en général 20 p. 100. La limite de détection, c'est-à-dire la plus faible concentration qu'il soit possible de distinguer des niveaux de fond, est normalement inférieure à la limite de quantification. Les valeurs qui se situent entre la limite de quantification et la limite de détection devraient être consignées comme «sous la limite de quantification».
Il faut démontrer que les composés endogènes dans la matrice biologique, les produits nutritifs, les métabolites et les produits de dégradation n'interfèrent pas avec la méthode d'analyse. Dans les cas où l'on a recours à une méthode stéréospécifique, la preuve de spécificité doit être documentée. La spécificité devrait se fonder sur au moins six sources indépendantes de la même matrice relativement à l'espèce à l'étude.
Il faut démontrer la reproductibilité de la récupération absolue du médicament pendant la préparation de l'échantillon. La récupération devrait être établie pour des concentrations basses, moyennes et élevées, basées sur la marge de valeurs escomptée.
Une courbe d'étalonnage indique la marge de concentrations selon laquelle une substance à analyser peut être dûment déterminée dans la matrice à l'aide de cinq valeurs de concentration au moins. Des courbes d'étalonnage devraient être établies chaque jour d'analyse. La variabilité des courbes d'étalonnage à l'intérieur d'une journée et d'une journée à l'autre doit être indiquée, ainsi que les coefficients de variation (CV) mesurés lors du dosage des échantillons. Ces attributs serviront à évaluer la validité de la courbe d'étalonnage. Le nombre d'étalons à utiliser dépend de la marge dynamique et de la nature de la relation concentration-réponse du détecteur. La courbe d'étalonnage devrait être évaluée à l'aide d'un algorithme approprié.
La précision et l'exactitude de la méthode d'analyse doivent être déterminées pour les concentrations basses, moyennes et élevées du médicament dans la matrice biologique. en fonction de la marge de valeurs escomptée. L'exactitude d'une journée à l'autre et à l'intérieur d'une journée devrait se trouver à 15 p. 100 près de la valeur nominale. Par souci de précision, le CV ne devrait pas dépasser 15 p. 100, sauf à la limite de quantification, une valeur ne dépassant pas 20 p. 100 étant alors acceptable.
En règle générale, l'analyse d'un seul échantillon est suffisante. Si l'on effectue des analyses uniques, il faut choisir au hasard et analyser de nouveau 15 p. 100 des échantillons. (Les études dans lesquelles l'échantillon sanguin ne suffit pas pour les analyses en double devraient comprendre une vérification préalable avec des échantillons de sujets à l'étude.)
On ne groupe pas la deuxième mesure avec la première pour en faire la moyenne; seule la variation entre les échantillons est résumée et consignée séparément. L'analyse en double sert à démontrer que le degré de précision obtenu pour les échantillons est semblable à celui que l'on obtient pour l'étalon enrichi ou les échantillons de contrôle de la qualité.
Si la méthode proposée n'est pas capable d'assurer la précision requise, il est possible de répéter tous les échantillons. Dans ce cas, on établira la moyenne des répétitions. La variation entre les échantillons devrait être consignée séparément.
Dans le cas de substances stables, il faut préparer des échantillons de contrôle de la qualité dans le liquide en question (p. ex.,le plasma), comprenant au moins des concentrations tirées des segments bas, moyens et élevés de la plage d'étalonnage. Les échantillons de contrôle de la qualité doivent être stockés avec les échantillons à l'étude. La stabilité de ceux-ci est acceptable s'ils manifestent des caractéristiques semblables à celles des échantillons tirés des volontaires.
Dans le cas de substances moins stables, il est parfois nécessaire de préparer des échantillons de contrôle de la qualité chaque jour ou chaque semaine.
Au moins six échantillons de contrôle de la qualité, constitués de trois concentrations en double, doivent être étudiés en insu et analysés avec chaque mélange d'échantillons à l'étude pour chaque journée ou série analytique.
Dans la plupart des études, quelques échantillons de sang. de plasma, de sérum ou d'urine devront être analysés de nouveau. Les critères pour identifier ces échantillons devraient être établis à l'avance.
Certaines valeurs aberrantes peuvent être identifiées avant de révéler le code d'analyse; elles seront attribuées à des facteurs comme:
D'autres valeurs aberrantes en apparence peuvent devenir évidentes une fois le code d'analyse connu. Dans certains de ces cas, la valeur originale mesurée présentera un écart majeur par rapport aux autres valeurs utilisées dans l'évaluation pharmacocinétique (mais il convient de l'appliquer avec prudence). Dans d'autres cas, il faudra peut-être confirmer la présence d'un double pic. Le cas échéant, on doit indiquer dans la présentation la raison pour laquelle l'analyse a été répétée.
Lorsque les résultats des analyses répétées s'écartent du résultat original par plus de 15 p. 100, il faudrait effectuer une troisième analyse. Lorsque trois analyses répétées montrent qu'il y en a une qui est douteuse, on devrait utiliser alors la moyenne des deux autres résultats d'analyse. Les critères utilisés pour choisir parmi les essais répétés afin d'effectuer les calculs devraient être indiqués.
Une fois complété le dosage des échantillons, il faut s'adonner à l'analyse des données recueillies. La présente section porte sur le genre de données à consigner, les paramètres de ces données, les analyses statistiques à effectuer et la présentation des résultats dans les rapports.
En ce qui concerne les médicaments à caractéristiques simples, les normes suivantes - établies à partir d'études de biodisponibilité comparée à dose unique de type croisé - permettent d'établir la bioéquivalence.
Ces normes doivent être respectées pour les paramètres soumis à une transformation logarithmique, calculés à partir
Cette norme relative à la SSC est une version améliorée de la norme en vigueur à la DGPS depuis 20 ans. Elle comprend maintenant un critère de Cmax, indicateur de la vitesse d'absorption. La combinaison des critères SSC et Cmax sert de limite pour les différences au niveau de la vitesse d'absorption des médicaments à caractéristiques simples. (Même si tmax semble être un paramètre approprié, il est souvent difficile de l'établir avec exactitude. L'importance des différences varie d'un médicament à l'autre.), indicative of the rate of absorption.
Nota : Ces normes ne s'appliquent pas à la détermination de la bioinéquivalence.
Les concentrations du médicament dans le plasma, le sang ou le sérum pour chaque sujet, le moment d'échantillonnage et la forme pharmaceutique devraient être présentés sous forme de tableaux. Il faut fournir les concentrations non ajustées et dosées.
Tout écart au protocole (p. ex., échantillons manquants ou prélèvement tardif des échantillons) devrait être identifié clairement dans ces tableaux.
Il faudrait établir deux graphiques pour chacun des sujets et deux graphiques pour les valeurs moyennes pour tous les sujets : un graphique sur échelle linéaire et un sur échelle semi-logarithmique. Ces graphiques devraient présenter les concentrations de médicament des formes de référence et d'essai en fonction du temps d'échantillonnage; les logarithmes naturels (ln) doivent être employés. En règle générale, les graphiques semi-logarithmiques devraient également présenter les lignes de régression qui ont été utilisées pour évaluer la constante de vitesse terminale de disposition (λ) des deux formes pharmaceutiques.
Les estimations des paramètres pharmacocinétiques suivants doivent être compilées pour chacune des combinaisons sujet-forme pharmaceutique.
SSCT :
Surface sous la courbe de concentration en fonction du temps évaluée jusqu'à la dernière concentration mesurable, selon la règle du trapèze.
SSCI :
Surface sous la courbe (SSCT) plus la surface extrapolée à l'infini, calculée à l'aide de la valeur de λ
SSCT/SSCI :
Le rapport entre SSCT et SSCI.
Cmax :
Concentration maximale observée.
tmax :
Temps de la Cmax observée.
λ :
Constante de vitesse terminale de disposition.
D'autres paramètres pharmacocinétiques peuvent aussi être présentés, et les méthodes utilisées pour les évaluer devraient être décrites en détail.
Toutes les concentrations et les temps d'échantillonnage, ainsi que les paramètres pharmacocinétiques estimés pour chacune des combinaisons sujet-forme pharmaceutique, devraient être présentés sous une forme assimilable par l'ordinateur. Pour plus d'information, les chercheurs peuvent consulter le document intitulé Computer Format for the Submission of Data for Comparative Bioavailability Studies publié par le Bureau de la surveillance des produits pharmaceutiques.
Les tableaux d'analyse de variance (ANOVA) compris dans la documentation (rapport) devraient inclure les tests statistiques appropriés de tous les effets inclus dans le modèle. Les données des ANOVA, propres au plan de l'étude et à son exécution, doivent être exprimées avec suffisamment de chiffres significatifs pour permettre d'autres calculs.
Les analyses devraient comprendre toutes les données sur tous les sujets (voir 3.4, «Abandon ou retrait d'un sujet»), relativement aux données mesurées. D'autres analyses peuvent aussi être effectuées avec des valeurs ou des sujets choisis mais exclus initialement des analyses. Ces exclusions doivent être justifiées. Il est rarement acceptable d'exclure plus de 5 p. 100 des sujets ou plus de 10 p. 100 des données pour toute combinaison sujet-forme pharmaceutique.
Il faudrait effectuer une ANOVA portant sur les données de tmax et de λ, ainsi que sur les données de SSCT, SSCI et de Cmax soumises à une transformation logarithmique. L'analyse et les résultats pour chaque paramètre devraient être consignés sur une page distincte conformément aux indications de la (section 8, «Analyse type pour une étude comparative de biodisponibilité»). Les résultats signalés doivent comprendre les éléments suivants:
Si plusieurs études ont été terminées, elles peuvent être groupées à la condition que certaines exigences soient satisfaites.
Le même protocole doit être utilisé pour toutes les études.
Plus particulièrement, il faut avoir recours à la même méthode analytique, il faut prendre des échantillons sanguins en même temps et utiliser les mêmes lots des mêmes formes pharmaceutiques.
Il faut soumettre les études à deux essais de conformité afin d'assurer un groupage significatif.
Le premier essai est un essai d'égalité des carrés moyens résiduels. On utilise le rapport de la valeur résiduelle de la première étude à la valeur résiduelle de chacune des autres études. (Pour chaque rapport, le dénominateur doit être la plus petite des deux valeurs résiduelles.) On compare ce rapport à une donnée statistique F, à l'aide des degrés de liberté associés aux valeurs résiduelles. Si le rapport est supérieur à la valeur F de 5 p. 100, on ne peut pas combiner les études. Le deuxième essai se rapporte à l'interaction forme-étude, et il se déroule conformément aux indications du tableau 7-A.
| Source | dl | Dénominateur Ratio | Valeur p |
|---|---|---|---|
| Étude | S - 1 | Sujet (étude) | - |
| Sujet (étude) | Σ (NI - 1) | Résiduel | - |
| Periode (étude) | S | Résiduel | - |
| Forme | 1 | Résiduel | - |
| Forme-étude | S - 1 | Résiduel | >,05 |
| Résiduel | Σ (NI - 1) | - | - |
Pour grouper les études, l'effet d'interaction forme-étude ne devrait pas être significatif à 5 p. 100.
La construction des intervalles de confiance devrait être fondée sur la moyenne des moindres carrés et sur le résiduel de cette ANOVA.
Les figures et les tableaux qui suivent illustrent les données recueillies et utilisées dans le cadre d'une étude type de biodisponibilité. Ils comprennent aussi une analyse de ces données.
Bien qu'une étude de biodisponibilité comparée puisse inclure de nombreuses formes pharmaceutiques, l'analyse est fondamentalement la même: chaque forme pharmaceutique d'essai est comparée à une forme standard.
L'analyse de toute étude comparative de biodisponibilité doit comporter les volets qui suivent.
Toutes les analyses statistiques types qui suivent comportent les deux formes minimales (d'essai et de référence) et deux périodes ou jours d'administration.
Le tableau 8-A est le schéma de randomisation pour le plan croisé utilisé dans l'étude. Tous les sujets ayant fait l'objet d'une randomisation dans l'étude doivent être inclus, y compris ceux qui n'ont pas terminé l'étude (ces derniers doivent alors être identifiés comme tels). Les numéros attribués aux sujets et qui apparaissent sur les formules de consentement éclairé et sur les formules de présentation des données doivent figurer dans le tableau. De plus, il faut indiquer dans ce tableau tout autre code d'identification des sujets qui a été utilisé. Il faut aussi donner la séquence dans laquelle le sujet a été randomisé. Enfin, toutes les périodes et dates d'administration du médicament doivent être consignées.
Les tableaux 8-B et 8-C donnent les concentrations à chaque moment d'échantillonnage pour chacun des sujets, pour la forme pharmaceutique d'essai et la forme de référence, respectivement. Toute absence de concentration doit être identifiée comme telle et motivée (p. ex., échantillon perdu, échantillon non prélevé).
Bien qu'une analyse statistique formelle ne soit pas nécessaire pour chacun des moments d'échantillonnage, il est recommandé que des données sommaires soient présentées pour chaque moment d'échantillonnage et pour chaque forme pharmaceutique. Il serait également utile de donner dans ce tableau la limite inférieure de quantification obtenue avec la méthode d'analyse utilisée.
| Sujet | Période | |||
|---|---|---|---|---|
| Numéro | ID | Séquence | 14 mai 1988 | 21 mai 1988 |
| 001 | A | ER | E | R |
| 002 | B | RE | R | E |
| 003 | C | RE | R | E |
| 004* | D | ER | E | - |
| 005 | E | ER | E | R |
| 006 | F | RE | R | E |
| 007 | G | ER | E | R |
| 008 | H | RE | R | E |
| 009 | T | ER | E | R |
| 010** | I | RE | - | - |
| 011 | K | RE | R | E |
| 012 | L | ER | E | R |
| 013 | M | ER | E | R |
| 014 | N | RE | R | E |
| 015 | O | RE | R | E |
| 016 | P | ER | E | R |
| 017 | Q | RE | R | E |
| 018 | R | ER | E | R |
* Le sujet ne s'est pas présenté pour la seconde période.
** Le sujet ne s'est présenté à aucune des périodes.
| ID | Séq | Période | Moments d'échantillonnage (h) | |||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 0,0 | 0,33 | 0,66 | 1,0 | 1,5 | 2,0 | 3,0 | 4,0 | 6,0 | 8,0 | 12,0 | 16,0 | |||
| A | ER | 14 mai | 0,00 | SLQ* | 52,01 | 95,03 | 122,20 | 77,88 | 65,15 | 46,24 | 19,20 | 14,99 | SLQ* | SLQ* |
| B | RE | 21 mai | 0,00 | SLQ* | 56,66 | 80,65 | 102,00 | 86,41 | 63,61 | 49,20 | 24,00 | 11,37 | 8,24 | SLQ* |
| C | RE | 21 mai | 0,00 | 28,63 | 201,50 | 189,80 | 188,70 | 136,20 | 97,64 | 54,53 | 32,08 | 20,53 | 14,59 | SLQ* |
| E | ER | 14 mai | 0,00 | SLQ* | 9,04 | 34,32 | 47,70 | 52,79 | 59,47 | 32,61 | 17,61 | 8,76 | SLQ* | SLQ* |
| F | RE | 21 mai | 0,00 | SLQ* | 55,33 | 66,40 | 58,97 | 48,29 | 43,19 | 34,23 | 17,30 | 6,15 | SLQ* | SLQ* |
| G | ER | 14 mai | 0,00 | SLQ* | 33,15 | 45,64 | 54,19 | 34,13 | 32,78 | 21,73 | 10,75 | 8,35 | SLQ* | SLQ* |
| H | RE | 21 mai | 0,00 | 35,38 | 79,14 | 100,90 | 70,71 | 48,43 | 30,73 | 26,19 | 8,65 | 6,83 | SLQ* | SLQ* |
| I | ER | 14 mai | 0,00 | SLQ* | 84,57 | 76,52 | 89,51 | 86,21 | 69,04 | 50,96 | 21,55 | 13,71 | 7,55 | SLQ* |
| K | RE | 21 mai | 0,00 | SLQ* | 79,34 | 99,41 | 154,80 | 58,60 | 57,12 | 32,57 | 19,82 | SLQ* | SLQ* | SLQ* |
| L | ER | 14 mai | 0,00 | 14,78 | 55,54 | 56,88 | 46,87 | 37,29 | 28,75 | 25,20 | SLQ* | SLQ* | SLQ* | SLQ* |
| M | ER | 14 mai | 0,00 | SLQ* | SLQ* | SLQ* | SLQ* | SLQ* | 8,37 | 23,15 | 19,74 | 16,49 | 5,74 | 5,18 |
| N | RE | 21 mal | 0,00 | SLQ* | 37,76 | 28,58 | 21,56 | 19,02 | 13,25 | 12,44 | 6,38 | SLQ* | SLQ* | SLQ* |
| O | RE | 21 mai | 0,00 | SLQ* | 27,85 | 43,30 | 43,30 | 32,57 | 29,59 | 25,42 | 16,89 | 7,68 | SLQ* | SLQ* |
| P | ER | 14 mai | 0,00 | SLQ* | 68,25 | 52,57 | 51,97 | 28,64 | 23,70 | 12,74 | SLQ* | SLQ* | SLQ* | SLQ* |
| Q | RE | 21 mai | 0,00 | SLQ* | 5,90 | 13,00 | 27,54 | 13,32 | 12,34 | 9,81 | 9,73 | SLQ* | SLQ* | SLQ* |
| R | ER | 14 mai | 0,00 | SLQ* | 18,92 | 35,77 | 53,93 | 60,43 | 47,44 | 41,72 | 16,86 | 8,87 | 5,49 | SLQ* |
| MOY. | - | - | 0,00 | 4,92 | 52,81 | 63,69 | 70,87 | 51,26 | 42,65 | 31,80 | 15,04 | 7,73 | 2,60 | 0,32 |
| É.T. | - | - | 0,00 | 11,26 | 47,05 | 45,04 | 49,76 | 33,66 | 24,64 | 15,42 | 8,60 | 6,57 | 4,42 | 1,29 |
| CV | - | - | - | 228,66 | 89,09 | 70,72 | 70,22 | 65,66 | 57,79 | 48,51 | 57,18 | 84,94 | 169,84 | 400,00 |
La limite Inférieure de quantification est de 5 ng/mL. Toute concentration inférieure à cette limite est signalée comme étant sous la limite de quantification (SLQ) à l'exception du temps 0. Zéro est utilisé dans le calcul de la surface sous la courbe (SSC) pour les moments précédant la première concentration observée et dans le calcul des statistiques provisoires.
Concentrations du médicament (ng/mL) pour la forme
pharmaceutique de référence
| ID | Séq | Période | Moments d'échantillonnage (h) | |||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 0,0 | 0,33 | 0,66 | 1,0 | 1,5 | 2,0 | 3,0 | 4,0 | 6,0 | 8,0 | 12,0 | 16,0 | |||
| A | ER | 14 mai | 0,00 | SLQ* | 116,40 | 124,60 | 126,20 | 107,60 | 45,65 | 33,22 | 16,11 | 12,60 | SLQ* | SLQ* |
| B | RE | 21 mai | 0,00 | SLQ* | 88,45 | 121,40 | 206,90 | 179,00 | 84,53 | 40,02 | 38,01 | 15,12 | 5,39 | SLQ* |
| C | RE | 14 mai | 0,00 | SLQ* | SLQ* | 95,57 | 122,80 | 103,20 | 101,70 | 57,65 | 23,85 | 14,59 | 6,29 | SLQ* |
| E | ER | 21 mai | 0,00 | SLQ* | 37,23 | 37,26 | 35,90 | 28,87 | 28,48 | 25,10 | 24,91 | 6,72 | SLQ* | SLQ* |
| F | RE | 14 mai | 0,00 | SLQ* | 29,25 | 62,88 | 64,26 | 84,67 | 45,21 | 25,05 | 17,18 | 8,47 | SLQ* | SLQ* |
| G | ER | 21 mai | 0,00 | SLQ* | 6,89 | 50,04 | 55,27 | 51,88 | 38,58 | 26,19 | 7,79 | SLQ* | SLQ* | SLQ* |
| H | RE | 14 mai | 0,00 | SLQ* | 113,50 | 218,70 | 125,80 | 69,77 | 45,03 | 32,78 | 18,55 | 5,42 | SLQ* | SLQ* |
| I | ER | 21 mai | 0,00 | SLQ* | 181,90 | 135,80 | 98,51 | 90,50 | 62,58 | 30,43 | 18,50 | SLQ* | SLQ* | SLQ* |
| K | RE | 14 mai | 0,00 | SLQ* | 42,71 | 58,75 | 59,68 | 54,37 | 44,35 | 22,94 | 11,58 | 6,95 | SLQ* | SLQ* |
| L | ER | 21 mai | 0,00 | SLQ* | 14,29 | 21,32 | 24,32 | 25,56 | 25,51 | 10,49 | 5,49 | SLQ* | SLQ* | SLQ* |
| M | ER | 21 mai | 0,00 | SLQ* | 8,21 | 48,87 | 57,05 | 56,32 | 42,08 | 24,79 | 16,54 | 15,81 | 7,60 | SLQ* |
| N | RE | 14 mai | 0,00 | SLQ* | 47,20 | 34,90 | 34,90 | 24,19 | 20,11 | 8,08 | 7,27 | SLQ* | SLQ* | SLQ* |
| O | RE | 14 mai | 0,00 | SLQ* | SLQ* | 20,35 | 70,88 | 70,60 | 70,38 | 40,51 | 26,93 | 8,20 | SLQ* | SLQ* |
| P | ER | 21 mai | 0,00 | SLQ* | 39,23 | 86,29 | 97,46 | 52,26 | 40,53 | 26,74 | 12,54 | SLQ* | SLQ* | SLQ* |
| Q | RE | 14 mai | 0,00 | SLQ* | SLQ* | 30,86 | 88,38 | 37,67 | 29,28 | 14,99 | 6,38 | SLQ* | SLQ* | SLQ* |
| R | ER | 21 mai | 0,00 | SLQ* | SLQ* | 24,84 | 59,27 | 98,82 | 69,98 | 46,50 | 23,46 | 9,91 | 6,96 | SLQ* |
| MOY. | - | - | 0,00 | - | 45,33 | 73,28 | 82,85 | 70,94 | 49,62 | 29,09 | 17,19 | 6,49 | 1,84 | - |
| É.T. | - | - | 0,00 | - | 53,30 | 54,49 | 46,24 | 39,78 | 22,51 | 12,88 | 8,83 | 5,98 | 2,96 | - |
| CV | - | - | - | - | 117,59 | 74,37 | 55,82 | 56,08 | 45,37 | 44,28 | 51,38 | 92,23 | 180,73 | - |
La limite inférieure de quantification est de 5 ng/mL. Toute concentration inférieure à cette limite est signalée comme étant sous la limite de quantification (SLQ) à l'exception du temps 0. Zéro est utilisé dans le calcul de la surface sous la courbe (SSC) pour les moments précédant la première concentration observée et dans le calcul des statistiques provisoires.
Le tableau 8-D décrit les paramètres qui ont été utilisés au cours de l'analyse. Tout autre paramètre utilisé doit également être défini clairement.
| Paramètres | Définition |
|---|---|
| Cmax | Concentration maximale observée (ng/mL) |
| tmax | Moment d'échantillonnage où l'on observe la Cmax (h). |
| SSCT | Surface sous la courbe de concentration brute en fonction du temps, calculée à l'aide de la règle des trapèzes du temps 0 à TDCQ (ng·h/mL). |
| SSCI | Surface à l'infini = SSCT + CT/λ ou CT est la concentration estimée à TDCQ (ng·h/mL). |
| SSCT X 100 SSCI | Pourcentage de la surface mesurée par la SSCT par rapport à la ssc totale extrapolée. |
| λ | constante de vitesse terminale de disposition calculée à partir des points dans le segment log-linéaire de la courbe de concentration en fonction du temps (h-1). |
| TLIN | Point dans le temps où l'élimination log-linéaire commence (h). |
| TDCQ | Temps de la dernière concentration quantifiable. Moment où l'on observe la dernière concentration supérieure à la limite inférieure de quantification (h). |
| T1/2 | Demi-vie du médicament = ln2/λ = 0,693/λ (h). |
Les tableaux 8-E et 8-F énumèrent, pour chaque sujet, les estimations des paramètres tels que définis dans le tableau 8-D pour les formes pharmaceutiques d'essai et de référence, respectivement. Il faut présenter, pour chaque forme pharmaceutique, un résumé de statistiques (moyennes arithmétiques, ou médianes écarts types et CV).
| ID | Séq | Période | Forme pharmaceutique d'essai | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Cmax (ng/mL) | tmax (h) | SSC T (ng . h/mL) | SSC I (ng . h/mL) | SSC T (%) | λ (h -1) | TLIN (h) | TDCQ (h) | t ½ (h) | |||
| A | ER | 14 mai | 122 | 1,50 | 365 | 409 | 89 | 0,3002 | 2,0 | 8,0 | 2,3 |
| B | RE | 21 mai | 102 | 1,50 | 405 | 432 | 94 | 0,2384 | 3,0 | 12,0 | 2,9 |
| C | RE | 21 mai | 202 | 0,66 | 703 | 774 | 91 | 0,1776 | 4,0 | 12,0 | 3,9 |
| E | ER | 14 mai | 59 | 3,00 | 233 | 256 | 91 | 0,3680 | 3,0 | 8,0 | 1,9 |
| F | RE | 21 mai | 66 | 1,00 | 247 | 265 | 93 | 0,3902 | 3,0 | 8,0 | 1,8 |
| G | ER | 14 mai | 54 | 1,50 | 178 | 205 | 87 | 0,2768 | 3,0 | 8,0 | 2,5 |
| H | RE | 21 mai | 101 | 1,00 | 246 | 263 | 94 | 0,3437 | 2,0 | 8,0 | 2,0 |
| I | ER | 14 mai | 90 | 1,50 | 408 | 433 | 94 | 0,2486 | 3,0 | 12,0 | 2,8 |
| K | RE | 21 mai | 155 | 1,50 | 315 | 372 | 85 | 0,3379 | 3,0 | 6,0 | 2,1 |
| L | ER | 14 mai | 57 | 1,00 | 140 | 331 | 42 | 0,1318 | 3,0 | 4,0 | 5,3 |
| M | ER | 14 mai | 23 | 4,00 | 165 | 195 | 86 | 0,1485 | 6,0 | 16,0 | 4,7 |
| N | RE | 21 mai | 38 | 0,66 | 88 | 113 | 78 | 0,2620 | 2,0 | 6,0 | 2,6 |
| O | RE | 21 mai | 43 | 1,00 | 183 | 215 | 85 | 0,2671 | 3,0 | 8,0 | 2,6 |
| P | ER | 14 mai | 68 | 0,66 | 122 | 148 | 83 | 0,5031 | 1,5 | 4,0 | 1,4 |
| Q | RE | 21 mai | 28 | 1,50 | 68 | 113 | 60 | 0,1833 | 1,5 | 6,0 | 3,8 |
| R | ER | 14 mai | 60 | 2,00 | 275 | 292 | 94 | 0,2546 | 3,0 | 12,0 | 2,7 |
| MOY.* | - | - | 79 | 1,50 | 259 | 301 | 84 | 0,2770 | 3,0 | 8,0 | 2,8 |
| É.T. | - | - | 48 | 0,89 | 158 | 164 | 14 | 0,0967 | 1,1 | 3,3 | 1,1 |
| CV | - | - | 61 | 59,35 | 61 | 54 | 17 | 34,92 | 37,3 | 38,5 | 37,9 |
Pour tmax, TLIN, et TDCQ, Il s'agit de médianes.
| ID | Séq | Période | Forme pharmaceutique de référence | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Cmax (ng/mL) | tmax (h) | SSC T (ng . h/mL) | SSC I (ng . h/mL) | SSC T (%) | λ (h -1) | TLIN (h) | TDCQ (h) | t ½ (h) | |||
| A | ER | 21 mai | 126 | 1,50 | 375 | 418 | 90 | 0,2660 | 3,0 | 8,0 | 2,6 |
| B | RE | 14 mai | 207 | 1,50 | 595 | 613 | 97 | 0,2900 | 3,0 | 12,0 | 2,4 |
| C | RE | 14 mai | 123 | 1,50 | 471 | 492 | 96 | 0,2666 | 4,0 | 12,0 | 2,6 |
| E | ER | 21 mai | 37 | 1,00 | 190 | 224 | 85 | 0,2653 | 3,0 | 8,0 | 2,6 |
| F | RE | 14 mai | 85 | 2,00 | 257 | 285 | 90 | 0,3114 | 3,0 | 8,0 | 2,2 |
| G | ER | 21 mai | 55 | 1,50 | 175 | 190 | 92 | 0,5437 | 3,0 | 6,0 | 1,3 |
| H | RE | 14 mai | 219 | 1,00 | 382 | 398 | 96 | 0,4047 | 2,0 | 8,0 | 1,7 |
| I | ER | 21 mai | 182 | 0,66 | 361 | 406 | 89 | 0,3837 | 3,0 | 6,0 | 1,8 |
| K | RE | 14 mai | 60 | 1,50 | 218 | 236 | 93 | 0,3580 | 3,0 | 8,0 | 1,9 |
| L | ER | 21 mai | 26 | 2,00 | 92 | 105 | 88 | 0,4208 | 2,0 | 6,0 | 1,6 |
| M | ER | 21 mai | 57 | 1,50 | 269 | 327 | 82 | 0,1373 | 6,0 | 12,0 | 5,1 |
| N | RE | 14 mai | 47 | 0,66 | 106 | 125 | 85 | 0,3246 | 2,0 | 6,0 | 2,1 |
| O | RE | 14 mai | 71 | 1,50 | 290 | 313 | 93 | 0,4028 | 3,0 | 8,0 | 1,7 |
| P | ER | 21 mai | 97 | 1,50 | 230 | 266 | 87 | 0,3644 | 2,0 | 6,0 | 1,9 |
| Q | RE | 14 mai | 88 | 1,50 | 144 | 156 | 92 | 0,4984 | 3,0 | 6,0 | 1,4 |
| R | ER | 21 mai | 99 | 2,00 | 344 | 369 | 93 | 0,2370 | 4,0 | 12,0 | 2,9 |
| MOY. | - | - | 99 | 1,50 | 281 | 308 | 90 | 0,3420 | 3,0 | 8,0 | 2,2 |
| É.T. | - | - | 59 | 0,41 | 136 | 138 | 4 | 0,1017 | 1,0 | 2,4 | 0,9 |
| CV | - | - | 60 | 29,05 | 48 | 45 | 5 | 29,7262 | 32,6 | 29,2 | 39,4 |
Les tableaux 8-G, 8-H et 8-I fournissent l'analyse complète nécessaire pour la SSCT. Le tableau 8-G comprend les estimations de la SSCT à l'échelle normale et à l'échelle logarithmique. Dans cette partie, on trouve également la valeur de la SSCT de la forme pharmaceutique d'essai en pourcentage de la SSCT de la forme de référence. Un résumé de statistiques est calculé pour chaque variable.
Le tableau 8-H comprend l'analyse de variance (ANOVA) pour le modèle de plan croisé pour ln (SSCT). Cette analyse donne une estimation de la variance intra-sujet, CM (résiduel), pour le calcul de l'intervalle de confiance à 90 p. 100. Tout effet significatif, autre que l'effet Sujet (séq), devrait faire l'objet d'une enquête. Les CV intra-sujet et inter-sujet devraient également être calculés.
| ID | Échelle normale | Échelle logarithmique | |||
|---|---|---|---|---|---|
| SSCT d'essai | SSCT de référence | SSCT relative(%) | ln(SSCT) d'essai | ln(SSCT) de référence | |
| A | 365 | 375 | 97 | 5,90 | 5,93 |
| B | 405 | 595 | 68 | 6,00 | 6,39 |
| C | 703 | 471 | 149 | 6,55 | 6,16 |
| E | 233 | 190 | 123 | 5,45 | 5,25 |
| F | 247 | 257 | 96 | 5,51 | 5,.55 |
| G | 178 | 175 | 102 | 5,.18 | 5,.17 |
| H | 246 | 382 | 65 | 5,51 | 5,94 |
| I | 408 | 361 | 113 | 6,01 | 5,89 |
| K | 315 | 218 | 144 | 5,75 | 5,39 |
| L | 140 | 92 | 153 | 4,94 | 4,52 |
| M | 165 | 269 | 61 | 5,11 | 5,.59 |
| N | 88 | 106 | 83 | 4,.48 | 4,66 |
| O | 183 | 290 | 63 | 5,21 | 5,67 |
| P | 122 | 230 | 53 | 4,81 | 5,44 |
| Q | 68 | 144 | 47 | 4,22 | 4,97 |
| R | 275 | 344 | 80 | 5,62 | 5,84 |
| MEAN | 259 | 281 | 94 | 5,39 | 5,52 |
| STD | 158 | 136 | 35 | 0,61 | 0,52 |
| CV | 61 | 48 | 37 | - | - |
| Source | dl | SC | CM | F | PR > F |
|---|---|---|---|---|---|
| Séq | 1 | 0,0535 | 0,09 | 0,09 | 0,770 |
| Sujet(Séq) | 14 | 8,4375 | 0,6027 | 8,26 | <0,001 |
| Période | 1 | 0,0241 | 0,0241 | 0,33 | 0,574 |
| Forme | 1 | 0,1373 | 0,1373 | 1,88 | 0,192 |
| Résiduel | 14 | 1,0211 | 0,0729 | - | - |
CV intra-sujet = 100 x (CMP)0,5 = 100 x (0,0729)0,5 = 27 %
CV inter-sujet = 100 x (MSS (Suj) - MSR/2)0,5 = 100 x ((0,6027 - 0,0729)/2)0,5 = 51 %
L'estimation du rapport SSC et son intervalle de confiance à 90 p. 100 sont dérivés des calculs du tableau 8-I. Comme la présente étude est fondée sur un plan équilibré (c.-à-d., nombre égal de sujets/séquence), la différence équivaut simplement à la différence dans les moyennes arithmétiques des ln (SSC). Si le plan n'est pas équilibré, il faut alors utiliser une estimation moyenne des moindres carrés pour chaque forme pour établir cette différence et l'estimation de l'erreur type appropriée.
Analyse de la SSCT (ng·h/mL) - Calculs
Différence = essai x − référence x = 5,39 − 5,52 = −0,13
Er-TDifférence = (2CMRésiduel/n)0,5 = (2 x 0,0729/16)0,5 = 0,0955
Rapport SSC = 100 × edifférence = 100 × e(5,39−5,52) = 88%
Limites de confiance à 90%
inférieure, supérieure = 100 × e(différence ± t0,05,14x Er-Tdifférence)
inférieure = 100 × e(−0,13 − 1,761 × 0,0955) = 74%
supérieure = 100 × e(−0,13 + 1,761 × 0,0955) = 104%
L'information nécessaire et le sommaire de l'analyse des paramètres Cmax sont fournis au tableau 8-J.
| ID | Échelle normale | Échelle logarithmique | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Tmax d'essai | Cmax de référence | Cmax relative (%) | ln(Cmax) d'essai | ln(Cmax) de référence | |
| A | 122 | 126 | 97 | 4,81 | 4,84 |
| B | 102 | 207 | 49 | 4,62 | 5,33 |
| C | 202 | 123 | 164 | 5,31 | 4,81 |
| E | 59 | 37 | 160 | 4,09 | 3,62 |
| F | 66 | 85 | 78 | 4,20 | 4,44 |
| G | 54 | 55 | 98 | 3,99 | 4,01 |
| H | 101 | 219 | 46 | 4,61 | 5,39 |
| I | 90 | 182 | 49 | 4,49 | 5,20 |
| K | 155 | 60 | 259 | 5,04 | 4,09 |
| L | 57 | 26 | 223 | 4,04 | 3,24 |
| M | 23 | 57 | 41 | 3,14 | 4,04 |
| N | 38 | 47 | 80 | 3,63 | 3,85 |
| O | 43 | 71 | 61 | 3,77 | 4,26 |
| P | 68 | 97 | 70 | 4,22 | 4,58 |
| Q | 28 | 88 | 31 | 3,32 | 4,48 |
| R | 60 | 99 | 61 | 4,10 | 4,59 |
| MOY. | 79 | 99 | 98 | 4,21 | 4,42 |
| É.T. | 48 | 59 | 68 | 0,59 | 0,61 |
| CV | 61 | 60 | 69 | - | - |
| Source | dl | SC | CM | F | PR>F |
|---|---|---|---|---|---|
| Séq | 1 | 0,5352 | 0,5352 | 1,02 | 0,331 |
| Sujet(Séq) | 14 | 7,3753 | 0,5268 | 2,57 | 0,044 |
| Période | 1 | 0,0261 | 0,0261 | 0,13 | 0,726 |
| Forme | 1 | 0,3615 | 0,3615 | 1,77 | 0,205 |
| Résiduel | 14 | 2,8668 | 0,2048 | - | - |
CV intra-sujet = 45 %
CV inter-sujet = 40 %
Analyse de la Cmax - Calculs
Différence = essai x − référence x = 4,21 − 4,42 = −0,21
Er-TDifférence = (2CMRésiduel/N)0,05 = 0,1600
Rapport Cmax = 100 × edifférence = 100 × e(4,21 − 4,42) = 81%
Limites de confiance à 90%
inférieure, supérieure = 100 × e(différence ± t0,05,14x Er-Tdifférence)
inférieure = 100 × e(−0,21 − 1,761 × 0,1600) = 61%
supérieure = 100 × e(−0,21 + 1,761 × 0,1600) = 107%
L'information nécessaire et le sommaire de l'analyse des paramètres SSCI sont fournis aux tableaux 8-M et 8-N.
| ID | Échelle normale | Échelle logarithmique | |||
|---|---|---|---|---|---|
| SSCI d'essai | SSCI de référence | SSCI relative (%) | ln(SSCI) d'essai | ln(SSCI) de référence | |
| A | 409 | 418 | 98 | 6,01 | 6,04 |
| B | 432 | 613 | 70 | 6,07 | 6,42 |
| C | 774 | 492 | 157 | 6,65 | 6,20 |
| E | 256 | 224 | 114 | 5,55 | 5,41 |
| F | 265 | 285 | 93 | 5,58 | 5,65 |
| G | 205 | 190 | 108 | 5,32 | 5,25 |
| H | 263 | 398 | 66 | 5,57 | 5,99 |
| I | 433 | 406 | 107 | 6,07 | 6,01 |
| K | 372 | 236 | 157 | 5,.92 | 5,46 |
| L | 331 | 105 | 317 | 5,80 | 4,65 |
| M | 195 | 327 | 60 | 5,27 | 5,79 |
| N | 113 | 125 | 91 | 4,73 | 4,83 |
| O | 215 | 313 | 68 | 5,37 | 5,75 |
| P | 148 | 266 | 56 | 5,00 | 5,58 |
| Q | 113 | 156 | 72 | 4,72 | 5,05 |
| R | 292 | 369 | 79 | 5,68 | 5,91 |
| MOY. | 301 | 308 | 107 | 5,58 | 5,62 |
| É.T. | 164 | 138 | 64 | 0,52 | 0,49 |
| CV | 54 | 45 | 60 | - | - |
| Source | dl | SC | CM | F | PR>F |
|---|---|---|---|---|---|
| séq | 1 | 0,0118 | 0,0118 | 0,03 | 0,872 |
| Sujet(séq) | 14 | 6,1603 | 0,4400 | 4,23 | 0,005 |
| Période | 1 | 0,0203 | 0,0203 | 0,19 | 0,666 |
| Forme | 1 | 0,0137 | 0,0137 | 0,13 | 0,723 |
| Résiduel | 14 | 1,4586 | 0,1042 | - | - |
CV intra-sujet = 32 %
CV inter-sujet = 41 %
L'information nécessaire et le sommaire de l'analyse de tmax(h) sont fournis aux tableaux 8-O et 8-P.
| ID | tmax d'essai | tmax de référence |
|---|---|---|
| A | 1,50 | 1,50 |
| B | 1,50 | 1,50 |
| C | 0,66 | 1,50 |
| E | 3,00 | 1,00 |
| F | 1,00 | 2,00 |
| G | 1,50 | 1,50 |
| H | 1,00 | 1,00 |
| I | 1,50 | 0,66 |
| K | 1,50 | 1,50 |
| L | 1,00 | 2,00 |
| M | 4,00 | 1,50 |
| N | 0,66 | 0,66 |
| O | 1,00 | 1,50 |
| P | 0,66 | 1,50 |
| Q | 1,50 | 1,50 |
| R | 2,00 | 2,00 |
| Médiane | 1,50 | 1,50 |
| É.T. | 0,89 | 0,41 |
| Source | dl | SC | CM | F | PR>F |
|---|---|---|---|---|---|
| Séq | 1 | 1,4621 | 1,4621 | 3,58 | 0,079 |
| Sujet(séq) | 14 | 5,7126 | 0,4084 | 0,92 | 0,560 |
| Période | 1 | 1,0658 | 1,0658 | 2,41 | 0,143 |
| Forme | 1 | 0,0421 | 0,0421 | 0,09 | 0,763 |
| Résiduel | 14 | 6,2006 | 0,4429 | - | - |
CV Intra-sujet = 46 %
CV Inter-sujet = composant de variance négative
L'information nécessaire et le sommaire de l'analyse de λ(h-1) sont fournis aux tableaux 8-Q et 8-R.
| ID | λ d'essai | λ de référence |
|---|---|---|
| A | 0,3002 | 0,2660 |
| B | 0,2384 | 0,2900 |
| C | 0,1776 | 0,2666 |
| E | 0,3680 | 0,2653 |
| F | 0,3902 | 0,3114 |
| G | 0,2768 | 0,5437 |
| H | 0,3437 | 0,4047 |
| I | 0,2486 | 0,3837 |
| K | 0,3379 | 0,3580 |
| L | 0,1318 | 0,4208 |
| M | 0,1485 | 0,1373 |
| N | 0,2620 | 0,3246 |
| O | 0,2671 | 0,4028 |
| P | 0,5031 | 0,3644 |
| Q | 0,1833 | 0,4964 |
| R | 0,2546 | 0,2370 |
| MOY. | 0,2770 | 0,3420 |
| É.T. | 0,0967 | 0,1017 |
| CV | 34,9162 | 29,7262 |
| Source | dl | SC | CM | F | PR>F |
|---|---|---|---|---|---|
| Séq | 1 | 0,0013 | 0,0013 | 0,12 | 0,736 |
| Sujet(Séq) | 14 | 0,1561 | 0,0111 | 1,13 | 0,400 |
| Période | 1 | 0,0022 | 0,0022 | 0,23 | 0,640 |
| Forme | 1 | 0,0339 | 0,0339 | 3,47 | 0,084 |
| Résiduel | 14 | 0,1368 | 0,0098 | - | - |
CV intra-sujet = 32 %
CV inter-sujet = 8 %
Les tableaux 8-S et 8-T décrivent la méthode pour calculer le rapport SSC et le rapport Cmax ainsi que leurs limites de confiance en fonction des données corrigées pour le contenu mesuré. L'analyse entière ne doit pas être répétée; il suffit de donner les estimations corrigées.
| Form d'essai | Forme de référence | |
|---|---|---|
| Numéro du lot | EX109 | 40904 |
| Date de péremption | 06/89 | 05/89 |
| Date d'analyse | 01/04/88 | 01/04/88 |
| Contenu mesuré ( % de la valeur indiquée sur étiquette) | 95,4 | 99,3 |
| Facteurs de corrections | ||
| -échelle normale : multiplier | 1,0482 | 1,0070 |
| -échelle logarithmique : ajouter | 0,0471 | 0,0070 |
Rapport SSC et rapport Cmax - Calculs
BBasé sur les contenus mesurés du tableau 8-5, on obtient le facteur
ln (99,3 ÷ 95,4) = 0,04
à être ajouté aux estimations sur l'échelle logarithmique.
Donc :
Rapport SSC = e(−0,13 + 0,04) × 100% = 91%
Limite inférieure = 100 × e(−0,13 + 0,04 − 1,761 × 0,0955) = 77%
Limite supérieure = 100 × e(−0,13 + 0,04 + 1,761 × 0,0955) = 108%
Rapport Cmax = e(−0,21 + 0,04) = 84%
Limite inférieure = 100 × e(−0,21 + 0,04 − 1,761 × 0,1600) = 64%
Limite supérieure = 100 × e(−0,21 + 0,04 + 1,761 × 0,1600) = 112%
La figure 8.1présente la courbe de concentration en fonction du temps pour le sujet A. Chaque tableau doit inclure les courbes de toutes les formes pharmaceutiques administrées à ce sujet. Des courbes semblables doivent être fournies pour chacun des sujets.
Figure 8.1 : Courbe de concentration en fonction du temps pour le sujet A

La figure 8.2 présente la courbe du logarithme naturel de la concentration en fonction du temps pour le sujet A. Ce tableau devrait contenir les lignes de régression à partir desquelles les constantes de vitesse terminale de disposition (λ) ont été estimées. Cette ligne doit commencer et se terminer en des points dans le temps considérés comme faisant partie de la phase d'élimination log-linéaire. Tout point qui n'a pas été utilisé pour estimer la ligne de régression doit être identifié comme tel.
Figure 8.2 : Courbe du ln (concentration) en fonction du temps pour le sujet A

La figure 8.3 présente la courbe des moyennes arithmétiques des sujets pour chaque forme pharmaceutique et moment d'échantillonnage.
Figure 8.3 : Courbe de concentration moyenne en fonction du temps pour tous les sujets

La figure 8.4 présente la courbe du logarithme naturel des moyennes arithmétiques des sujets pour chaque forme pharmaceutique et moment d'échantillonnage.
Figure 8.4 : Courbe du ln (concentration moyenne) en fonction du temps pour tous les sujets

Le terme «bioéquivalent» signifie qu'après comparaison dans le cadre d'une étude de biodisponibilité appropriée, le produit d'essai et le produit de référence, contenant un ou des médicaments identiques, répondent aux normes relatives à la vitesse et au degré d'absorption précisés dans les présentes directives.
† Source : Ludden, T.M. «Non-linear Pharmacokinetics», Clin Pharmacokinet, 1991, 20(6), p. 429-446.
1 Source : "Obligations of clinical investigators" Federal Register, 43, 35210 (1978) et Code of Federal Regulations, 21, partie 58, révisé en avril 1988.
** Source - Drug Bloequivalence. A Report of the Office of Technology Assessment Drug Bioequivalence Study Panel Washington, 1974.