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Nom du contact : Enquêtes du BSP
Le 10 juin 2003
Notre référence: 03-111093-252
Santé Canada a le plaisir d'annoncer la finalisation de la Ligne directrice à l'intention de l'industrie intitulée Essais de stabilité de substances et produits médicamenteux existants. La présente ligne directrice s'inscrit dans le prolongement de la ligne directrice déjà publiée par l`ICH 1 et Santé Canada et intitulée Essais de stabilité de nouveaux produits et substances médicamenteux (également appelée « ligne directrice parente ») et définit la trousse de données sur la stabilité dans les présentations relatives aux substances médicamenteuses et aux produits connexes « existants ». Dans l'intérêt de l'harmonisation internationale, lorsque c'est possible, cette ligne directrice respecte les principes de la ligne directrice parente de l`ICH, les changements nécessaires pour refléter les recommandations relatives aux drogues existantes étant indiqués par « <texte> ».
Une ébauche de ce document portant le même titre a été publiée aux fins de consultation par les intervenants en 1997. La présente version finalisée a été mise à jour pour inclure les révisions découlant de l'entretien de la ligne directrice parente de même que des clarifications supplémentaires découlant de commentaires ayant été reçus (le cas échéant) et pour promouvoir l'uniformité avec les autres lignes directrices de Santé Canada. Un sommaire des mises à jour notables est fourni comme première pièce jointe au présent Avis.
La date d'entrée an vigueur (à l'exception des conditions d'entreposage intermédiaire) du présent document d'orientation est le 1er avril 2004. Les trousses de données sur la stabilité pour les présentations reçues après cette date devraient suivre les recommandations de cette ligne directrice. La modification en cours d'essai des conditions d'entreposage intermédiaire de 30°C ± 2°C/60 % HR ± 5 % HR à 30°C ± 2°C/65 % HR ± 5 % HR peut être convenable, pourvu que les conditions d'entreposage respectives et la date de la modification soient clairement documentées et indiquées sur la demande d'inscription. On recommande que les présentations renferment des données provenant d'études complètes dans les conditions d'entreposage intermédiaire de 30°C ± 2°C/65 % HR ± 5 % HR, s'il y a lieu, d'ici le 1er avril 2006.
La présente ligne directrice se réfère à une autre ligne directrice de Santé Canada intitulée Impuretés dans les substances et produits médicamenteux existants. Santé Canada est en train de finaliser cette dernière, laquelle remplacera la version publiée en 1999 intitulée Caractérisation, qualification et contrôle des impuretés apparentées dans les produits existants.
La présente ligne directrice de même que d'autres documents d'orientation sont disponibles sur le site Web de la Direction des produits thérapeutiques/Direction des produits biologiques et des thérapies génétiques/Direction des produits de santé commercialisés. Pour accéder à la liste des documents d'orientation offerts en copie papier, consulter le bon de commande de publications et de directives (accessible sur le site Web de la DPT/DPBTG/DPSC) ou communiquer avec le coordonnateur ou la coordonnatrice des publications 2.
Pour toute question concernant le contenu de la ligne directrice, veuillez communiquer avec :
Bureau des sciences pharmaceutiques
Direction des produits thérapeutiques, Santé Canada
Immeuble Finance (L.A. 0202A2)
Ottawa (Ontario)
K1A 1B9
Internet : bps_enquiries@hc-sc.gc.ca
Téléphone : (613) 941-3184
Télécopieur : (613) 957-3989
1 Conférence internationale sur l'harmonisation des exigences techniques pour l'enregistrement des médicaments à usage humain.
2 Tél. : (613) 954-6466; Courriel : publications_coordinator@hc-sc.gc.ca
Publication autorisée par le ministre de la Santé
Date d'approbation : 2003/04/23
Date mis en vigueur : 2004/04/01
Date d'entrée en vigueur pour les conditions d'entreposage intermédiaire de 30 C ± 2 C/65 % HR ± 5 % HR, le cas échéant : 2006/04/01
Disponible au Canada par l'entremise de
Santé Canada - Publications
Edifice Brooke Claxton, L. A. #0913A
Pré Tunney
OTTAWA (Ontario)
K1A 0K9
téléphone : (613) 954-5995
télécopieur : (613) 941-5366
N° de catalogue H49-183/2003F
ISBN 0-662-89248-8
Les lignes directrices sont des documents destinés à guider l'industrie et les professionnels de la santé sur la façon de se conformer aux politiques et aux lois et règlements qui régissent leurs activités. Elles servent également de guide au personnel lors de l'évaluation et de la vérification de la conformité et permettent ainsi d'appliquer les mandats d'une façon équitable, uniforme et efficace.
Les lignes directrices sont des outils administratifs n'ayant pas force de loi, ce qui permet une certaine souplesse d'approche. Les principes et les pratiques énoncés dans le présent document pourraient être remplacés par d'autres approches, à condition que celles-ci s'appuient sur une justification scientifique adéquate. Ces autres approches devraient être examinées préalablement en consultation avec le programme concerné pour s'assurer qu'elles respectent les exigences des lois et des règlements applicables.
Corollairement à ce qui précède, il importe également de mentionner que Santé Canada se réserve le droit de demander des renseignements ou du matériel supplémentaire, ou de définir des conditions dont il n'est pas explicitement question dans la ligne directrice, et ce, afin que le ministère puisse être en mesure d'évaluer adéquatement l'innocuité, l'efficacité ou la qualité d'un produit thérapeutique donné. Santé Canada s'engage à justifier de telles demandes et à documenter clairement ses décisions.
Ce document devrait être lu en parallèle avec l'avis d'accompagnement et les sections pertinentes des autres lignes directrices qui s'appliquent.
<Cette ligne directrice s'inscrit dans le prolongement de la ligne
directrice déjà publiée par l`ICH3 et Santé Canada et intitulée Essais de stabilité de nouveaux produits
et substances médicamenteux et définit les normes concernant les essais
de stabilité pour les présentations relatives aux substances médicamenteuses
et aux produits connexes existants. Une
« drogue existante »
est une drogue qui n'est pas une nouvelle substance active mais qui exige
de remplir une Présentation de drogue nouvelle (PDN), une Présentation
de drogue nouvelle abrégée (PDNA) ou un supplément pour lequel un avis
de conformité a déjà été émis conformément à la section
C.08 du Règlement sur les aliments et drogues (p. ex. les
produits génériques). Cela peut également inclure les présentations pour
les nouvelles formes posologiques, les nouvelles concentrations4.
Cette ligne directrice peut également servir à déterminer les exigences
en matière de stabilité en ce qui concerne les Préavis de modification
(PM).>
3 Conférence internationale sur l'harmonisation des exigences techniques pour l'enregistrement des médicaments à usage humain.
4 Remarque : Les termes « nouvelle drogue », tels que définis à l'article C.08.001 du RAD, sont plus généraux que la définition correspondante de l`ICH, qui se limite aux nouvelles entités moléculaires (nouvelles substances actives).
<Cette ligne directrice porte sur l'information concernant la stabilité des substances médicamenteuses existantes et des produits médicamenteux connexes à inclure dans les Présentations de drogue nouvelle (PDN), les Présentations abrégée de drogue nouvelle (PADN), les Suppléments et les Préavis de modification (PM).
Afin de déterminer les exigences en matière de stabilité en ce qui concerne les Préavis de modification (PM), la présente ligne directrice peut être utilisée de concert avec la politique de Santé Canada intitulée Données de stabilité requises à l'appui de changements touchant les drogues nouvelles commercialisées.
Cette ligne directrice s'applique aux drogues pharmaceutiques, y compris les drogues synthétiques et semi-synthétiques. Cette ligne directrice ne s'applique pas aux produits biologiques ou radiopharmaceutiques.
La directive tripartite harmonisée de l`ICH intitulée Essais de stabilité de nouveaux produits et substances médicamenteux a été adoptée à l'origine comme ligne directrice de Santé Canada à l'automne 1994. Cette ligne directrice définit les normes concernant les essais de stabilité pour les présentations de nouvelles entités moléculaires et de produits connexes. La portée de la ligne directrice indique en outre que « Elle ne vise pas actuellement les présentations abrégées ou réduites (...) ». La présente ligne directrice sert à définir les normes concernant les essais de stabilité pour les substances et les produits médicamenteux existants.
Dans l'intérêt de l'harmonisation internationale, lorsque c'est
possible, cette ligne directrice respecte les principes de la ligne directrice
Q1A(R2) de l`ICH intitulée Essais de stabilité de nouveaux produits
et substances médicamenteux, les changements nécessaires pour refléter
les recommandations relatives aux drogues existantes étant indiqués par
« <texte> ». >
Les essais de stabilité ont pour but de fournir des données probantes sur la façon dont la qualité d'une nouvelle substance médicamenteuse ou d'un nouveau produit médicamenteux varie en fonction du temps sous l'effet de divers facteurs environnementaux, comme la température, l'humidité et la lumière, tout en permettant d'établir les conditions d'entreposage, les périodes pour les contre-essais d`une substance médicamenteuse et la durée d'entreposage d`un produit médicamenteux .
<La conformité aux principes et aux pratiques décrits dans la présente ligne directrice n'est pas toujours obligatoire lorsqu'il existe des raisons scientifiquement justifiables d'adopter d'autres démarches. Toutefois, les promoteurs des présentations sont encouragés à discuter à l'avance des écarts importants avec Santé Canada afin d'éviter le rejet ou le retrait de leur présentation.>
L'information sur la stabilité des substances médicamenteuses fait partie intégrante d'une approche systématique d'évaluation de la stabilité.
<La période des contre-essais est axée sur les résultats des études de stabilité de longue durée effectuées par le fabricant de la substance médicamenteuse ou par le promoteur de la présentation à l'aide de méthodes d'analyse validées.
La période des contre-essais doit commencer à la date de fabrication de la substance médicamenteuse. La date de contre-essai du lot mélangé doit être établie en fonction de la date de fabrication du plus vieux produit de queue ou du plus vieux lot dans le mélange.
Dans certains cas, les renseignements publiés dans le domaine public peuvent être suffisants pour établir une date appropriée pour les contre-essais, par exemple si les méthodes de synthèse et de production sont identiques et s'il existe un large faisceau de preuves démontrant que la substance est intrinsèquement stable. Nous encourageons les promoteurs à soumettre, dans tous les cas, l'ensemble des renseignements pertinents disponibles sur la stabilité de la substance.
Les promoteurs d'une présentation doivent:
Lorsqu'elles sont disponibles, les données pertinentes du domaine public, notamment celles présentées dans les pharmacopées officielles ou provenant du fabricant de la substance médicamenteuse (ingrédient pharmaceutique actif) seront fournies.>
Les essais sous contraintes peuvent aider à déterminer les produits
de dégradation de la molécule et par conséquent ses voies de dégradation,
la stabilité intrinsèque de la molécule et valider la capacité
des méthodes d'analyse à détecter les produits de dégradation.
Les essais sous contraintes sont choisies en fonction de la nature de
la substance médicamenteuse et du type de produit médicamenteux .
Les essais sous contraintes peuvent être réalisés sur un seul lot
de la substance médicamenteuse. Ils doivent porter sur l'effet de la température
(par intervalles de 10 °C [p. ex. 50 °C, 60 °C] au-dessus de la température
à laquelle sont effectués les essais de dégradation accélérée),
de l'humidité
(p. ex 75 % HR ou plus) le cas échéant, de l'oxydation et
de la photolyse sur la substance. Les essais doivent également permettre
d'évaluer, sur une vaste gamme de pH, la sensibilité de la substance à
l'hydrolyse, qu'elle soit en solution ou en suspension. La photostabilité
doit également être évaluée dans le cadre des essais sous contraintes.
Les conditions standard des essais de photostabilité sont décrites dans
la ligne directrice Q1B de l`ICH.
L'étude des produits de dégradation formés sous contraintes permet de déterminer les voies de dégradation et de mettre au point et de valider des méthodes analytiques appropriées. Toutefois, il n'est pas nécessaire d'examiner certains produits de dégradation s'il a été démontré qu'ils ne peuvent se former dans des conditions de dégradation accélérée ou d'entreposage de longue durée.
Les résultats de ces études feront partie intégrante de la <présentation>.
Les données des études de stabilité structurées doivent être obtenues pour au moins <deux> des premiers lots de la substance médicamenteuse. Les lots seront fabriqués au moins à l'échelle pilote et devront être obtenus par la même méthode de synthèse et selon le même procédé qui seront utilisés à l'échelle commerciale. En général la qualité des lots des substances médicamenteuses faisant l'objet d'études de stabilité devrait refléter la qualité de la substance qu'on prévoit fabriquer à l'échelle commerciale.
On peut fournir d'autres données à titre complémentaires.
<Lorsque des différences sont observées dans la production de la substance médicamenteuse, par exemple, recours à différents fabricants, il ne sera pas nécessaire de réaliser des études de stabilité sur le matériel provenant de chaque source, à condition que la même méthode de synthèse soit utilisée et que des analyses de lot exécutées par le promoteur de la présentation confirment que le matériel provenant de toutes les sources ou issu de toutes les méthodes de production satisfait aux spécifications du promoteur, notamment à celles relatives à la pureté, à la puissance et, le cas échéant, à la forme cristalline et à l'humidité. Dans de tels cas, il faudra évaluer l'effet potentiel, sur les périodes de contre-essais, des différences dans les dispositifs d'emballage utilisés par les différents fabricants de la substance.>
Les études de stabilité doivent être réalisées sur la substance médicamenteuse présentée dans un emballage identique ou similaire à l'emballage proposé pour l'entreposage et la distribution.
Les spécifications, qui sont une liste de tests, de références aux méthodes analytiques et aux limites proposées, sont décrites dans la ligne directrice Q6A de l`ICH. De plus, les spécifications relatives aux produits de dégradation d'une substance médicamenteuse sont exposées dans la ligne directrice Q3A <et dans la ligne directrice de Santé Canada intitulée Impuretés dans les substances et produits médicamenteux existants.>
Les études de stabilité doivent comprendre l'évaluation des caractéristiques de la substance médicamenteuse susceptibles de changer pendant l'entreposage et d'influer sur la qualité, l'innocuité et/ou l'efficacité. Les études doivent porter, selon le cas, sur les caractéristiques physiques, chimiques, biologiques et microbiologiques. On doit utiliser des méthodes d'analyse qui sont validées et qui sont capable de discriminer la substance médicamenteuse de ses produits de dégradations. Les résultats des études de validation détermineront s'il faut répéter les évaluations, et, si oui, dans quelle mesure.
Pour les études de longue durée, la fréquence des essais doit permettre de déterminer les caractéristiques de stabilité de la substance médicamenteuse. Pour une substance dont la période proposée pour les contre-essais est de 12 mois, ces essais se feront normalement tous les 3 mois pendant la première année, tous les 6 mois pendant la seconde année, et ensuite chaque année jusqu'à la fin de la période proposée.
Dans les conditions de dégradation accélérée, il est recommandé d'effectuer
les essais au moins à trois points définis dans le temps, y compris
le premier et le dernier point de la période (p. ex. 0, 3 et 6 mois, pour
une étude de six mois). Lorsqu'on s'attend, d'après l'expérience
acquise au cours du développement de la substance, à ce que les
résultats approchent les critères de changements significatifs,
il faut ajouter soit plus d'échantillons pour plus de mesures à
la fin de la période, soit un quatrième point d'essai dans le temps.
Lorsque les essais réalisés dans des conditions intermédiaires s'imposent
parce qu'un changement significatif a été constaté dans le cadre des essais
de dégradation accélérée, il est recommandé d'effectuer des mesures à
au moins quatre points dans le temps, y compris le premier et le dernier
point de la période (p. ex. 0, 6, 9 et 12 mois, dans le cas d'une étude
de 12 mois).
En général, une substance médicamenteuse doit être évaluée dans les conditions d'entreposage (compte tenu des limites de tolérance appropriées) qui permettent d'évaluer sa stabilité à la chaleur et, le cas échéant, à l'humidité. La durée des études et les conditions d'entreposage doivent être suffisantes pour permettre à l'évaluation durant l'entreposage, l'expédition et l'utilisation ultérieure de la substance.
Au moment de la demande, les essais de longue durée doivent porter sur au moins <deux> lots primaires et les résultats d'au moins <6> mois d'étude devraient être disponible et se poursuivre pendant un intervalle suffisant pour inclure la période proposée des contre-essais. Les données complémentaires recueillies pendant la période d'évaluation de la demande d'homologation doivent être transmises aux autorités sur demande. Les données obtenues sous conditions de dégradation accélérée et, le cas échéant, sous conditions intermédiaires, peuvent servir à évaluer les effets des écarts de courte durée aux conditions d'entreposage prévues sur l'étiquette (par exemple, durant le transport).
Pour les substances médicamenteuses, les conditions d'entreposage de longue durée, de dégradation accélérée et, le cas échéant, les conditions intermédiaires, sont décrites dans les sections suivantes. La section « Cas général » s'applique aux substances médicamenteuses ne correspondant à aucune des sections subséquentes. D'autres conditions d'entreposage peuvent être utilisées si elles sont justifiées.
| Étude | Conditions d'entreposage | Période minimale pour laquelle des donnés sont disponible au moment de la présentation |
|---|---|---|
| Longue durée>* | 25 °C ± 2 °C / 60
% HR ± 5 % ou 30 °C ± 2 °C/65 % HR ± 5 % HR |
<6> mois |
| Conditions intermédiaires** | 30 °C ± 2 °C/65 % HR ± 5 % HR | 6 mois |
| Dégradation accélérée | 40 °C ± 2 °C/75 % HR ± 5 % | 6 mois |
* Il incombe au demandeur de décider si les études de stabilité à long terme sont effectuées à 25 °C ± 2 °C/60 % HR ± 5 % HR ou 30 °C ± 2 °C/65 % HR ± 5 % HR.
** Si les conditions de longue durée sont de 30 °C ± 2 °C/65 % HR ± 5 % HR, il n'y a pas de conditions intermédiaires.
Si les études de longue durée sont effectuées à 25 °C ± 2 °C/60 % HR ± 5 % HR et s'il y a des « changements significatifs » à n'importe quel moment pendant la période de six mois d'entreposage dans des conditions de dégradation accélérée, des essais supplémentaires dans des conditions intermédiaires doivent être effectués et évalués en regard des critères qui ont présenté des changements significatifs. Les essais dans les conditions d'entreposage intermédiaires doivent comprendre tous les essais, sauf dans les cas justifiés par ailleurs. La demande initiale doit comprendre les données d'au moins 6 mois provenant d'une étude de 12 mois effectuée dans des conditions intermédiaires.
Un « changement significatif » correspond à toute dérogation aux spécifications.
| Étude | Conditions d'entreposage | Période minimale pour laquelle des donnés sont disponible au moment de la présentation |
|---|---|---|
| Longue durée | 5 °C ± 3 °C | <6> mois |
| Accélérée | 25 °C ± 2 °C/60 % HR ± 5 % HR | 6 mois |
Les données obtenues pour l'entreposage au réfrigérateur doivent être évaluées conformément à la section « Évaluation » de la présente ligne directrice, sauf dans les cas précis indiqués ci-dessous.
Si un changement significatif survient aux intervalles de trois et six mois des essais de dégradation accélérée, la période proposée pour les contre-essais doit être établie en fonction des données obtenues en temps réel aux conditions d'entreposage de longue durée.
Si un changement significatif survient durant les premiers trois mois suivant le début des essais de dégradation accélérée, il faut discuter des effets potentiels de ces écarts en dehors des conditions prévues dans l'étiquetage, p. ex. pendant le transport ou la manutention. Cette analyse peut être appuyée, si nécessaire, par des essais supplémentaires effectués sur un seul lot de la substance médicamenteuse pendant moins de trois mois, mais à une fréquence supérieure à celle qui est normalement effectuée. Il est superflu de poursuivre un essai jusqu'à six mois lorsqu'un changement significatif a été observé dans les trois premiers mois.
| Étude | Conditions d'entreposage | Période minimale pour laquelle des donnés sont disponible au moment de la présentation |
|---|---|---|
| Longue durée | - 20 °C ± 5 °C | <6> mois |
Pour les substances médicamenteuses destinées à être entreposées dans un congélateur, la période des contre-essais doit être établie à partir des données obtenues en temps réel dans des conditions d'entreposage de longue durée. Lorsque aucune condition de dégradation accélérée n'a été déterminée pour une substance médicamenteuse destinée à être entreposée dans un congélateur, on doit effectuer des essais sur un seul lot de la substance à température élevée (p. ex. 5 °C ± 3 °C ou 25 °C ± 2 °C) pendant une période qui permet d'observer les effets d'un écart de courte durée aux conditions d'entreposage prévues sur l'étiquette, p. ex. durant le transport ou la manutention.
Les substances médicamenteuses qui doivent être entreposées à des températures inférieures à -20 °C doivent être considérées au cas par cas.
Lorsque, au moment de la présentation de la demande, les données de stabilité à long terme recueillies sur les lots primaires ne couvrent pas la période proposée pour les contre-essais, le promoteur doit s'engager à poursuivre les études de stabilité après avoir reçu l'avis de conformité afin d'établir clairement la période pour les contre-essais.
Si la demande comporte des données sur la stabilité à long terme recueillies à partir de <deux> lots de production et portant sur la période proposée pour les contre-essais, il n'est pas nécessaire d'inclure un engagement après l'homologation. Dans tout autre cas, le promoteur doit fournir l'un des engagements suivants, selon le cas:
Le protocole des études de longue durée sur la stabilité réalisées dans le cadre de l'engagement à l'égard des essais de stabilité doit être le même que celui des études faites sur les lots primaires, sauf lorsque des motifs scientifiques justifient qu'il en soit autrement.
L'étude de stabilité vise à établir une période de contre-essais ultérieurs, applicable à tous les futurs lots de la substance médicamenteuse fabriquée dans des conditions similaires. Elle se fonde sur les essais effectués sur au moins <deux> lots de la substance médicamenteuse et sur l'évaluation des données de stabilité disponible de stabilité (incluant, au besoin, les résultats des essaies physiques, chimiques, biologiques et microbiologiques). Le niveau de variabilité entre les lots influe sur le niveau de confiance permettant de s'assurer qu'un lot produit ultérieurement sera conforme aux spécifications pendant toute la période prévue pour les contre-essais.
Les données peuvent révéler si peu de dégradation et si peu de variabilité qu'il devient évident que la période demandée pour le contre-essai sera accordée automatiquement. Dans ces circonstances, il n'est généralement pas nécessaire de s'adonner à l'analyse statistique formelle, mais de simplement justifier l'omission.
Une démarche acceptable pour l'analyse des paramètres quantitatifs appelés à changer avec le temps est de déterminer le point d`intersection de la moyen de la courbe avec la limite acceptable, basé sur un intervalle de confiance unique de 95 %. Si l'analyse démontre que la variabilité de lot à lot est faible, il devient avantageux de combiner les données en une seule estimation générale en appliquant, au départ, les tests statistiques appropriés (p. ex. les valeurs p pour un niveau de signification de rejet de plus de 0,25) aux pentes des droites de régression et une ordonnée à l'origine nulle pour les lots pris individuellement. S'il n'est pas pertinent de combiner les données provenant de plusieurs lots, la période pour les contre-essais devrait être établie selon le temps minimal pendant lequel on peut prévoir qu'un lot demeurera conforme aux critères d'acceptation.
La nature de toute relation de dégradation permettra de déterminer s'il est nécessaire de transformer les données aux fins de l'analyse par régression linéaire. La relation peut généralement être représentée par une fonction linéaire, quadratique ou cubique sur une échelle arithmétique ou logarithmique. Il est souhaitable de recourir aux méthodes statistiques pour vérifier la qualité de l'ajustement des données pour tous les lots et les lots combinés (selon le cas) par rapport à la droite ou à la courbe de dégradation hypothétique.
Au moment de l'obtention de l'avis de conformité, il est possible de procéder à une extrapolation limitée, au-delà de la plage observée, des données obtenues en temps réel dans des conditions d'entreposage de longue durée, pour prolonger la période pour le contre-essai, si cela est justifié. Cette justification doit être fondée sur les données concernant le mécanisme de dégradation, les résultats des essais de dégradation accélérée, la convenance mathématique au modèle choisi, la taille du lot, l'existence de données complémentaires sur la stabilité, etc. Cependant, cela suppose que la même relation de dégradation continuera à s'appliquer au-delà des données observées.
Chaque évaluation doit porter non seulement sur l'essai, mais également sur les concentrations des produits de dégradation et sur d'autres caractéristiques pertinentes.
<Les promoteurs devraient consulter la ligne directrice Q1E de l`ICH pour connaître les détails de l'évaluation des données sur la stabilité. En plus de présenter des renseignements complets sur la stabilité dans les volumes de la présentation, le promoteur doit présenter un résumé exact de ces renseignements dans le cadre du sommaire global des données sur la qualité (SGDQ).>
Une recommandation d'entreposage doit figurer sur l'étiquette. Elle doit reposer sur l'évaluation de la stabilité de la substance médicamenteuse. Dans certains cas, par exemple lorsqu'il s'agit de substances médicamenteuses qui ne résistent pas au gel, il faut présenter les exigences spécifiques. L'emploi de termes comme « conditions ambiantes » ou « température de la pièce » doit être évité.
<Cette recommandation comprendrait normalement un écart de température
d'entreposage précisées en degrés Celsius. Le cas échéant, les précautions
particulières doivent être précisées, par exemple «
protégez de la lumière »,
« protégez du gel ».
Remarque: L'emploi de précautions d'entreposage n'est pas un substitut
à l'utilisation d'un système d'emballage approprié à
la substance médicamenteuse en vrac.>
Les données de stabilité doivent être utilisées pour déterminer la période pour les contre-essais, et, selon le cas, la date du contre-essai doit figurer sur l'étiquette du contenant.
Les études systématiques de stabilité du produit médicamenteux doivent être fondées sur les connaissances acquises, sur les propriétés et le comportement de la substance médicamenteuse ainsi que sur les données de stabilité obtenues lors du développement du produit destiné aux études cliniques. Le plan du programme doit décrire les changements possibles à l'entreposage et justifier le choix des caractéristiques à vérifier durant les études systématiques de stabilité.
Les essais de photostabilité doivent être réalisés sur au moins un lot primaire du produit médicamenteux, si cela est pertinent. Les conditions standard des essais de photostabilité sont décrites dans la ligne directrice Q1B de l`ICH.
Les données de stabilité doivent être obtenues grâce à des essais portant sur au moins <deux> lots primaires du produit médicamenteux. Les lots primaires doivent être de la même formulation et présentés dans un emballage identique à celui proposé pour la commercialisation. Le procédé de fabrication des lots primaires doit simuler celui qui sera employé pour la production à grande échelle des lots de commercialisation. Le procédé doit fournir un produit qui est de même qualité et qui répond aux mêmes spécifications que les lots de commercialisation. <Un> des <deux> lots doit être au moins à l'échelle pilote. Le <second> lot peut être plus petit, dans certaines circonstances <(p. ex. pour les formes posologiques solides pour administration par voie orale, un plus petit lot compte généralement 25 000 ou 50 000 unités posologiques)>. Le plus grand des deux lots devra être celui utilisé dans les études de biodisponibilité comparative. Lorsque c'est possible, les lots de produit médicamenteux doivent être fabriqués en utilisant différents lots identifiables de la substance médicamenteuse.
<Remarque: Pour répondre aux exigences de la politique de Santé Canada intitulée Prolongation des dates limites d'utilisation, les promoteurs doivent posséder des données complètes d'étude à long terme sur trois lots actuels de production.>
Les études de stabilité doivent être effectuées pour chaque teneur et chaque format de contenants du produit médicamenteux, sauf lorsqu'on emploie la méthode des extrêmes ou la méthode de la matrice.
On peut aussi fournir des données complémentaires.
<On doit consulter la ligne directrice Q1D de l`ICH pour connaître les détails de la méthode des extrêmes et de la méthode de la matrice. L'utilisation de toute méthode d'essais réduits doit être justifiée.
La justification devrait inclure une discussion des facteurs qui pourraient affecter le profil de stabilité du produit médicamenteux (par exemple, différences qualitatives et/ou quantitatives dans la formulation, différences dans la taille des lots, et impact des paramètres du processus de fabrication (tels que la capacité et la charge d'équipement, le temps de séjour dans une phase humide)). La documentation complémentaires, telle que les résultats des études de compatibilité de la substance médicamenteuse avec les excipients ou les études de stabilité entreprises sur des lots à l'échelle de laboratoire, devrait être fournie.
Exemples d'études de stabilité:
Au moins deux lots doivent faire l'objet d'études de la stabilité.
Des formulations sont considérés identique lorsqu`un mélange commun renfermant des ingrédients identique, dans les même proportion et fabriqué selon un procédé unique est comprimé pour obtenir différentes concentrations. La méthode des extrêmes ou la méthode de la matrice peuvent être acceptables si des motifs scientifiques le justifient. Au moins deux mélanges communs doivent être fabriqués. Ils peuvent être comprimés pour obtenir chacune des concentrations proposées. Si on propose la méthode des extrêmes, les lots des concentrations les plus élevées et les plus faibles issus des deux mélanges communs doivent faire l'objet d'études de stabilité.
Des formulations sont considérés très semblable lors quelles diffèrent au point de vue d'excipients mineurs comme des colorants ou des saveurs ou quelles diffèrent légèrement dans la proportion des excipients cependant ceux-ci doivent être les même.
La méthode des extrêmes est permise, lorsque justifiable, pour des formulations très semblables qui ne diffèrent que dans la proportions des excipients. Au moins deux lots de la concentration la plus élevée et deux lots de la concentration la plus faible doivent faire l'objet d'une étude de stabilité. Un lot de chaque concentration intermédiaire (entre les extrêmes) doit être fabriqué et on doit fournir les certificats d'analyse.
Les formulations qui diffèrent au point de vue d'excipients mineurs comme des colorants ou des saveurs doivent être appuyé par des données de stabilité complémentaires qui mettrons en évidence la compatibilité des excipients et justifié la méthode des extrêmes. Les données sur la stabilité des concentrations intermédiaires (entre les extrêmes) ne sont pas nécessaires si les formulations sont très semblables.
Au moins deux lots de chaque concentration doivent faire l'objet d'études de stabilité; la méthode des extrêmes n'est pas permise.
On doit se reporter à la politique de Santé Canada intitulée Bioéquivalence des formulations proportionnelles pour évaluer si les formulations sont considérées proportionnelles (c.-à-d. très semblables). Cette politique décrit les écarts acceptables selon la fonction de l'excipient (p. ex. véhicule, délitant, lubrifiant).>
Les essais de stabilité doivent être effectués sur la forme posologique conditionnée dans l'emballage proposé pour la commercialisation (incluant, s'il y a lieu, l'emballage secondaire et l'étiquette devant être apposée sur le contenant). Les résultats de toute étude réalisée sur le produit médicamenteux hors de son emballage immédiat ou dans tout autre matériau d'emballage peuvent respectivement être utiles dans le cadre des essais sous contraintes de la forme posologique ou être considérés comme des données complémentaires.
Les spécifications, qui sont une liste de tests, de méthodes analytiques et de limites d'acceptation proposés, incluant la notion de normes de relâche et normes de stabilité, sont décrites dans les lignes directrices Q6A de l`ICH. De plus, les spécifications relatives aux produits de dégradation d'un produit médicamenteux sont abordées dans la ligne directrice Q3B <et dans la ligne directrice de Santé Canada intitulée Impuretés dans les substances et produits médicamenteux existants.>
Les études de stabilité doivent comprendre l'évaluation des caractéristiques
du produit médicamenteux susceptibles de changer pendant l'entreposage
et susceptibles d'influer sur la qualité, l'innocuité et/ou l'efficacité.
Les études doivent porter, selon le cas, sur les caractéristiques physiques,
chimiques, biologiques et microbiologiques, sur la teneur en agents de
conservation
(p. ex. antioxydants, antimicrobiens) et, le cas échéant,
sur les essais particulier à la forme posologique (p. ex. aérosol
doseur). On doit utiliser des méthodes d'analyse qui sont validées et
susceptibles de détecter l'instabilité. Les résultats des études de validation
détermineront s'il faut refaire ces évaluations, et, si oui, dans quelle
mesure.
Les limites des normes de stabilité doivent être établies à partir de toute l'information disponible sur la stabilité. Les différences entre les normes de stabilité et les normes de relâche peuvent être justifiées à la lumière de l'évaluation de la stabilité et des changements observés pendant l'entreposage. Toute différence entre le niveau de ces normes en ce qui concerne la teneur de l'agent antimicrobien devra être étayée par une corrélation validée entre la teneur de l'agent et son efficacité tel qu'obtenue au cours du développement de la formulation finale du produit (sauf pour la concentration de l'agent de conservation) destinée à la commercialisation. À des fins de vérification, les essais sur l'efficacité de l'agent antimicrobien à titre d'agent de conservation (en plus de la teneur en agent de conservation) doivent porter sur un seul lot primaire du produit à la fin de la durée proposée pour l'entreposage, qu'il y ait ou non une différence entre les normes de relâche et les normes de durée d`entreposage.
<Le concept de « spécifications relatives à la relâche et à la durée d'entreposage » par rapport aux « critères d'acceptation réglementaires » est décrit dans la ligne directrice Q6A de l`ICH. Santé Canada juge les deux approches acceptables. Des critères d'acceptation plus rigoureux en matière de relâche peuvent être nécessaires dans certains cas pour garantir que les critères d'acceptation relatifs à la durée de conservation sont respectés pendant la durée de conservation du produit médicamenteux indiquée sur l'étiquette.>
Pour les études de longue durée, la fréquence des essais doit permettre de déterminer les caractéristiques de stabilité du produit médicamenteux. Pour un produit dont la durée d'entreposage proposée est d'au moins 12 mois, ces essais se feront normalement tous les 3 mois pendant la première année, tous les 6 mois pendant la seconde année, puis chaque année ensuite.
Dans les conditions de dégradation accélérée, il est recommandé d'effectuer les essais à au moins trois points définis dans le temps, y compris le premier et le dernier point de la période (p. ex. 0, 3 et 6 mois, pour une étude de six mois). Lorsqu'on s'attend, d'après l'expérience acquise au cours du développement, à ce que les résultats de ces essais soient proches des limites indiquant des changements significatifs, il faut ajouter soit des échantillons pour d'autres mesures à la fin de la période, soit un quatrième point d'essai dans le temps.
Lorsque les essais réalisés dans des conditions intermédiaires s'imposent parce qu'un changement significatif a été constaté dans le cadre des essais de dégradation accélérée, il est recommandé d'effectuer des mesures à au moins quatre points dans le temps, y compris le premier et le dernier point de la période (p. ex. 0, 6, 9 et 12 mois, dans le cas d'une étude de 12 mois).
On peut recourir à des études abrégées (c.-à-d. méthode de la matrice, méthode des extrêmes) en réduisant la fréquence des essais ou en n'effectuant qu'un pourcentage de certains tests , si cela est justifié.
En général, un produit médicamenteux doit être évalué dans les conditions d'entreposage (compte tenu des limites de tolérance appropriées) qui permettent d'évaluer sa stabilité à la chaleur et, le cas échéant, sa sensibilité à l'humidité ou son potentiel de perte de solvant. La durée des études et les conditions d'entreposage choisies doivent suffire à l'évaluation durant l'entreposage, l'expédition et l'utilisation ultérieure du produit.
Pour fin d'étiquetage, les essais de stabilité réalisés le cas échéant, sur le produit médicamenteux après sa reconstitution ou sa dilution, doivent permettre d'obtenir de l'information sur la préparation, les conditions d'entreposage et la durée limite d'utilisation du produit reconstitué ou dilué. Ces essais doivent être réalisés pendant toute la durée d'utilisation proposée sur des lots primaires du produit reconstitué ou dilué, au début et à la fin des études systématiques de stabilité. De plus, si les données des études à long terme sur la durée total d'entreposage ne peuvent pas être remises avec la présentation de la demande, on doit obtenir des résultats pour ces essais à <6> mois ou au dernier point dans le temps pour lequel on aura pu obtenir des résultats. En général, ces essais n'ont pas à être repris sur des lots prévus dans le cadre de l'engagement post approbation.
Au moment de la demande, les essais de longue durée doivent porter sur au moins <deux> lots primaires et les résultats d'au moins <6> mois d'étude devraient être disponible et se poursuivre pendant un intervalle suffisant pour couvrir la durée d'entreposage proposée. Les données complémentaires recueillies pendant la période d'évaluation de la demande d'homologation doivent être transmises aux autorités sur demande. Les données obtenues sous conditions de dégradation accélérée et, le cas échéant, sous conditions intermédiaires, peuvent servir à évaluer l'effet des écarts de courte durée aux conditions prévues sur l'étiquette (par exemple, durant le transport).
Pour les produits médicamenteux, les conditions d'entreposage de longue durée et de dégradation accélérée et, le cas échéant, les conditions intermédiaires, sont décrites dans les sections suivantes. La section « Cas général » s'applique aux produits médicamenteux ne correspondant à aucune des sections subséquentes. D'autres conditions d'entreposage peuvent être utilisées si elles sont justifiées.
| Étude | Conditions d'entreposage | Période minimale pour laquelle des donnés dont disponible au moment de la présentation |
|---|---|---|
| Longue durée* | 25 °C ± 2 °C / 60 % HR ± 5 % ou 30 °C ± 2 °C/65 % HR ± 5 % HR |
<6> mois |
| Intermédiaire** | 30 °C ± 2 °C/65 % HR ± 5 % HR | 6 mois |
| Dégradation accélérée | 40 °C ± 2 °C / 75 % HR ± 5 % | 6 mois |
* Il incombe au demandeur de décider si les études de stabilité à long terme sont effectuées à 25 °C ± 2 °C/60 % HR ± 5 % HR ou 30 °C ± 2 °C/65 % HR ± 5 % HR.
** Si les conditions de longue durée sont de 30 °C ± 2 °C/65 % HR ± 5 % HR, il n'y a pas de conditions intermédiaires.
Si les études de longue durée sont effectuées à 25 °C ± 2 °C/60 % HR ± 5 % HR et s'il y a des « changements significatifs » à n'importe quel moment pendant la période de six mois d'entreposage dans des conditions de dégradation accélérée, des essais supplémentaires dans des conditions intermédiaires doivent être effectués et évalués en regard des critères qui ont présenté des changements significatifs. La demande initiale doit comprendre les données d'au moins 6 mois provenant d'une étude de 12 mois effectuée dans des conditions intermédiaires.
Pour un produit médicamenteux, un « changement significatif » se définit comme:
La sensibilité à l'humidité ou le risque de perte de solvant ne constituent pas un problème dans le cas des produits médicamenteux emballés en contenants imperméables, qui, par définition, procurent une barrière permanente à l'humidité ou l'évaporation du solvant. Par conséquent, les études de stabilité pour les produits en contenants imperméables peuvent être effectuées dans des conditions d'humidité ambiantes ou contrôlées.
Les produits aqueux qui sont emballés dans des contenants semi-perméables doivent faire l'objet d'essais de perte d'eau en plus de leur stabilité physique, chimique, biologique et microbiologique. Cette évaluation peut être menée dans des conditions de faible humidité relative (voir ci-dessous). En fait, on doit démontrer que ces produits peuvent être conservés dans des milieux relativement peu humides sans perdre leurs propriétés.
D'autres méthodes comparables peuvent être élaborées et décrites pour les produits préparés dans des solvants non aqueux.
| Étude | Conditions d'entreposage | Période minimale pour laquelle des donnés dont disponible au moment de la présentation |
|---|---|---|
| Longue durée* | 25 °C ± 2 °C/40 % HR ± 5 % HR ou 30 °C ± 2 °C/35 % HR ± 5 % HR |
<6> mois |
| Intermédiaire** | 30 °C ± 2 °C/65 % HR ± 5 % HR | 6 mois |
| Dégradation accélérée | 40 °C ± 2 °C/max. 25 % HR | 6 mois |
* Il incombe au demandeur de décider si les études de stabilité à long terme sont effectuées à 25 °C ± 2 °C/40 % HR ± 5 % HR ou 30 °C ± 2 °C/35 % HR ± 5 % HR.
** Si les conditions de longue durée sont de 30 °C ± 2 °C/35 % HR ± 5 % HR, il n'y a pas de conditions intermédiaires.
Pour les études à long terme effectuées à 25 °C ± 2 °C/40 % HR ± 5 % HR, lorsqu'un changement significatif autre que la perte d'eau survient au cours de la période d'essai de 6 mois dans des conditions de dégradation accélérée, on doit effectuer des essais supplémentaires dans des conditions intermédiaires, tel que décrit dans la section « Cas général », pour évaluer l'effet de la température à 30 °C. Lorsque le changement significatif se limite à la perte d'eau dans des conditions de dégradation accélérée, il n'est pas nécessaire de réaliser les essais sous conditions intermédiaires. On doit toutefois fournir les données démontrant que le produit ne perdra pas des quantités significatives d'eau pendant la durée d'entreposage proposée, à 25 °C et à un taux de référence d'humidité relative de 40 %.
Une perte de 5 % d'eau par rapport à la valeur initiale est considérée comme un changement significatif dans le cas d'un produit emballé dans un contenant semi-perméable et conservé pendant l'équivalent de 3 mois à 40 °C et à un taux d'humidité relative maximal de 25 %. Cependant, pour les contenants de faible volume (1 ml ou moins) ou les produits présentés en dose unitaire, une perte d'eau de 5 % ou plus pendant l'équivalent de 3 mois à 40 °C et à un taux d'humidité relative maximal de 25 % peut être acceptée si elle est justifiée.
Une méthode permettant d'évaluer le comportement d'un produit autrement qu'en le soumettant à des taux d'humidité relative recommandés dans le tableau ci-dessus (soit pour les études de longue durée, soit pour les essais de dégradation accélérée) consiste à réaliser les études de stabilité à un taux plus élevé d'humidité relative et à calculer la perte d'eau théorique au taux de référence d'humidité relative. Il s'agit d'abord de déterminer expérimentalement le coefficient de perméation du dispositif d'emballage ou, comme dans l'exemple ci-dessous, de calculer le rapport de perte d'eau aux deux taux d'humidité, à la même température. On peut déterminer expérimentalement le coefficient de perméation d'un dispositif d'emballage en utilisant les conditions les plus défavorables (p. ex. le produit le plus dilué possible).
Exemple de démarche permettant de déterminer la perte d'eau:
Pour un produit dans un emballage donné, d'un volume donné et contenant un volume donné, on peut calculer la perte d'eau au taux d'humidité de référence en multipliant le taux de perte d'eau observé à un taux choisi d'humidité relative, mais à la même température, par le ratio présenté dans le tableau ci-dessous. Pendant la durée d'entreposage à un autre taux d'humidité relative, il faut démontrer que le taux de perte d'eau est linéaire.
Par exemple, à 40 °C, le taux calculé de perte d'eau à un maximum de 25 % HR équivaut au taux de perte d'eau mesuré à 75 % HR multiplié par 3,0, le ratio correspondant.
| Autre taux d'humidité relative | Taux d'humidité relative de référence | Ratio des taux de perte d'eau à une température donnée |
|---|---|---|
| 60 % HR | 25 % HR | 1.9 |
| 60 % HR | 40 % HR | 1.5 |
| 65 % HR | 35 % HR | 1.9 |
| 75 % HR | 25 % HR | 3 |
On peut également utiliser des ratios appropriés de perte d'eau obtenus dans des conditions d'humidité relative autres que celles qui sont décrites dans le tableau ci-dessus.
| Étude | Conditions d'entreposage | Période minimale pour laquelle des donnés dont disponible au moment de la présentation |
|---|---|---|
| Longue durée | 5 °C ± 3 °C | <6> mois |
| Dégradation accélérée | 25 °C ± 2 °C/60 % HR ± 5 % HR | 6 mois |
Si le produit médicamenteux est emballé dans un contenant semi-perméable, on doit fournir les données appropriées permettant d'évaluer la perte d'eau.
Les données obtenues pour l'entreposage à l'état réfrigéré doivent être évaluées conformément à la section « Évaluation » de la présente ligne directrice, sauf dans les cas précis indiqués ci-dessous.
Si un changement significatif survient dans la période de trois à six mois après le début des essais de dégradation accélérée, la durée d'entreposage proposée doit être établie en fonction des données obtenues en temps réel dans des conditions d'entreposage de longue durée. Si un changement significatif survient dans les trois mois suivant le début des essais de dégradation accélérée, il faut discuter des effets potentiels de ces écarts en dehors des conditions prévues dans l'étiquetage, p. ex. pendant le transport ou la manutention. Cette discussion peut être appuyée, si nécessaire, par des essais supplémentaires effectués sur un seul lot du produit médicamenteux pendant moins de trois mois, mais à une fréquence supérieure à celle qui est normalement effectuée. Il est superflu de poursuivre un essai jusqu'à six mois lorsqu'un changement significatif a été observé dans les trois premiers mois.
| Étude | Conditions d'entreposage | Période minimale pour laquelle des donnés dont disponible au moment de la présentation |
|---|---|---|
| Longue durée | - 20 °C ± 5 °C | <6> mois |
Pour les produits médicamenteux destinés à être entreposés
dans un congélateur, la durée d'entreposage doit être établie à
partir des données obtenues en temps réel dans des conditions d'entreposage
de longue durée. Lorsque aucune condition de dégradation accélérée n'a
été déterminée pour un produit médicamenteux destiné à être
entreposé dans un congélateur, on doit effectuer des essais sur un seul
lot à température élevée (p. ex.
5 °C ± 3 °C ou 25 °C ±
2 °C) pendant une période qui permet d'observer l'effet d'un écart de
courte durée aux conditions prévues sur l'étiquette.
Les produits médicamenteux destinés à être entreposés à des températures inférieures à -20 °C doivent être considérés au cas par cas.
Lorsque les données de stabilité à long terme recueillies sur les lots primaires ne couvrent pas la durée d'entreposage accordée au moment de l'approbation, le promoteur d'une présentation doit s'engager à poursuivre les études de stabilité après avoir reçu l'homologation afin d'établir clairement la durée d'entreposage.
Si la demande comporte des données sur la stabilité à long terme recueillies à partir de <deux> lots de production pendant toute la durée d'entreposage proposée, il n'est pas nécessaire de fournir un engagement à transmettre les résultats obtenus après l'homologation. Dans tout autre cas, le promoteur doit fournir l'un des engagements suivants, selon la situation:
Le protocole des études de longue durée sur la stabilité réalisées dans le cadre de l'engagement à l'égard des essais de stabilité doit être le même que celui des études faites sur les lots primaires, sauf lorsque des motifs scientifiques le justifient.
Lorsque les essais réalisés dans des conditions intermédiaires s'imposent parce qu'un changement significatif a été constaté dans le cadre des essais de dégradation accélérée réalisés sur les lots primaires, on peut effectuer des essais sur les lots prévus dans le cadre de l'engagement soit dans des conditions intermédiaires, soit dans des conditions de dégradation accélérée. Toutefois, si on constate un changement significatif dans le cadre des essais de dégradation accélérée effectués sur les lots prévus pour l'engagement, on doit également réaliser les essais dans des conditions intermédiaires.
La présentation et l'évaluation des données de stabilité doivent être faites systématiquement et inclure, selon les cas, les résultats des essais physiques, chimiques, biologiques et microbiologiques, y compris les tests spécifiques à la forme posologique (p. ex. taux de dissolution d'une forme solide pour administration par voie orale).
L'étude de stabilité vise à établir, à partir d'essais réalisés sur au moins <deux> lots de production du produit médicamenteux, une durée d'entreposage et des recommandations d'entreposage à inscrire sur l'étiquette, qui seront applicables à tous les futurs lots du produit médicamenteux fabriqué et emballé dans des conditions similaires. Le niveau de variabilité entre les lots influe sur le niveau de confiance permettant de s'assurer qu'un lot produit ultérieurement sera conforme aux spécifications pendant toute la durée d'entreposage prévue.
Les données peuvent révéler si peu de dégradation et si peu de variabilité qu'il devient évident que la durée d'entreposage demandée sera accordée automatiquement. Dans ces circonstances, il n'est généralement pas nécessaire de s'adonner à une l'analyse statistique formelle, mais simplement de justifier cette omission.
Une démarche acceptable pour l'analyse des paramètres quantitatifs appelés à changer avec le temps est de déterminer le point d`intersection de la moyen de la courbe avec la limite acceptable, basé sur un intervalle de confiance unique de 95 %. Si l'analyse démontre que la variabilité de lot à lot est faible, il devient avantageux de combiner les données en une seule estimation générale en appliquant, au départ, les tests statistiques appropriés (p. ex. les valeurs p pour un niveau de signification de rejet de plus de 0,25) aux pentes des droites de régression et une ordonnée à l'origine nulle pour les lots pris individuellement. S'il n'est pas pertinent de combiner les données provenant de plusieurs lots, la durée d'entreposage globale devrait être établie selon le temps minimal pendant lequel on peut prévoir qu'un lot demeurera conforme aux critères d'acceptation.
La nature de la relation de dégradation permettra de déterminer s'il est nécessaire de transformer les données aux fins de l'analyse par régression linéaire. La relation peut généralement être représentée par une fonction linéaire, quadratique ou cubique sur une échelle arithmétique ou logarithmique. Il est souhaitable de recourir aux méthodes statistiques pour vérifier la qualité de l'ajustement des données pour tous les lots et les lots combinés (selon le cas) par rapport à la droite ou à la courbe de dégradation hypothétique.
Au moment de l'obtention de l'autorisation, il est possible de procéder à une extrapolation limitée, au-delà de la plage observée, des données obtenues en temps réel dans des conditions d'entreposage de longue durée, pour prolonger la période pour le contre-essai, si cela est justifié. Cette justification doit être fondée sur les données concernant le mécanisme de dégradation, les résultats des essais de dégradation accélérée, la convenance mathématique au modèle choisi, la taille du lot, l'existence de données complémentaires sur la stabilité, etc. Cependant, cela suppose que la même relation de dégradation continuera à s'appliquer au-delà des données observées.
Chaque évaluation doit porter non seulement sur l'essai, mais également sur les produits de dégradation et autres caractéristiques pertinentes. Dans certains cas, on doit examiner la pertinence du bilan massique et des paramètres de stabilité et de dégradation.
<Les promoteurs devraient consulter la ligne directrice Q1E de l`ICH pour connaître les détails de l'évaluation des données sur la stabilité. En plus de présenter des renseignements complets sur la stabilité dans les volumes de la présentation, le promoteur doit présenter un résumé exact de ces renseignements dans le cadre du sommaire global des données sur la qualité (SGDQ).>
Une recommandation d'entreposage doit figurer sur l'étiquette. Elle doit reposer sur l'évaluation de la stabilité du produit médicamenteux. Dans certains cas, par exemple lorsqu'il s'agit de produits médicamenteux qui ne résistent pas à la congélation, il faut présenter les exigences spécifiques. L'emploi de termes comme « conditions ambiantes » ou « température de la pièce » doit être évité.
Il doit exister un lien direct entre les exigences d'entreposage inscrites sur l'étiquette et la stabilité du produit médicamenteux qui a été démontrée. La date de péremption doit figurer sur l'étiquette du contenant.
<Cette recommandation comprendrait normalement un écart de température
d'entreposage précisées en degrés Celsius. Le cas échéant, les précautions
particulières doivent être précisées, par exemple «
protégez de la lumière »,
« protégez du gel ».
Remarque: L'emploi de précautions d'entreposage n'est pas un substitut
à l'utilisation d'un système d'emballage approprié au produit
médicamenteux.
Si les résultats des études de stabilité démontrent que le produit médicamenteux est acceptable d'après le « Cas général » (article 2.2.7), voici des exemples de recommandations d'entreposage acceptables:
« Entreposez entre 15 °C et 30 °C. »
« Entreposez à température ambiante (15 °C à 30 °C).
»
« Entreposez à 25 °C, écarts permis jusqu'à 15 °C
et 30 °C. »
Lorsque seule une température d'entreposage maximale est proposée
(p.
ex. « entreposer à une température maximale de 25 °C »),
le promoteur doit démontrer que le produit n'est pas altéré par un entreposage
à basse température (p. ex. 5 °C ± 3 °C).>
<Un Programme permanent de stabilité (c.-à-d. des études permanentes de stabilité) doit être mis en place pour garantir la conformité aux spécifications approuvées relatives à la durée de conservation. Au moins un lot de chaque concentration du produit médicamenteux doit être inscrit au programme permanent de stabilité chaque année. L'emploi de la méthode des extrêmes et de la méthode de la matrice est permis si des motifs scientifiques le justifient.>
Les définitions suivantes de certains termes d'usage courant ont pour but de faciliter l'interprétation de cette ligne directrice.