Auparavant, une modification réglementaire était nécessaire pour accorder à un médicament le statut de médicament sur ordonnance en l'ajoutant à l'annexe F du Règlement sur les aliments et drogues ou pour changer le statut de médicament sur ordonnance pour celui de médicament en vente libre en le retirant de l'annexe F.
Dans le cadre de la Loi sur l'emploi, la croissance et la prospérité durable (projet de loi C-38), qui a reçu la sanction royale le 29 juin 2012, le gouvernement a modifié la Loi sur les aliments et drogues afin d'attribuer certains pouvoirs au ministre de la Santé, notamment celui de dresser une liste des médicaments sur ordonnance.
À la suite des changements apportés à la Loi sur les aliments et drogues, le Règlement sur les aliments et drogues nécessitait des modifications pour remplacer le processus réglementaire antérieur par une procédure administrative plus efficace, la Liste des drogues sur ordonnance.
L'annexe F du Règlement sur les aliments et drogues a été remplacée par une liste de médicaments qui requièrent une ordonnance intitulée la Liste des drogues sur ordonnance.
Non. Cette nouvelle approche n'a eu aucun impact sur l'innocuité, la qualité et l'efficacité des médicaments au Canada. Toutes les présentations de médicament soumises à Santé Canada continuent de faire l'objet d'évaluations scientifiques rigoureuses avant qu'il soit déterminé si un médicament doit être délivré uniquement sur ordonnance. Ces changements n'ont eu aucune incidence sur la façon dont la vente, la publicité et l'importation des médicaments sur ordonnance sont régies au Canada.
Non. Les médicaments qui figuraient à l'annexe F du Règlement sur les aliments et drogues sont inclus dans la Liste des drogues sur ordonnance.
L'accès aux médicaments sur ordonnance demeure le même.
La Liste des drogues sur ordonnance se présente sous une forme différente de celle de l'ancienne annexe F.
L'annexe F était divisée en deux parties (partie I et partie II) :
La Liste des drogues sur ordonnance comporte deux parties :
On trouve tous les médicaments pour usage vétérinaire délivrés sur ordonnance dans la section des drogues à usage vétérinaire de la Liste des drogues sur ordonnance. Si un médicament pour usage vétérinaire doté d'un numéro d'identification de médicament n'est pas dans la Liste, il est considéré comme un médicament en vente libre.
La Liste des drogues sur ordonnance est accessible sur le site Web de Santé Canada.
Le ministre de la Santé délègue ce pouvoir à un haut fonctionnaire de la Direction générale des produits de santé et des aliments de Santé Canada, qui se charge de prendre une décision en tenant compte de la recommandation du comité d'experts scientifiques de Santé Canada.
En général, l'ajout d'un ingrédient médicinal à la Liste des drogues sur ordonnance se fait lorsqu'une entreprise soumet une présentation à Santé Canada concernant un médicament nouveau sur le marché canadien.
Il peut arriver que Santé Canada ajoute un ingrédient médicinal dont la vente était autorisée comme médicament en vente libre à la Liste des drogues sur ordonnance. Ce genre d'ajout peut être fait lorsque le Ministère reçoit de nouveaux renseignements provenant d'activités post-commercialisation ou d'une présentation de médicament.
Le passage du statut de médicament sur ordonnance à celui de médicament en vente libre est entrepris à la demande d'une entreprise sous forme de présentation de médicament.
Les présentations de médicaments contiennent des renseignements et des données concernant l'innocuité, la qualité et l'efficacité du produit. Après avoir examiné ces données, Santé Canada peut établir qu'un médicament doit être délivré uniquement sur ordonnance ou bien que sa vente libre est appropriée.
Santé Canada prend en compte trois principes et leurs facteurs connexes pour décider si un médicament doit être délivré uniquement sur ordonnance. Ces trois principes généraux sont énoncés dans l'article
C.01.040.3 du Règlement sur les aliments et drogues :
La manière dont Santé Canada interprète les principes et leurs facteurs connexes est expliquée dans la ligne directrice intitulée Détermination du statut de vente sur ordonnance pour drogues destinées aux humains et aux animaux.
Les principes généraux englobent les facteurs pris en compte par Santé Canada depuis plus de 20 ans afin de prendre une décision sur le statut de vente sur ordonnance des médicaments. Ces facteurs étaient énoncés dans la politique Facteurs à considérer en vue de l'inscription à l'annexe F. Cette ligne directrice plus détaillée vient remplacer cette politique.
Les facteurs relatifs à la vente sur ordonnance sont généralement conformes à ceux d'autres organismes de réglementation internationaux.
La procédure est la suivante :
La procédure est la suivante :
Dans les cas où l'ajout d'un ingrédient médicinal à la Liste des drogues sur ordonnance, ou son retrait de la Liste, a une incidence sur des produits actuellement commercialisés, Santé Canada veillera à ce que les fabricants des produits en cause soient mis au courant de l'avis de consultation recommandant l'ajout de l'ingrédient médicinal à la Liste, ou son retrait, dès la publication de l'avis sur son site Web. Les fabricants ont ensuite l'occasion de s'informer sur les intentions de Santé Canada quant à la transition des produits touchés de « médicament sur ordonnance» à « médicament en vente libre » ou vice-versa, selon le cas, et de contribuer à la consultation. Les résultats de la consultation sont affichés dans un avis de décision qui entre en vigueur six mois plus tard. Si le résultat de la consultation mène à l'ajout ou au retrait de l'ingrédient, Santé Canada continuera à offrir des conseils aux fabricants qui doivent faire la transition de leurs produits.
Les fabricants des produits touchés qui sont commercialisés doivent faire une demande à Santé Canada pour, habituellement, faire approuver la mise à jour de l'étiquette du produit déjà approuvé. Le délai de six mois avant la mise en œuvre après la publication de l'avis de décision donne suffisamment de temps aux fabricants des produits touchés pour faire approuver par Santé Canada les nouvelles étiquettes. Les fabricants doivent attendre l'entrée en vigueur de l'avis de décision (c'est-à-dire, six mois après sa publication sur le site Web de Santé Canada) avant de vendre les produits portant la nouvelle étiquette, et à ce moment-là, ne peuvent plus vendre le produit portant l'ancienne étiquette.
Le comité d'experts scientifiques se charge d'établir que les principes et facteurs relatifs au statut de médicament sur ordonnance sont appliqués de façon convenable et que la vente du médicament sur ordonnance est appropriée.
Non. Les données scientifiques requises en vertu du Règlement sur les aliments et droguespour évaluer l'innocuité, la qualité et l'efficacité des médicaments sur ordonnance n'ont pas changé.
Toutes les présentations de médicament soumises à Santé Canada font l'objet d'évaluations scientifiques rigoureuses sur l'innocuité, la qualité et l'efficacité avant d'être approuvées, y compris pour l'attribution du statut de médicament délivré sur ordonnance ou pour le changement de statut de la vente sur ordonnance à la vente libre.
Chaque fois qu'un ingrédient médicinal est ajouté à la Liste des drogues sur ordonnance, ou retiré de celle-ci, une justification du changement est fournie dans un avis publié sur le site Web de Santé Canada.
Les modifications réglementaires afin d'inclure certains ingrédients médicinaux dont l'ajout à l'annexe F du Règlement des aliments et drogues a été proposé ont suivi leur cours; ces modifications ont été apportées avant la suppression de l'annexe F. Pour tous les autres ingrédients médicinaux dont l'ajout à l'annexe F avait été proposé, la procédure afin d'ajouter des ingrédients médicinaux à la Liste des drogues sur ordonnance sera suivie.
La ligne directrice Détermination du statut de vente sur ordonnance pour drogues destinées aux humains et aux animaux explique les trois principes pris en compte par Santé Canada ainsi que leurs facteurs connexes pour décider si un médicament doit être délivré uniquement sur ordonnance.
Les seuls changements apportés à la Base de données sur les produits pharmaceutiques concernent la terminologie employée pour désigner le statut des produits, à savoir :
La définition dans le Règlement sur les aliments et drogues se lit maintenant comme suit : « praticien » désigne toute personne :
La définition a été modifiée de manière à supprimer la mention de l'annexe F.
Non. Les ingrédients médicinaux qui figuraient auparavant à l'annexe F du Règlement sur les aliments et drogues ont été inclus dans la Liste des drogues sur ordonnance; les seuls changements apportés ont servi à rectifier les incohérences dans la manière dont certains ingrédients sont classés dans la Liste.
Oui. Les médicaments délivrés sur ordonnance doivent encore porter la mention « Pr » sur leur étiquette.
Non. Les produits de santé naturels (PSN) restent régis par le Règlement sur les produits de santé naturels.
Non. Les substances contrôlées et les narcotiques continuent d'être réglementés en vertu de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances (LRCDAS) et du Règlement sur les stupéfiants. La LRCDAS et le Règlement offrent un cadre législatif et réglementaire pour le contrôle des substances qui peuvent altérer les processus mentaux et nuire à la santé des personnes ou de la société lorsqu'elles sont détournées ou mal utilisées.
Santé Canada prend en compte plusieurs facteurs afin de déterminer si une substance doit être réglementée par la LRCDAS et ses règlements, et dans quelle annexe elle doit figurer. Ces facteurs incluent la probabilité d'abus ou de mauvaise utilisation de la substance, le danger qu'elle représente pour la sécurité du public et l'utilité de la substance en tant qu'agent thérapeutique.
Non, car cela n'est pas décidé par le gouvernement fédéral.
Il faut comprendre qu'il y a deux niveaux de prises de décisions au Canada. Tout d'abord, le gouvernement fédéral décide quels médicaments doivent être délivrés sur ordonnance ou être en vente libre.
Ensuite, les provinces et les territoires peuvent restreindre davantage les conditions de vente de ces produits, mais ils ne peuvent les rendre moins strictes. Par exemple, une province ou un territoire peut décider qu'un produit doit être délivré sur ordonnance alors que le gouvernement fédéral permet qu'il soit offert en vente libre. Toutefois, les provinces et les territoires ne peuvent autoriser la vente libre d'un produit désigné comme médicament sur ordonnance par le gouvernement fédéral - un tel médicament doit être vendu sur ordonnance partout au pays.
La plupart des provinces et des territoires se fondent sur les recommandations de l'Association nationale des organismes de réglementation de la pharmacie (ANORP) pour fixer les modalités applicables à la vente des médicaments. L'ANORP recommande qu'un produit soit placé dans une de trois annexes (I, II ou III), chacune représentant un niveau différent de restriction (ordonnance, distribution par le pharmacien, etc.), ou qu'il soit en vente libre. De plus
amples renseignements sont disponibles sur le site Web de l'ANORP (en anglais seulement).
Pour obtenir davantage de renseignements sur les produits conservés derrière le comptoir en pharmacie, communiquez avec le gouvernement de votre province ou de votre territoire ou avec l'ANORP.
En cas de problème d'innocuité justifiant l'ajout d'un ingrédient médicinal à la Liste, la réalisation d'une période de consultation avant l'ajout n'est pas toujours appropriée étant donné qu'il faut agir rapidement pour protéger les consommateurs. Dans une telle situation, ce qui est très rare, un avis sera publié sur le site Web de Santé Canada afin d'informer le public de l'ajout et d'en fournir la justification. Les intervenants externes sont informés de l'ajout par courriel.