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Médicaments et produits de santé

Sommarie des motifs de décision (SMD) NATRELLEMC HIGHLY COHESIVE SILICONE-FILLED BREAST IMPLANTS

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Contact : Homologation des matériels médicaux

NATRELLEMC HIGHLY COHESIVE SILICONE-FILLED BREAST IMPLANTS

Allergan
Numéro de la demande : 88573
Numéro de l'homologation : 72262
Émis le : 2011/11/10

Avant-propos

Le Sommaire des motifs de décision (SMD) de Santé Canada expose les motifs d'ordre scientifique et réglementaire sur lesquels reposent les décisions de Santé Canada concernant la réglementation des médicaments et des instruments médicaux. Les SMD sont rédigés en langage technique à l'intention des personnes et groupes intéressés aux décisions de Santé Canada portant sur un produit donné et sont le reflet des observations consignées dans les rapports d'évaluation. À ce titre, les SMD servent à compléter et non à répéter l'information contenue dans le Guide de l'utilisateur.

Nous invitons les lecteurs à consulter le « Guide du lecteur sur le Sommaire des motifs de décision - Instruments médicaux » au sujet de l'interprétation des termes et des acronymes utilisés ici. Ils trouveront également dans ce guide un aperçu du processus d'examen des demandes d'homologation d'un instrument médical dans le feuillet intitulé « Sûreté des matériels médicaux vendus au Canada », qui décrit les facteurs pris en considération par Santé Canada au cours du processus d'examen et d'autorisation d'une demande d'homologation d'un instrument médical. Les lecteurs peuvent aussi consulter le document intitulé « Initiative du sommaire des motifs de décision - Foire aux questions ».

Le SMD correspond à l'information dont disposent les autorités de réglementation de Santé Canada au moment de prendre une décision. Les demandes subséquentes examinées à d'autres fins ne sont pas incluses dans la Phase I de la stratégie de mise en oeuvre des SMD. Pour obtenir de l'information à jour sur un produit en particulier, les lecteurs sont priés de consulter le guide de l'utilisateur le plus récent de ce produit. Pour obtenir de l'information au sujet de mises en garde diffusées après la commercialisation ou d'avis émis à la suite d'effets indésirables (EI), les personnes intéressées devraient consulter le site Web de Santé Canada.

Pour de plus amples renseignements sur un produit en particulier, les lecteurs peuvent également se rendre sur les sites Web des organismes de réglementation d'autres pays, en cliquant sur « Liens connexes » dans le site Web de Santé Canada. L'information reçue à l'appui d'une demande d'homologation d'un instrument médical au Canada peut cependant ne pas être identique à celle reçue par d'autres gouvernements.

Autres politiques et lignes directrices :  

Les lecteurs sont invités à consulter le site Web de Santé Canada, où ils trouveront d'autres politiques et lignes directrices au sujet des instruments médicaux, notamment le document intitulé « Gestion des demandes d'homologation d'instruments médicaux et d'autorisation d'essais expérimentaux ».

Information sur l'instrument et la demande

Nom de l'instrument :
NATRELLEMC HIGHLY COHESIVE SILICONE-FILLED BREAST IMPLANTS
Fabricant :
Allergan
Ensemble d'instruments médicaux :
Musculosquelettique
Biomatériau :
Sans objet
Produit mixte :
Non
Matière médicamenteuse :
S/O
Type et numéro de la demande :
Mise à jour annuelle d'une homologation avec conditions,
numéro : 88573
Date d'émission de l'homologation :
2006/10/20
Numéro de catalogue de l'instrument/numéro du modèle :
Voir http://www.mdall.ca/
Numéro de l'homologation :
72262
Utilisation prévue :
L'instrument est destiné à la reconstruction mammaire à la suite d'une mastectomie ou à l'augmentation mammaire. L'augmentation mammaire est indiquée chez les femmes de 22 ans et plus. L'augmentation mammaire comprend l'augmentation primaire visant à augmenter le volume des seins ainsi que la reprise chirurgicale pour corriger ou améliorer le résultat d'une chirurgie d'augmentation primaire. La reconstruction mammaire comprend la reconstruction primaire pour remplacer le tissu mammaire qui a été enlevé à la suite d'un cancer ou à un traumatisme ou qui ne s'est pas développé convenablement à cause d'une anomalie mammaire sévère. La reconstruction mammaire comprend également la chirurgie de reprise pour corriger ou améliorer le résultat d'une chirurgie de reconstruction mammaire primaire.

L'instrument est contre-indiqué chez les femmes présentant une infection, quel qu'en soit le siège, les femmes atteintes d'un cancer du sein avéré ou d'un état précancéreux du sein et qui n'ont pas reçu de traitement adéquat et les femmes qui sont enceintes ou qui allaitent.

Réponse aux conditions

Introduction

Depuis que le produit Silicone-Filled Breast Implants d'Allergan (anciennement Inamed) a été homologué le 20 octobre 2006, l'entreprise a enregistré la nouvelle marque de commerce NatrelleMC pour ses Style 410 Silicone-Filled Breast Implants. Le produit est maintenant désigné sous le nom de NatrelleMC Highly Cohesive Silicone-Filled Breast Implants (implants mammaires NatrelleMC remplis de gel de silicone hautement cohésif). Les instruments en soi restent inchangés sur le plan des matériaux utilisés, de la conception et des procédés de fabrication.

La section ci-dessous expose les conditions d'homologation (en gras) fixées par Santé Canada à l'égard du produit NatrelleMC Highly Cohesive Silicone-Filled Breast Implants. Le présent rapport décrit l'évaluation faite par Santé Canada des réponses reçues au sujet de ces implants mammaires (aussi appelés « les instruments à l'étude ») quatre ans après la date de l'homologation.

Conditions d'homologation

1) Le fabricant continuera de recueillir des données et de fournir des rapports annuels mis à jour dans le cadre de l'étude clinique de base de dix ans portant sur 1000 patientes, notamment en ce qui concerne :

  1. la première survenue et l'incidence cumulative des complications enregistrées lors des consultations de suivi contenant les rapports des cas confirmés et non confirmés des affectations du tissu conjonctif (y compris un résumé des rapports rhumatologiques) ou de nouveaux diagnostics de cancer, et une analyse de régression de Cox des complications;
  2. les mesures de la satisfaction du médecin et de la patiente;
  3. un résumé des données indiquant les principales complications (telle que la rupture) et l'exérèse éventuelle d'implants avec ou sans remplacement, réparties par type d'instrument, par type d'enveloppe et par catégorie de patiente;
  4. un rapport détaillé de l'incidence de la rupture [symptomatique et asymptomatique dans les cohortes d'étude par imagerie par résonance magnétique (IRM) et par des méthodes autres que l'IRM], de l'incidence de la rupture intracapsulaire et extracapsulaire ainsi que de tous les signes et symptômes signalés associés à la survenue d'une rupture (confirmée ou non).

Allergan a continué de recueillir des données dans le cadre de l'étude clinique de base (« étude de base ») sur les NatrelleMC Silicone-Filled Breast Implants. Des données de suivi concernant huit années de l'étude de base ont été présentées pour chaque cohorte de l'étude. La date d'extraction des données pour le présent rapport était le 14 septembre 2010.

Selon le protocole de l'étude de base, les données sur la sûreté doivent être recueillies à des intervalles précis : 0 à 4 semaines, 6 mois, 1 an, et ensuite tous les ans jusqu'à 10 ans après l'implantation. Les données sur l'efficacité comprennent le tour de poitrine avant et après l'implantation ainsi que l'évaluation annuelle de la satisfaction de la patiente et du médecin. Des questionnaires portant sur la qualité de vie (QV) sont également fournis avant l'implantation, puis un et deux ans après l'implantation. Les questionnaires QV portaient sur divers paramètres, y compris la santé générale, l'estime de soi et l'image corporelle. Les données sur la sûreté et sur l'efficacité fournies par cohorte d'étude durant les huit ans de l'étude sont résumées ci-dessous.

Sûreté

Incidence et complications

L'incidence des complications a été consignée chaque année lors de la visite de suivi et des analyses de Kaplan-Meier portant sur les complications ont été réalisées. Les taux de complications chez chaque cohorte d'étude sont discutés indépendamment étant donné que toutes les données d'étude étaient divisées par cohorte d'étude.

Cohorte d'augmentation primaire

Dans la cohorte d'augmentation primaire (AP), 983 implants ont été mis en place, unilatéralement ou bilatéralement, chez 492 patientes. La plupart (90,5 %) des patientes étaient de race blanche, et l'âge médian de la cohorte était de 36 ans (intervalle : 18 à 60 ans) au début de l'étude. En date du présent rapport, 30 (6,1 %) des cas d'augmentation primaire recrutés au départ (mise en place) ne participaient plus à l'étude. De celles-ci, 21 patientes ont subi une exérèse visant à remplacer les instruments d'étude par d'autres non visés par l'étude, 7 ont choisi d'abandonner l'étude, 1 patiente n'était plus en mesure de participer à l'étude et 1 patiente a quitté le pays en permanence. Aucun décès n'est survenu dans la cohorte AP au cours de 8 ans. Une fois prises en compte les patientes qui ont subi l'exérèse de tous les instruments à l'étude avec remplacement par des instruments non visés par l'étude, le taux de suivi se situait à 68,5 % lors de la visite de suivi de 8 ans.

Le taux de complications pendant les 8 ans de l'étude a été évalué par patiente et par implant à l'aide d'une analyse de survie de Kaplan-Meier du délai avant la première survenue de chaque événement. Dans la cohorte d'AP, le taux de complications sur 8 ans le plus fréquemment signalé (par patiente) était la contracture capsulaire (6,9 %). Le taux de toutes les autres complications se situait à égale ou moins de 4 %. Dans l'ensemble, 80,0 % des complications ont été résolues pendant les 8 ans de suivi, dont la plupart (76,8 %) l'ont été sans traitement ou avec un traitement non chirurgical.

Le risque de réopération par patiente était de 24,8 % au cours des 8 ans de l'étude. En tout, 112 patientes ont fait l'objet de 138 réopérations. Les interventions primaires les plus courantes réalisées lors des 138 réopérations étaient l'exérèse d'implant avec remplacement (42,8 %) et la révision de cicatrice (13,0 %).

À la fin de la visite de la 8e année après l'implantation, 65 patientes avaient subi 115 exérèses d'instruments d'étude, avec un taux de risque par patiente sur 8 ans du remplacement ou de l'exérèse, peu importe la raison, de 14,8 %. Sur les 115 instruments explantés, 48 instruments (41,7 %) l'ont été en raison d'une demande par la patiente d'un changement de taille ou de style et 13 (11,3 %) l'ont été en raison de la ptose. La plupart des instruments (88,7 %) ont été remplacés, principalement par d'autres implants d'étude hautement cohésifs de NatrelleMC (63,7 %).

Cohorte de reconstruction primaire

La cohorte de reconstruction primaire (RP) de l'étude de base comptait 225 patientes ayant reçu au total 354 instruments d'étude. La plupart (90,7 %) des patientes étaient de race blanche, et l'âge médian de la cohorte était de 48 ans (intervalle : 18 à 80 ans) au début de l'étude. En date du présent rapport, 56 (24,9 %) des 225 patientes de la cohorte RP ne participaient plus à l'étude. Sur celles-ci, 27 ont subi une exérèse permanente visant à remplacer les instruments d'étude par d'autres non visés par l'étude, 16 patientes sont décédées (6 décès dus au cancer du sein, 2 décès dus au cancer métastatique diffus, 1 décès dû au cancer du foie/du sein, 1 décès dû au cancer du cerveau, 1 décès dû au myélome multiple et 1 décès dû aux complications liées au cancer), 11 patientes ont choisi d'abandonner l'étude, 1 patiente a quitté le pays, et la participation d'une patiente a été terminée en raison des problèmes d'ordre légal non liés à l'étude. Une fois pris en compte les cas de décès ou d'exérèse d'implant avec remplacement par d'autres instruments non visés par l'étude, le taux de suivi dans la cohorte RP se situait à 78,8 % à la 8e année.

Les taux de complications les plus fréquentes par patiente durant les 8ans de l'étude étaient la contracture capsulaire (11,3 %) et l'asymétrie (10,9 %). Toutes les autres complications se sont produites à un taux de complication par patiente de < 6,5 %. Dans l'ensemble, la plupart (74,1 %) des complications ont été résolues pendant la période de suivi de 8 ans. Parmi les complications qui ont été résolues, 62,0 % l'ont été sans traitement ou avec un traitement non chirurgical.

Au total, 103 patientes ont subi 142 interventions de réopérations au cours des 8 années après l'implantation, avec un taux de risque de réopération par patiente sur 8 ans de 48,4 %. Les interventions primaires les plus courantes réalisées lors des 142 réopérations étaient l'exérèse d'implant avec remplacement (42,3 %) et la révision de cicatrice (16,2 %).

À la fin de la visite de la 8e année après l'implantation, 65 patientes avaient subi 97 exérèses d'instruments d'étude, avec un taux de risque par patiente sur 8 ans du remplacement ou de l'exérèse, peu importe la raison, de 31,4 %. Sur les 97 instruments explantés, 25 instruments (25,8 %) l'ont été en raison d'une demande par la patiente d'un changement de taille ou de style et 15 (15,5 %) l'ont été en raison de la contracture capsulaire. La plupart des instruments (83,5 %) ont été remplacés, principalement par d'autres implants d'étude hautement cohésifs de NatrelleMC (56,8 %).

Cohorte de reprise-augmentation

La cohorte de reprise-augmentation (RA) compte 156 patientes ayant reçu 310 implants mammaires aux fins d'une reprise unilatérale ou bilatérale d'une augmentation mammaire existante. La plupart des patientes étaient de race blanche (94,9 %), et l'âge médian de la cohorte au début de l'étude était de 44 ans (intervalle : 22 à 66 ans). En date du présent rapport, 25 (16,0 %) des 156 cas de RA ne participaient plus à l'étude. Dix-huit de ces patientes qui ont abandonné l'étude ont subi une exérèse avec remplacement par d'autres instruments non visés par l'étude, 5 patientes ont choisi d'abandonner l'étude, et 2 patientes sont décédées du cancer. Une fois pris en compte les cas de décès ou d'exérèse d'implant avec remplacement par d'autres instruments non visés par l'étude, le taux de suivi dans la cohorte RA se situait à 69,9 % après 8 ans.

Les taux de complications les plus fréquentes par patiente durant les 8 ans de l'étude étaient la contracture capsulaire (8,7 %), la malposition d'implant (7,9 %), et l'asymétrie (5,7 %). Toutes les autres complications se sont produites à un taux de complication par patiente de < 4 %. La plupart (72,2 %) des complications ont été résolues pendant la période de suivi de 8 ans. Parmi les complications qui ont été résolues, 67,3 % l'ont été sans traitement ou avec un traitement non chirurgical.

Au total, 60 patientes ont subi 75 interventions de réopérations au cours des 8 années après l'implantation, avec un taux de risque de réopération par patiente sur 8 ans de 41,5 %. Les interventions primaires les plus courantes réalisées lors des 75 réopérations étaient l'exérèse d'implant avec remplacement (46,7 %).

À la fin de la visite de la 8e année après l'implantation, 39 patientes avaient subi 69 exérèses d'instruments à l'étude, avec un taux de risque par patiente sur 8 ans du remplacement ou de l'exérèse, peu importe la raison, de 27,6 %. Sur les 69 instruments explantés, 16 instruments (23,2 %) l'ont été en raison d'une contracture capsulaire et 18 instruments (26,1 %) l'ont été en raison d'une demande par la patiente d'un changement de taille ou de style. La plupart des instruments (88,4 %) ont été remplacés, principalement par d'autres implants d'Allergan (86,9 %).

Cohorte de reprise-reconstruction

La cohorte de reprise-reconstruction (RR) comptait 68 patientes ayant reçu 112 instruments d'étude. La plupart (94,1 %) des patientes étaient de race blanche et l'âge médian de la cohorte était de 52 ans (intervalle : 24 à 72 ans) au début de l'étude. En date du présent rapport, 16 (23,5 %) des 68 patientes de la cohorte RR ne participaient plus à l'étude. Douze patientes ont abandonné l'étude après avoir subi une exérèse permanente de tous les instruments d'étude, 3 patientes sont décédées (2 décès dus au cancer et 1 décès dû aux complications liées au diabète), et 1 patiente a abandonné l'étude pour d'autres raisons. Une fois pris en compte les cas de décès ou d'exérèse d'implant avec remplacement par d'autres instruments non visés par l'étude, le taux de suivi dans la cohorte RR se situait à 69,8 % après 8 ans.

Les taux de complications les plus fréquentes par patiente durant les 8 ans de l'étude étaient la contracture capsulaire (21,5 %) et l'asymétrie (14,8 %). Toutes les autres complications ont touché moins de 8 % des patientes. Dans l'ensemble, 63,2 % des complications ont été résolues, dont la plupart (72,2 %) l'ont été sans traitement ou avec un traitement non chirurgical.

Au total, 28 patientes ont subi 35 interventions de réopérations au cours des 8 années après l'implantation, avec un taux de risque de réopération par patiente sur 8 ans de 43,8 %. Les interventions primaires les plus courantes réalisées lors des 35 réopérations étaient l'exérèse d'implant avec remplacement (62,9 %).

À la fin de la visite de la 8e année après l'implantation, 22 patientes avaient subi 34 exérèses d'instruments d'étude, avec un taux de risque par patiente sur 8 ans du remplacement ou de l'exérèse, peu importe la raison, de 35,8 %. Sur les 34 instruments explantés, 26,5 % des instruments l'ont été en raison de la contracture capsulaire et 23,5 % l'ont été en raison d'une demande par la patiente d'un changement de taille ou de style. La plupart des instruments explantés (94,1 %) ont été remplacés, principalement par d'autres implants mammaires d'Allergan (75,0 %).

Rupture de l'implant

Le risque de rupture est résumé par cohorte d'étude ci-dessous. Les résultats sont fondés sur une cohorte IRM regroupant les patientes de toutes les cohortes qui ont subi un dépistage par IRM biennal (à compter de la 1ère année). L'objectif de l'étude était d'évaluer le taux de survenue de rupture asymptomatique ou silencieuse.

Cohorte d'augmentation primaire

Trente pour cent (150/492) des patientes recrutées au départ dans la cohorte AP faisaient partie de la cohorte d'étude par IRM. Les IRM ont été réalisées sur 272 des 299 instruments (91,0 %) inscrits dans la portion d'IRM séquentielles de l'étude. Cent trente-sept patientes (272 instruments) ont subi au moins une IRM, et 131 de ces patientes ont subi deux IRM ou plus. Une fois pris en compte les cas d'abandon en raison de l'exérèse de tous les instruments d'étude primaires, des instruments en métal implantés, ou la claustrophobie, le taux de conformité de la part de la patiente était de 70,4 % pour la quatrième IRM séquentielle. Par implant, le taux de conformité était de 72,4 % pour la quatrième IRM.

D'après les ruptures confirmées et non confirmées, le taux global de rupture après 8 ans étaient de 10,6 % par patiente et 6,1 % par implant, tel que mesuré chez des patientes subissant des examens biennales par IRM de dépistage des ruptures, avec un taux de rupture silencieuse de 12,0 % par patiente et 7,0 % par implant et de rupture symptomatique de 0 %. Dans la cohorte non par IRM, le taux global de rupture après 8 ans était de 4,5 % par patiente et 2,4 % par implant avec un taux de rupture symptomatique de 0,7 % par patiente et de 0,4 % par implant. À cause du fait que l'examen séquentiel par IRM de dépistage des ruptures n'a pas été réalisé chez la cohorte non par IRM, aucune donnée valable ne serait obtenue en calculant un taux de rupture silencieuse pour la cohorte non par IRM.

Au total, 35 des 983 instruments implantés ont été soupçonnés de rupture, dont 28 ont été trouvés par IRM, 4 par exérèse, et 3 par examen physique. Sur ces 35 cas de ruptures soupçonnées, la rupture de 21 instruments a été confirmée par l'exérèse et 5 instruments ont été confirmés intacts (4 par exérèse et 1 par IRM). Neuf cas de rupture soupçonnée restent non confirmés.

Dans la cohorte par IRM, 12 implants se sont avérés une rupture silencieuse et 4 implants se sont avérés une rupture silencieuse non confirmée. Dans la cohorte non par IRM, 7 cas de rupture silencieuse ont été confirmés, 2 implants se sont avéré une rupture symptomatique, et 5 cas étaient d'une rupture silencieuse non confirmée.

Onze instruments (4,0 %) présentaient une rupture. La grande majorité des instruments (95,2 %) ne présentaient aucun signe de rupture. Le risque par patiente d'une IRM non négative après 8 ans était de 16,7 %. Sans compter les instruments qui ont été confirmés n'ayant pas été l'objet d'une rupture à l'exérèse, le risque par patiente d'une IRM non négative après 8 ans était de 16,7 %.

Cohorte de reconstruction primaire

Trente-sept pour cent (84/225) des patientes recrutées au départ dans la cohorte RP faisaient partie de la cohorte d'étude par IRM, représentant 139 des 354 instruments implantés (39,3 %). Soixante-treize patientes avaient subi au moins une IRM, et 59 patientes avaient subi deux IRM ou plus. Les IRM ont été réalisées sur 122 des 139 instruments (87,8 %) inscrits dans la portion IRM séquentielle de l'étude.

Une fois pris en compte les cas d'abandon en raison du décès, de l'exérèse de tous les instruments d'étude primaire, des instruments en métal implantés, ou la claustrophobie, le taux de conformité de la part de la patiente était de 72,9 % pour la quatrième IRM séquentielle. Par implant, le taux de conformité était de 76,1 % pour la quatrième IRM séquentielle.

D'après les ruptures confirmées et non confirmées, le taux global de rupture après 8 ans étaient de 11,1 % par patiente et 8,2 % par implant, tel que mesuré chez des patientes subissant des examens biennaux par IRM de dépistage des ruptures, avec un taux de rupture silencieuse de 12,9 % par patiente et 13,3 % par implant et de rupture symptomatique de 0 % par patiente ainsi que par implant. Dans la cohorte non par IRM, le taux global de rupture après 8 ans était de 4,5 % par patiente et 3,6 % par implant avec un taux de rupture symptomatique de 0,0 % par patiente ainsi que par implant.

À cause du fait que l'examen séquentiel par IRM de dépistage des ruptures n'a pas été réalisé chez la cohorte non par IRM, aucune donnée valable ne serait obtenue en calculant un taux de rupture silencieuse pour la cohorte non par IRM.

Au total, 20 des 354 instruments implantés ont été soupçonnés de rupture, dont 17 ont été trouvés par IRM, 1 par examen physique, et 2 par exérèse. Sur ces 20 cas de ruptures soupçonnées, la rupture de 11 instruments a été confirmée par l'exérèse, 1 instrument a été confirmé intact par l'exérèse, et 5 instruments ont été confirmés intacts par la réopération, et 3 restent non confirmés.

Dans la cohorte par IRM, 7 implants se sont avérés une rupture silencieuse et 1 implant s'est avéré une rupture silencieuse non confirmée. Dans la cohorte par IRM, il y a eu 4 cas de rupture silencieuse confirmée et 2 cas de rupture silencieuse non confirmée.

En ce qui concerne les résultats d'IRM, 7 des 122 instruments (5,7 %) présentaient une rupture. La grande majorité des instruments (94,3 %) ne présentaient aucun signe de rupture.

Le risque par patiente d'une IRM non négative après 8 ans était de 14,8 %. Sans compter les instruments qui ont été confirmés n'ayant pas été l'objet d'une rupture à l'exérèse, le risque par patiente d'une IRM non négative après 8 ans était de 13,4 %.

Cohorte de reprise-augmentation

Quarante-cinq des 156 patientes recrutées (28,8 %) au départ dans la cohorte RA faisaient partie de la cohorte d'étude par IRM, représentant 88 des 310 instruments implantés (28,4 %). Quarante patientes ont subi au moins une IRM, et 37 patientes ont subi deux IRM ou plus. Les IRM ont été réalisées sur 78 des 88 instruments (88,6 %) inscrits dans la portion d'IRM séquentielles de l'étude.

Une fois pris en compte les cas d'abandon en raison du décès, de l'exérèse de tous les instruments d'étude primaire, des instruments en métal implantés, ou la claustrophobie, le taux de conformité de la part de la patiente était de 81,6 % pour la quatrième IRM séquentielle. Par implant, le taux de conformité était de 91,0 % pour la quatrième IRM.

D'après les ruptures confirmées et non confirmées dans la cohorte d'IRM, le taux global de rupture après 8 ans étaient de 7,6 % par patiente et 4,0 % par implant avec un taux de rupture silencieuse de 5,7 % par patiente et de 2,9 % par implant, et de rupture symptomatique de 2,7 % par patiente et de 1,5 % par implant.

Dans la cohorte non par IRM, le taux global de rupture après 8 ans était de 9,6 % par patiente et de 5,4 % par implant avec un taux de rupture symptomatique de 2,6 % par patiente et de 1,4 % par implant. À cause du fait que l'examen séquentiel par IRM de dépistage des ruptures n'a pas été réalisé chez la cohorte non par IRM, aucune donnée valable ne serait obtenue en calculant un taux de rupture silencieuse pour la cohorte non par IRM.

Au total, 19 des 310 instruments implantés ont été soupçonnés de rupture, dont 11 ont été identifiés par IRM, 4 par examen physique, 3 par échographie et 1 par exérèse. Sur ces 19 cas de ruptures soupçonnées, la rupture de 10 instruments a été confirmée à l'exérèse, 4 instruments ont été confirmés intacts à l'exérèse, 3 instruments ont été confirmés intacts par IRM, et 2 instruments restent non confirmés.

Dans la cohorte par IRM, 1 cas de rupture silencieuse a été confirmé, 1 implant s'est avéré une rupture symptomatique, et 1 cas était d'une rupture silencieuse non confirmée. Dans la cohorte non par IRM, 6 implants présentaient une rupture silencieuse confirmée, 2 cas se sont avéré une rupture symptomatique confirmée et 1 cas était d'une rupture silencieuse non confirmée.

D'après les résultats d'IRM obtenus des 78 instruments, 1 instrument (1,3 %) présentait une rupture et 2 instruments (2,6 %) étaient indéterminés. La grande majorité des instruments (96,2 %) ne présentaient aucun signe de rupture. Sans compter les instruments qui ont été confirmés n'ayant pas été l'objet d'une rupture à l'exérèse, le risque par patiente d'une IRM non négative après 8 ans était de 9,1 %.

Cohorte de reprise-reconstruction

Vingt-cinq des 68 patientes recrutées (36,8 %) au départ dans la cohorte RR faisaient partie de la cohorte d'étude par IRM, représentant 43 des 112 instruments implantés (38,4 %). Vingt-quatre patientes ont subi au moins une IRM, dont 23 patientes ont subi deux IRM ou plus. Les IRM ont été réalisées sur 40 des 43 instruments (93,0 %) inscrits dans la portion d'IRM séquentielles de l'étude. Une fois pris en compte les cas d'abandon en raison de l'exérèse de tous les instruments d'étude primaires, des instruments en métal implantés, ou la claustrophobie, le taux de conformité de la part de la patiente était de 88,2 % pour la quatrième IRM séquentielle. Par implant, le taux de conformité était de 86,2 % pour la quatrième IRM.

Dans la cohorte par IRM, le taux global de rupture sur 8 ans était de 19,6 % par patiente et de 11,8 % par implant, avec un taux de rupture silencieuse sur 8 ans de 15,0 % par patiente et 9,1 % par implant, et de rupture symptomatique de 8 ans de 5,6 % par patiente et 3,6 % par implant. Le taux de rupture élevé est attribué au nombre bas de patientes (8) restantes dans le cadre de ce paramètre, et à la petite taille d'échantillon évalué dans la cohorte par IRM dans l'ensemble [nombre (n) = 12 à l'année 8], ce qui rend difficile la détermination avec précision d'un taux de rupture propre à la cohorte de reprise-reconstruction.

Dans la cohorte non par IRM, le taux global de rupture après 8 ans était de 3,1 % par patiente et de 2,1 % par implant avec un taux de rupture symptomatique de 0,0 % par patiente ainsi que par implant. À cause du fait que l'examen séquentiel par IRM de dépistage des ruptures n'a pas été réalisé chez la cohorte non par IRM, aucune donnée valable ne serait obtenue en calculant un taux de rupture silencieuse pour la cohorte non par IRM.

Au total, 8 des 112 instruments implantés ont été soupçonnés de rupture, 6 par IRM et 2 par examen physique. Deux ruptures ont été confirmées à l'exérèse, 2 implants se sont avérés intacts à l'exérèse, 1 implant s'est avéré intact à l'IRM, et 3 ruptures sont restées non confirmées.

Dans la cohorte par MRI, 1 cas de rupture silencieuse a été confirmé, 1 implant s'est avéré une rupture symptomatique, et 2 cas étaient d'une rupture silencieuse non confirmée. La cohorte non par IRM a eu 1 cas de rupture silencieuse non confirmée.

Basés sur les résultats d'IRM obtenus de 40 instruments, 2 instruments (5,0 %) présentaient une rupture, 3 instruments (7,5 %) étaient indéterminés, et le reste des instruments (87,5 %) ne présentaient aucun signe de rupture. Le risque par patiente d'une IRM non négative après 8 ans était de 19,6 %.

Problèmes de reproduction et de lactation

Cohorte d'augmentation primaire

Quatre-vingt-une patientes (16,5 %) ont éprouvé des problèmes de reproduction avant l'implantation, les plus fréquents desquels étaient l'avortement spontané ou la fausse couche. Dix-sept (3,5 %) ont signalé 19 cas de problèmes de reproduction après l'implantation au cours des 8 ans, l'avortement spontané ou la fausse couche étant les problèmes les plus fréquents.

Trente-quatre patientes (6,9 %) ont éprouvé des problèmes de lactation avant l'implantation, les plus fréquents desquels étaient une production de lait inadéquate et la mastite. Au cours des 8 ans après l'implantation, 10 patientes (2,0 %) ont signalé des 12 problèmes de production de lait, dont 7 cas de mastite et 5 cas de production de lait inadéquate.

Cohorte de reconstruction primaire

Quarante-sept patientes (20,9 %) ont éprouvé des problèmes de reproduction avant l'implantation. Les problèmes les plus répandus étaient l'avortement spontané ou la fausse couche, et l'infertilité. Une patiente (0,4 %) a signalé 1 cas de problème de reproduction après l'implantation (hystérectomie) au cours des 8 ans.

Vingt-quatre patientes (10,7 %) ont éprouvé des problèmes de lactation avant l'implantation, le plus fréquent duquel était une production de lait inadéquate. Aucune patiente n'a signalé des problèmes de lactation au cours des 8 ans après l'implantation.

Cohorte de reprise-augmentation

Trente-cinq patientes (22,4 %) ont signalé des problèmes de reproduction avant l'implantation. Les problèmes les plus répandus étaient l'avortement ou la fausse couche. Deux patientes (1,3 %) ont signalé un cas de problème de reproduction après l'implantation au cours des 8 ans; une patiente a eu un avortement spontané (fausse couche) et une autre patiente était atteinte de cancer du col utérin avant l'implantation et a subi une hystérectomie vaginale avec radiation après l'implantation.

Onze patientes (7,1 %) ont éprouvé des problèmes de lactation avant l'implantation, le plus fréquent duquel étaient une production de lait inadéquate et la douleur. Au cours des 8 ans après l'implantation, 1 patiente (0,6 %) a signalé un problème de lactation : production de lait inadéquate.

Cohorte de reprise-reconstruction

Quatorze patientes (20,6 %) ont signalé des problèmes de lactation avant l'implantation. Les problèmes les plus répandus étaient l'avortement spontané ou la fausse couche. Une patiente (1,5 %) a signalé un problème de reproduction, l'avortement spontané ou la fausse couche, au cours des 8 ans après l'implantation.

Onze patientes (16,2 %) ont signalé des problèmes de lactation avant l'implantation. Au cours des 8 ans après l'implantation, aucune patiente (0 %) n'a signalé de problèmes de lactation.

Affectations du sein/carcinome

Cohorte d'augmentation primaire

Quarante-cinq patientes (9,1 %) ont signalé une pathologie mammaire avant l'implantation, dont 44 cas se sont avérés bénins et 1 cas était en attente de diagnostic. Vingt-sept patientes (5,5 %) ont signalé une pathologie mammaire après l'implantation au cours des 8 ans, dont 17 cas se sont avérés bénins, 4 cas se sont révélés malins et 6 cas étaient en attente de diagnostic.

Cohorte de reconstruction primaire

Deux cent vingt patientes (97,8 %) ont signalé une pathologie mammaire avant l'implantation, dont 204 cas se sont révélés malins et 16 cas se sont avérés bénins. Vingt-sept patientes (12,0 %) ont signalé une pathologie mammaire après l'implantation au cours des 8 ans, dont 17 cas se sont révélés malins, 7 cas se sont avérés bénins et 3 étaient en attente de diagnostic. Toutes les 27 patientes présentant une pathologie mammaire après l'implantation avaient une pathologie mammaire avant l'implantation.

Cohorte de reprise-augmentation

Trente-sept patientes (23,7 %) ont signalé une pathologie mammaire avant l'implantation, dont 13 cas se sont révélés malins, 23 cas se sont avérés bénins et 1 cas était en attente de diagnostic. Treize patientes (8,3 %) ont signalé une pathologie mammaire après l'implantation au cours des 8 ans, dont 1 cas s'est révélé malin, 11 cas se sont avérés bénins et 1 était en attente de diagnostic.

Cohorte de reprise-reconstruction

Soixante-six patientes (97,1 %) ont signalé une pathologie mammaire avant l'implantation, dont 50 cas se sont révélés malins et 16 cas se sont avérés bénins. Une patiente (1,5 %) a signalé une affectation maligne au cours des 8 ans après l'implantation.

Maladie du tissu conjonctif ou maladie auto-immune

Cohorte d'augmentation primaire

Deux patientes ont signalé une maladie du tissu conjonctif ou une maladie auto-immune avant l'implantation.

Deux patientes (0,4 %) ont signalé une maladie du tissu conjonctif au cours des 8 ans après l'implantation. Une patiente présentait un diagnostic confirmé de sclérodermie généralisée/sclérodermie avec une date d'apparition de 1 mois après la chirurgie, et 1 patiente présentait un diagnostic spécifique d'anticorps antinucléaire (AAN) positif avec une date d'apparition de 77 mois après la chirurgie.

Cohorte de reconstruction primaire

Six patientes ont signalé une maladie du tissu conjonctif avant l'implantation. Deux patientes ont signalé une maladie du tissu conjonctif au cours des 8 ans après l'implantation; 1 patiente atteinte de l'alopécie et la polyarthrite rhumatoïde, et 1 patiente atteinte de la fibromyalgie.

Cohorte de reprise-augmentation

Une patiente a signalé une maladie du tissu conjonctif avant l'implantation. Trois patientes ont signalé une maladie du tissu conjonctif au cours des 8 ans après l'implantation, 1 patiente était atteinte de la thyroïdite de Hashimoto et 2 patientes étaient atteintes de la fibromyalgie.

Cohorte de reprise-reconstruction

Trois patientes ont signalé une maladie du tissu conjonctif avant l'implantation. Aucune patiente n'a signalé une maladie du tissu conjonctif au cours des 8 ans après l'implantation.

Analyse des facteurs de risque

Une analyse de régression de Cox a fait ressortir des différences statistiquement significatives à l'égard de plusieurs facteurs de risque relatif dans les différentes cohortes. Cette analyse visait à vérifier si certaines caractéristiques liées aux patientes, aux instruments et aux chirurgies étaient des facteurs de risque associés aux résultats cliniques.

Les résultats cliniques critiques suivants ont été examinés :

  • Réopération;
  • Remplacement ou exérèse d'implant;
  • Rupture de l'implant;
  • Contraction capsulaire;
  • Infection;
  • Réopération en raison d'un changement de taille ou de style;
  • Malposition de l'implant; et
  • Ampleur du pôle supérieur.

Les 14 caractéristiques suivantes se rapportant à la patiente, à l'instrument et à l'intervention ont été sélectionnées comme des facteurs de risque potentiel :

  1. âge de la patiente - analysé comme une variable continue, signalé pour des changements incrémentiels sur 10 ans;
  2. grandeur de la patiente - analysée comme une variable continue, signalée pour des changements incrémentiels de 6 pouces;
  3. poids de la patiente - analysé comme une variable continue, signalé pour des changements incrémentiels de 25 livres;
  4. hauteur d'instrument - pleine par rapport à modérée;
  5. projection de l'instrument - pleine par rapport à modérée;
  6. taille de l'instrument - analysée comme une variable continue, signalé pour des changements incrémentiels de 50 grammes;
  7. âge de l'instrument - analysé comme une variable continue, signalé pour des changements incrémentiels de 6 mois;
  8. anesthésie - générale par rapport à locale;
  9. établissement de chirurgie - établissement hospitalier ou de chirurgie par rapport à un cabinet de médecin;
  10. site d'incision -inframammaire par rapport à celui périaréolaire;
  11. emplacement d'implant - rétroglandulaire par rapport à celui rétromusculaire;
  12. irrigation de loge - antibiotique - oui par rapport à nonirrigation de loge - betadine - oui par rapport à non; et
  13. irrigation de loge - stéroïde - oui par rapport à non.

Cohorte d'augmentation primaire

Sur les 983 implants d'étude,

  • Cent quatre-vingts implants ont fait l'objet de la réopération. Aucune des 14 caractéristiques examinées n'était significativement liée à la réopération.
  • Cent quinze implants ont fait l'objet d'exérèse. Aucune des 14 caractéristiques examinées n'était significativement liée au remplacement ou à l'exérèse.
  • Trente implants ont subi une rupture. Une analyse de régression des hasards proportionnels de Cox a révélé que le site d'incision et la réopération étaient liés significativement à la rupture de l'implant.
    • Site d'incision : 6,7 % des implants posés par un site d'incision périaréolaire ont subi une rupture par rapport à 2,6 % des implants posés par un site d'incision inframammaire. Un site d'incision périaréolaire avait 3,0 fois plus de risque qu'une incision inframammaire de subir une rupture.
    • Réopération : 8,8 % des implants qui ont fait l'objet d'une réopération ont subi une rupture par rapport à 1,8 % des implants qui n'ont pas fait l'objet d'une réopération. Les implants qui ont fait l'objet d'une réopération avaient 8,0 fois plus de risque de subir une rupture que ceux qui ont fait l'objet d'une réopération.
  • Quarante implants ont présenté une contracture capsulaire. Aucune des 14 caractéristiques n'était liée significativement à la contracture capsulaire.
  • Neuf implants ont eu une infection. Aucune des 14 caractéristiques n'était liée significativement à une infection.
  • Quarante-huit implants ont été explantés en raison d'un changement de la taille ou du style. Aucune des 14 caractéristiques n'était liée significativement à une infection.
  • Dix-huit implants ont éprouvé une malposition d'implant. La projection de l'instrument présentait une corrélation significative avec la malposition de l'implant. Au total, 4,2 % des implants à pleine projection ont subi une malposition d'implant par rapport à 1,1 % des implants à projection modérée. Les implants à pleine projection avaient 3,9 fois plus de risque que les implants à projection modérée de subir une malposition d'implant.
  • Aucun des implants n'a subi de l'ampleur du pôle supérieur.

Cohorte de reconstruction primaire

Sur les 354 implants de l'étude primaire,

  • Cent quarante-huit implants ont fait l'objet de la réopération. Aucune des 14 caractéristiques examinées, telles que la taille de l'instrument et le site d'incision, n'était liée significativement au remplacement.
  • Quatre-vingt-dix-sept implants ont fait l'objet d'exérèse. Aucune des 14 caractéristiques examinées n'était significativement liée au remplacement ou à l'exérèse de l'implant.
  • Quatorze implants ont subi une rupture. Une analyse de régression des hasards proportionnels de Cox a révélé que les paramètres de l'infection et de l'anesthésie étaient liés significativement à la rupture de l'implant.
    • Infection : 10 % des implants infectés ont subi une rupture par rapport à 3,8 % des implants qui n'avaient pas eu d'infection. Les implants qui ont eu une infection avaient 22,8 fois plus de risque de subir une rupture.
    • Anesthésie : 100 % des implants dont l'intervention chirurgicale a été réalisée sous l'anesthésie locale ont subi une rupture par rapport à 3,4 % des implants dont l'intervention chirurgicale a été réalisée sous l'anesthésie générale. Les implants liés à l'anesthésie locale avaient 22,7 fois plus de risque de subir une rupture. Il est à noter que l'anesthésie locale a été utilisée seulement dans le cas de 2 implants chez 1 patiente.
  • Vingt-cinq implants ont présenté une contracture capsulaire. Aucune des 14 caractéristiques examinées n'était liée significativement à la contracture capsulaire.
  • Dix implants ont eu une infection. Aucune des 14 caractéristiques examinées n'a été liée significativement à l'infection.
  • Vingt-cinq implants ont été explantés en raison d'un changement de la taille ou du style. Aucune des 14 caractéristiques examinées n'était liée significativement à la réopération d'implant en raison d'un changement de la taille ou du style.
  • Quatorze implants ont éprouvé une malposition d'implant. Aucune des 14 caractéristiques examinées n'était liée significativement à la malposition d'implant.
  • Onze implants ont éprouvé de l'ampleur du pôle supérieur. Aucune des 14 caractéristiques examinées n'a été liée significativement à l'ampleur du pôle supérieur.

Cohorte de reprise-augmentation

Sur les 310 implants l'étude,

  • Quatre-vingt-treize implants ont fait l'objet de la réopération. Aucune des 14 caractéristiques examinées n'était liée significativement à la réopération.
  • Soixante-neuf implants ont fait l'objet d'exérèse. Aucune des 14 caractéristiques examinées n'était liée significativement au remplacement ou à l'exérèse de l'implant.
  • Douze implants ont subi une rupture. Aucune des 14 caractéristiques n'était liée significativement à la rupture d'implant.
  • Quinze implants ont présenté une contracture capsulaire. Aucune des 14 caractéristiques examinées n'était liée significativement à la contracture capsulaire.
  • Trois implants ont eu une infection. Aucune des 14 caractéristiques examinées n'était liée significativement à l'infection.
  • Dix-huit implants ont été explantés en raison d'un changement de la taille ou du style. Aucune des 14 caractéristiques examinées n'était liée significativement à la réopération en raison d'un changement de la taille ou du style.
  • Treize implants ont éprouvé une malposition d'implant. Aucune des 14 caractéristiques examinées n'était liée significativement à la malposition d'implant.
  • Deux implants ont éprouvé de l'ampleur du pôle supérieur. Aucune des 14 caractéristiques examinées n'était liée significativement à l'ampleur du pôle supérieur.

Cohorte de reprise-reconstruction

  • Quarante-quatre implants ont fait l'objet de la réopération. Aucune des 14 caractéristiques examinées n'a été liée significativement à la réopération.
  • Trente-quatre implants ont fait l'objet d'exérèse. Aucune des 14 caractéristiques examinées n'était liée significativement au remplacement ou à l'exérèse de l'implant.
  • Cinq implants ont subi une rupture. Aucune des 14 caractéristiques n'était liée significativement à la rupture d'implant.
  • Sept implants ont présenté une contracture capsulaire. Aucune des 14 caractéristiques examinées n'était liée significativement à la contracture capsulaire.
  • Quatre implants ont eu une infection. Aucune des 14 caractéristiques examinées n'était liée significativement à l'infection.
  • Huit implants ont été explantés en raison d'un changement de la taille ou du style. Une analyse de régression des hasards proportionnels de Cox a révélé qu'il existait une relation significative entre la projection de l'instrument et la réopération en raison du changement de la taille ou du style.
    • Projection : Au total, 22,7 % des implants à projection modérée explantés l'ont été en raison d'un changement de taille ou du style, par rapport au chiffre d'exérèse de 3,3 % chez les implants à pleine projection. Des implants à projection modérée avaient 7,3 fois plus de risque de réopération en raison d'un changement de taille ou du style que des implants à projection pleine.
  • Trois implants ont éprouvé une malposition d'implant. Aucune des 14 caractéristiques examinées n'était liée significativement à la malposition d'implant.
  • Un implant a éprouvé de l'ampleur du pôle supérieur. Aucune des 14 caractéristiques examinées n'était liée significativement à l'ampleur du pôle supérieur.

Le rapport a conclu que les résultats de l'étude clinique démontrent que les implants mammaires remplis de gel de silicone hautement cohésif d'Allergan maintiennent leur sûreté et efficacité 8 ans après l'implantation. Les patientes et les médecins ont accordé des scores élevés sur le plan de la satisfaction.

Efficacité

Mesures de satisfaction du médecin et de la patiente

Cohorte d'augmentation primaire

Par rapport à avant l'implantation, la majorité des patientes ont augmenté la taille de leurs seins d'un ou deux tailles de bonnet (38,0 % et 53,5 %, respectivement) après l'implantation. Les autres patientes ont augmenté de plus de deux tailles de bonnet (5,8 %) ou ont conservé la même taille de bonnet (2,8 %). Dans le cas de ces derniers, l'augmentation d'une taille de bonnet n'a pas été constatée pour de diverses raisons, dont la perte de poids postopératoire, et l'asymétrie préopératoire menant à la symétrie postopératoire, mais sans aucun changement de taille de bonnet.

Plus de 96 % des médecins et 95 % des patientes ont déclaré leur satisfaction vis-à-vis les résultats de la chirurgie d'implant mammaire lors de chacune des visites de suivi au cours des 8 ans. Sur une échelle de 1 (certainement insatisfaite) à 5 (certainement satisfaite), le niveau de satisfaction moyen chez les patientes et les médecins se situait entre 4,8 et 5,0 lors de chaque visite de suivi.

Cohorte de reconstruction primaire

Plus de 92 % des médecins et 91 % des patientes ont déclaré leur satisfaction vis-à-vis les résultats de la chirurgie d'implant mammaire lors de chacune des visites de suivi au cours des 8 ans. Sur une échelle de 1 (certainement insatisfaite) à 5 (certainement satisfaite), le niveau de satisfaction moyen chez les patientes et les médecins se situait entre 4,6 et 4,8 lors de chaque visite de suivi.

Cohorte de reprise-augmentation

Plus de 87 % des médecins et 88 % des patientes ont déclaré leur satisfaction vis-à-vis les résultats de la chirurgie d'implant mammaire lors de chacune des visites de suivi au cours des 8 ans. Sur une échelle de 1 (certainement insatisfaite) à 5 (certainement satisfaite), le niveau de satisfaction moyen chez les patientes et les médecins se situait entre 4,4 et 4,9 lors de chaque visite de suivi.

Cohorte de reprise-reconstruction

Plus de 77 % des médecins et 80 % des patientes ont déclaré leur satisfaction vis-à-vis les résultats de la chirurgie d'implant mammaire lors de chacune des visites de suivi au cours des 8 ans. Sur une échelle de 1 (certainement insatisfaite) à 5 (certainement satisfaite), le niveau de satisfaction moyen chez les patientes et les médecins se situait entre 4,2 et 4,9 lors de chaque visite de suivi.

Qualité de vie

Avant l'implantation, et à 1 et 2 ans après l'implantation, les patientes ont rempli un questionnaire afin d'évaluer leur qualité de vie portant sur de divers paramètres, y compris la santé générale, l'estime de soi et l'image corporelle. Étant donné que les données sur la qualité de vie n'ont pas été recueillies au-delà de 2 ans, elles ne sont pas indiquées dans le présent rapport sur 8 ans.

2) Le fabricant a entrepris une étude post-approbation (EPA) sur les implants mammaires remplis de gel de silicone d'Allergan Medical (anciennement Inamed Corporation), d'une durée et d'une puissance suffisantes (dans les dizaines de milliers de patientes), qui comprend des femmes canadiennes. Cette étude vise à faire ressortir toute corrélation inconnue entre l'utilisation de cet instrument et des événements potentiels rares tels que des maladies du tissu conjonctif, des signes et symptômes rhumatologiques, des maladies neurologiques, des signes et symptômes neurologiques, des effets sur la progéniture, des événements liés à la reproduction, des effets sur la lactation et des taux de cancer et de suicide. Des rapports annuels de l'EPA faisant le point sur le déroulement du recrutement et la collecte des données devraient être fournis pour compléter les données sur les cohortes [par exemple (p. ex.) les patientes aux États-Unis].

Le 17 novembre 2010, Allergan a présenté à Santé Canada un rapport provisoire de suivi (BIFS) sur les implants mammaires (BIFS-001). Cette étude post-approbation est une étude par observation de 10 ans ayant pour but d'évaluer la sûreté des implants mammaires NatrelleMC remplis de gel de silicone comparativement à celle des implants mammaires remplis de solution saline et en fonction des normes nationales. La date limite de présentation des données pour ce rapport était le 15 octobre 2010. À l'heure actuelle, 57093 participantes ont été recrutées dans l'étude [41446 ont reçu des implants mammaires remplis de gel de silicone (cohorte de silicone) et 15647 ont reçu des implants mammaires remplis de solution saline (cohorte de solution saline)]. Au total, 1041 chercheurs (dont 4 sont des Canadiens) participent à l'étude. Au total, 105 patientes canadiennes ont été recrutées dans l'étude BIFS (104 patientes ayant reçu des implants remplis de gel de silicone et 1 patiente ayant reçu un implant rempli de solution saline). L'objectif du niveau de participation a été réalisé chez les cohortes de solution salines ainsi que celle de silicone.

Caractéristiques démographiques des patientes et caractéristiques de l'implantation chirurgicale

L'âge médian de l'ensemble des participantes était de 36 ans et la taille et le poids médians étaient de 5'5" et 130 lb, respectivement. La plupart des patientes étaient de race blanche (71 %), mariées (54,1 %) et détentrices d'un emploi (47,5 %).

Parmi l'ensemble de toutes les participantes, 77,8 % étaient des cas d'augmentation primaire (72,3 % dans la cohorte silicone et 92,3 % dans la cohorte solution saline). Au total, 12,3 % étaient des cas de reprise-augmentation (14,6 % dans la cohorte silicone et 6,2 % dans la cohorte solution saline); 8,6 % étaient des cas de reconstruction primaire (11,4 % dans la cohorte silicone et 1,2 % dans la cohorte solution saline); et 1,3 % étaient des cas de reprise-reconstruction (1,7 % dans la cohorte silicone et 0,3 % dans la cohorte solution saline). La quasi-totalité des participantes a reçu des implants mammaires bilatéraux (96,7 %), comparativement à 3,3 % pour des implants unilatéraux.

Les principales incisions pratiquées étaient inframammaires (51,5 %) et périaréolaires (25,5 %). La plupart des instruments ont été placés partiellement (58,1 %) ou entièrement (32,1 %) en position rétromusculaire, et la vaste majorité d'entre eux (92,8 %) avaient une surface lisse. La taille de l'implant la plus courante chez la cohorte de silicone ainsi que celle de saline était de 300 à 399 centrimètre cube (42,5 %), suivi de la taille de 400 à 499 centrimètre cube (27,7 %). Les incisions mesuraient principalement de 4,0 à 4,9 cm (32,4 %) pour les implants de silicone et de 3,0 à 3,9 cm (43,2 %) pour les implants de saline, ce qui s'explique du fait que les implants de saline sont remplis après la mise permettant donc une taille d'incision moins importante.

Antécédents médicaux

Un peu plus de 1 % des participantes avaient des antécédents de maladie du tissu conjonctif. Moins de la moitié (44,5 %) des participantes ont présenté des symptômes rhumatologiques dans les trois mois avant leur entrée dans l'étude; les céphalées (11,0 %) et l'anxiété (7,8 %) étaient les symptômes les plus courants.

Chez des maladies neurologiques, l'incidence des cancers et des problèmes de la santé mentale, le diagnostic le plus courant était le cancer du sein, présent auprès de 8,9 % des participantes. Au total, 3,9 % des participantes ont indiqué qu'elles avaient eu des idées suicidaires au moins une fois durant leur vie et 0,8 % ont indiqué qu'elles avaient déjà tenté de se suicider.

La proportion de participantes à avoir déjà eu au moins une grossesse avant leur admission dans l'étude était de 77,6 %, avec une moyenne de 2,1 naissances vivantes et 0,5 fausse couche par participante.

Le taux de participantes qui ont réussi à allaiter dans la cohorte de silicone et celle de saline se ressemblaient, le manque de lait étant le problème le plus courant chez les deux cohortes. Selon les participantes qui ont rempli le questionnaire de base (40321 pour la cohorte de silicone et 15124 pour la cohorte de saline), 2328 patientes (5,8 %) de la cohorte de silicone et 352 patientes (2,3 %) de la cohorte de saline ont éprouvé un manque de lait. Au total, 616 patientes (1,5 %) dans la cohorte de silicone et 99 patientes (0,7 %) dans la cohorte de saline ont éprouvé un surplus de production de lait.

Événements indésirables rares

Les données de suivi de deux ans ont fait ressortir les événements indésirables suivants :

  • 16 participantes ont reçu un diagnostic de maladie du tissu conjonctif (0,16 %), principalement de fibromyalgie (10 cas);
  • 98 participantes ont reçu un diagnostic de cancer (1,0 %), parmi lequel on comptait 18 cas de cancer du sein (0,2 %);
  • 22 participantes ont reçu un diagnostic d'affectation neurologique (0,2 %);
  • 146 participantes ont eu des idées suicidaires après l'implantation (1,4 %); et
  • 20 participantes ont tenté de se suicider (0,2 %).

Les principaux symptômes rhumatologiques étaient les sueurs nocturnes (8,0 %), les céphalées (6,7 %), et la perte ou prise de poids (6,0 %). Cependant, 56,7 % des sujets n'ont déclaré aucun signe ni symptôme rhumatologique.

Les autres données contenues dans le rapport n'ont pas été discutées. Le fabricant a estimé qu'il était prématuré de tirer des conclusions à partir des données recueillies à ce jour. Des données à long terme recueillies aux fins du rapport annuel prochain fourniront suffisamment d'information pour effectuer une évaluation plus approfondie. Un résumé des données et des conclusions seront présentés dans le rapport annuel prochain. Santé Canada a accepté cette justification et estime que des données à long terme seront plus appropriées.

3) Le fabricant mènera des études sur les exérèses d'implants et des analyses en faisant appel à toutes les sources disponibles afin de mieux caractériser les modes et causes possibles de défaillance. L'étude et l'analyse des causes iatrogènes de défaillance doivent se poursuivre afin de recueillir des preuves additionnelles relatives aux taux de survie des implants, y compris les résultats et le résumé de tout essai effectué tel que les analyses mécaniques, les études par microscopie électronique à balayage (MEB) et les études du gonflement.

Un rapport a été présenté au sujet des exérèses de NatrelleMC Highly Cohesive Silicone-Filled Breast Implants d'Allergan. Le rapport est fondé sur les observations faites en laboratoire dans le cadre des programmes de récupération des implants, conformément au manuel de l'utilisateur de l'analyse de l'instrument et du laboratoire d'analyse d'instrument d'Allergan. Par conséquent, ils ne correspondent pas nécessairement aux plaintes et aux motifs d'exérèse décrits dans les essais cliniques.

Le rapport sur les exérèses d'implants (TR-892, 2010 Technical Report on the Retrieval Program for Style 410 Highly Cohesive Silicone-Filled Breast Implants), est une analyse des instruments retournés partout dans le monde y compris ceux à l'étude dans le cadre de l'étude de base des États-Unis et ceux vendus au Canada depuis 2006. Cette mise à jour annuelle fournit des chiffres cumulatifs depuis le début du programme de récupération, mais sépare les données canadiennes de celles des États-Unis et du monde. En date du 30 juin 2010, 3034 instruments vendus à l'échelle mondiale avaient été retournés au laboratoire d'analyse des instruments et ont été analysés par la suite.

Au total, 1291 instruments dans le cadre de l'étude de United States Investigational Device Exemption (IDE) [Exemption des dispositifs de recherche des États-Unis] ont été retournés aux fins d'analyse. Sur ces instruments, 734 (56,9 %) instruments se sont avérés intacts et fonctionnels, 40 (3,1 %) ont fait l'objet des observations portant sur leur surface, 178 (13,8 %) ont fait l'objet des observations liées au gel, 115 (8,9 %) présentaient une fracture du gel, et 98 (7,6 %) présentaient une déformation non liée à la fracture du gel, ou à la formation des bulles ou des vides d'air. La plupart des observations portant sur les instruments non intacts ou défaillants étaient liées aux dommages chirurgicaux (60, 4,6 %) ou des ruptures non identifiées (42, 3,3 %), dont le dommage n'a pas encore été identifié. D'autres modes d'échec comprenaient des défauts de fabrication (0,6 %) et la formation des rides (0,3 %). Certains instruments (0,9 %) n'ont pas pu être analysés, car seulement une partie de l'enveloppe a été retournée.

Au total, 1743 instruments vendus à l'échelle mondiale (sauf aux États-Unis) ont été retournés. Deux instruments ont été endommagés lors de l'expédition au client et ont été exclus de cette analyse. Sur les 1743 instruments, 451 (25,9 %) instruments se sont avérés intacts et fonctionnels, 44 (2,5 %) ont fait l'objet d'observations portant sur leur surface, 166 (9,5 %) ont fait l'objet des observations liées au gel, 316 (18,1 %) présentaient une fracture du gel, et 200 (11,5 %) présentaient une déformation non liée à la fracture du gel, à la formation des bulles ou des vides d'air. La plupart des observations portant sur les instruments non intacts ou défaillants étaient liées aux dommages chirurgicaux (272, 15,6 %) ou aux ruptures non identifiées (214, 12,3 %), dont le mode d'échec n'a pas encore été identifié. D'autres modes d'échec comprenaient des défauts de fabrication (1,4 %), la formation de rides (0,6 %) et l'impact chirurgical (0,9 %). Certains instruments (1,7 %) n'ont pas pu être analysés, car seulement une partie de l'enveloppe a été retournée.

Le résumé des résultats de laboratoire sur les 3034 instruments retournés (vendu à l'échelle mondiale) comporte les conclusions suivantes :

  • Le pourcentage des instruments intacts et fonctionnels a augmenté de 39,0 % à 39,1 % comparativement au rapport précédent.
  • 2342 (77,2 %) des 3034 instruments retournés pour l'analyse présentaient une enveloppe intacte avec aucune rupture ni d'autres caractéristiques d'échec.
  • Le pourcentage des instruments qui ont subi une fracture du gel a diminué de 16,2 % à 14,2 % comparativement au rapport précédent.
  • Les instruments présentant le mode de défaillance du dommage chirurgical ou de l'impact chirurgical constituaient le pourcentage le plus important des instruments ayant une rupture; 348 sur 3034 (11,5 %) des instruments retournés. Cependant, le pourcentage des instruments avec du dommage chirurgical ou de l'impact chirurgical a diminué de 11,8 % à 11,5 % comparativement au rapport précédent.
  • Le pourcentage des instruments où la cause de la rupture n'a pas pu être identifiée a diminué de 8,7 % à 8,4 % comparativement au rapport précédent. Allergan continue à examiner ces causes inconnues de la rupture.

Au total, 51 instruments canadiens ont été retournés au programme de récupération d'Allergan. Dix (19,6 %) des instruments se sont avérés intacts et fonctionnels, 5 (9,8 %) ont fait l'objet d'observations liées au gel, 8 (15,7 %) présentaient une fracture de gel, et 13 (25,5 %) présentaient une déformation non liée à la fracture du gel, à la formation des bulles ou des vides d'air. Quant aux observations portant sur les instruments non intacts ou défaillants, 5 (9,8 %) instruments présentaient des ruptures non identifiées, 4 (7,8 %) présentaient une rupture du dommage chirurgical, 1 (2 %) présentait un défaut de fabrication, et 1 (2 %) présentait la formation de rides.

Présentant des conclusions semblables aux celles des implants mammaires « souples » remplis de gel de silicone en forme ronde d'Allergan, le rapport sur NatrelleMC Highly Cohesive Silicone-Filled Breast Implants d'Allergan a également conclu que l'échec de l'instrument n'est pas la raison principale de son exérèse. Sur les 3043 implants retournés en tout au laboratoire d'analyse des instruments d'Allergan, 2342 (77 %) se sont avérés intacts. On a déterminé que le dommage chirurgical était le mode d'échec principal pour les NatrelleMC Highly Cohesive Silicone-Filled Breast Implants récupérés.

4) En outre des conditions exposées ci-dessus, il est entendu qu'Allergan Medical (anciennement Inamed Corporation) s'engage à :

  1. distribuer des fiches d'enregistrement pour chaque instrument vendu au Canada qui est visé par les articles 66 à 68 du Règlement sur les instruments médicaux; et
  2. fournir chaque année un historique de commercialisation mis à jour présentant la liste des pays dans lesquels l'instrument est vendu, le nombre total d'unités vendues dans ces pays ainsi qu'un résumé de tous les problèmes signalés en rapport avec l'instrument et de tous les rappels de l'instrument dans ces pays.

Allergan distribue des fiches d'enregistrement des implants pour chaque instrument vendu au Canada depuis leur homologation. Du 18 novembre 2009 au 15 novembre 2010, Allergan a reçu 1793 fiches d'enregistrement concernant les NatrelleMC Highly Cohesive Silicone-Filled Breast Implants.

En tout, 57 159 NatrelleMC Highly Cohesive Silicone-Filled Breast Implants ont été vendus à l'échelle mondiale, dont 3 986 vendus au Canada à partir d'octobre 2009 jusqu'en septembre 2010.

Le taux de plaintes à l'échelle mondiale concernant cet instrument était de 1,116 % durant la même période, comparativement à 1,23 % dans le rapport précédent. Les principaux incidents signalés étaient la contracture capsulaire, 152 plaintes (0,266 % des ventes mondiales); les complications d'ordre cosmétique ou l'insatisfaction cosmétique, 109 plaintes (0,191 % des ventes mondiales) et la rupture de l'implant, 145 plaintes (0,254 % des ventes mondiales).

Recommandation

Allergan a satisfait aux conditions d'homologation et a démontré la sûreté et l'efficacité continues de ses NatrelleMC Highly Cohesive Silicone-Filled Breast Implants à l'aide de données mises à jour concernant les 8 années de son étude de base. Il est recommandé de maintenir les conditions d'homologation. Allergan continuera de soumettre une mise à jour annuelle de son étude de base sur cet instrument, ainsi que des rapports périodiques dans le cadre de son programme sur la récupération d'implants. Le rapport devrait comprendre l'information concernant tout cas signalé du lymphome anaplasique à grandes cellules.

Allergan devra également continuer de fournir des mises à jour sur son EPA aux États-Unis ainsi que des données spécifiques sur les patientes canadiennes recrutées. (Il est à noter que seulement 105 patientes canadiennes ont été recrutées dans l'étude. L'échantillon était jugé trop petit pour qu'on puisse effectuer une analyse séparée valable.) De plus, Allergan a aussi fourni de l'information démontrant que l'entreprise respecte les engagements qu'elle a pris avant l'homologation en ce qui a trait à la distribution de fiches d'enregistrement des implants et à la collecte de données sur la commercialisation. Allergan devra continuer de rendre des comptes sur ses engagements pré-homologation.