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Les Canadiens et les Canadiennes ont de plus en plus recours aux approches complémentaires et parallèles en santé (ACPS), ce qui comprend les produits de santé naturels (PSN), les pratiques complémentaires et parallèles ainsi que les consultations des praticiens des ACPS.
Bien que les ACPS soient de plus en plus utilisées, on a peu de données nationales sur leur utilisation pour un certain nombre de raisons. Comme les ACPS ne sont pas intégrées aux systèmes établis de prestation de soins de santé, les données sur le recours aux praticiens, aux produits et aux services dans le domaine des ACPS ne sont pas compilées par les organismes de réglementation, les établissements de soins de santé ni les régimes d'assurance-santé publics. Santé Canada n'a créé que récemment un organisme de réglementation des PSN - la Direction des produits de santé naturels (DPSN) - et est actuellement en train d'élaborer un cadre réglementaire pour les PSN. Beaucoup d'associations professionnelles du domaine des ACPS, mais pas toutes, en sont à leurs premiers stades de développement et leur capacité à fournir des données nationales est limitée. En outre, une proportion importante de personnes qui ont recours aux pratiques ou aux services complémentaires et parallèles le font à titre d'autotraitement, et cette façon de faire n'est pas facilement répertoriée par les systèmes d'information axés sur les services de santé.
Au cours des dernières années, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont conjugué leurs efforts pour obtenir des informations plus précises sur la santé des Canadiens et les soins de santé au Canada. Au niveau national, Statistique Canada recueille des données sur la santé et les soins de santé grâce à l'Enquête nationale sur la santé de la population (ENSP) et plus récemment, grâce à l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ECC). Afin de brosser un portrait plus complet des soins de santé au Canada, l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) dirige de nombreux projets sous l'égide de l'initiative Carnet de route pour mettre au point ou améliorer des systèmes d'information sur la santé et les soins de santé, élaborer et mettre en application des indicateurs plus complets de la santé et des soins de santé ou pour fusionner et analyser toutes les données disponibles. Développement des ressources humaines Canada (DRHC) procède à la réalisation ou à l'examen d'une série d'études sectorielles sur le marché du travail menées dans un certain nombre de domaines et de professions de la santé, incluant les soins infirmiers, les médecins, les praticiens du domaine de la santé dentaire, les pharmaciens, les soins à domicile et les praticiens des ACPS.
Le rapport suivant résume les données nationales actuellement recueillies sur les ACPS dans le contexte de ces initiatives et recommande des moyens possibles de recueillir des données plus complètes. Le rapport met l'accent sur des initiatives nationales, plus particulièrement les enquêtes sur la santé de la population menées par Statistique Canada, les projets d'information sur la santé dirigés par l'ICIS et les études du secteur professionnel du DRHC. Le présent rapport ne s'attache pas aux études locales.
i. Le recours aux praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé au Canada
Selon l'Enquête nationale sur la santé de la population (ENSP), le recours aux praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé chez les Canadiens et les Canadiennes de plus 18 ans est passé d'environ 15 % en 1994-1995 à environ 19 % en 1998-1999. Le recours aux chiropraticiens est demeuré stable au cours de cette période. L'augmentation est attribuable à la consultation accrue d'autres types de praticiens des approches complémentaires et parallèles (incluant des massothérapeutes, des acupuncteurs, des homéopathes ou naturopathes, des enseignants des techniques Feldenkrais ou Alexander, des relaxologues, des enseignants des techniques de rétroaction biologique, des rolfeurs, des herboristes, des réflexologues, des guérisseurs spirituels, des guérisseurs religieux et d'autres) (Millar 2001 : 12).
D'autres études signalent également une augmentation du recours aux praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé au Canada (Ipsos-Reid 1997a; sondage Berger 1999 : 55). Historiquement, on consulte plus souvent des chiropraticiens que tout autre type de praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé (Ipsos-Reid 1997a; Ramsay et al. 1999).
ii. La consultation des praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé serait épisodique plutôt que continue
Parmi les personnes qui ont indiqué avoir consulté un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé dans l'un des trois cycles de la DPSN, 54 % en ont consulté un dans un cycle, 25 %, dans deux cycles et 22 %, dans trois cycles (Millar 2001: 12-13).
iii. Les femmes sont plus susceptibles que les hommes à consulter un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé
Dans l'ENSP de 1998-1999, quelque 2,2 millions de femmes âgées de 18 ans et plus, soit environ 19 % des femmes dans ce groupe d'âge, ont indiqué avoir consulté un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé au cours de l'année précédente, comparativement à 1,6 million d'hommes ou environ 14 % des hommes dans ce groupe d'âge (Millar 2001: 13). Quand on prenait en compte d'autres facteurs (comme l'éducation, le revenu familial, le nombre de troubles chroniques, la douleur chronique, l'attitude à l'égard de l'autotraitement et les besoins en soins de santé non comblés), les femmes avaient encore plus de chances de consulter un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé (Millar 2001: 16). Tant les hommes que les femmes étaient susceptibles d'avoir recours à un chiropraticien, mais un nombre plus élevé de femmes ont signalé avoir consulté un autre type de praticien des approches complémentaires et parallèles en santé (Millar 2001 : 14).
D'autres enquêtes rapportent également une consultation accrue des praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé, sauf des chiropraticiens, chez les femmes. (Ipsos-Reid 1997a; sondage Berger 1999 : 55).
iv. Le recours aux praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé (mais pas aux produits de santé naturels) semble être un phénomène caractéristique du « milieu de la vie »
Dans l'ENSP de 1998-1999, parmi les groupes d'âge des 25 à 44 ans et des 45 à 64 ans, la proportion de personnes ayant consulté un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé en 1998-1999 était de 19 % (presque une personne sur cinq), alors qu'elle était d'environ 11 % dans le cas des jeunes âgés de 18 à 24 ans (presque une personne sur dix) et des personnes âgées (65 ans et plus). Ces chiffres ne changent pas quand on tient compte d'autres facteurs (Millar 2001: 16).
D'autres études indiquent également que le recours aux praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé est le plus élevé chez le groupe d'âge moyen (Ispos-Reid 1997a; Ramsay et al. 1999), tandis que le recours à une approche complémentaire et parallèle en santé est le plus élevé chez les personnes âgées de 18 à 24 ans (Ramsay et al. 1999). Toutefois, des preuves indiquent que le recours aux praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé augmente chez les personnes âgées de 24 ans et moins (sondage Berger 1999: 61).
v. Le recours aux praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé est plus important dans l'Ouest du Canada
Selon l'ENSP de 1998-1999, le recours aux praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé augmente quand on se déplace d'Est en Ouest. Entre 3 et 9 % des habitants des provinces de l'Atlantique ont consulté un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé en 1998-1999, comparativement à environ 15 % de la population au Québec et en Ontario et à entre 21 et 25 % des habitants des provinces de l'Ouest. L'Alberta détient le taux le plus élevé. Ces différences pourraient tenir en partie aux régimes d'assurance-maladie dans les provinces de l'Ouest, qui remboursent certains des soins des chiropraticiens. (Millar 2001 : 16).
Le sondage Berger de 1999 indique que le pourcentage de personnes qui ont recours aux praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé est le plus élevé en Alberta et en Colombie-Britannique (les provinces qui connaissent la plus grande augmentation des consultations) et le plus faible dans les provinces de l'Atlantique. Les chiropraticiens sont le plus populaires dans les quatre provinces de l'Ouest (sondage Berger 1999 : 56). Le sondage Angus Reid de 1997 indique que le pourcentage de personnes qui ont recours à une approche complémentaire ou parallèle - le sondage n'identifie pas les praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé - est plus élevé que la moyenne nationale dans les provinces de l'Ouest et plus faible que la moyenne nationale dans les provinces de l'Atlantique (Ipsos-Reid 1997a).
Toutefois, le sondage du Fraser Institute de 1997 indique que les Ontariens ont le plus souvent consulté un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé au cours de l'année précédente, suivis des habitants de la Saskatchewan, du Manitoba, de la Colombie-Britannique, de l'Alberta, du Québec et des provinces de l'Atlantique (Ramsay et al. 1999).
vi. Le recours aux praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé augmente avec le niveau de scolarité et le revenu
Selon l'ENSP de 1998-1999, les personnes ayant un diplôme collégial ou universitaire ont plus de chances de consulter un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé que celles n'ayant pas obtenu leur diplôme d'études secondaires. Les personnes appartenant aux trois catégories supérieures de revenu ont tendance à recourir plus fréquemment aux approches complémentaires et parallèles en santé que celles appartenant à la catégorie inférieure de revenu (Millar 2001 : 16-17).
D'autres enquêtes indiquent également que la consultation des praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé est plus élevée chez les personnes qui ont un revenu élevé (Ipsos-Reid 1997a; Ramsay et al. 1999; sondage Berger 1999 : 61) et qui sont plus scolarisées (Ramsay et al. 1999; sondage Berger 1999 : 61).
vii. Le recours aux praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé est plus courant chez les personnes souffrant de troubles ou de douleurs chroniques
Selon l'ENSP de 1998-1999, 25 % des personnes souffrant de trois troubles chroniques ou plus ont consulté un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé comparativement à 11 % des personnes qui ne souffrent d'aucun trouble chronique. Vingt-six pour cent des personnes qui ont indiqué souffrir de douleur chronique ont consulté un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé comparativement à 15 % des personnes qui n'ont rapporté aucune douleur chronique. Ces chiffres demeurent stables quand on prend en compte d'autres facteurs. Les personnes qui présentent trois troubles chroniques ou plus ont deux fois plus de chances de consulter un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé que celles qui ne souffrent d'aucun trouble chronique. Les personnes qui éprouvent des douleurs chroniques ont presque deux fois plus de chances de consulter un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé que celles qui ne ressentent aucune douleur (Millar 2001 : 17). La proportion de personnes qui consultent des praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé est plus élevée chez les personnes qui ont des problèmes de dos. Les proportions sont également plus élevées chez les personnes qui souffrent de la maladie de Crohn, de bronchite, d'emphysème, de migraine, d'asthme, d'arthrite et de rhumatisme (Millar 2001 : 17-18).
L'enquête de 1997 du Fraser Institute indique que pour les dix malaises les plus souvent mentionnés par les répondants, un grand nombre de personnes qui en souffrent ont eu recours à une thérapie parallèle dans l'année précédente (de 59 à 71 % selon le malaise). Une importante minorité a consulté un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé dans l'année précédente (de 18 à 32 % en fonction du malaise) et un faible pourcentage a consulté un médecin dans l'année précédente (de 6 à 11 % selon le malaise). Toutefois, presque la moitié des répondants ont consulté un médecin avant de recourir aux services d'un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé, comparativement à 17 % des personnes qui ont d'abord consulté un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé. Les douleurs au dos et au cou, les allergies, l'arthrite et les rhumatismes sont les malaises les plus souvent cités par les répondants. On consulte un chiropraticien le plus souvent pour des problèmes de cou et de dos (Ramsay et al. 1999).
viii. Le recours aux praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé est associé à l'autotraitement, à certaines pratiques de santé et à des besoins non comblés en matière de soins de santé
Selon l'ENSP de 1998-1999, 24 % des personnes qui croient fermement à l'autotraitement ont consulté un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé comparativement à 12 % des personnes qui croient moins à l'autotraitement. Des pourcentages plus élevés de personnes qui sont préoccupées par le rôle de la nutrition dans le maintien et l'amélioration de la santé ainsi que des personnes qui prennent des vitamines et des minéraux et qui évitent les aliments qui ont une forte teneur en graisses, en sel et en sucre, ont indiqué consulter un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé. Vingt-neuf pour cent des personnes qui estiment que le système de santé conventionnel ne répond pas à leurs besoins ont consulté un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé, comparativement à 16 % des personnes qui ne partagent pas cette opinion. Ces chiffres ne varient pas quand on prend en compte d'autres facteurs (Millar 2001: 17-18).
En ce qui a trait à l'autotraitement, l'enquête de 1997 du Fraser Institute indique que 81 % des personnes qui utilisent des thérapies parallèles - incluant les thérapies autoadministrées et les thérapies effectuées par des praticiens - y ont recours pour leur « bien-être ». Mais il y a des variations importantes en fonction de la thérapie. Par exemple, 75 % des personnes qui consultent un chiropraticien ont recours à ses services pour soigner des maux de cou ou de dos, tandis que 4 % y ont recours pour améliorer leur santé en général. Les prières, le yoga, les régimes en fonction du mode de vie, les techniques d'imagerie, la naturopathie, la guérison spirituelle, la thérapeutique mégavitaminique et le traitement par chélation sont surtout utilisés pour améliorer l'état de santé général.
En ce qui concerne les besoins en matière de santé non comblés, le sondage Angus Reid de 1997 indique que le tiers des personnes qui ont recours aux approches complémentaires et parallèles en santé utilisent ces méthodes parce qu'elles ne sont pas satisfaites de la médecine conventionnelle (Ipsos-Reid 1997a).
ix. Le recours aux praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé complète le recours aux soins de santé conventionnels, il ne le remplace pas
Selon l'ENSP de 1998-1999, les personnes qui consultent un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé sont plus susceptibles que les personnes qui n'en ont pas consulté d'avoir un médecin de famille, d'avoir consulté des spécialistes au cours de la dernière année, d'avoir vu 10 médecins ou plus au cours de cette même période et d'avoir fait vérifier leur pression artérielle dans les deux dernières années. Ce recours aux soins de santé conventionnels n'est pas surprenant, car les personnes qui ont consulté un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé sont plus susceptibles d'avoir des troubles et des douleurs chroniques que celles qui n'en ont pas consulté. Toutefois, même en tenant compte de ces facteurs, celles qui ont consulté un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé ont plus de chances d'avoir consulté un spécialiste, d'avoir vu 10 médecins ou plus au cours de cette même période et d'avoir fait vérifier leur pression artérielle (Millar 2001 : 18-19).
Le sondage Berger de 1999 révèle que les personnes qui ont souvent recours aux praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé considèrent ceux-ci comme complémentaires à leur médecin. Malgré tout, un pourcentage important de personnes qui ont consulté un chiropraticien, un massothérapeute ou d'autres thérapeutes ont eu recours à leurs services au lieu de consulter un médecin (sondage Berger 1999 : 60).
L'enquête de 1997 du Fraser Institute indique que 45 % de toutes les personnes souffrant d'ennuis de santé ont consulté un médecin dans l'année précédente, que seulement 6 % ont consulté un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé, que 14 % ont consulté les deux et que 35 % n'en ont consulté aucun. Parmi celles qui ont cherché un traitement pour les 10 troubles médicaux les plus courants, 49 % ont d'abord consulté un médecin, 17 % ont d'abord consulté un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé, 27 % ont consulté les deux et pour 8 % d'entre elles, leur trouble a motivé le choix du fournisseur consulté en premier. Parmi les personnes qui ont eu recours approches complémentaires et parallèles, 72 % y ont eu recours parce qu'elles estiment que combiner les approches complémentaires et parallèles en santé à la médecine conventionnelle vaut mieux que recourir à un seul type de médecine, 37 % des répondants ont indiqué que les praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé leur consacrent plus de temps que leur médecin et 31 % ont indiqué que les praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé étaient plus attentifs (Ramsay et al. 1999).
Le sondage Angus Reid de 1997 révèle les raisons pour lesquelles les personnes ont recours aux médecines et aux pratiques parallèles : dans 23 % des cas, elles craignent les médicaments et les pratiques prescrites, dans 17 % des cas, elles sont mieux servies par un praticien des approches complémentaires et parallèles en santé et dans 6 % des cas, elles ne font pas confiance aux médicaments et aux pratiques modernes (Ipsos-Reid 1997a).
i. L'utilisation des PSN va en augmentant
Le sondage Berger de la santé publique de 2001 indique que la proportion de personnes qui ont utilisé un ou plusieurs PSN dans les six mois précédents est passé de 70 % en 1999 à 75 % en 2001. Pendant cette même période, la proportion de personnes qui ont consommé trois PSN ou plus est passée de 26 % à 31 %. Même si l'utilisation de vitamines et de minéraux n'a pas changé pendant cette période, il y a eu des augmentations significatives dans toutes les autres catégories. On a remarqué les augmentations les plus importantes dans l'utilisation de remèdes à base de plantes médicinales (de 28 à 38 %) et d'autres PSN (de 1 à 15 %) (sondage Berger de la santé publique de 2001).
ii. La consommation de PSN est plus importante en Colombie-Britannique et plus faible dans les provinces de l'Atlantique
Le sondage Berger de la santé publique de 2001 indique que 41 % des répondants de la Colombie-Britannique ont consommé trois PSN ou plus dans les six mois précédents, comparativement à 15 % dans les provinces de l'Atlantique et à entre 27 et 34 % dans les autres provinces. Entre 1999 et 2001, on a remarqué au Québec, au Manitoba, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique les augmentations les plus importantes de consommation de trois PSN ou plus dans les six mois précédents (sondage Berger de la santé publique de 2001).
iii. Les pharmacies sont les principaux lieux d'achat de PSN, suivies des magasins d'aliments naturels, mais il y a d'importantes différences régionales et socio-démographiques
Le sondage Berger de la santé publique de 2001 indique que 58 % des répondants ont fait leur dernier achat de PSN dans une pharmacie, que 22 % ont acheté leur dernier PSN dans un magasin d'aliments naturels et que 7 % l'ont acheté dans un supermarché ou un magasin de vente au rabais abritant une pharmacie. La proportion de personnes qui ont fait leur achat dans une pharmacie est demeurée stable depuis 1999, mais la proportion de personnes qui ont fait leur achat dans un magasin d'aliments naturels a augmenté de 16 % en 1999 (sondage Berger de la santé publique de 2001). Quand on se déplace d'Est en Ouest, les achats effectués en pharmacie baissent et les achats effectués dans les magasins d'aliments naturels augmentent (sondage Berger de la santé publique de 2000). En outre, parmi les personnes âgées de 20 à 24 ans et celles qui ont un diplôme collégial ou universitaire, les achats effectués en pharmacie diminuent et les achats effectués dans les magasins d'aliments naturels augmentent (sondage Berger de la santé publique de 2001). Le nombre de personnes qui achètent des PSN sur Internet demeure faible (sondage Berger de la santé publique de 2002 et de 2001).
iv. La substitution d'un médicament sur ordonnance par un PSN continue
Le sondage Berger de la santé publique indique que la proportion de personnes qui, dans les six mois précédents, a remplacé un médicament sur ordonnance par un PSN est passée de 2 % en 1999 à 7 % en 2000. Cette proportion est restée la même en 2001. Elle représente environ 1,5 million de Canadiens et de Canadiennes dans une période de 6 mois. Parmi les personnes qui ont consommé trois PSN ou plus, la proportion de celles qui ont remplacé un médicament sur ordonnance par un PSN est plus élevée : elle est passée de 7 % en 1999 à 14 % en 2000, et elle restée stable en 2001 (sondage Berger de la santé publique de 2001).
v. La substitution d'un médicament en vente libre par un PSN a augmenté
Le sondage Berger de la santé publique indique que le nombre de personnes qui prend un PSN au lieu d'un médicament sans ordonnance ou en vente libre a doublé, passant de 15 % en 1998 à 30 % en 2000. Les personnes les plus susceptibles de faire la substitution sont celles qui consomment trois PSN ou plus, comparées à celles ne prenant que des vitamines; les personnes âgées de 15 à 24 ans, comparées à celles âgées de plus de 65 ans; les habitants de l'Alberta et de la Colombie-Britannique, comparés aux Québécois; et les habitants de Vancouver et de Toronto, comparés aux habitants de Montréal (Sondage Berger de la santé publique de 2000).
vi. Le nombre de personnes qui consomment un PSN au lieu de consulter un médecin a augmenté
Le sondage Berger de la santé publique indique que le nombre de personnes qui, dans les six mois précédents, a consommé un PSN au lieu de consulter un médecin a augmenté de façon importante. Le pourcentage parmi tous les répondants est passé de 10 % en 1998 à 24 % en 2000. Ce nombre représente environ 4 millions de Canadiens et de Canadiennes sur une période de six mois. Parmi les personnes qui ont consommé trois PSN ou plus, le pourcentage est passé de 21 % en 1998 à 41 % en 2000 (sondage Berger de la santé publique de 2000).
vii. De plus en plus de personnes discutent de leur consommation de PSN avec leur médecin ou pharmacien
Entre 1998 et 2000, le sondage Berger de la santé publique révèle une augmentation importante du nombre de personnes qui discutent de leur consommation de PSN avec leur médecin ou pharmacien. Le pourcentage de personnes qui en discutent avec leur médecin est passé de 31 % à 38 % et le pourcentage de celles qui en discutent avec leur pharmacien a augmenté encore plus, passant de 22 % à 38 %. Il y a cependant des différences régionales et socio-démographiques importantes. Au Québec, les personnes ont plus tendance à discuter de leur consommation de PSN avec leur pharmacien qu'avec leur médecin, tandis qu'en Alberta et en Colombie-Britannique, elles ont moins tendance à en discuter avec leur pharmacien. Par ailleurs, les femmes sont plus susceptibles que les hommes de discuter de leur consommation de PSN avec leur médecin ou leur pharmacien (sondage Berger de la santé publique de 2000).
La capacité de recueillir et de communiquer des informations sur les ACPS est relativement sous-développée et incomplète au Canada. Pour corriger cette lacune, il faudra apporter des améliorations graduelles et recourir à une variété de systèmes et de sources d'information : vastes études de la population, études de recherche spécialisées, bases de données des associations professionnelles et bases de données des systèmes de santé. Aucune source ni système d'information ne peut fournir toutes les données pertinentes, et chacun a ses limites.
À l'heure actuelle, au Canada, il y a un certain nombre d'initiatives qui peuvent servir à recueillir et à communiquer davantage d'informations complètes sur les ACPS. Elles comprennent :
Pour tirer parti de ces possibilités, il faudrait envisager les activités suivantes :
Sondage Berger. 1999. Overview Report, mars 1999.
Sondage Berger de la santé publique. 2000. Overview Report, enquête 21, mai 2000.
Sondage Berger de la santé publique. 2001. Overview Report, enquête 22, mars 2001.
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Nota : L'ENSP fournit des données longitudinales et vérifie les divers facteurs mesurés. Il est impossible de faire des comparaisons directes entre l'ENSP, dont les questions portent sur la consultation des praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé, et les sondages du Fraser Institute et Angus Reid, dont les questions portent sur le recours aux praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé, aux pratiques et aux produits. Quand on communique les résultats d'une enquête, on utilise la terminologie employée dans l'enquête (p. ex., « praticien des approches complémentaires et parallèles en santé » tel qu'utilisé dans l'ENSP).
L'ENSP de Statistique Canada, entreprise en 1994-1995, recueille, tous les deux ans, des informations sur la santé de la population canadienne. On interroge les particuliers et les pensionnaires d'établissements institutionnels de toutes les provinces et territoires, à l'exclusion de la population des réserves indiennes, des bases des Forces armées canadiennes et de certaines régions éloignées. Des composantes longitudinale et transversale caractérisent les trois premiers cycles de l'ENSP (1994/1995, 1996/1997 et 1998/1999). Le volet transversal est supervisé par l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) (voir ci-dessous). On poursuit le volet longitudinal. Pour obtenir plus d'information sur la conception et la taille de l'échantillon de l'ENSP, voir Catlin et al. 1999, Tambay et Catlin 1995 et Swain et al. 1999.
Les trois premiers cycles de l'enquête des ménages de l'ENSP comprenaient des questions sur le recours aux « praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé » dans la section sur l'utilisation des soins de santé.
Plus particulièrement, voici les questions posées :
L'ENSP a pu mettre en corrélation des données recueillies sur la consultation des praticiens de médecine complémentaire et parallèle avec d'autres données obtenues des répondants, incluant des caractéristiques socio-démographiques, des comportements liés à la santé, des troubles chroniques et l'utilisation des soins de santé. (Pour obtenir plus d'information sur le contenu des questionnaires de l'ENSP, voir
http://www.statcan.ca/francais/concepts/nphs/index_f.htm.)
Les données de l'ENSP ont des limites (Millar 2001 : 11). Elles sont déclarées par le répondant ou par personne interposée et elles ont un certain niveau d'inexactitude, car on ne connaît pas l'erreur de déclaration. Avec les données transversales, on peut décrire les liens entre les variables, mais on ne peut pas déduire la causalité. Ainsi, bien que l'ENSP recueille des informations sur la consultation des praticiens de médecine complémentaire et parallèle et la prévalence de divers troubles chroniques, on ne peut pas utiliser les données pour établir un lien direct entre les deux. L'ENSP ne classe pas les répondants selon le trouble précis pour lequel ils consultent un praticien de médecine complémentaire et parallèle et ne recueille pas d'information sur tous les facteurs qui les motivent à consulter un praticien de médecine complémentaire et parallèle. L'ENSP n'analyse pas les données sur le recours aux services de praticiens de médecine complémentaire et parallèle dans des régions sanitaires ou des populations en particulier. En conséquence, des analyses au niveau national ou provincial/territorial peuvent dissimuler des groupes spécifiques parmi lesquels la consultation de praticiens de médecine complémentaire et parallèle est davantage prévalente. Des différences provinciales dans le recours aux praticiens de médecine complémentaire et parallèle peuvent refléter des différences de financement des services dans le domaine des ACPS, selon des régimes de soins de santé provinciaux ou des régimes de l'employeur. Enfin, l'ENSP ne recueille pas de données sur l'utilisation des PSN ni sur les formes complémentaires et parallèles d'autotraitement.
On a publié deux analyses de l'ENSP. Le premier rapport analyse les données du premier cycle (Millar 1997); le deuxième rapport analyse les données des premier, deuxième et troisième cycles (Millar 2001).
L'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), lancée par Statistique Canada en 2000 dans le cadre de l'initiative Carnet de route (voir Annexe F ii), remplace la composante transversale des ménages de l'ENSP. (Le volet longitudinal des ménages de l'ENSP se poursuit.) L'ESCC diffère de l'ENSP, car elle recueille des données dans les régions socio-sanitaires ainsi que dans les provinces et territoires. (Il y a 136 régions socio-sanitaires réparties dans tout le pays.) Chaque cycle de collecte de deux ans comprend deux enquêtes distinctes : une enquête à l'échelle des régions socio-sanitaires la première année auprès d'un échantillon total de 130 000 personnes et une enquête à l'échelle provinciale la deuxième année auprès d'un échantillon total de 30 000 personnes.
L'enquête à l'échelle des régions socio-sanitaires comprend des questions communes, qui sont posées à tous les répondants, pour satisfaire aux exigences de base en matière de données sur la santé, ainsi que des questions facultatives, qui ont été sélectionnées par les régions socio-sanitaires d'après une liste prédéfinie de modules de questions. L'enquête à l'échelle provinciale comprend des questions communes et un traitement en profondeur d'un thème central. Pour obtenir plus d'information sur le contenu de l'ESCC, consulter le site Web de Statistique Canada à
www.statcan.ca/francais/concepts/health/cchsinfo_f.htm.
Les questions communes de l'ESCC comprennent une section sur l'utilisation des soins de santé. Dans le premier cycle de l'ESCC, cette section comprenait les mêmes questions sur la consultation des chiropraticiens et des praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé que celles du sondage sur les ménages de l'ENSP [voir (i) plus haut]. Des questions sur les ACPS peuvent ne pas être incluses dans chaque cycle. On prévoit revoir toute la section sur l'utilisation des soins de santé à la lumière de la situation actuelle dans les soins de santé.
Les limites des données recueillies par l'ESCC sont à de nombreux égards les mêmes que celles de l'ENSP, car les deux sont des enquêtes transversales pour lesquelles les données sont déclarées par le répondant ou par personne interposée (voir (i) plus haut). Toutefois, l'ESCC permet une analyse aux niveaux régionaux.
Le sondage Berger de la santé publique (SBSP), complémentaire au sondage Santé Canada, rend compte des résultats d'entrevues téléphoniques menées au hasard ayant comme thème les questions de santé. Les sondages sont réalisés deux fois par année auprès d'environ 2 500 personnes âgées de plus de 15 ans. Ils sont menés au nom de Santé Canada par des firmes de sondage privées en collaboration avec le Hay Health Care Consulting Group sous la direction de Earl Berger.
Le sondage Santé Canada de juin-juillet 1997 comprenait un volet sur les « remèdes complémentaires ». Par la suite, on a inclu des questions sur l'utilisation des PSN dans trois sondages (mars 1999, mai 2000 et mars 2001) ainsi que des questions sur la consultation des praticiens de médecine complémentaire et parallèle dans un sondage (mars 1999). Même s'il y a une constance dans les sondages successifs, on supprime certaines questions et on en intègre de nouvelles. Voici des domaines d'enquête examinés :
Les rapports des résultats de ces sondages sont disponibles aux abonnés, incluant Santé Canada (Sondage Santé Canada 1997; sondage Berger 1999; sondage Berger de la santé publique 2000; sondage Berger de la santé publique 2001).
On a réalisé plusieurs sondages téléphoniques d'échantillonnage au hasard sur le recours aux thérapies complémentaires et parallèles par les Canadiens et les Canadiennes. Ceux-ci comprennent un sondage mené en mai-juin 1997 par le Fraser Institute (Ramsay et al. 1999) et un sondage mené en août 1997 par Angus Reid en association avec CTV (Ipsos-Reid 1997a et 1997b). Les deux sondages portaient sur la prévalence, les habitudes et les coûts du recours aux praticiens et aux produits du domaine des ACPS. Le sondage du Fraser Institute a interrogé un échantillon aléatoire de 1 500 Canadiens et Canadiennes âgés de plus de 18 ans de toutes les provinces (mais pas des territoires). Le sondage Angus Reid a interrogé un échantillon aléatoire de 508 Canadiens et Canadiennes âgés de plus de 18 ans et provenant de six régions : Colombie-Britannique, Alberta, Manitoba/Saskatchewan, Ontario, Québec et provinces de l'Atlantique (les tailles d'échantillon étaient petites en Alberta, au Manitoba/Saskatchewan et dans les provinces de l'Atlantique).
Contrairement à l'ENSP, qui pose uniquement des questions sur la consultation des praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé, et au sondage Berger de la santé publique, qui jusqu'à maintenant est axé sur la consommation de PSN, ces deux sondages ont porté sur le recours aux praticiens, aux pratiques et aux produits. Le sondage du Fraser Institute utilise des catégories dérivées, avec certaines modifications, de deux sondages menés aux États-Unis par David Eisenberg du Center for Alternative Medicine and Education (Eisenberg et al. 1993; Eisenberg et al. 1998) : chiropratique; techniques de relaxation; massage; prière; thérapies par les plantes; programme de régime alimentaire spécial; remèdes de bonne femme; acupuncture; yoga; groupe d'entraide; régimes en fonction du mode de vie; techniques d'imagerie; guérison par l'énergie; naturopathie; aromathérapie; guérison spirituelle ou religieuse par les autres; hypnose; thérapeutique mégavitaminique; techniques de rétroaction biologique; ostéopathie et traitement par chélation (Ramsay et al. 1999). Le sondage Angus Reid porte sur le recours à l'acupuncture, à l'homéopathie, à l'herbologie, à la macrobiotique, à la chiropratique et à d'autres thérapies (Ipsos-Reid 1997a). On ne peut donc pas faire de comparaison directe entre les deux sondages ni avec l'ENSP et le sondage Berger de la santé publique.
Population du Québec
On a mené une étude comparative des utilisateurs et des non-utilisateurs de thérapies complémentaires et parallèles au Québec à l'aide des données du sondage québécois sur la santé de 1987 et de celles de la Régie de l'assurance-maladie du Québec. On a comparé les caractéristiques démographiques, l'état de santé et l'utilisation des services médicaux des deux groupes (Blais et al. 1997).
Personnes souffrant de troubles médicaux particuliers
Les chercheurs ont examiné le recours aux thérapies complémentaires et parallèles chez les Canadiens et les Canadiennes souffrant de troubles médicaux particuliers, le plus souvent des personnes atteintes du cancer et du VIH/sida. Les études comprennent :
Les enquêtes sur la population examinées plus tôt utilisent une variété de définitions et de catégories. Comme c'est souvent le cas, les définitions et catégories employées dans les premières études (comme Eisenberg et al. 1993) peuvent être intégrées à des enquêtes subséquentes, établissant ainsi les termes des données de référence dans le domaine. Cependant, par après, on élabore des définitions et des catégories plus précises, utiles ou appropriées, découlant d'autres recherches, de débat sur les données ou d'application des données.
Au Canada, la recherche sur les ACPS progresse rapidement. Le temps est propice à l'examen des questions utilisées dans les enquêtes sur la population concernant l'utilisation des ACPS. Même s'il est impossible de modifier les questions utilisées dans l'ENSP, il est possible d'élaborer des questions pour l'ESCC, soit dans l'enquête principale ou les enquêtes complémentaires. Toutefois, pour permettre la comparaison des résultats entre les régions socio-sanitaires et dans le temps, il est particulièrement important d'avoir une série de questions appropriées, utiles et validées. À cet égard, les recherches actuelles - comme l'enquête prospective de Leis et al. parmi les cancéreux de six provinces canadiennes pendant les deux premières années suivant le diagnostic, ou l'enquête et l'étude qualitative menée par Kendall chez les personnes vivant avec le VIH - peuvent servir de guide, quoique les habitudes d'utilisation parmi les personnes atteintes de maladies ou de troubles peuvent être différentes de celles de la population en général. Il serait également utile de consulter tous les intervenants : chercheurs, praticiens, responsables des politiques et consommateurs.
Il y a évidemment un lien direct entre les questions posées dans une enquête et ce que les investigateurs veulent savoir. Quand on améliore ou élabore des enquêtes sur les ACPS, on devrait tenir compte des domaines d'enquête suivants :
Les questions de l'ESCC sur les ACPS peuvent prendre deux formes : elles peuvent faire partie du contenu principal d'un cycle ou d'un complément à celui-ci. Si le contenu d'une enquête complémentaire est relativement bref (p. ex. 10 minutes), on peut poser les questions pendant la même entrevue que celle portant sur le contenu principal. Si le contenu est abondant, on peut poser les questions lors de l'entrevue de suivi. Dans les deux cas, il est possible d'établir une corrélation entre les données recueillies dans le sondage principal et les données recueillies dans le sondage complémentaire. Les sondages complémentaires sont réalisés par Statistique Canada selon des modalités de recouvrement des coûts. Quand on doit faire une deuxième entrevue, des coûts supplémentaires s'ajoutent. On peut également concevoir des sondages pour des populations en particulier et les réaliser auprès de celles-ci.
Un des avantages de l'ESCC par rapport à l'enquête transversale de l'ENSP est qu'elle sonde les populations des régions socio-sanitaires. Il est donc possible d'entreprendre un programme sélectif de collecte d'information sur l'utilisation des ACPS, axé sur les régions où le recours aux ACPS est relativement plus courant.
Un autre avantage de l'ESCC, c'est que les fichiers de microdonnées seront disponibles sous forme de disque compact, rendant ainsi les données accessibles aux chercheurs.
Comme l'ESCC est un sondage relativement nouveau, il serait utile d'examiner les questions qu'on pourrait inclure dans le sondage principal à intervalles réguliers (mais pas nécessairement à chaque cycle) et celles qu'on pourrait inclure aux sondages complémentaires (si l'on dispose des ressources voulues). Il serait également approprié d'examiner quelle serait la meilleure stratégie, compte tenu des ressources disponibles, pour effectuer des sondages sélectifs dans des régions socio-sanitaires, à savoir où et quand mener ces sondages.
Même si les enquêtes sur la population fournissent des informations précieuses, elles ont leurs limites. La durée optimale d'une entrevue limite le nombre de questions qu'on peut inclure. En général, les questions sont fermées, ce qui a pour effet de laisser de côté des éléments d'information et des significations importantes. Quand le sondage est transversal, on ne peut établir que des corrélations entre les données, pas de lien de causalité. Si les catégories d'information ne sont pas bien adaptées au sujet examiné ou si elles n'ont pas été testées correctement, les résultats peuvent être trompeurs ou inexplicables.
Les études de recherche sont donc un complément important aux enquêtes sur la population. Si elles sont bien conçues et mises en application, les études de recherche permettent des investigations plus approfondies et subtiles. Elles peuvent valider ou modifier des hypothèses, des documents et des conclusions des enquêtes sur la population. Elles peuvent recommander de nouveaux domaines d'enquête pour les sondages sur la population.
Le présent rapport ne vise pas à examiner en détail les possibilités en matière d'études de recherche sur l'utilisation des ACPS. Il faudrait toutefois noter que la DPSN de Santé Canada a terminé des consultations approfondies sur les moyens de faciliter et de promouvoir la recherche sur les PSN et les domaines de recherche connexes et qu'elle participe activement avec des partenaires financiers, dont les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), à faire progresser la recherche dans ce domaine.
L'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) est une organisation nationale sans but lucratif responsable d'élaborer et de tenir à jour un système d'information complet sur la santé pour le Canada. Il fournit les connaissances et met au point les outils pour élaborer les politiques en matière de santé au Canada, améliorer la santé de la population, renforcer le système de santé et aider les leaders du secteur de la santé à prendre des décisions éclairées.
Les fonctions essentielles du programme de l'ICIS visent à :
Pour obtenir plus d'information, voir
www.cihi.ca.
L'ICIS dirige l'initiative Carnet de route (Institut canadien d'information sur la santé 2001e). Créée en 1998, l'Initiative est un effort de collaboration avec Statistique Canada, Santé Canada, les ministres provinciaux et territoriaux de la Santé et plusieurs autres groupes à l'échelle nationale, provinciale/territoriale, régionale et locale. L'Initiative consiste en une variété de projets en vue de fournir de meilleures informations sur le système de santé et la santé des Canadiens et des Canadiennes. Certains des projets entraîneront la création de bases de données ou le développement des bases de données existantes. D'autres projets viseront à créer de meilleures données et normes techniques pour recueillir des informations et protéger les données. Enfin, d'autres projets viseront à obtenir un consensus sur les indicateurs et les déterminants de la santé. Presque tous ces projets exigeront la collaboration d'intervenants clés à l'échelle locale, régionale, provinciale/territoriale et nationale. Pour obtenir de plus amples renseignements, voir
secure.cihi.ca/cihiweb/fr/downloads/profile_roadmap_f_ProgReport2001.pdf.
L'ICIS tient à jour plusieurs bases de données d'information sur les fournisseurs de soins de santé du Canada (Institut canadien d'information sur la santé 2001e) :
Même si l'ICIS reconnaît la nécessité d'avoir des bases de données sur d'autres fournisseurs de soins de santé, en particulier sur les professions paramédicales, il lui est impossible d'en mettre d'autres au point sans ressources additionnelles.
L'ICIS a entrepris un projet visant à élaborer et à mettre en oeuvre un système d'indicateurs de rendement pour les soins de santé primaires (Institut canadien d'information sur la santé 2001d). Ces indicateurs visent à (p. 1) :
Pour les besoins du projet, on a adopté la définition suivante de soins de santé primaires, élaborée par l'Organisation mondiale de la santé :
<<Les soins de santé primaires sont des soins de santé essentiels fondés sur des méthodes et des techniques pratiques, scientifiquement valables et socialement acceptables, rendus universellement accessibles à tous les individus et à toutes les familles de la communauté avec leur pleine participation et à un coût que la communauté et le pays puissent assumer [...]. Ils font partie intégrante tant du système de santé national, dont ils sont la cheville ouvrière et le foyer principal, que du développement économique et social d'ensemble de la communauté. Ils sont le premier niveau de contact des individus, de la famille et de la communauté avec le système national de santé, rapprochant le plus possible les soins de santé des lieux où les gens vivent et travaillent, et ils constituent le premier élément d'un processus ininterrompu de protection sanitaire. >> (Organisation mondiale de la santé 1978)
Le projet vise à :
Les indicateurs de rendement ont été élaborés en tenant compte des éléments suivants :
Ces indicateurs provisoires seront examinés par les ministres provinciaux et territoriaux de la Santé, les autorités régionales en matière de santé, les fournisseurs de soins de santé, les consommateurs et les associations nationales avant d'être peaufinés.
Même si un grand nombre d'indicateurs provisoires concernent les soins de santé primaires conventionnels, il y a des indicateurs qui visent particulièrement la consultation des praticiens des ACPS. En outre, les indicateurs comprennent des catégories qui peuvent convenir aux paradigmes complémentaires et parallèles de la santé et des soins de santé comme les indicateurs qui mesurent les types de fournisseurs de soins de santé associés aux soins de santé primaires, l'intégration des services de santé primaires, la réceptivité culturelle aux services de santé primaires, la communication et les liens entre le patient et le fournisseur et les services de santé multidisciplinaires.
On prévoit que le projet sera terminé en mars 2003.
En 2001, l'ICIS a publié le rapport intitulé Les dispensateurs de soins au Canada (Institut canadien d'information sur la santé 2001a). Le rapport présente une compilation des recherches actuelles, les tendances actuelles, des nouvelles données, des résultats et des analyses de ce que nous savons et de ce que nous ignorons au sujet des dispensateurs de soins au Canada. Il donne des renseignements sur :
Le rapport donne des renseignements sur quelques aspects des ACPS, notamment :
En 2001, l'ICIS, en collaboration avec Statistique Canada, a publié son deuxième rapport annuel sur les soins de santé au Canada intitulé Les soins de santé au Canada (Institut canadien d'information sur la santé 2001 b), qui se penche sur :
Le rapport renferme des données tirées de l'ENSP de 1998-1999 sur le recours aux praticiens de médecine complémentaire et parallèle ainsi que des données de plusieurs autres enquêtes moins vastes sur le recours aux thérapies complémentaires et parallèles en général (p. 23-24).
Il est clair à la lumière des résumés des initiatives et des rapports de l'ICIS que les données recueillies et comptes rendus d'informations sur les ACPS sont relativement limités, comparativement aux soins de santé conventionnels. Il est toutefois intéressant de remarquer que les données relativement à de nombreux aspects des soins de santé conventionnels sont également loin d'être complètes.
Les difficultés à recueillir des informations plus complètes sur les ACPS sont souvent similaires à celles auxquelles on fait face quand on veut recueillir des informations plus détaillées sur les soins de santé conventionnels. Il pourrait être utile d'examiner certains des principaux problèmes et de noter les possibilités liées aux ACPS.
Les données nationales sur les fournisseurs de soins de santé et les services de santé proviennent des bases de données existantes. Celles-ci comprennent des bases de données de divers types de services de santé ou d'état de santé (tels la Base de données sur les congés des patients, le Registre national des traumatismes, le Registre canadien du cancer, etc.); des bases de données d'associations professionnelles ou d'organismes de réglementation et des bases de données sur l'inscription et l'obtention de diplômes des établissements d'enseignement.
Ces bases de données ont été conçues pour des fins précises comme le paiement des services fournis par un praticien ou un hôpital ou l'inscription de praticiens accrédités ou autorisés à exercer leur profession. À ce titre, elles ne fournissent pas nécessairement le type d'information nécessaire pour une compréhension globale du système de santé et des discussions sur l'orientation du système de santé. Par exemple, les données sur l'adhésion des associations professionnelles ne recensent pas les membres qui exercent leur profession et ceux qui ne l'exercent pas, les membres qui exercent à temps plein et à temps partiel, leurs spécialités, leurs milieux de travail, etc.
Pour combler ces lacunes, l'initiative Carnet de route développe les bases de données existantes et, dans certains cas, en crée de nouvelles. Comme les systèmes de collecte de données dans le domaine des ACPS en sont à leurs premiers stades d'élaboration, par rapport à d'autres systèmes d'information sur la santé, il serait utile de tirer des leçons du passé et de prévoir les besoins futurs en matière d'information sur la santé.
Les soins de santé sont un système de services complexe. En mesurer le rendement ou les résultats est tout aussi complexe. Le rendement des soins de santé conventionnels est difficile à évaluer et la situation est pire en ce qui concerne les ACPS.
Il y a un certain nombre de cadres auxquels on pourrait, au fil du temps, incorporer des indicateurs appropriés aux paradigmes complémentaires et parallèles de santé et de soins de santé. Par exemple, les enquêtes sur la santé de la population incluent des mesures de l'état de santé et de l'hygiène de vie (Comité consultatif fédéral-provincial-territorial sur la santé de la population, 1999). De même, comme nous l'avons déjà mentionné, les indicateurs de rendement proposés pour les soins de santé primaires incluent des catégories pouvant être appliquées aux ACPS.
Recueillir les informations nécessaires à une compréhension globale du système de santé ne fait généralement pas partie du champ d'activité des organisations du domaine des soins de santé, qu'il s'agisse du ministère provincial ou territorial de la santé, d'une association professionnelle, d'un établissement de soins de santé ou de tout autre organisme. Prendre des mesures afin de recueillir des données plus complètes ou comparables exige un cadre d'informations communes faisant intervenir tous les intervenants du domaine.
Par exemple, pour recueillir des données complètes et fiables sur des praticiens d'une thérapie complémentaire et parallèle donnée, les intervenants devraient s'entendre sur :
Divers intervenants peuvent être associés au cadre d'informations communes. Il peut s'agir d'associations professionnelles, d'employeurs de professionnels de la santé, d'assureurs de soins de santé, ou encore de ministères provinciaux et territoriaux de la santé.
Il est plus facile de recenser et d'obtenir des données des praticiens individuels quand la profession est réglementée que lorsqu'elle ne l'est pas. De nombreuses professions du domaine des ACPS ne sont pas réglementées par la loi, et l'adhésion à des associations professionnelles est volontaire, ce qui accroît les difficultés auxquelles ces associations font face pour recueillir des informations sur leur profession et les praticiens.
Quand il existe de nombreux fournisseurs d'un service en particulier, il est plus difficile de rassembler des données complètes sur la prestation de services. Par exemple, on peut obtenir des conseils sur l'utilisation de produits à base de plantes des naturopathes, des praticiens travaillant dans le domaine des plantes médicinales, des pharmaciens et des employés de magasins d'aliments naturels. De même, les praticiens de soins de santé conventionnels et les praticiens de médecine complémentaire et parallèle offrent des services d'acupuncture. Pour obtenir un portrait exact de la prestation de ces services, il faudrait obtenir des informations de tous les fournisseurs éventuellement appelés à fournir ces services. Cette difficulté n'est pas propre aux ACPS. Par exemple, un grand nombre de services de santé primaires peuvent être dispensés par des médecins et des infirmières (Institut canadien d'information sur la santé 2001a : 56). Toutefois, il est plus difficile de définir des fournisseurs d'un service précis quand le champ de pratique n'est pas défini, quand le service n'est pas réglementé par la loi ou quand les services ne sont pas facturés à un seul payeur (comme les régimes publics d'assurance-maladie).
La responsabilité en matière de collecte des données sur les fournisseurs de soins de santé incombe d'abord aux associations professionnelles. De même, la responsabilité en matière de collecte des données sur les services de santé incombe d'abord aux personnes et aux établissements qui dispensent ces services. Les systèmes requis pour recueillir des données du genre sont coûteux en termes de temps, de ressources humaines, d'outils (comme les formulaires d'adhésion), de traitement des données et de dépenses. De plus, l'organisme ou l'établissement qui rassemble les données doit s'engager à long terme. Par exemple, dans le cas des praticiens du domaine des ACPS, les cadres supérieurs et les membres de l'association professionnelle devraient s'engager à appuyer à long terme l'initiative de collecte de données, en fournissant des fonds et des données et en y consacrant de leur temps.
Les renseignements personnels, plus particulièrement les renseignements médicaux personnels, sont protégés au Canada par des lois, des codes de déontologie professionnels et des codes de déontologie volontaires. La protection de la confidentialité des renseignements personnels exige que les personnes responsables de leur cueillette en limitent la collecte, l'utilisation et la communication, à part quelques exceptions. On exige qu'elles prennent les mesures nécessaires pour assurer l'intégrité et la sécurité des renseignements personnels. Les mesures de protection relatives à tous les aspects de la collecte des données sont de première importance quand il y a des risques que des personnes ou des établissements soient identifiés.
On peut obtenir des renseignements sur les lois existantes ou proposées en matière de protection de la confidentialité ainsi que sur d'autres mesures visant à protéger la confidentialité des renseignements dans un certain nombre de sources. Le Commissaire à la protection de la vie privée du Canada fournit des renseignements sur les législations fédérales en matière de protection de la confidentialité et présente des liens à diverses autres sources d'information sur la confidentialité des renseignements médicaux (voir
www.privcom.gc.ca/information/02_03_02_f.asp). Les Instituts de recherche en santé du Canada ont publié le Recueil des dispositions législatives canadiennes sur la protection des renseignements personnels dans le contexte de la recherche en santé (Kosseim 2000) et financent un certain nombre d'initiatives sur la protection des informations sur la santé en recherche (voir
http://www.cihr-irsc.gc.ca/f/18542.html). L'Institut canadien d'information sur la santé a élaboré des principes et des politiques pour la protection des informations sur la santé (Institut canadien d'information sur la santé 1999) ainsi que plusieurs autres ressources (Institut canadien d'information sur la santé 1995a et 1995b).
Même si les informations actuellement recueillies et incluses dans l'initiative du Carnet de route sur les fournisseurs et services du domaine des ACPS sont limitées, l'Initiative et d'autres projets de l'ICIS peuvent contribuer, directement et indirectement, à l'élaboration de systèmes d'information plus complets sur les ACPS.
Les rapports de l'ICIS définissent non seulement ce que nous savons au sujet du système de santé, mais également ce que nous ignorons. Ils établissent des termes de référence pour des informations plus complètes sur le système de santé. Par exemple, un certain nombre de catégories peuvent découler du document Les dispensateurs de soins au Canada (Institut canadien d'information sur la santé 2001a) et être appliquées aux systèmes pour recueillir des informations sur les fournisseurs du domaine des ACPS :
L'ICIS et ses collaborateurs, plus particulièrement des associations professionnelles et des organismes de réglementation, savent comment élaborer des bases de données pour les fournisseurs de soins de santé. Les associations professionnelles de fournisseurs du domaine des ACPS peuvent tirer parti de cette expérience pour déterminer par exemple :
L'ICIS est en mesure de conseiller les associations professionnelles du domaine des ACPS relativement au moment et à la façon d'incorporer des données sur les ACPS dans les systèmes d'information sur la santé et les rapports au fur et à mesure qu'on les perfectionne ou élabore. Même si l'absence relative de données recueillies sur les ACPS pose problème, les initiatives de l'ICIS peuvent néanmoins permettre de recueillir et d'intégrer graduellement de plus en plus de données complètes aux rapports nationaux sur les soins de santé au Canada. Par exemple, au fur et à mesure qu'on élabore et utilise des indicateurs de rendement des soins de santé primaires, il pourrait être possible avec le temps d'élaborer et d'intégrer plus d'indicateurs liés aux ACPS.
Le Développement des ressources humaines Canada (DRHC), Santé Canada et un nombre sélectionné d'associations professionnelles nationales du domaine des ACPS et d'établissements d'enseignement ont pris part à des discussions préliminaires sur une étude sectorielle proposée des praticiens des ACPS (HG Associates 2001a et 2001b).
Une étude sectorielle est une analyse exhaustive des problèmes en matière de ressources humaines et des défis auxquels fait face le secteur ou la profession. L'étude vise à fournir des informations sur le secteur et le marché du travail, à définir des possibilités d'emploi dans le secteur et à appuyer les politiques du gouvernement (HG Associates 2001a: 6). Plusieurs études sur le secteur de la santé sont actuellement en cours (soins infirmiers, médecins, soins dentaires, soins à domicile) ou font l'objet d'examens (pharmacie).
Voici les principales caractéristiques de l'étude sectorielle (HG Associates 2001a: 6-7) :
Les professions qui ont participé aux discussions préliminaires ont défini les principaux avantages potentiels d'une étude sectorielle sur les praticiens des ACPS (HG Associates 2001a : 14). Les voici :
Généralement, une étude sectorielle recueille des informations sur (HG Associates 2001a: 7) :
On recueille les données à l'aide d'une variété de méthodes, tant qualitatives que quantitatives : examen de la documentation, interviews, enquêtes, groupes de consultation, etc. (HG Associates 2001a : 7).
La constitution en association professionnelle, la réglementation ou la définition de la profession et la collecte d'information auprès du domaine de pratique et sur celui-ci sont à divers stades d'élaboration dans les disciplines/domaines de pratique visés par l'étude sectorielle (HG Associates 2001b : 9-10). L'étude sectorielle permet aux disciplines/domaines de pratique d'élaborer de meilleures informations descriptives et de meilleurs systèmes de collecte de données. Elle donne également la possibilité de détecter des problèmes en matière de ressources humaines et de recueillir des informations sur ceux-ci.
Dans les discussions préliminaires, les disciplines/domaines de pratique ont défini les problèmes suivants en matière de ressources humaines du secteur (HG Associates 2001b : 13-14) :
1. Éducation et formation
2. Réglementation/identité professionnelle
3. Recherche et nouvelle technologie
4. Demande
5. Offre
6. Recrutement et maintien en poste
7. Problèmes en matière de politique relative à la santé
L'étude sectorielle permet aux professions participantes d'examiner leurs exigences en matière de collecte de données à long terme. Il serait utile qu'elles consultent l'ICIS pour savoir comment les données recueillies dans le cadre de l'étude sectorielle pourraient faciliter le perfectionnement ou l'élaboration de systèmes de données durables. Ces consultations pourraient porter sur :