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En 2001 et 2002, la Direction des produits de santé naturels (DPSN) a entrepris une série de consultations afin d'établir les priorités de la recherche sur les produits de santé naturels (PSN). Ces consultations orienteront le programme de recherche de la DPSN et son partenariat avec d'autres bailleurs de fonds tels que les Instituts de recherche en santé du Canada.
Lors des consultations auprès des intervenants, on a précisé un des domaines de recherche dont la DPSN devra s'occuper, soit l'interaction entre les PSN et les médicaments pharmaceutiques (interactions PSN-médicaments). Un nombre croissant de Canadiens et de Canadiennes se servent des PSN tout en prenant des médicaments soit d'ordonnance, soit en vente libre. Voilà donc une excellente raison d'en examiner les interactions PSN-médicaments possibles ou cliniques tant du côté positif que négatif.
La Conférence sur la recherche visant l'établissement de priorités quant aux interactions entre les médicaments et les produits de santé naturel a reçu environ 70 participants oeuvrant dans plusieurs domaines qui s'intéressent aux interactions PSN-médicaments.
Les objectifs de la conférence étaient les suivants :
Le premier objectif de la conférence était d'aider à déterminer les priorités de recherche quant aux interactions entre les médicaments et les PSN. La DPSN se servira de ces renseignements afin de travailler avec d'autres bailleurs de fonds (tels que les Instituts de recherche en santé du Canada) afin de faire progresser la recherche dans ces domaines et surtout de promouvoir des appels de demandes en égard à ces priorités.
Le présent rapport résume les conclusions de la conférence quant à chaque point clé du procédé :
Les priorités de recherche notées par les participants au cours de la première journée de la conférence se trouvent dans deux grands domaines:
En général, les participants voulaient privilégier la recherche portant sur :
Les quatre grandes priorités de la recherche biomédicale, clinique et épidémiologique quant aux rapports sur les interactions PSN-médicaments ainsi qu'à la diffusion et l'utilisation des renseignements sur le sujet étaient (par ordre d'importance) :
Les quatre grandes priorités de la recherche quant aux rapports sur les interactions PSN-médicaments ainsi qu'à la diffusion et l'utilisation des renseignements sur le sujet étaient (par ordre d'importance) :
En 2001 et 2002, la Direction des produits de santé naturels (DPSN) a entrepris une série de consultations afin d'établir les priorités de la recherche sur les produits de santé naturels (PSN). Ces consultations orienteront le programme de recherche de la DPSN et son partenariat avec d'autres bailleurs de fonds tels que les Instituts de recherche en santé du Canada.
Lors des consultations auprès des intervenants, on a précisé un des domaines de recherche dont la DPSN devra s'occuper, soit l'interaction entre les PSN et les médicaments pharmaceutiques (interactions PSN-médicaments). Tous les intervenants en ont souligné l'importance et le DPSN a mis de l'avant un cadre de réglementation pour les PSN au Canada. De plus en plus de Canadiens se servent des PSN tout en prenant des médicaments soit d'ordonnance, soit en vente libre. Voilà en soi une excellente raison d'en examiner l'interaction possible ou clinique tant du côté positif que négatif.
La conférence sur la recherche visant l'établissement de priorités quant aux interactions entre les médicaments et les PSN a été organisée par une équipe de planification formée de M. Frank Chandler, Président (ancien Directeur de la Pharmacie, Université Dalhousie), Mme Heather Boon (Faculty of Pharmacy, Université de Toronto), M. Pravin Patel (spécialiste de l'information sur les médicaments, Drug Information Research Centre), Dr Paul Saunders (Président de Materia Medica, Canadian College of Naturopathic Medicine), Dr Sunita Vohra (Professeur adjoint de pédiatrie/Pharmacologie clinique/Épidémiologie clinique/Sciences de la population et de la santé, Hospital of Sick Children), et le Dr Michael J. Smith (Conseiller supérieur, DPSN). On retrouve l'ordre du jour à l'Annexe A.
Il y avait environ soixante-dix participants à la conférence, oeuvrant dans plusieurs domaines et s'intéressant aux interactions PSN-médicaments : chercheurs (biomédecine, clinique, socioculturel), praticiens (médecine conventionnelle ainsi que complémentaire et parallèle), représentants de l'industrie, des organismes de consommateurs ainsi que de divers secteurs de Santé Canada, d'organismes de financement de la recherche et participants internationaux. On retrouve la liste des participants à l'Annexe B.
Les objectifs de la conférence étaient les suivants :
Le premier objectif de la conférence était d'aider à déterminer les priorités de recherche quant aux interactions entre les médicaments et les PSN. La DPSN se servira de ces renseignements afin de travailler avec d'autres bailleurs de fonds (tels que les Instituts de recherche en santé du Canada) afin de faire progresser la recherche dans ces domaines et surtout de promouvoir des appels de demandes d'inscription en égard à ces priorités.
Avant la conférence, la DPSN avait commandé un document d'information intitulé " Interactions entre les médicaments et les produits de santé naturels " [TRAD.], rédigé par Mme Heather Boon et M. Tannis Jurgens. On a distribué le document à tous les participants afin de les informer de l'état actuel des connaissances dans le domaine.
La conférence débuta en séance plénière avec un survol de la question. Il y a eu des présentations sur les connaissances actuelles, la perspective du Royaume-Uni et celle des États-Unis. On a également entendu la perspective des chercheurs, de la médecine conventionnelle et de la médecine complémentaire et parallèle, ainsi que du consommateur.
Suite aux présentations plénières, on s'est divisé en groupes selon les quatre principaux domaines de recherche : la recherche biomédicale, la recherche clinique, la recherche portant sur les systèmes de santé, les politiques et les lois et la recherche portant sur la communication et le transfert d'expertise. Les participants furent affectés au groupe qui reflétait le mieux leur expertise. On leur demanda de trouver trois priorités de recherche ou d'action connexe quant aux interactions PSN-médicaments. Les groupes présentèrent leurs priorités lors de la séance plénière à la fin de la première journée de la conférence.
Au début de la deuxième journée, l'animateur résuma les principales priorités présentées la veille par les groupes. Il en est ressortis deux domaines généraux de recherche que les participants ont examinés et raffinés au cours de la séance plénière :
On se divisa ensuite en groupes multidisciplinaires afin de fixer les priorités au sein de chacun de ces domaines généraux de recherche. Il y avait quatre groupes pour chaque domaine prioritaire. On demanda aux groupes de spécifier de trois à cinq priorités de recherche ou d'action connexe dans leur domaine. Les groupes présentèrent leurs priorités lors de la séance plénière.
On fit une liste de priorités pour chaque domaine général de recherche et on a demandé à chaque participant de choisir cinq priorités pour chacun des deux domaines. Suite au vote, on a placé les priorités par ordre d'importance et on en a choisi cinq dans chaque domaine.
Enfin, on s'est divisé en groupes afin de discuter des quatre priorités principales dans chaque domaine et de noter les considérations importantes dont il faudra tenir compte en poursuivant la recherche dans cette priorité. On confia une priorité par groupe et les participants purent choisir le groupe et la priorité qui leur convenaient. Les groupes présentèrent leurs considérations lors de la dernière séance plénière de la conférence.
Le présent rapport résume les conclusions de la conférence quant à chaque point clé du procédé :
Le premier jour de la conférence, les participants ont décrit deux domaines généraux de recherche :
Le premier domaine général de recherche portait sur des questions liées aux aspects biomédicaux, cliniques et épidémiologiques des interactions PSN-médicaments, soit des questions telles que :
Les participants ont précisé plusieurs critères qui devraient être utilisés afin de déterminer la priorité au sein de l'activité de recherche indiquée ci-haut. Il faudrait privilégier la recherche portant sur :
Le second domaine général de recherche portait sur les questions d'approche et de systèmes afin de recueillir, diffuser et faciliter l'utilisation des renseignements sur les interactions PSN-médicaments. Les participants ont précisé les types de capacités qu'ils recherchaient à cet égard :
En discutant de ces capacités et des obstacles à leur réalisation, les participants ont noté diverses questions de recherche :
En partant de la considération préliminaire ci-dessus au sujet des deux domaines généraux de recherche, les participants à la conférence ont dressé une liste de priorités dans chacun des deux domaines puis ont voté en faveur des cinq qu'ils trouvaient les plus importants. Les priorités sont décrites ci-après selon l'ordre d'importance choisi par les participants.
Caractériser les PSN utilisés (64 votes)
La variabilité et le manque de cohérence des PSN présentent un défi à la recherche sur les interactions PSN-médicaments ainsi que sur la préparation de rapports sur ces interactions. Il faut absolument caractériser les PSN dans leur forme naturelle ainsi que dans des formulations préparées; élaborer des normes pour les PSN utilisés dans la recherche et dans la pratique; et publier des monographies fournissant la caractérisation complète des PSN utilisés dans la recherche et dans la pratique. Puisque la caractérisation des PSN exige des méthodologies appropriées, cette priorité de recherche doit aller de pair avec la recherche sur l'élaboration de méthodologies visant à caractériser les PSN (priorité 5).
Déterminer l'action pharmacologique des PSN, soit les bienfaits, les préjudices et les interactions (53 votes)
Il faut bien comprendre les effets pharmacologiques des PSN. La connaissance des actions pharmacologiques peut aider à déterminer l'efficacité possible d'un produit, décelant ainsi de possibles interactions PSN-médicaments et comprenant mieux les interactions PSN-médicaments cliniques. Il faut des études pharmacologiques et toxicologiques des interactions PSN-médicaments et il faut examiner aussi bien les interactions positives que les négatives.
Déterminer la pertinence clinique de possibles interactions PSN-médicaments (47 votes)
On peut déterminer la possibilité d'interactions PSN-médicaments au moyen d'études in vitro ou selon les propriétés connues des agents en question. Il faudra, cependant, déterminer la pertinence de telles conclusions pour la pratique clinique puisque les résultats cliniques ne correspondent pas nécessairement aux hypothèses théoriques ou aux résultats in vitro.
Déterminer l'usage des PSN au sein de la population (35 votes)
Les données de base sur l'usage des PSN au sein de la population en général et au sein de populations précises (selon le sexe, l'âge, la maladie ou l'état de santé, etc.) sont nécessaires afin de déterminer la priorité à accorder à la recherche sur un PSN en particulier, évaluer le sens relatif d'interactions cliniques PSN-médicaments et déterminer la priorité à accorder à la recherche sur de possibles interactions PSN-médicaments.
Élaborer des méthodologies afin de caractériser les PSN (29 votes)
On ne peut pas procéder à la caractérisation des PSN sans élaborer des méthodologies appropriées et efficaces à cet effet. Il faut des méthodologies afin d'élaborer des caractérisations normalisées des PSN dans leur forme naturelle et dans leur diverses formulations thérapeutiques. Ces dernières présentent des difficultés, étant donné non seulement les différents types de formulations mais également le fait que les formulations doivent être préparées par le praticien.
Élaborer des méthodologies afin de bien concevoir les essais cliniques (28 votes)
Les essais cliniques avec les PSN présentent de nombreux défis : l'élaboration de normes de référence pour la recherche sur les produits à étudier; l'emploi de volets de référence au besoin; la conception d'études dont les résultats pourront être élargis afin de pouvoir s'appliquer à l'usage du produit au sein de la population; etc. Il faut de la recherche sur la conception des essais cliniques avec les PSN.
Entreprendre une recherche documentaire (22 votes)
Les chercheurs dans d'autres pays tels que l'Allemagne ou la Chine ont recueilli des données sur les PSN et les interactions PSN-médicaments. Il faudra revoir la documentation afin d'évaluer la qualité des études d'autres pays dans les domaines que les chercheurs canadiens considèrent comme prioritaires. Il faudrait traduire les études de grande valeur (au besoin) et en résumer les résultats. (Des bases de données sont disponibles avec les documents existants; p. ex., voir NAPRALERT.1)
Étudier les croyances, attitudes et comportements face aux interactions PSN-médicaments (14 votes)
Les croyances, attitudes et comportements des consommateurs et des praticiens influencent leur sensibilisation, leur reconnaissance et leur réaction face aux interactions PSN-médicaments. Par exemple, le fait de croire que les PSN sont " bons " parce qu'ils sont " naturels " peut empêcher les gens de reconnaître des interactions. Si on croit qu'une réglementation du gouvernement pourrait rendre plus difficile l'accès aux PSN, on pourrait ne pas vouloir signaler les interactions. Le scepticisme ou le manque de connaissance des PSN chez les praticiens pourrait les empêcher de considérer les PSN en recueillant les antécédents médicaux ou en évaluant une réaction adverse. Il faut de la recherche afin de comprendre et de modifier ces croyances, attitudes et comportements.
Déceler les facteurs de risque que comportent des interactions précises PSN-médicaments (9 votes)
Il y a plusieurs facteurs qui contribuent aux risques provenant des interactions PSN-médicaments : la constitution génétique, l'âge, la dose, le contexte dans lequel se fait l'usage, etc. Il faut examiner ces facteurs lors d'interactions précises PSN-médicaments. L'information sur ces facteurs de risque peut servir de pré-alerte, indiquant aux consommateurs et aux praticiens là où des interactions PSN-médicaments pourraient avoir lieu.
Entreprendre des études par observation de possibles interactions PSN-médicaments connues (2 votes)
Il faut des études par observation afin de déterminer si de possibles interactions PSN-médicaments surgissent in vivo et déceler les facteurs associés à de telles interactions in vivo. Il faut accorder la priorité à de possibles interactions PSN-médicaments lorsqu'il s'agit de PSN dont la population se sert beaucoup ou lorsque les interactions peuvent avoir un effet sur les thérapies (naturelles ou conventionnelles) où la posologie est critique.
Entreprendre des études d'incidence et de prévalence des interactions PSN-médicaments (0 votes)
Il faut de l'information au sujet des incidences et de la prévalence d'interactions PSN-médicaments précises au sein de la population. Les études épidémiologiques peuvent aider à déterminer des priorités plus poussées pour la recherche, la surveillance, la pratique clinique, le praticien, l'éducation du public, etc.
1. La recherche sur les systèmes d'alerte rapide visant les interactions PSN-médicaments (40 votes)
Le système actuel de rapports sur les réactions indésirables est passif; les praticiens et les consommateurs doivent prendre l'initiative de signaler ces réactions. Toutefois, il y a des approches stratégiques de collecte de l'information qui mettent l'accent sur les situations où il est plus probable que des réactions indésirables se produisent ou sur les facteurs qui vraisemblablement indiqueront la possibilité de réactions indésirables. Ces approches comprennent la surveillance de la population (p. ex., selon l'âge, le sexe, la maladie ou l'état de santé, les déterminants de la santé) et la surveillance des produits (p. ex., les produits dont on se sert beaucoup). La possibilité de se servir ou d'élaborer de tels systèmes d'alerte rapide doit être examinée en regard des interactions PSN-médicaments. Cette recherche devrait inclure un examen des systèmes et protocoles d'alerte rapide au Canada et ailleurs ainsi que de la documentation existante sur les systèmes d'alerte rapide, etc.
2. L'évaluation des besoins des intervenants (consommateurs, praticiens, agents de réglementation, distributeurs, réseaux de service) quant aux renseignements sur les PSN et les interactions PSN-médicaments (28 votes)
Les intervenants sont plus aptes à se servir d'un système de rapports sur les interactions PSN-médicaments lorsque ce système répond à leurs besoins pour ce qui est de signaler les interactions et d'obtenir de l'information à leur sujet. Les intervenants ne forment pas un groupe homogène - consommateurs, praticiens, agents de réglementation, distributeurs, réseaux de service - et leurs besoins sont divers. L'évaluation de ces besoins constitue un premier pas important vers l'amélioration du système actuel de rapports sur les réactions indésirables et l'élaboration d'autres systèmes d'alerte rapide. L'évaluation des besoins devraient comprendre la collecte de renseignements, prenant en considération les rôles des intervenants dans la communication de l'information au sujet des interactions PSN-médicaments et le fait de recevoir et de se servir des renseignements sur les interactions PSN-médicaments.
3. Une méthode précise, fondée sur la population, afin de déterminer le plus grand risque d'interactions PSN-médicaments et les mécanismes de collecte d'information sur le sujet (23 votes)
Il est possible de connaître les populations qui se servent le plus des PSN où qui sont le plus à risque face aux interactions PSN-médicaments. La recherche sur ces populations précises (définies, p. ex., par le sexe, l'âge, la maladie ou l'état de santé, les déterminants de la santé, le type de consommateur [usager de PSN, usager de services de santé complémentaires et parallèles]) peut aider à recueillir des renseignements sur l'usage des PSN au sein de la population, recueillir de l'information contextuelle en regard de l'usage des PSN et déceler des interactions PSN-médicaments. (Cette recherche s'apparente à celle proposée au numéro 5 ci-après).
4. Comment peut-on encourager tous les intervenants à signaler les réactions/ interactions indésirables? (21 votes)
Divers facteurs rendent plus ou moins faciles aux intervenants de signaler des réactions/ interactions indésirables ainsi que leur volonté de le faire et la qualité de l'information qu'ils fournissent. Que peut-on faire afin que les intervenants puissent plus facilement fournir de la bonne information, veuillent le faire et en soit plus capables? La recherche devrait examiner les mécanismes et les stratégies visant à faciliter la préparation de rapports, à revoir le rôle de l'éducation et de la formation (la formation des praticiens, l'information du public) dans l'augmentation et l'amélioration des rapports et d'autres outils et stimulants.
5. Les données d'usage épidémiologique sur les PSN, fondées sur la population (19 votes)
Les données sur l'usage des PSN peuvent contribuer de plusieurs façons à la recherche et à l'action sur les interactions PSN-médicaments. Elles peuvent fournir des données utilisées en guise de dénominateur pour l'analyse des incidences et des prévalences des interactions PSN-médicaments. Elles peuvent contribuer à générer des hypothèses quant à l'efficacité des PSN utilisés avec d'autres PSN ou avec des médicaments. Elles peuvent indiquer des populations ou des produits qui pourraient ou devraient être inclus dans un système d'alerte rapide en cas d'interactions PSN-médicaments. Elles peuvent aider à établir la sécurité des PSN.
6. L'efficacité de la formation actuelle des fournisseurs de soins de santé et du public pour signaler les effets et les interactions indésirables des médicaments (18 votes)
Les fournisseurs de soins de santé et le public doivent être formés afin de reconnaître et de signaler les effets et les interactions indésirables des médicaments. Quelle est l'efficacité des initiatives actuelles visant à former les praticiens et le public afin qu'ils puissent reconnaître et signaler les interactions PSN-médicaments? Pour ce qui est des praticiens, une telle formation exige que les antécédents médicaux des patients comprennent tout usage de PSN, le nom et la description de ces PSN, la reconnaissance et la description des interactions PSN-médicaments et la préparation de rapports sur les interactions PSN-médicaments. Quant au public, la formation devrait inclure comment reconnaître les effets ou interactions indésirables, comment signaler ces effets ou interactions, les conséquences de ces divulgations et la capacité de discuter de l'usage de PSN avec les fournisseurs de services de santé, etc.
7. Peut-on élaborer ou modifier un système de rapports afin de saisir les propriétés " synergique " PSN-PSN ou PSN-médicaments? (11 votes)
Les systèmes qui ne recueillent des renseignements que sur les réactions/interactions indésirables négligent l'information portant sur les interactions bénéfiques ou synergiques entre les PSN ou entre les PSN et les médicaments. De telles réactions peuvent pourtant être importantes et précieuses dans la gestion de la thérapie individuelle, la gestion de l'usage des médicaments et la gestion des coûts pour le système de santé. Les systèmes actuels de rapports peuvent-ils être modifiés de façon à saisir l'information sur les interactions bénéfiques ou synergiques PSN-PSN ou PSN-médicaments? Ou faudra-t-il d'autres systèmes avec des normes et des méthodes appropriées afin d'établir les interactions bénéfiques ou synergiques PSN-PSN ou PSN-médicaments?
8. Appel de demandes en vue d'un système ou d'une approche de rapports sur les interactions PSN-médicaments qui serait conforme aux critères désirés (10 votes)
Un système de rapports sur les interactions PSN-médicaments devrait :
Il faut entreprendre de la recherche pour trouver les systèmes ou les approches qui répondent aux critères souhaités dans les rapports sur les interactions PSN-médicaments.
9. Qu'est-ce qui pourrait contribuer à modifier le comportement des intervenants afin de prévenir les interactions PSN-médicaments? (9 votes)/p>
Les relations entre les intervenants - consommateurs, praticiens, agents de réglementation, fabricants, distributeurs - peuvent influencer leur participation aux efforts afin de prévenir les interactions PSN-médicaments. Pourquoi les consommateurs hésitent-ils à signaler l'usage des PSN ou les réactions adverses associées aux PSN? Pourquoi les praticiens ne mentionnent-ils pas l'usage de PSN ou d'autres thérapies parallèles dans les antécédents médicaux? Quel est le fondement (réel ou perçu) des inquiétudes des consommateurs touchant le manque d'accès aux PSN suite à la mise en place de contrôles réglementaires? Ces questions et d'autres devraient faire l'objet d'une étude afin de mieux comprendre comment encourager et soutenir l'action des intervenants visant à prévenir les interactions PSN-médicaments.
10. Quels sont les éléments de base d'antécédents médicaux intégrés ou holistiques qui faciliteraient une meilleure compréhension des interactions PSN-médicaments? (7 votes)
Les antécédents médicaux inadéquats - qui ne contiennent pas d'information sur l'usage de PSN, sur les thérapies parallèles, sur le mode de vie et sur d'autres facteurs contextuels - limitent la capacité des praticiens de reconnaître et d'identifier les interactions PSN-médicaments. Quels sont les éléments de base, pour ce qui est du format et du contenu, d'antécédents médicaux qui comprendraient la reconnaissance, la description et l'identification des interactions PSN-médicaments?
11. Comment pourrait-on communiquer l'information d'une façon non menaçante et significative? (6 votes)
La façon dont on communique l'information au sujet des interactions PSN-médicaments peut influencer les attitudes des consommateurs face à des systèmes de rapports sur les effets/interactions indésirables ainsi que l'utilisation de ces systèmes. Un accès difficile à l'information, une information difficile à comprendre ou à interpréter, une information qui crée des craintes et une anxiété indues - tout cela peut empêcher les consommateurs d'utiliser les systèmes de rapport, les conduire à percevoir ces systèmes comme inutiles ou les faire douter des résultats des rapports. La recherche devrait trouver comment l'information au sujet des interactions PSN-médicaments devrait être communiquée afin de faciliter l'accès à l'information, de donner confiance dans l'information et d'encourager les rapports sur l'information.
12. Quels sont les éléments d'un environnement qui favorise les rapports les meilleurs et les plus complets des effets/interactions indésirables? (3 votes)
La recherche devrait déterminer et examiner les caractéristiques d'un environnement qui favorise les rapports sur les effets/interactions indésirables, particulièrement en rapport avec les PSN. Les facteurs importants d'un tel environnement comprennent :
13. Quels sont les mécanismes et les éléments d'un système de rapports sur les réactions adverses pratique et efficace qui facilite la circulation de l'information dans les deux sens? (2 votes)
L'information au sujet des interactions des médicaments, y compris les interactions PSN-médicaments doit circuler dans les deux sens : depuis les praticiens et le public aux systèmes de rapports et à partir de ces systèmes vers les praticiens et le public. Qu'est-ce qui pourrait faciliter une telle circulation de l'information?
14. Qu'est-ce que la réglementation des praticiens de la médecine complémentaire ou parallèle contribue ou pourrait contribuer à de meilleurs rapports et une meilleure communication d'information sur les interactions PSN-médicaments? (1 vote)
La réglementation des fournisseurs de services de santé contribue à leur incorporation dans des systèmes visant les réactions adverses à cause de l'infrastructure organisationnelle des professions réglementées (associations professionnelles, organismes de réglementation, qualités requises, collèges accrédités et programmes de formation continue) et à cause des obligations légiférées ou réglementées de ces professions. Quel est l'état actuel de la réglementation des praticiens de la médecine complémentaire ou parallèle? Comment le fait d'être réglementés ou non affecte-t-il la participation des praticiens aux rapports et à la communication d'information sur les interactions PSN-médicaments?
15. Évaluer le système actuel de rapports sur les effets indésirables (0 votes)
Il faut de la recherche sur le système "passif " actuel de rapports sur les effets indésirables (en plus de la recherche sur les systèmes " actifs " d'alerte rapide) afin de déterminer comment le système actuel pourrait mieux recueillir et diffuser l'information sur les interactions PSN-médicaments. Cette recherche devrait inclure une évaluation du système actuel, surtout en ce qui a trait aux interactions PSN-médicaments.
16. Évaluation des besoins des intervenants qui se servent du système actuel de rapports sur les effets indésirables (0 votes)
La recherche sur le système "passif " actuel de rapports sur les effets indésirables devrait également inclure une évaluation des besoins des intervenants dans le système actuel, surtout en ce qui a trait aux interactions PSN-médicaments.
NAPRALERT (NAtural PRoducts ALERT) contient des données bibliographiques et concrètes sur les produits naturels, y compris de l'information sur la pharmacologie, l'activité biologique, la distribution taxonomique, l'ethnomédecine et la chimie des extraits de plantes, de microbes et d'animaux (y compris aquatiques). De plus, NAPRALERT contient des données sur la chimie et la pharmacologie des métabolites secondaires provenant de sources naturelles et qui ont une structure connue. Voir
www.cas.org/ONLINE/DBSS/napralertss.html.
Enfin, les participants ont formulé d'importantes considérations dont il faudrait tenir compte en procédant à la recherche sur les quatre principales priorités dans les deux domaines généraux. Ils ont noté leurs liens avec d'autres priorités de recherche. Ils ont élaboré les éléments d'un programme de recherche. Ils ont proposé une infrastructure et des modèles dont on pourrait se servir. Ils ont souligné certains facteurs qui pourraient assurer le succès.
1. Caractériser les PSN utilisés
Il faut des normes de référence portant sur la qualité de la recherche et des produits qui répondent à ces normes pour la recherche sur les PSN et les interactions PSN-médicaments. Pour cela, il faut :
Il faut absolument mener une analyse détaillée qui puisse déceler la forme naturelle du produit, les éléments du produit dans sa forme naturelle ainsi que dans les formulations préparées, la pureté des formulations préparées, etc.
La caractérisation des PSN doit reposer sur des ressources existantes, y compris :
Le rôle de la DPSN dans la caractérisation des PSN devrait consister à :
On pourra augmenter le soutien financier à la recherche en collaborant avec d'autres pays ou avec les fondations s'occupant d'une maladie en particulier.
2. Indiquer l'action pharmacologique se rapportant aux bénéfices, préjudices et interactions
Voici des domaines d'études suggérés suite à une déclaration acceptable d'exposition :
Niveaux d'études :
3. Déterminer la pertinence clinique de possibles interactions PSN-médicaments
La recherche biomédicale et la recherche clinique s'aident mutuellement dans l'étude des interactions PSN-médicaments qui sont positives (bénéfiques) ou négatives (adverses) :
4. Déterminer l'usage des PSN au sein de la population
Il existe des sondages et des études au Canada et ailleurs qui pourraient fournir des données sur l'usage des PSN. On trouve entre autres :
(Dans certains cas, tel que celui de l'Enquête nationale sur la santé de la population et l'Enquête sur la santé des communautés canadiennes, il faudra poursuivre les travaux à partir de questions se rapportant à l'usage des PSN.)
Parmi les nouvelles études à entreprendre, il y aurait les suivantes :
Pour le financement, il faudrait privilégier les demandes de subventions qui ont des partenaires de financement (p. ex., financement de l'industrie, fondations s'occupant de maladies précises, etc.) et qui sont ajoutées à des études en cours.
1. Recherche sur les systèmes d'alerte rapide visant les interactions PSN-médicaments
Il faudrait évaluer les approches, les méthodes et les outils quant à leur applicabilité aux PSN, soit :
De plus, il sera important de créer des liens avec d'autres pays. Par exemple, comment peut-on se servir des vidéoconférences afin de faciliter la communication et la collaboration? Comment le Canada peut-il contribuer au programme de surveillance des remèdes traditionnels de l'Organisation mondiale de la santé? Serait-il possible de fusionner la base de données canadienne sur les interactions PSN-médicaments avec celle des É-U.?
Il sera important de faire connaître les systèmes d'alerte aux praticiens conventionnels, aux praticiens complémentaires/parallèles et aux consommateurs et d'encourager la communication entre ces trois groupes sur les interactions PSN-médicaments.
Tout ce travail exigera des ressources financières considérables.
2. Évaluation des besoins des intervenants (consommateurs, praticiens, agents de réglementation, distributeurs, réseaux de service) quant aux renseignements sur les PSN et les interactions PSN-médicaments
Chacun des intervenants présente un défi quant à la collecte et la diffusion de l'information sur les PSN et les interactions PSN-médicaments :
Le genre de questions que l'on pourrait poser à chacun de ces intervenants afin d'évaluer leurs besoins serait comme suit :
3. Une méthode précise, fondée sur la population, afin de déterminer le plus grand risque d'interactions PSN-médicaments et les mécanismes de collecte d'information sur le sujet
Cette recherche devrait comprendre des initiatives multicentriques et concertées afin de promouvoir la mise en commun des données. Il pourrait y avoir d'abord des études de faisabilité qui élaborent et font la mise en essai des matrices pour la collecte des données. Les variables individuelles (âge, sexe, identité sexuelle, poids/taille, mode de vie, nutrition, étape de la vie, etc.) et les variables sociales (ethnicité, état socioéconomique, études, habitant de la ville ou de la campagne, environnement social et physique, etc.) pourraient être ajoutées à la liste des déterminants de la santé de Santé Canada (www.hc-sc.gc.ca/hppb/phdd/determinants/index.html). Étant donné que l'usage des PSN est souvent individualisée et reliée à d'autres comportements de santé, il est probable que les études par observation pourraient recueillir des renseignements plus exacts et plus utile - une " photo du monde réel ". Des observations indiquant une absence d'interactions seraient aussi utiles que celles indiquant des interactions.
4. Comment peut-on aider tous les intervenants à préparer des rapports sur les réactions/interactions adverses?
Il y a plusieurs façons de faciliter les rapports sur les réactions/interactions adverses. Il faut toutes les examiner au moyen de la recherche ou d'autres méthodes (telles que l'élaboration, la modification ou l'évaluation du programme).
Jeudi, 10 janvier 2002
Petit déjeuner à l'hôtel
8:30 Bienvenue
Philip Waddington
Frank Chandler
Bienvenue et mot d'ouverture de la part de Santé Canada et du Président de la Conférence, avec la description des objectifs de la Conférence.
9:00 Présentations portant sur l'objet de la conférence
Survol de l'information existante : Heather Boon
Perspective du Royaume-Uni : Joanne Barnes
Perspective des É.-U. : Rebecca Costello
Chaque présentateur parlera pendant 20 minutes, offrant des renseignements sur l'état actuel des interactions des médicaments avec les produits de santé naturels. Les présentations seront suivies de 30 minutes de « discussions à table ». (Les participants seront assignés une table où il y aura environ 8 personnes lors des séances plénières. Les tables seront mixtes. Au cours des « discussions à table », les participants pourront discuter des sujets proposés ou de nouvelles idées qu'ils auraient entendues au cours de la présentation. Les « discussions à table » permettront aux participants de faire connaissance, de se familiariser avec les diverses perspectives et de s'impliquer dans les sujets des présentations.)
10:30 Pause
11:00 Présentations des diverses points de vue
Point de vue du chercheur : Tannis Jurgens
Point de vue du praticien conventionnel : Sunita Vohra
Point de vue du praticien de la M C/A : Paul Saunders
Point de vue du consommateur : Sean Hosein
Les présentateurs parleront de 10 à 12 minutes, offrant diverses perspectives sur les interactions des médicaments avec les produits de santé naturels. Les questions de clarification suivront si le temps le permet (15 minutes par présentateur, y compris la présentation de 10-12 minutes). Les présentations seront suivies de 30 minutes de « discussions à table » au cours desquelles les participants pourront discuter des idées présentées ou de nouvelles idées.
12:30 Déjeuner
13:30 Discussion en petits groupes par thèmes (8 groupes)
Biomédical
Clinique
Systèmes de santé, Politique et lois
Communication et transfert des connaissances
Les participants seront divisés en 8 groupes formés à l'avance selon l'expertise principale des participants, 2 groupes par thème. Chaque groupe aura son animateur. La séance a pour but de trouver 3 priorités pour la recherche ou une action connexe ayant rapport aux interactions entre les médicaments et les produits de santé naturels.
15:30 Pause
16:00 Présentation en plénière des conclusions sur les priorités
Lors de la plénière, chaque groupe aura 5 minutes pour présenter les priorités qu'il a trouvées. L'animateur guidera alors les participants, les aidant à découvrir des ressemblances et des différences au sein de et entre les thèmes et ensuite à créer une liste consolidée de priorités.
17:30 Levée de la séance
Vendredi, 11 janvier 2002
Petit déjeuner à l'hôtel
8:30 Résumé des résultats de la première journée
9:00 Discussion en petits groupes afin de choisir les 3-5 priorités principales (8 groupes)
Les participants seront divisés en 8 groupes formés à l'avance afin d'inclure une expertise dans chacun des thèmes. Chaque groupe aura son animateur. La séance a pour but de choisir parmi les priorités fixées jeudi les 3-5 priorités principales pour la recherche ou une action connexe ayant rapport aux interactions entre les médicaments et les produits naturels.
10:30 Pause
10:45 Présentation en plénière sur les priorités
Lors de la plénière, chaque groupe aura 5 minutes pour présenter les priorités choisies. L'animateur guidera alors les participants, les aidant à découvrir des ressemblances et des différences entre les priorités choisies par chaque groupe et dans le choix d'une liste restreinte de 3-5 priorités générales. Au besoin, l'animateur guideront les participants dans un exercice afin de fixer les priorités principales.
12:30 Déjeuner
13:30 Séance en petits groupes afin de déterminer les prochaines étapes
On formera un groupe pour chaque priorité afin de déterminer les prochaines étapes. Les participants pourront choisir le groupe qui leur convient. Chaque groupe aura un animateur. La séance a pour but de déterminer les prochaines étapes, soit l'action à prendre en regard de cette priorité et un calendrier pour ces étapes.
14:45 Pause
15:15 Discussion en plénière des prochaines étapes
Lors de la première, chaque groupe aura 5 minutes pour présenter les prochaines étapes qu'il a choisi. Pour le reste de la plénière, on aura l'occasion de commenter et de valider les prochaines étapes déterminées.
16:15 Récapitulation
16:30 Levée de la séance
Invités qui n'ont pas pu participer :