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Médicaments et produits de santé

Intéractions entre les médicaments et les produits de santé naturels: conférence sur l'établissment des priorités de recherche (10-11 janvier, Ottawa)

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Table des matières

Sommaire

En 2001 et 2002, la Direction des produits de santé naturels (DPSN) a entrepris une série de consultations afin d'établir les priorités de la recherche sur les produits de santé naturels (PSN). Ces consultations orienteront le programme de recherche de la DPSN et son partenariat avec d'autres bailleurs de fonds tels que les Instituts de recherche en santé du Canada.

Lors des consultations auprès des intervenants, on a précisé un des domaines de recherche dont la DPSN devra s'occuper, soit l'interaction entre les PSN et les médicaments pharmaceutiques (interactions PSN-médicaments). Un nombre croissant de Canadiens et de Canadiennes se servent des PSN tout en prenant des médicaments soit d'ordonnance, soit en vente libre. Voilà donc une excellente raison d'en examiner les interactions PSN-médicaments possibles ou cliniques tant du côté positif que négatif.

La Conférence sur la recherche visant l'établissement de priorités quant aux interactions entre les médicaments et les produits de santé naturel a reçu environ 70 participants oeuvrant dans plusieurs domaines qui s'intéressent aux interactions PSN-médicaments.

Les objectifs de la conférence étaient les suivants :

  • noter, traiter et évaluer les renseignements présentement disponibles au sujet des interactions PSN-médicaments;
  • en examiner les répercussions sur la recherche biomédicale, la recherche clinique, la recherche reliée aux systèmes de santé, la politique, les lois et la recherche dans les domaines de la communication et du transfert d'expertise;
  • déterminer les priorités, faciliter le dialogue, et favoriser la collaboration entre les intervenants pertinents afin de promouvoir la recherche en ce domaine.

Le premier objectif de la conférence était d'aider à déterminer les priorités de recherche quant aux interactions entre les médicaments et les PSN. La DPSN se servira de ces renseignements afin de travailler avec d'autres bailleurs de fonds (tels que les Instituts de recherche en santé du Canada) afin de faire progresser la recherche dans ces domaines et surtout de promouvoir des appels de demandes en égard à ces priorités.

Le présent rapport résume les conclusions de la conférence quant à chaque point clé du procédé :

  • les deux domaines généraux de recherche;
  • la liste des priorités de recherche dans chacun de ces deux domaines (avec une description de chaque priorité);
  • les quatre premières priorités dans chacun des deux domaines de recherche avec un résumé des considérations notées à la fin de la conférence.

Les priorités de recherche notées par les participants au cours de la première journée de la conférence se trouvent dans deux grands domaines:

  1. la recherche biomédicale, clinique et épidémiologique sur les réactions PSN-médicaments;
  2. la recherche portant sur les rapports sur les interactions ainsi que la diffusion et l'utilisation des renseignements sur le sujet.

En général, les participants voulaient privilégier la recherche portant sur :

  • les PSN dont on se sert beaucoup;
  • les populations à risque suite aux interactions PSN-médicaments (selon l'âge, le sexe, les maladies ou l'état de santé, les facteurs génétiques, etc.);
  • les interactions avec des médicaments nécessitant des quantités critiques ou une concentration de plasma;
  • les interactions ayant des effets graves escomptés ou connus.

Les quatre grandes priorités de la recherche biomédicale, clinique et épidémiologique quant aux rapports sur les interactions PSN-médicaments ainsi qu'à la diffusion et l'utilisation des renseignements sur le sujet étaient (par ordre d'importance) :

  1. caractériser les PSN utilisés;
  2. déterminer les actions pharmacologiques des PSN, soit les bienfaits, les préjudices et les interactions;
  3. déterminer la pertinence clinique de possibles interactions PSN-médicaments;
  4. déterminer l'usage des PSN au sein de la population.

Les quatre grandes priorités de la recherche quant aux rapports sur les interactions PSN-médicaments ainsi qu'à la diffusion et l'utilisation des renseignements sur le sujet étaient (par ordre d'importance) :

  1. la recherche sur les systèmes d'alerte rapide visant les interactions PSN- médicaments;
  2. l'évaluation des besoins des intervenants (consommateurs, praticiens, agents de réglementation, distributeurs et réseaux de service) quant aux renseignements sur les PSN et les interactions PSN-médicaments;
  3. l'utilisation d'une méthode précise, fondée sur la population, afin de déterminer le plus grand risque d'interactions PSN-médicaments et les mécanismes de collecte d'information sur le sujet;
  4. trouver des méthodes afin d'encourager tous les intervenants à signaler les réactions/interactions adverses.

1 Introduction

En 2001 et 2002, la Direction des produits de santé naturels (DPSN) a entrepris une série de consultations afin d'établir les priorités de la recherche sur les produits de santé naturels (PSN). Ces consultations orienteront le programme de recherche de la DPSN et son partenariat avec d'autres bailleurs de fonds tels que les Instituts de recherche en santé du Canada.

Lors des consultations auprès des intervenants, on a précisé un des domaines de recherche dont la DPSN devra s'occuper, soit l'interaction entre les PSN et les médicaments pharmaceutiques (interactions PSN-médicaments). Tous les intervenants en ont souligné l'importance et le DPSN a mis de l'avant un cadre de réglementation pour les PSN au Canada. De plus en plus de Canadiens se servent des PSN tout en prenant des médicaments soit d'ordonnance, soit en vente libre. Voilà en soi une excellente raison d'en examiner l'interaction possible ou clinique tant du côté positif que négatif.

La conférence sur la recherche visant l'établissement de priorités quant aux interactions entre les médicaments et les PSN a été organisée par une équipe de planification formée de M. Frank Chandler, Président (ancien Directeur de la Pharmacie, Université Dalhousie), Mme Heather Boon (Faculty of Pharmacy, Université de Toronto), M. Pravin Patel (spécialiste de l'information sur les médicaments, Drug Information Research Centre), Dr Paul Saunders (Président de Materia Medica, Canadian College of Naturopathic Medicine), Dr Sunita Vohra (Professeur adjoint de pédiatrie/Pharmacologie clinique/Épidémiologie clinique/Sciences de la population et de la santé, Hospital of Sick Children), et le Dr Michael J. Smith (Conseiller supérieur, DPSN). On retrouve l'ordre du jour à l'Annexe A.

Il y avait environ soixante-dix participants à la conférence, oeuvrant dans plusieurs domaines et s'intéressant aux interactions PSN-médicaments : chercheurs (biomédecine, clinique, socioculturel), praticiens (médecine conventionnelle ainsi que complémentaire et parallèle), représentants de l'industrie, des organismes de consommateurs ainsi que de divers secteurs de Santé Canada, d'organismes de financement de la recherche et participants internationaux. On retrouve la liste des participants à l'Annexe B.

2 Objectifs

Les objectifs de la conférence étaient les suivants :

  1. noter, traiter et évaluer les renseignements présentement disponibles au sujet des interactions PSN-médicaments;
  2. en examiner les répercussions sur la recherche biomédicale, la recherche clinique, la recherche reliée au systèmes de santé, la politique, les lois et la recherche dans les domaines de la communication et du transfert d'expertise;
  3. déterminer les priorités, faciliter le dialogue, et favoriser la collaboration entre les intervenants pertinents afin de promouvoir la recherche en ce domaine.

Le premier objectif de la conférence était d'aider à déterminer les priorités de recherche quant aux interactions entre les médicaments et les PSN. La DPSN se servira de ces renseignements afin de travailler avec d'autres bailleurs de fonds (tels que les Instituts de recherche en santé du Canada) afin de faire progresser la recherche dans ces domaines et surtout de promouvoir des appels de demandes d'inscription en égard à ces priorités.

3 Procédé

Avant la conférence, la DPSN avait commandé un document d'information intitulé " Interactions entre les médicaments et les produits de santé naturels " [TRAD.], rédigé par Mme Heather Boon et M. Tannis Jurgens. On a distribué le document à tous les participants afin de les informer de l'état actuel des connaissances dans le domaine.

La conférence débuta en séance plénière avec un survol de la question. Il y a eu des présentations sur les connaissances actuelles, la perspective du Royaume-Uni et celle des États-Unis. On a également entendu la perspective des chercheurs, de la médecine conventionnelle et de la médecine complémentaire et parallèle, ainsi que du consommateur.

Suite aux présentations plénières, on s'est divisé en groupes selon les quatre principaux domaines de recherche : la recherche biomédicale, la recherche clinique, la recherche portant sur les systèmes de santé, les politiques et les lois et la recherche portant sur la communication et le transfert d'expertise. Les participants furent affectés au groupe qui reflétait le mieux leur expertise. On leur demanda de trouver trois priorités de recherche ou d'action connexe quant aux interactions PSN-médicaments. Les groupes présentèrent leurs priorités lors de la séance plénière à la fin de la première journée de la conférence.

Au début de la deuxième journée, l'animateur résuma les principales priorités présentées la veille par les groupes. Il en est ressortis deux domaines généraux de recherche que les participants ont examinés et raffinés au cours de la séance plénière :

  1. la rechercher biomédicale, clinique et épidémiologique sur les interactions PSN-médicaments;
  2. la recherche reliée aux rapports sur les interactions PSN-médicaments ainsi que la diffusion et l'utilisation de ces renseignements.

On se divisa ensuite en groupes multidisciplinaires afin de fixer les priorités au sein de chacun de ces domaines généraux de recherche. Il y avait quatre groupes pour chaque domaine prioritaire. On demanda aux groupes de spécifier de trois à cinq priorités de recherche ou d'action connexe dans leur domaine. Les groupes présentèrent leurs priorités lors de la séance plénière.

On fit une liste de priorités pour chaque domaine général de recherche et on a demandé à chaque participant de choisir cinq priorités pour chacun des deux domaines. Suite au vote, on a placé les priorités par ordre d'importance et on en a choisi cinq dans chaque domaine.

Enfin, on s'est divisé en groupes afin de discuter des quatre priorités principales dans chaque domaine et de noter les considérations importantes dont il faudra tenir compte en poursuivant la recherche dans cette priorité. On confia une priorité par groupe et les participants purent choisir le groupe et la priorité qui leur convenaient. Les groupes présentèrent leurs considérations lors de la dernière séance plénière de la conférence.

Le présent rapport résume les conclusions de la conférence quant à chaque point clé du procédé :

  • les deux domaines généraux de recherche;
  • la liste des priorités de recherche dans chacun de ces deux domaines (avec une description de chaque priorité);
  • les quatre premières priorités dans chacun des deux domaines de recherche avec un résumé des considérations notées à la fin de la conférence.

4 Deux domaines généraux de recherche

Le premier jour de la conférence, les participants ont décrit deux domaines généraux de recherche :

  • la recherche biomédicale, clinique et épidémiologique sur les réactions PSN-médicaments;
  • la recherche portant sur les rapports sur les interactions ainsi que la diffusion et l'utilisation des renseignements sur le sujet.

4.1 Interactions PSN-médicaments

Le premier domaine général de recherche portait sur des questions liées aux aspects biomédicaux, cliniques et épidémiologiques des interactions PSN-médicaments, soit des questions telles que :

  • De quels PSN la population ou les sous-populations se servent-ils le plus? Quelles combinaisons de PSN et de médicaments ou d'interactions PSN-médicaments retrouve-t-on le plus souvent au sein de la population, entraînant le plus grand risque escompté ou connu? Grâce aux réponses à ces questions, il sera possible de fixer la recherche sur des interactions précises PSN-médicaments.
  • Comment pourra-t-on assurer les normes de référence quant à la qualité de la recherche? Sans de telles normes, il serait difficile de bien connaître le contenu des PSN employés dans la recherche et il serait impossible de tirer des conclusions générales à partir d'études entreprises dans différents centres.
  • Quelles sont les actions pharmacologiques des PSN, soit les bienfaits, les préjudices et les interactions? L'information au sujet de la pharmacocinétique, la toxicologie, et l'efficacité des PSN peut servir à découvrir de possibles interactions PSN-médicaments et à comprendre celles qui sont connues. On a noté que les interactions peuvent être positives aussi bien que négatives. Il faut examiner les deux types d'interactions, mais les normes visant à mesurer les bienfaits sont différentes de celles visant à établir et à quantifier les préjudices.
  • Quelle est la pertinence clinique d'interactions PSN-médicaments possibles (ou théoriques)? Des interactions possibles PSN-médicaments, découvertes suite à des études in vitro et grâce aux connaissances biomédicales actuelles n'apparaissent pas nécessairement dans l'utilisation clinique. Il est important de découvrir les interactions PSN-médicaments découvertes en utilisation clinique et de comprendre les facteurs qui contribuent à ces interactions. Il faut accorder la priorité aux interactions entre les PSN et les médicaments nécessitant des quantités critiques ou une concentration de plasma.
  • Quel est l'état actuel de la connaissance des interactions précises et prioritaires PSN-médicaments? Une étude de la documentation et des méta-analyses de la recherche pourrait aider les chercheurs au Canada. Mais la qualité de cette recherche doit être évaluée avant que ses résultats puissent être acceptés ou qu'on traduise une étude afin de l'utiliser au Canada.
  • Comment peut-on évaluer les interactions PSN-médicaments? Quelle courbe d'expertise est requise afin d'analyser et d'évaluer les cas d'interactions PSN-médicaments? On s'inquiète du fait que sans des méthodes appropriées et de l'expertise, on pourrait ignorer ou mésinterpréter les données sur les interactions PSN-médicaments. Une expertise fixée sur une seule discipline est également requise afin de déterminer jusqu'à quel point on peut généraliser les données. Par exemple, les herbalistes peuvent faire connaître aux chercheurs biomédicaux les formules de produits à analyser les plus communément utilisées.

Les participants ont précisé plusieurs critères qui devraient être utilisés afin de déterminer la priorité au sein de l'activité de recherche indiquée ci-haut. Il faudrait privilégier la recherche portant sur :

  • les PSN dont on se sert beaucoup;
  • les populations à risque suite aux interactions PSN-médicaments (selon l'âge, le sexe, les maladies ou les troubles, les facteurs génétiques, etc.);
  • les interactions avec des médicaments nécessitant des quantités critiques ou une concentration de plasma;
  • les interactions ayant des effets graves escomptés ou connus.

4.2 Rapports sur les interactions PSN-médicaments ainsi que la diffusion et l'utilisation des renseignements sur le sujet

Le second domaine général de recherche portait sur les questions d'approche et de systèmes afin de recueillir, diffuser et faciliter l'utilisation des renseignements sur les interactions PSN-médicaments. Les participants ont précisé les types de capacités qu'ils recherchaient à cet égard :

  • fournir des alertes rapides d'interactions PSN-médicaments;
  • reconnaître les interactions PSN-médicaments de nature négative (adverse);
  • reconnaître les interactions PSN-médicaments de nature positive (bénéfique) qui pourraient exiger des systèmes différents de ceux visant à reconnaître des interactions PSN-médicaments négatives;
  • recueillir les données épidémiologiques et sociodémographiques clés (soit le sexe, l'âge ou l'état de santé, le mode de vie, les déterminants de la santé, les autres PSN ou médicaments utilisés, etc.);
  • évaluer et trier les rapports selon la qualité des données, la gravité de l'interaction, etc.
  • recueillir l'information de tous les intervenants et la communiquer aux consommateurs, aux praticiens, aux fabricants et aux distributeurs;
  • encourager la préparation de rapports sur les interactions PSN-médicaments;
  • fournir un accès facile aux renseignements sur les interactions PSN-médicaments, adapté aux divers usagers (consommateurs, praticiens, fabricants, distributeurs);
  • utiliser les outils de pharmacovigilance disponibles, ceux visant les médicaments et ceux visant les PSN;
  • s'intégrer aux autres bases de données (bases de données de la pharmacie; bases de données internationales).

En discutant de ces capacités et des obstacles à leur réalisation, les participants ont noté diverses questions de recherche :

  • Quels systèmes sont disponibles ou recherchés afin de fournir une alerte rapide de possibles interactions PSN-médicaments? Quels genres d'études pourraient fournir des signaux d'alerte rapide? Il nous faut de tels systèmes et études à cause des limites du système actuel de surveillance passive des effets indésirables des médicaments. Ils peuvent également aider à déceler d'importantes interactions PSN-médicaments en vue de recherches biomédicales et cliniques plus poussées.
  • De quels genres de renseignements ont besoin les praticiens (de la médecine conventionnelle et complémentaire/parallèle) afin qu'ils puissent reconnaître, évaluer et faire rapport sur les interactions PSN-médicaments avec la spécificité requise? Comment peut-on former les praticiens afin qu'ils prennent note de tous les antécédents médicaux, soutiennent la divulgation de tout usage de PSN de la part de leurs patients et signalent toute l'information requise au sujet d'interactions PSN-médicaments soupçonnées ou connues?
  • De quelle formation les consommateurs ont-ils besoin afin de les sensibiliser aux interactions PSN-médicaments, les encourager à signaler les interactions PSN-médicaments et leur permettre de fournir l'information aux systèmes de surveillance et de l'en extraire? Quels obstacles empêchent les consommateurs de reconnaître et de signaler davantage les interactions PSN-médicaments?
  • Comment peut-on promouvoir une " culture de la divulgation " entre les consommateurs, les praticiens et les agents de réglementation quant à l'usage des PSN et des effets ou des interactions indésirables? Les attitudes et les comportements des praticiens ainsi que les objectifs et les résultats des systèmes réglementaires contribuent largement à ce que les consommateurs veuillent divulguer l'usage qu'ils font des PSN ainsi que tout effet ou interaction indésirable.
  • Quels sont les bienfaits et les limites des renseignements fournis directement par les consommateurs aux systèmes réglementaires au sujet des interactions PSN-médicaments? Comment peut-on améliorer la qualité de l'information fournie directement par les consommateurs?
  • Comment les outils et les systèmes de rapports peuvent-ils faciliter et aider la collecte de l'information de plusieurs usagers ou intervenants? Comment peut-on se servir de la technologie afin d'améliorer les rapports sur les interactions PSN-médicaments parvenant de tous les intervenants, par exemple, en travaillant de façon interactive au moyen d'une série de questions clés avec les intéressés soit au téléphone ou en ligne afin de recueillir toute l'information pertinente au sujet d'une interaction?
  • De quels mécanismes pourrait-on se servir ou créer en vue de la surveillance après-vente des PSN? Les données des fabricants (p. ex., les données sur les ventes) des consommateurs (p. ex., les données portant sur la population) et les distributeurs (p. ex., les données des pharmacies) pourraient probablement contribuer à la surveillance après-vente et aux systèmes d'alerte rapide visant les interactions PSN-médicaments.
  • Qu'est-ce que les divers intervenants veulent ou doivent savoir au sujet des interactions PSN-médicaments? Une évaluation des besoins des consommateurs, des praticiens, des fabricants et des distributeurs contribuerait à la planification de systèmes de rapports et de diffusion qui satisferont à ces besoins.
  • Que faut-il afin d'en arriver à une communication et une collecte efficace d'information au sujet des interactions PSN-médicaments? L'information doit être facilement accessible à des niveaux appropriés d'alphabétisation ainsi que dans différents langages et médias.

5 Liste des priorités de recherche

En partant de la considération préliminaire ci-dessus au sujet des deux domaines généraux de recherche, les participants à la conférence ont dressé une liste de priorités dans chacun des deux domaines puis ont voté en faveur des cinq qu'ils trouvaient les plus importants. Les priorités sont décrites ci-après selon l'ordre d'importance choisi par les participants.

5.1 Interactions PSN-médicaments

  1. Caractériser les PSN utilisés (64 votes)
    La variabilité et le manque de cohérence des PSN présentent un défi à la recherche sur les interactions PSN-médicaments ainsi que sur la préparation de rapports sur ces interactions. Il faut absolument caractériser les PSN dans leur forme naturelle ainsi que dans des formulations préparées; élaborer des normes pour les PSN utilisés dans la recherche et dans la pratique; et publier des monographies fournissant la caractérisation complète des PSN utilisés dans la recherche et dans la pratique. Puisque la caractérisation des PSN exige des méthodologies appropriées, cette priorité de recherche doit aller de pair avec la recherche sur l'élaboration de méthodologies visant à caractériser les PSN (priorité 5).

  2. Déterminer l'action pharmacologique des PSN, soit les bienfaits, les préjudices et les interactions (53 votes)
    Il faut bien comprendre les effets pharmacologiques des PSN. La connaissance des actions pharmacologiques peut aider à déterminer l'efficacité possible d'un produit, décelant ainsi de possibles interactions PSN-médicaments et comprenant mieux les interactions PSN-médicaments cliniques. Il faut des études pharmacologiques et toxicologiques des interactions PSN-médicaments et il faut examiner aussi bien les interactions positives que les négatives.

  3. Déterminer la pertinence clinique de possibles interactions PSN-médicaments (47 votes)
    On peut déterminer la possibilité d'interactions PSN-médicaments au moyen d'études in vitro ou selon les propriétés connues des agents en question. Il faudra, cependant, déterminer la pertinence de telles conclusions pour la pratique clinique puisque les résultats cliniques ne correspondent pas nécessairement aux hypothèses théoriques ou aux résultats in vitro.

  4. Déterminer l'usage des PSN au sein de la population (35 votes)
    Les données de base sur l'usage des PSN au sein de la population en général et au sein de populations précises (selon le sexe, l'âge, la maladie ou l'état de santé, etc.) sont nécessaires afin de déterminer la priorité à accorder à la recherche sur un PSN en particulier, évaluer le sens relatif d'interactions cliniques PSN-médicaments et déterminer la priorité à accorder à la recherche sur de possibles interactions PSN-médicaments.

  5. Élaborer des méthodologies afin de caractériser les PSN (29 votes)
    On ne peut pas procéder à la caractérisation des PSN sans élaborer des méthodologies appropriées et efficaces à cet effet. Il faut des méthodologies afin d'élaborer des caractérisations normalisées des PSN dans leur forme naturelle et dans leur diverses formulations thérapeutiques. Ces dernières présentent des difficultés, étant donné non seulement les différents types de formulations mais également le fait que les formulations doivent être préparées par le praticien.

  6. Élaborer des méthodologies afin de bien concevoir les essais cliniques (28 votes)
    Les essais cliniques avec les PSN présentent de nombreux défis : l'élaboration de normes de référence pour la recherche sur les produits à étudier; l'emploi de volets de référence au besoin; la conception d'études dont les résultats pourront être élargis afin de pouvoir s'appliquer à l'usage du produit au sein de la population; etc. Il faut de la recherche sur la conception des essais cliniques avec les PSN.

  7. Entreprendre une recherche documentaire (22 votes)
    Les chercheurs dans d'autres pays tels que l'Allemagne ou la Chine ont recueilli des données sur les PSN et les interactions PSN-médicaments. Il faudra revoir la documentation afin d'évaluer la qualité des études d'autres pays dans les domaines que les chercheurs canadiens considèrent comme prioritaires. Il faudrait traduire les études de grande valeur (au besoin) et en résumer les résultats. (Des bases de données sont disponibles avec les documents existants; p. ex., voir NAPRALERT.1)

  8. Étudier les croyances, attitudes et comportements face aux interactions PSN-médicaments (14 votes)
    Les croyances, attitudes et comportements des consommateurs et des praticiens influencent leur sensibilisation, leur reconnaissance et leur réaction face aux interactions PSN-médicaments. Par exemple, le fait de croire que les PSN sont " bons " parce qu'ils sont " naturels " peut empêcher les gens de reconnaître des interactions. Si on croit qu'une réglementation du gouvernement pourrait rendre plus difficile l'accès aux PSN, on pourrait ne pas vouloir signaler les interactions. Le scepticisme ou le manque de connaissance des PSN chez les praticiens pourrait les empêcher de considérer les PSN en recueillant les antécédents médicaux ou en évaluant une réaction adverse. Il faut de la recherche afin de comprendre et de modifier ces croyances, attitudes et comportements.

  9. Déceler les facteurs de risque que comportent des interactions précises PSN-médicaments (9 votes)
    Il y a plusieurs facteurs qui contribuent aux risques provenant des interactions PSN-médicaments : la constitution génétique, l'âge, la dose, le contexte dans lequel se fait l'usage, etc. Il faut examiner ces facteurs lors d'interactions précises PSN-médicaments. L'information sur ces facteurs de risque peut servir de pré-alerte, indiquant aux consommateurs et aux praticiens là où des interactions PSN-médicaments pourraient avoir lieu.

  10. Entreprendre des études par observation de possibles interactions PSN-médicaments connues (2 votes)
    Il faut des études par observation afin de déterminer si de possibles interactions PSN-médicaments surgissent in vivo et déceler les facteurs associés à de telles interactions in vivo. Il faut accorder la priorité à de possibles interactions PSN-médicaments lorsqu'il s'agit de PSN dont la population se sert beaucoup ou lorsque les interactions peuvent avoir un effet sur les thérapies (naturelles ou conventionnelles) où la posologie est critique.

  11. Entreprendre des études d'incidence et de prévalence des interactions PSN-médicaments (0 votes)
    Il faut de l'information au sujet des incidences et de la prévalence d'interactions PSN-médicaments précises au sein de la population. Les études épidémiologiques peuvent aider à déterminer des priorités plus poussées pour la recherche, la surveillance, la pratique clinique, le praticien, l'éducation du public, etc.

5.2 Rapports sur les interactions PSN-médicaments ainsi que la diffusion et l'utilisation des renseignements sur le sujet

1. La recherche sur les systèmes d'alerte rapide visant les interactions PSN-médicaments (40 votes)

Le système actuel de rapports sur les réactions indésirables est passif; les praticiens et les consommateurs doivent prendre l'initiative de signaler ces réactions. Toutefois, il y a des approches stratégiques de collecte de l'information qui mettent l'accent sur les situations où il est plus probable que des réactions indésirables se produisent ou sur les facteurs qui vraisemblablement indiqueront la possibilité de réactions indésirables. Ces approches comprennent la surveillance de la population (p. ex., selon l'âge, le sexe, la maladie ou l'état de santé, les déterminants de la santé) et la surveillance des produits (p. ex., les produits dont on se sert beaucoup). La possibilité de se servir ou d'élaborer de tels systèmes d'alerte rapide doit être examinée en regard des interactions PSN-médicaments. Cette recherche devrait inclure un examen des systèmes et protocoles d'alerte rapide au Canada et ailleurs ainsi que de la documentation existante sur les systèmes d'alerte rapide, etc.

2. L'évaluation des besoins des intervenants (consommateurs, praticiens, agents de réglementation, distributeurs, réseaux de service) quant aux renseignements sur les PSN et les interactions PSN-médicaments (28 votes)

Les intervenants sont plus aptes à se servir d'un système de rapports sur les interactions PSN-médicaments lorsque ce système répond à leurs besoins pour ce qui est de signaler les interactions et d'obtenir de l'information à leur sujet. Les intervenants ne forment pas un groupe homogène - consommateurs, praticiens, agents de réglementation, distributeurs, réseaux de service - et leurs besoins sont divers. L'évaluation de ces besoins constitue un premier pas important vers l'amélioration du système actuel de rapports sur les réactions indésirables et l'élaboration d'autres systèmes d'alerte rapide. L'évaluation des besoins devraient comprendre la collecte de renseignements, prenant en considération les rôles des intervenants dans la communication de l'information au sujet des interactions PSN-médicaments et le fait de recevoir et de se servir des renseignements sur les interactions PSN-médicaments.

3. Une méthode précise, fondée sur la population, afin de déterminer le plus grand risque d'interactions PSN-médicaments et les mécanismes de collecte d'information sur le sujet (23 votes)

Il est possible de connaître les populations qui se servent le plus des PSN où qui sont le plus à risque face aux interactions PSN-médicaments. La recherche sur ces populations précises (définies, p. ex., par le sexe, l'âge, la maladie ou l'état de santé, les déterminants de la santé, le type de consommateur [usager de PSN, usager de services de santé complémentaires et parallèles]) peut aider à recueillir des renseignements sur l'usage des PSN au sein de la population, recueillir de l'information contextuelle en regard de l'usage des PSN et déceler des interactions PSN-médicaments. (Cette recherche s'apparente à celle proposée au numéro 5 ci-après).

4. Comment peut-on encourager tous les intervenants à signaler les réactions/ interactions indésirables? (21 votes)

Divers facteurs rendent plus ou moins faciles aux intervenants de signaler des réactions/ interactions indésirables ainsi que leur volonté de le faire et la qualité de l'information qu'ils fournissent. Que peut-on faire afin que les intervenants puissent plus facilement fournir de la bonne information, veuillent le faire et en soit plus capables? La recherche devrait examiner les mécanismes et les stratégies visant à faciliter la préparation de rapports, à revoir le rôle de l'éducation et de la formation (la formation des praticiens, l'information du public) dans l'augmentation et l'amélioration des rapports et d'autres outils et stimulants.

5. Les données d'usage épidémiologique sur les PSN, fondées sur la population (19 votes)

Les données sur l'usage des PSN peuvent contribuer de plusieurs façons à la recherche et à l'action sur les interactions PSN-médicaments. Elles peuvent fournir des données utilisées en guise de dénominateur pour l'analyse des incidences et des prévalences des interactions PSN-médicaments. Elles peuvent contribuer à générer des hypothèses quant à l'efficacité des PSN utilisés avec d'autres PSN ou avec des médicaments. Elles peuvent indiquer des populations ou des produits qui pourraient ou devraient être inclus dans un système d'alerte rapide en cas d'interactions PSN-médicaments. Elles peuvent aider à établir la sécurité des PSN.

6. L'efficacité de la formation actuelle des fournisseurs de soins de santé et du public pour signaler les effets et les interactions indésirables des médicaments (18 votes)

Les fournisseurs de soins de santé et le public doivent être formés afin de reconnaître et de signaler les effets et les interactions indésirables des médicaments. Quelle est l'efficacité des initiatives actuelles visant à former les praticiens et le public afin qu'ils puissent reconnaître et signaler les interactions PSN-médicaments? Pour ce qui est des praticiens, une telle formation exige que les antécédents médicaux des patients comprennent tout usage de PSN, le nom et la description de ces PSN, la reconnaissance et la description des interactions PSN-médicaments et la préparation de rapports sur les interactions PSN-médicaments. Quant au public, la formation devrait inclure comment reconnaître les effets ou interactions indésirables, comment signaler ces effets ou interactions, les conséquences de ces divulgations et la capacité de discuter de l'usage de PSN avec les fournisseurs de services de santé, etc.

7. Peut-on élaborer ou modifier un système de rapports afin de saisir les propriétés " synergique " PSN-PSN ou PSN-médicaments? (11 votes)

Les systèmes qui ne recueillent des renseignements que sur les réactions/interactions indésirables négligent l'information portant sur les interactions bénéfiques ou synergiques entre les PSN ou entre les PSN et les médicaments. De telles réactions peuvent pourtant être importantes et précieuses dans la gestion de la thérapie individuelle, la gestion de l'usage des médicaments et la gestion des coûts pour le système de santé. Les systèmes actuels de rapports peuvent-ils être modifiés de façon à saisir l'information sur les interactions bénéfiques ou synergiques PSN-PSN ou PSN-médicaments? Ou faudra-t-il d'autres systèmes avec des normes et des méthodes appropriées afin d'établir les interactions bénéfiques ou synergiques PSN-PSN ou PSN-médicaments?

8. Appel de demandes en vue d'un système ou d'une approche de rapports sur les interactions PSN-médicaments qui serait conforme aux critères désirés (10 votes)

Un système de rapports sur les interactions PSN-médicaments devrait :

  • fournir une alerte rapide d'interactions PSN-médicaments;
  • reconnaître les interactions PSN-médicaments négatives (adverses);
  • reconnaître les interactions PSN-médicaments (bénéfiques) qui peuvent exiger des systèmes différents de ceux servant à reconnaître les interactions négatives;
  • recueillir des données épidémiologiques et sociodémographiques (p. ex., le sexe, l'âge, les maladies ou l'état de santé, le mode de vie, les déterminants de la santé, les autres PSN ou médicaments utilisés, etc.);
  • évaluer et trier les rapports selon la qualité des données, la gravité de l'interaction, etc.;
  • recueillir l'information de tous les intervenants et la leur communiquer (consommateurs, praticiens, fabricants, distributeurs);
  • encourager la préparation de rapports sur les interactions PSN-médicaments;
  • offrir un accès facile à l'information sur les interactions PSN-médicaments, un accès qui tient compte des besoins des divers usagers (consommateurs, praticiens, fabricants, distributeurs);
  • se servir des outils de pharmacovigilance, ceux mis au point pour les médicaments et ceux mis au point pour les PSN;
  • s'intégrer à d'autres bases de données (bases de données de la pharmacie; bases de données internationales).

Il faut entreprendre de la recherche pour trouver les systèmes ou les approches qui répondent aux critères souhaités dans les rapports sur les interactions PSN-médicaments.

9. Qu'est-ce qui pourrait contribuer à modifier le comportement des intervenants afin de prévenir les interactions PSN-médicaments? (9 votes)/p>

Les relations entre les intervenants - consommateurs, praticiens, agents de réglementation, fabricants, distributeurs - peuvent influencer leur participation aux efforts afin de prévenir les interactions PSN-médicaments. Pourquoi les consommateurs hésitent-ils à signaler l'usage des PSN ou les réactions adverses associées aux PSN? Pourquoi les praticiens ne mentionnent-ils pas l'usage de PSN ou d'autres thérapies parallèles dans les antécédents médicaux? Quel est le fondement (réel ou perçu) des inquiétudes des consommateurs touchant le manque d'accès aux PSN suite à la mise en place de contrôles réglementaires? Ces questions et d'autres devraient faire l'objet d'une étude afin de mieux comprendre comment encourager et soutenir l'action des intervenants visant à prévenir les interactions PSN-médicaments.

10. Quels sont les éléments de base d'antécédents médicaux intégrés ou holistiques qui faciliteraient une meilleure compréhension des interactions PSN-médicaments? (7 votes)

Les antécédents médicaux inadéquats - qui ne contiennent pas d'information sur l'usage de PSN, sur les thérapies parallèles, sur le mode de vie et sur d'autres facteurs contextuels - limitent la capacité des praticiens de reconnaître et d'identifier les interactions PSN-médicaments. Quels sont les éléments de base, pour ce qui est du format et du contenu, d'antécédents médicaux qui comprendraient la reconnaissance, la description et l'identification des interactions PSN-médicaments?

11. Comment pourrait-on communiquer l'information d'une façon non menaçante et significative? (6 votes)

La façon dont on communique l'information au sujet des interactions PSN-médicaments peut influencer les attitudes des consommateurs face à des systèmes de rapports sur les effets/interactions indésirables ainsi que l'utilisation de ces systèmes. Un accès difficile à l'information, une information difficile à comprendre ou à interpréter, une information qui crée des craintes et une anxiété indues - tout cela peut empêcher les consommateurs d'utiliser les systèmes de rapport, les conduire à percevoir ces systèmes comme inutiles ou les faire douter des résultats des rapports. La recherche devrait trouver comment l'information au sujet des interactions PSN-médicaments devrait être communiquée afin de faciliter l'accès à l'information, de donner confiance dans l'information et d'encourager les rapports sur l'information.

12. Quels sont les éléments d'un environnement qui favorise les rapports les meilleurs et les plus complets des effets/interactions indésirables? (3 votes)

La recherche devrait déterminer et examiner les caractéristiques d'un environnement qui favorise les rapports sur les effets/interactions indésirables, particulièrement en rapport avec les PSN. Les facteurs importants d'un tel environnement comprennent :

  • la reconnaissance d'effets importants;
  • comment produire un rapport et à qui;
  • le but de la contribution ou de la participation;
  • pourquoi hésite-t-on à produire un rapport;
  • conséquences (perçues) de la divulgation d'une réaction adverse;
  • obstacles à la divulgation et à la production de rapports (temps, coût);
  • valeurs, croyances, confiance, jugement;
  • antécédents médicaux intégrés/holistiques.

13. Quels sont les mécanismes et les éléments d'un système de rapports sur les réactions adverses pratique et efficace qui facilite la circulation de l'information dans les deux sens? (2 votes)

L'information au sujet des interactions des médicaments, y compris les interactions PSN-médicaments doit circuler dans les deux sens : depuis les praticiens et le public aux systèmes de rapports et à partir de ces systèmes vers les praticiens et le public. Qu'est-ce qui pourrait faciliter une telle circulation de l'information?

14. Qu'est-ce que la réglementation des praticiens de la médecine complémentaire ou parallèle contribue ou pourrait contribuer à de meilleurs rapports et une meilleure communication d'information sur les interactions PSN-médicaments? (1 vote)

La réglementation des fournisseurs de services de santé contribue à leur incorporation dans des systèmes visant les réactions adverses à cause de l'infrastructure organisationnelle des professions réglementées (associations professionnelles, organismes de réglementation, qualités requises, collèges accrédités et programmes de formation continue) et à cause des obligations légiférées ou réglementées de ces professions. Quel est l'état actuel de la réglementation des praticiens de la médecine complémentaire ou parallèle? Comment le fait d'être réglementés ou non affecte-t-il la participation des praticiens aux rapports et à la communication d'information sur les interactions PSN-médicaments?

15. Évaluer le système actuel de rapports sur les effets indésirables (0 votes)

Il faut de la recherche sur le système "passif " actuel de rapports sur les effets indésirables (en plus de la recherche sur les systèmes " actifs " d'alerte rapide) afin de déterminer comment le système actuel pourrait mieux recueillir et diffuser l'information sur les interactions PSN-médicaments. Cette recherche devrait inclure une évaluation du système actuel, surtout en ce qui a trait aux interactions PSN-médicaments.

16. Évaluation des besoins des intervenants qui se servent du système actuel de rapports sur les effets indésirables (0 votes)

La recherche sur le système "passif " actuel de rapports sur les effets indésirables devrait également inclure une évaluation des besoins des intervenants dans le système actuel, surtout en ce qui a trait aux interactions PSN-médicaments.

NAPRALERT (NAtural PRoducts ALERT) contient des données bibliographiques et concrètes sur les produits naturels, y compris de l'information sur la pharmacologie, l'activité biologique, la distribution taxonomique, l'ethnomédecine et la chimie des extraits de plantes, de microbes et d'animaux (y compris aquatiques). De plus, NAPRALERT contient des données sur la chimie et la pharmacologie des métabolites secondaires provenant de sources naturelles et qui ont une structure connue. Voir
Le lien suivant vous amène à une autre site Webwww.cas.org/ONLINE/DBSS/napralertss.html.

6 Considérations sur les quatre premières priorités

Enfin, les participants ont formulé d'importantes considérations dont il faudrait tenir compte en procédant à la recherche sur les quatre principales priorités dans les deux domaines généraux. Ils ont noté leurs liens avec d'autres priorités de recherche. Ils ont élaboré les éléments d'un programme de recherche. Ils ont proposé une infrastructure et des modèles dont on pourrait se servir. Ils ont souligné certains facteurs qui pourraient assurer le succès.

6.1 Interactions PSN-médicaments

1. Caractériser les PSN utilisés

Il faut des normes de référence portant sur la qualité de la recherche et des produits qui répondent à ces normes pour la recherche sur les PSN et les interactions PSN-médicaments. Pour cela, il faut :

  • une analyse du produit dans sa forme naturelle (la plante) établie par Agriculture Canada ou par des laboratoires privés;
  • une analyse du produit sous toute formulation préparée utilisée (p. ex., spécimen témoin, partie spécifique, teinture, etc.);
  • la production de produits répondant aux normes de qualité de la recherche au moyen d'un contrat avec un fournisseur;
  • la disponibilité de produits répondant aux normes de qualité de la recherche en vue d'études et de vérifications proactives d'interactions de PSN importants (utilisés beaucoup par la population) avec des médicaments probables au sein de populations cibles précises.

Il faut absolument mener une analyse détaillée qui puisse déceler la forme naturelle du produit, les éléments du produit dans sa forme naturelle ainsi que dans les formulations préparées, la pureté des formulations préparées, etc.

La caractérisation des PSN doit reposer sur des ressources existantes, y compris :

Le rôle de la DPSN dans la caractérisation des PSN devrait consister à :

  • revoir et adopter les normes et les monographies des produits;
  • élaborer un format de rapport sur les interactions PSN-médicaments qui comprenne le numéro de lot et les autres renseignements au sujet des bonnes pratiques industrielles indiquées sur l'étiquette.

On pourra augmenter le soutien financier à la recherche en collaborant avec d'autres pays ou avec les fondations s'occupant d'une maladie en particulier.

2. Indiquer l'action pharmacologique se rapportant aux bénéfices, préjudices et interactions

Voici des domaines d'études suggérés suite à une déclaration acceptable d'exposition :

  • études pharmacocinétiques : administration, distribution, métabolisme et excrétion du produit; tissus-cibles;
  • études pharmacodynamiques : tissus-cibles; dose; pharmacodynamique du composé initial et de ces métabolites; génétique; protéine cible/transmission de signaux;
  • études pharmacogénétiques.

Niveaux d'études :

  • premier niveau d'étude : régulation du gène; expression des protéines; activité biologique; organisme;
  • second niveau d'étude : efficacité et sécurité in vitro, dans les modèles animaux et humains.

3. Déterminer la pertinence clinique de possibles interactions PSN-médicaments

La recherche biomédicale et la recherche clinique s'aident mutuellement dans l'étude des interactions PSN-médicaments qui sont positives (bénéfiques) ou négatives (adverses) :

  • La recherche biomédicale peut découvrir des interactions possibles fondées sur les données disponibles, les études in vitro, les données sur les animaux, les actions pharmacologiques, etc. Elle peut indiquer d'autres avenues de recherche d'interactions bénéfiques possibles (essais cliniques; études pharmacoéconomiques).
  • La recherche clinique peut découvrir des interactions au moyen de sondages auprès des cliniciens, des patients, etc. Elle peut également examiner la fréquence, l'étendue et les causes possibles d'interactions au moyen de sondage de dépistage ou d'études cas-témoin. Elle peut également contribuer à faire avancer la recherche biomédicale suite à des études pharmacocinétiques et à l'étude d'interactions dans les modèles humains.

4. Déterminer l'usage des PSN au sein de la population

Il existe des sondages et des études au Canada et ailleurs qui pourraient fournir des données sur l'usage des PSN. On trouve entre autres :

  • une étude dans six provinces, financée en partie par l'Institut national du cancer du Canada portant sur l'usage de thérapies complémentaires parmi les personnes diagnostiquées avec le cancer (prévalence, caractéristique et modification de l'usage), expert principal, A. Leis, Université de la Saskatchewan;
  • l'Enquête nationale sur la santé de la population (données longitudinales sur la population canadienne recueillies dans les provinces et les territoires);
  • l'Enquête sur la santé des communautés canadiennes (données transversales sur la population canadienne recueillies au niveau des régions de santé);
  • une analyse par Statistique Canada des données de l'Enquête nationale sur la santé de la population et de l'Enquête sur la santé des communautés canadiennes.

(Dans certains cas, tel que celui de l'Enquête nationale sur la santé de la population et l'Enquête sur la santé des communautés canadiennes, il faudra poursuivre les travaux à partir de questions se rapportant à l'usage des PSN.)

Parmi les nouvelles études à entreprendre, il y aurait les suivantes :

  • les études de populations spécifiques (p. ex., les aînés, les personnes vivant avec le VIH, les personnes atteintes du cancer, les personnes avec des problèmes cardiovasculaires, les personnes ayant des besoins dans le domaine de la santé mentale, etc.);
  • l'élaboration et l'utilisation d'un protocole générique afin de recueillir sur le plan longitudinal des données similaires ou communes sur l'utilisation des PSN et des médicaments;
  • enquêtes transversales sur les populations qui n'ont pas été suffisamment étudiées;
  • études par cohortes;
  • études cas-témoin.

Pour le financement, il faudrait privilégier les demandes de subventions qui ont des partenaires de financement (p. ex., financement de l'industrie, fondations s'occupant de maladies précises, etc.) et qui sont ajoutées à des études en cours.

6.2 Rapports sur les interactions PSN-médicaments ainsi que la diffusion et l'utilisation des renseignements sur le sujet

1. Recherche sur les systèmes d'alerte rapide visant les interactions PSN-médicaments

Il faudrait évaluer les approches, les méthodes et les outils quant à leur applicabilité aux PSN, soit :

  • rapports spontanés (p. ex., au moyen d'un examen de la documentation ou un examen du plan des " cartes jaunes " du UK Medicines Control Agency/Committee on Safety of Medicines);
  • surveillance des réactions provenant d'une ordonnance (p. ex., l'étude de surveillance du UK St. John's Wort Prescription Event);
  • études épidémiologiques (études par cohortes; études cas-témoin; etc.) :
    • par médicament;
    • par effet indésirable;
    • par population;
    • par maladie ou par état de santé (découvertes au moyen de registres).
  • surveillance active de populations précises :
    • personnes vivant avec le VIH;
    • bébés et enfants;
    • femmes enceintes;
    • personnes qui utilisent la médecine traditionnelle chinoise.
  • modèle du General Practice Research Database :
    • créer une base de données de recherche sur les pratiques pharmaceutiques;
    • entreprendre des études pharmaceutiques fondées sur la pratique (p. ex., recruter les personnes qui achètent de l'herbe de Saint-Jean dans les pharmacies);
    • examiner les attitudes et les comportements du personnel des magasins de produits de santé quant aux rapports sur les réactions ou les interactions adverses.

De plus, il sera important de créer des liens avec d'autres pays. Par exemple, comment peut-on se servir des vidéoconférences afin de faciliter la communication et la collaboration? Comment le Canada peut-il contribuer au programme de surveillance des remèdes traditionnels de l'Organisation mondiale de la santé? Serait-il possible de fusionner la base de données canadienne sur les interactions PSN-médicaments avec celle des É-U.?

Il sera important de faire connaître les systèmes d'alerte aux praticiens conventionnels, aux praticiens complémentaires/parallèles et aux consommateurs et d'encourager la communication entre ces trois groupes sur les interactions PSN-médicaments.

Tout ce travail exigera des ressources financières considérables.

2. Évaluation des besoins des intervenants (consommateurs, praticiens, agents de réglementation, distributeurs, réseaux de service) quant aux renseignements sur les PSN et les interactions PSN-médicaments

Chacun des intervenants présente un défi quant à la collecte et la diffusion de l'information sur les PSN et les interactions PSN-médicaments :

  • Consommateurs : Les consommateurs forment un groupe clé, étant donné que leur usage des PSN augmente. Mais ils sont difficiles à joindre afin d'obtenir de l'information au sujet des interactions PSN-médicaments.
  • Praticiens : Les praticiens de la médecine conventionnelle ainsi que de la médecine complémentaire et parallèle ont des capacités et des besoins différents en ce qui a trait à la collecte et à la diffusion de renseignements au sujet des PSN et des interactions PSN-médicaments. La réglementation des praticiens ainsi que les infrastructures organisationnelles qui vont de pair avec la réglementation (associations professionnelles, organismes de réglementation, qualités requises, collèges accrédités et programmes de formation continue) prennent de l'importance lorsqu'il s'agit de satisfaire aux besoins des praticiens ou d'améliorer leur capacité de recueillir et de disséminer l'information.
  • Agents de réglementation : Les consommateurs et les praticiens cherchent chez l'agent de réglementation un accès rapide et facile aux experts et à une information fiable. Ces attentes représentent un défi pour les agents de réglementation.
  • Fabricants : Les consommateurs cherchent chez les fabricants et les distributeurs l'accès aux PSN et la responsabilité quant à la qualité des produits et l'information fournie au sujet du produit (dose, efficacité, sécurité, interactions, etc.). La coopération de la part des fabricants et des distributeurs pour ce qui est de l'information fait partie intégrante de tout système visant à prévenir les interactions PSN-médicaments.
  • Réseaux de services : Les réseaux de services (là où on achète les PSN) sont immenses et variés. On se préoccupe du manque de formation du personnel dans les domaine des PSN et des interactions PSN-médicaments.

Le genre de questions que l'on pourrait poser à chacun de ces intervenants afin d'évaluer leurs besoins serait comme suit :

  • Que connaissent-ils présentement?
  • Qu'est-ce qu'ils ont besoin de savoir ou qu'ils veulent savoir?
  • Sont-ils accessibles?
  • Jusqu'à quel point sont-ils coopératifs?
  • Quel est leur degré de connaissance?
  • Que fait-on pour susciter les commentaires du consommateur?

3. Une méthode précise, fondée sur la population, afin de déterminer le plus grand risque d'interactions PSN-médicaments et les mécanismes de collecte d'information sur le sujet

Cette recherche devrait comprendre des initiatives multicentriques et concertées afin de promouvoir la mise en commun des données. Il pourrait y avoir d'abord des études de faisabilité qui élaborent et font la mise en essai des matrices pour la collecte des données. Les variables individuelles (âge, sexe, identité sexuelle, poids/taille, mode de vie, nutrition, étape de la vie, etc.) et les variables sociales (ethnicité, état socioéconomique, études, habitant de la ville ou de la campagne, environnement social et physique, etc.) pourraient être ajoutées à la liste des déterminants de la santé de Santé Canada (www.hc-sc.gc.ca/hppb/phdd/determinants/index.html). Étant donné que l'usage des PSN est souvent individualisée et reliée à d'autres comportements de santé, il est probable que les études par observation pourraient recueillir des renseignements plus exacts et plus utile - une " photo du monde réel ". Des observations indiquant une absence d'interactions seraient aussi utiles que celles indiquant des interactions.

4. Comment peut-on aider tous les intervenants à préparer des rapports sur les réactions/interactions adverses?

Il y a plusieurs façons de faciliter les rapports sur les réactions/interactions adverses. Il faut toutes les examiner au moyen de la recherche ou d'autres méthodes (telles que l'élaboration, la modification ou l'évaluation du programme).

  • Le formulaire de rapport doit être pratique, concis et facile d'emploi. Il faudrait considérer le modèle australien, qui est très simple.
  • Présentement, les praticiens croient que les rapports ne servent à rien. Ils ne mettent donc pas beaucoup de temps ou d'effort à la préparation des rapports. C'est un problème à considérer.
  • Il faudra trouver et mettre en oeuvre des façons d'encourager la préparation des rapports, une réponse rapide et personnelle par exemple.
  • Tous les praticiens de la médecine conventionnelle ou complémentaire/parallèle devraient recevoir une formation (formation continue) leur enseignant à évaluer et à signaler les interactions PSN-médicaments. Cette formation devrait inclure comment recueillir les antécédents médicaux de façon holistique, comprenant l'usage des PSN.
  • Il faudra informer le public au sujet des interactions PSN-médicaments, y compris comment les signaler. On pourrait y procéder au moyen de groupes à intérêt commun, de revues et d'autres publications, des magasins de produits de santé et des pharmacies. Il faudra mettre l'accent sur les aspects positifs ainsi que sur l'importance des rapports.
  • En général, les patients ne parlent pas à leur médecin de l'usage de PSN. Ils peuvent croire qu'ils n'auront plus accès aux PSN s'ils en signalent les effets adverses. Il faudra examiner ces croyances et ces comportements.
  • Il faudra trier et évaluer les rapports sur les réactions/interactions adverses avant de les entrer dans une base de données centrale et les rendre disponibles aux praticiens et au public.

Annexe A - Ordre du jour

Jeudi, 10 janvier 2002

Petit déjeuner à l'hôtel

8:30 Bienvenue

Philip Waddington
Frank Chandler

Bienvenue et mot d'ouverture de la part de Santé Canada et du Président de la Conférence, avec la description des objectifs de la Conférence.

9:00 Présentations portant sur l'objet de la conférence

Survol de l'information existante : Heather Boon
Perspective du Royaume-Uni : Joanne Barnes
Perspective des É.-U. : Rebecca Costello

Chaque présentateur parlera pendant 20 minutes, offrant des renseignements sur l'état actuel des interactions des médicaments avec les produits de santé naturels. Les présentations seront suivies de 30 minutes de « discussions à table ». (Les participants seront assignés une table où il y aura environ 8 personnes lors des séances plénières. Les tables seront mixtes. Au cours des « discussions à table », les participants pourront discuter des sujets proposés ou de nouvelles idées qu'ils auraient entendues au cours de la présentation. Les « discussions à table » permettront aux participants de faire connaissance, de se familiariser avec les diverses perspectives et de s'impliquer dans les sujets des présentations.)

10:30 Pause

11:00 Présentations des diverses points de vue

Point de vue du chercheur : Tannis Jurgens
Point de vue du praticien conventionnel : Sunita Vohra
Point de vue du praticien de la M C/A : Paul Saunders
Point de vue du consommateur : Sean Hosein

Les présentateurs parleront de 10 à 12 minutes, offrant diverses perspectives sur les interactions des médicaments avec les produits de santé naturels. Les questions de clarification suivront si le temps le permet (15 minutes par présentateur, y compris la présentation de 10-12 minutes). Les présentations seront suivies de 30 minutes de « discussions à table » au cours desquelles les participants pourront discuter des idées présentées ou de nouvelles idées.

12:30 Déjeuner

13:30 Discussion en petits groupes par thèmes (8 groupes)

Biomédical
Clinique
Systèmes de santé, Politique et lois
Communication et transfert des connaissances

Les participants seront divisés en 8 groupes formés à l'avance selon l'expertise principale des participants, 2 groupes par thème. Chaque groupe aura son animateur. La séance a pour but de trouver 3 priorités pour la recherche ou une action connexe ayant rapport aux interactions entre les médicaments et les produits de santé naturels.

15:30 Pause

16:00 Présentation en plénière des conclusions sur les priorités

Lors de la plénière, chaque groupe aura 5 minutes pour présenter les priorités qu'il a trouvées. L'animateur guidera alors les participants, les aidant à découvrir des ressemblances et des différences au sein de et entre les thèmes et ensuite à créer une liste consolidée de priorités.

17:30 Levée de la séance

Vendredi, 11 janvier 2002

Petit déjeuner à l'hôtel

8:30 Résumé des résultats de la première journée

9:00 Discussion en petits groupes afin de choisir les 3-5 priorités principales (8 groupes)

Les participants seront divisés en 8 groupes formés à l'avance afin d'inclure une expertise dans chacun des thèmes. Chaque groupe aura son animateur. La séance a pour but de choisir parmi les priorités fixées jeudi les 3-5 priorités principales pour la recherche ou une action connexe ayant rapport aux interactions entre les médicaments et les produits naturels.

10:30 Pause

10:45 Présentation en plénière sur les priorités

Lors de la plénière, chaque groupe aura 5 minutes pour présenter les priorités choisies. L'animateur guidera alors les participants, les aidant à découvrir des ressemblances et des différences entre les priorités choisies par chaque groupe et dans le choix d'une liste restreinte de 3-5 priorités générales. Au besoin, l'animateur guideront les participants dans un exercice afin de fixer les priorités principales.

12:30 Déjeuner

13:30 Séance en petits groupes afin de déterminer les prochaines étapes

On formera un groupe pour chaque priorité afin de déterminer les prochaines étapes. Les participants pourront choisir le groupe qui leur convient. Chaque groupe aura un animateur. La séance a pour but de déterminer les prochaines étapes, soit l'action à prendre en regard de cette priorité et un calendrier pour ces étapes.

14:45 Pause

15:15 Discussion en plénière des prochaines étapes

Lors de la première, chaque groupe aura 5 minutes pour présenter les prochaines étapes qu'il a choisi. Pour le reste de la plénière, on aura l'occasion de commenter et de valider les prochaines étapes déterminées.

16:15 Récapitulation

16:30 Levée de la séance

Annexe B - Liste des participants

  1. Frank Chandler - président
    Chandler Herbal Consulting
    Halifax (Nouvelle-Écosse)
  2. Tannis Jurgens - conférencier
    Dalhousie University
    Halifax (Nouvelle-Écosse)
  3. Sean Hosein - conférencier
    Canadian AIDS Treatment Information Exchange
    Toronto (Ontario)
  4. Sunita Vohra - conférencier
    University of Toronto/Toronto Hospital for Sick Children
    Toronto (Ontario)
  5. Robin J. Marles
    Brandon University
    Brandon (Manitoba)
  6. Joanne Barnes - conférencier
    University of London
    London, England
  7. Scott Sawler
    Association canadienne de l'industrie des médicaments en vente libre
    Ottawa (Ontario)
  8. Gail Bradley
    Saskatchewan Drug Plan
    Regina (Saskatchewan)
  9. Barb Findlay
    Tzu Chi Institute for Complementary and Alternative Medicine
    Vancouver (Colombie-Britannique)
  10. Kymm Feldman
    Sunnybrook & Women's College Health Sciences Centre
    Toronto (Ontario)
  11. Maeve O'Beirne
    University of Calgary
    Calgary (Alberta)
  12. Ken Potvin
    Les compagnies de recherche pharmaceutique du Canada
    Ottawa (Ontario)
  13. Donna Herringer
    Association canadienne des aliments de santé
    White Rock (Colombie-Britannique)
  14. Allison McCutcheon
    University of British Columbia
    Vancouver (Colombie-Britannique)
  15. Adrienne Einarson
    The Motherisk Program
    The Hospital for Sick Children
    Toronto (Ontario)
  16. Thomas Chang
    University of British Columbia
    Vancouver (Colombie-Britannique)
  17. Cheng Xia
    Bodymind Synergy Health Centre
    Calgary (Alberta)
  18. Francis Brinker
    Tucson (Arizona)
    É.-U.
  19. Paul Saunders - conférencier
    Canadian College of Naturopathic Medicine
    North York (Ontario)
  20. Raffaele Filice
    Tzu Chi Institute for Complementary and Alternative Medicine
    Vancouver (Colombie-Britannique)
  21. Valerie Lanctot-Bedard
    Guilde des Herboristes
    South Stukely (Québec)
  22. Aileen Burford-Mason
    DRS Consulting
    Toronto (Ontario)
  23. John Ruedy
    Affaires universitaires, ACHD
    Halifax, (Nouvelle-Écosse)
  24. Emma Guns
    The Prostate Centre at Vancouver General Hospital
    Vancouver (Colombie-Britannique)
  25. Colin Briggs
    University of Manitoba
    Winnipeg (Manitoba)
  26. Heather Boon - conférencier
    University of Toronto
    Toronto (Ontario)
  27. David Gardner
    Dalhousie University
    Halifax (Nouvelle-Écosse)
  28. Pravin Patel
    Ontario Pharmacists' Association
    Don Mills (Ontario)
  29. Rebecca Costello - conférencier
    National Institutes of Health
    Bethesda (Maryland)
    É.-U.
  30. Robin O'Brien
    BC Cancer Agency
    Vancouver (Colombie-Britannique)
  31. Yves Gariepy
    Université Laval
    Sainte Foy (Québec)
  32. Mary Wu
    Toronto School of Traditional Chinese Medicine
    Toronto (Ontario)
  33. Silvano A. Mior
    Canadian Memorial Chiropractic College
    Toronto (Ontario)
  34. Sharon Segal
    MS Society of Canada
    Winnipeg (Manitoba)
  35. Randy Wong
    College of Traditional Chinese Medicine Practitioners and Acupuncturists of British Columbia
    Burnaby (Colombie-Britannique)
  36. Tom Paton
    Sunnybrook & Women's Health Sciences Centre
    Toronto (Ontario)
  37. Brian Foster
    Santé Canada
    Ottawa (Ontario)
  38. Wayne Snook
    Santé Canada
    Ottawa (Ontario)
  39. Michel Sasseville
    Santé Naturelle
    Repentigny (Québec)
  40. Roger St-Laurent
    Les Laboratoires du Saint-Laurent E.H. Ltée
    La Pocatière (Québec)
  41. Tasleem Kassam
    Elemental Naturopathic Clinic
    Calgary (Alberta)
  42. J. Robert McNeill
    University of Saskatchewan
    Saskatoon (Saskatchewan)
  43. Warren Foster
    McMaster University
    Hamilton (Ontario)
  44. Deborah Phair
    Healthtrends Naturopathic Medical Clinic
    Prince George (Colombie-Britannique)
  45. Timothy Lee
    Dalhousie University
    Halifax (Nouvelle-Écosse)
  46. Morris Barer
    Instituts de recherche en santé du Canada
    University of British Columbia
    Vancouver (Colombie-Britannique)
  47. Susie Dallaire
    Québec regional ADR Centre
    Centre d'information pharmaceutique
    Hopital du Sacré Coeur
    Montreal (Québec)
  48. Scott Walker
    Sunnybrook & Women's Health Sciences Centre
    Toronto (Ontario)
  49. M. Brenda Robertson
    DIVA Foundation
    Ottawa (Ontario)
  50. Bill Wilson
    Santé Canada
    Ottawa (Ontario)
  51. Bill Casley
    Santé Canada
    Ottawa (Ontario)
  52. Elizabeth Contestablie
    Ottawa Hospital
    Ottawa (Ontario)
  53. Lisa Carter
    Santé Canada
    Ottawa (Ontario)
  54. Claudia McKeen
    Glebe Apothecary
    Ottawa (Ontario)
  55. Susanne Geertsen
    Santé Canada
    Ottawa (Ontario)
  56. Marie Lemaire
    Santé Canada
    Ottawa (Ontario)
  57. Joan Simpson
    Santé Canada
    Ottawa (Ontario)
  58. Linda Rankin
    WETV
    Ottawa (Ontario)
  59. Susan Robertson
    Santé Canada
    Ottawa (Ontario)
  60. David Hoe
    Centre for Infectious Disease Prevention and Control (HIV/AIDS Policy)
    Ottawa (Ontario)
  61. Philip Waddington
    Santé Canada
    Ottawa (Ontario)
  62. Michael J. Smith
    Santé Canada
    Ottawa (Ontario)
  63. Micheline Ho
    Santé Canada
    Ottawa (Ontario)
  64. Siddika Mithani
    Santé Canada
    Ottawa (Ontairo)
  65. Cathy Mattern
    Women's Health Bureau
    Ottawa (Ontario)

Invités qui n'ont pas pu participer :

  1. Peter Singer
  2. John Hoffer
  3. Zoey Ryan
  4. Michelle Boudreau
  5. Neal West
  6. Ron Rosenes
  7. Wenda MacDonald

Annexe C - Rapports des groupes qui se sont penchés sur les cinq principales priorités dans deux vastes domaines de recherche

Recherche portant sur les interactions entre les médicaments et les produits de santé naturels

Groupe 1

  • l'élaboration de méthodologies visant à caractériser les PSN (dans leur forme préparée comme dans leur forme naturelle) et l'application de ces méthodologies (il s'agit d'une condition préalable sous-jacente à la recherche concernant les interactions entre les médicaments et les PSN);
  • mécanismes d'action : efficacité et toxicologie;
  • validation des interactions présumées ou théoriques entre les médicaments et les PSN;
  • incidence et prévalence des interactions entre les médicaments et les PSN;
  • compréhension des comportements, des convictions et des perceptions à l'égard des interactions entre les médicaments et les PSN.

Groupe 2

  • déterminer la pertinence clinique des interactions possibles entre les médicaments et les PSN;
  • caractériser les PSN qui sont utilisés : les herbes, la forme de préparation, l'élaboration de normes, les monographies (cette recherche devrait être ciblée en fonction des PSN prioritaires et des interactions, des partenariats possibles, des populations particulières, etc.);
  • axer la recherche sur la documentation : traduction; études;
  • définir les mécanismes d'action des PSN : comprendre les interactions démontrées; identifier les interactions possibles;
  • élaborer des méthodologies visant la conception adéquate d'essais cliniques dans les domaines prioritaires.

Groupe 3

  • interactions connues : caractérisation et mécanisme d'action;
  • interactions possibles : pertinence clinique;
  • utilisation par la population.

Groupe 4

  • pertinence clinique des interactions entre les médicaments et les produits de PSN :
    • identification des facteurs de risque concernant les interactions particulières entre les médicaments et les produits de santé naturels : génétiques, environnementales, dose, caractérisation, âge, etc. (la plus haute priorité devrait être accordée à la recherche portant sur un système de détection précoce);
    • études par observation des combinaisons de médicaments et de produits de santé naturels décelés dans les interactions possibles identifiées;
  • mécanisme d'action : vérification pharmacologique (pharmacocinétique, pharmacodynamique) et vérification de la toxicité des PSN liés aux interactions entre les médicaments et les PSN;
  • caractérisation des produits : évaluer la variabilité et l'incohérence (entre les produits et au sein des produits) en tant que variables du risque d'interaction entre les médicaments et les PSN.

Recherche portant sur le signalement, la diffusion et l'utilisation de l'information concernant les interactions entre les médicaments et les PSN

Groupe 5

  • recherche portant sur un nouveau système «actif» permettant d'identifier les interactions entre les médicaments et les PSN : demande de propositions pour effectuer des recherches sur les systèmes de détection précoce des interactions entre les médicaments et les PSN(approche axée sur la population; approche spécifique au produit);
  • recherche sur le système «passif» actuel permettant d'identifier les interactions entre les médicaments et les PSN :
    • évaluation du système actuel;
    • évaluation des besoins des intervenants dans le système actuel;
    • efficacité de l'éducation actuelle en ce qui a trait au signalement;
      • une éducation des fournisseurs de soins de santé en ce qui a trait aux interrogations qui inclue les PSN;
      • l'éducation du public afin qu'il reconnaisse et qu'il signale les interactions.

Groupe 6

  • quelles sont les composantes d'un environnement qui favorise le signalement optimal ou maximal des réactions ou des interactions indésirables?
    • la reconnaissance des événements significatifs;
    • la façon dont on doit les signaler et auprès de qui on doit le faire;
    • la raison pour laquelle il est important de contribuer ou de participer;
    • les raisons pour lesquelles les gens hésitent à signaler ces problèmes;
    • les conséquences (perçues) de la divulgation des événements indésirables;
    • les obstacles à la divulgation et au signalement (temps, coût);
    • les valeurs, les convictions, la confiance, le jugement;
    • l'interrogation exhaustive et globale;
  • quelles sont les principales composantes d'une interrogation intégrée qui permettraient de faciliter une meilleure compréhension des PSN et des interactions entre les médicaments et ces produits?
    • format;
    • contenu;
    • intégration des praticiens de la médecine traditionnelle et des praticiens des ACPS;
    • mode de vie et autres variables individuelles;
  • utilisation d'une approche centrée sur la population (définie entre autres par le sexe, l'âge, les maladies, les déterminants de la santé), déterminer :
    • les facteurs de risque les plus importants;
    • les mécanismes existants permettant de recueillir l'information sur l'interaction entre les médicaments et les PSN;
  • quels sont les mécanismes et les composantes d'un système de signalement des réactions indésirables qui soit efficace et pratique et qui permette de faciliter une circulation bidirectionnelle de l'information concernant les interactions médicamenteuses (du public et du praticien vers le système et du système vers le public et le praticien)?
  • réglementation des praticiens de la médecine douce : quel est l'état actuel de la réglementation et comment le régime d'emploi homologué (réglementé ou non) affecte-t-il la capacité d'établir et de maintenir un système de signalement des réactions indésirables?

Groupe 7

  • quelles sont les limites des données existantes sur les interactions et les réactions indésirables et comment peuvent-elles être améliorées en portant une attention particulière aux PSN?
    • identification spécifique des produits;
    • état complet de l'information fournie;
    • analyse d'échantillons de produits soumis en relation avec une interaction (il est important d'identifier tous les ingrédients d'un produit, y compris les ingrédients non thérapeutiques);
    • signalement des résultats positifs ainsi que des résultats négatifs;
  • de quelle façon est-il possible de faciliter le signalement des réactions indésirables par les intervenants?
    • mécanismes;
    • stratégies;
    • méthodes d'éducation;
    • habilitants et motivateurs;
  • quelle est la meilleure façon de diffuser l'information recueillie de façon non-menaçante et significative?
    • obstacles;
    • préoccupations concernant l'accès;
    • éviter de tenir des propos alarmistes;
    • encourager le signalement des réactions;
  • quels sont les systèmes de détection précoce actuellement disponibles pouvant être adaptés ou pouvant s'appliquer aux PSN?
    • application de ce qui fonctionne;
    • examen des protocoles internationaux utilisés ou étudiés;
    • analyses documentaires;
    • risques réels et théoriques;
    • études des autres cultures et des autres sociétés;
  • qu'est-ce qui contribue aux changements de comportement chez les intervenants afin de prévenir les interactions entre les médicaments et les PSN?
    • meilleure communication entre les groupes;
    • meilleures relations;
    • « culture de divulgation »;
    • identification des consommateurs et des produits qu'ils consomment;
    • effets positifs par rapport aux effets négatifs;
  • est-il possible d'élaborer un système de signalement permettant de saisir les propriétés synergiques des interactions entre divers PSN ainsi que les interactions entre les médicaments et les PSN?
    • avantages positifs;
    • éducation des fournisseurs de soins de santé relativement aux résultats positifs.

Groupe 8

  • évaluation globale du meilleur système de détection précoce et de son application possible en relation avec le système actuel;
  • collecte de données épidémiologiques concernant l'utilisation des PSN par la population;
  • appels de demande concernant un système ou une méthode de signalement des interactions entre les médicaments et les PSN qui répondrait aux critères désirés (voir ci-dessus);
  • évaluation des besoins des intervenants (consommateurs, praticiens, organismes de réglementation, distributeurs, systèmes de prestation) concernant les interactions entre les PSN ainsi que les interactions entre les médicaments et les PSN;
    • l'information concernant l'absence d'interactions est tout aussi importante que l'information concernant la présence d'interactions