Le 28 juin 2002
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Ce projet avait pour objectif d'examiner et d'évaluer les besoins relatifs à la culture et à la capacité de recherche des fournisseurs des approches complémentaires et parallèles en santé (ACPS). Nous avons pour cela interviewé 34 représentants de pratiques cliniques, d'établissements d'enseignement et d'associations nationales oeuvrant dans trois disciplines particulières (la naturopathie, la massothérapie et la chiropractie). En voici les résultats.
Bien que les thèmes traités au cours des entrevues varient légèrement d'une discipline à une autre, ils sont en fait très similaires. Leurs différences découlent de plusieurs variables, telles que :
Ces différences auraient certainement été plus marquées si l'on avait inclus d'autres disciplines des ACPS, qui auraient illustré l'ampleur et la complexité de ce domaine.
Malgré ces différences, bon nombre des thèmes définis au cours de cette évaluation des besoins se sont retrouvés dans toutes les disciplines et rappelaient les thèmes ressortis d'études, d'ateliers et de colloques tenus précédemment. Dans ce rapport, nous présentons en détails les thèmes communs. En voici un résumé dans le contexte de chaque objectif du projet.
Niveau actuel et perçu de la pertinence de la formation en matière de recherche
Les programmes de formation en naturopathie, en massothérapie et en chiropractie contiennent un certain degré de formation en matière de recherche. Comme on s'y attendrait, ces cours de base sur la recherche visent l'accès aux données, leur compréhension et leur application plutôt que la façon de mener de la recherche et d'en divulguer les résultats. Des trois disciplines, les représentants de la chiropractie étaient les plus satisfaits de la pertinence de leur formation, puis venaient ceux de la naturopathie, et enfin ceux de la massothérapie. Dans les trois disciplines, les représentants d'établissements de formation jugeaient leur formation plus pertinente que les praticiens. La majorité des participants ont indiqué que même si la pertinence de la formation en matière de recherche s'améliore, elle comporte encore des lacunes dans bien des domaines et à tous les niveaux (premier cycle, deuxième cycle et postuniversitaire).
Niveau actuel et perçu de la culture et de la capacité de recherche dans le domaine de la pratique
Le niveau perçu de la culture et de la capacité de recherche différait selon les professions, et il était plus élevé chez les chiropracticiens. De même, le niveau d'appui qu'apporte la documentation aidant à décider d'un traitement variait considérablement d'une discipline à une autre; les chiropracticiens et les naturopathes étaient les plus satisfaits, et les massothérapeutes les moins satisfaits. On constate avec intérêt que même les participants qui appréciaient l'appui de la documentation affirmaient qu'elle n'avait pas beaucoup d'effet sur les décisions qu'ils prenaient au sujet des traitements. Les plus grands obstacles à l'accès, à la compréhension, à l'application, à l'exercice et à la divulgation de la recherche sont le temps et l'argent. Les fonds consacrés à la recherche augmentent, mais ils sont encore restreints dans le domaine des ACPS.
Besoins perçus en matière de recherche
Bien que tous les participants aient affirmé que la recherche est extrêmement précieuse, on remarque différents niveaux de compréhension de ce qu'est la recherche, surtout la recherche qualitative. Ils s'entendaient tous sur l'importance d'entretenir une culture de recherche dès le collège, autant chez les professeurs que chez les étudiants, et de la maintenir tout au long de la carrière des praticiens (" socialisation professionnelle de la recherche dans la profession "). Les participants de toutes les disciplines se sont dit très désireux d'améliorer leurs compétences en matière de recherche (ajoutons une mise en garde par rapport à la déviation systématique des réponses). Les participants des établissements de formation étaient tout aussi désireux d'accroître leurs connaissances de leurs facultés dans tous les domaines, mais les praticiens désiraient plutôt apprendre à accéder aux résultats des études de recherche et à mieux les comprendre ainsi qu'à améliorer leur connaissance de la conception d'une étude et de la statistique.
Volonté et occasions perçues de l'établissement de liens et du partage des programmes de cours
Vu les réponses communes obtenues des représentants de toutes les disciplines, on constate un potentiel considérable de renforcement des partenariats et de partage du contenu principal des études de recherche entre les programmes de formation de premier cycle, de deuxième cycle et de formation professionnelle continue (par ex. l'évaluation critique de la recherche, les données statistiques, la conception des études et les méthodes de recherche). Bien que nous n'ayons pas posé de question directe sur le désir d'établir des partenariats et de partager le contenu de la recherche, les interviewers ont eu l'impression que les participants se montraient (et l'avaient été) prêts à le faire. Le rapport récemment publié et intitulé Research Literacy for Complementary and Alternative Health Care Practitioners appuie d'ailleurs cette perception (Alliance canadienne de massothérapeutes, le 7 mai 2002).
Ressources d'information
Bien que ce projet ne prévoie pas un examen approfondi de l'accès aux sources d'information, l'aperçu effectué suggère que les praticiens, les professeurs, les chercheurs, les experts cliniques et les étudiants du domaine des ACPS ont accès à de multiples sources d'information par l'intermédiaire des bibliothèques et des établissements d'enseignement, comme celles du Canadian Memorial Chiropractic College (CMCC) et du Canadian College of Naturopathic Medicine (CCNM). Malgré cette disponibilité, les participants ont continuellement fait allusion à un besoin de mieux coordonner et appuyer l'apport de ressources d'information aux praticiens. Ces bibliothèques sont bien placées pour faire cela, mais elles sont généralement financées pour un mandat au sein des établissements d'enseignement. On constate un potentiel de développer et d'étendre les services disponibles afin de promouvoir, de financer et d'offrir un accès équitable.
Cette évaluation des besoins a généré plusieurs recommandations, qui seront décrites ci-dessous. Des initiatives sont déjà en cours aux niveaux local, provincial et national - comme l'établissement d'un centre d'excellence pour les produits de santé naturels (PSN), la création de réseaux de recherche et des partenariats avec diverses universités.
Infrastructure de recherche pour les ACPS (priorité no 1)
1. Établir un comité consultatif chargé de faire le suivi des stratégies et des recommandations découlant du présent rapport et des rapports produits antérieurement afin de promouvoir la recherche en ACPS. Ce groupe pourrait se composer de fournisseurs de soins de santé conventionnels et d'ACPS qui s'intéressent à la recherche dans le domaine des ACPS, ainsi que d'étudiants, de professeurs, de chercheurs, d'experts cliniques et de praticiens.
2. Appuyer l'établissement d'un ou de plusieurs réseaux de chercheurs et d'experts cliniques en ACPS.
3. Appuyer la création d'une fondation de recherche officielle en ACPS, qui serait adéquatement financée.
Collaboration des programmes d'enseignement en ACPS (priorité no 2)
4. Définir les compétences fondamentales nécessaires à la recherche pour les étudiants, les professeurs, les chercheurs et les praticiens dans le domaine des ACPS.
5. Comparer, aux compétences fondamentales définies, les programmes actuels offerts au premier et au deuxième cycle, au niveau postuniversitaire et en formation professionnelle continue, et cerner les lacunes et les occasions éventuelles.
6. Élaborer un contenu commun auquel auraient accès divers établissements d'enseignement en ACPS (ainsi que les organismes de réglementation, les associations nationales et d'autres groupes intéressés) afin de déterminer les compétences fondamentales nécessaires à la recherche mentionnées ci-dessus pour les étudiants, les professeurs, les chercheurs et les praticiens.
Collaboration du domaine du perfectionnement professionnel en ACPS
7. Favoriser des liens durables entre les universités ainsi qu'une collaboration continuelle entre les professeurs.
8. Appuyer l'élaboration de programmes de formation en ACPS spécialement conçus pour les professeurs, les chercheurs et les experts cliniques.
9. Évaluer le besoin de tenir des conférences et des ateliers en ACPS ainsi que des cours informatiques (peut-être sous forme de modules) afin d'améliorer les compétences en matière de recherche (avec application pratique) pour les praticiens des ACPS.
10. Offrir aux étudiants, aux professeurs, aux chercheurs et aux experts cliniques un meilleur accès à des cours en matière de recherche (comme des partenariats avec l'IRSC permettant aux professeurs de se perfectionner).
11. Trouver des façons d'accroître le profil de la recherche et de l'intégrer régulièrement à des conférences et à des ateliers de perfectionnement professionnel.
12. Accroître la disponibilité et l'accès à des cours de baccalauréat pour tous les praticiens des ACPS lorsqu'il n'y en a pas au premier et au deuxième cycle et dans les programmes postuniversitaires.
Accroître la disponibilité des fonds de recherche
13. Trouver des moyens de faciliter l'accès à des sources de financement de la recherche pour les chercheurs et les experts cliniques du domaine des ACPS (par ex. les subventions de l'Instituts de recherche en santé du Canada).
14. Offrir des subventions d'amorçage aux étudiants, aux professeurs, aux chercheurs, aux experts cliniques et aux praticiens qui soumettent des propositions de recherche et des demandes de financement à l'extérieur.
Améliorer l'accès aux résultats de la recherche
15. Appuyer l'élaboration continuelle de lignes directrices interdisciplinaires et disciplinaires pour la pratique clinique fondée sur la recherche.
16. Favoriser et financer l'accès, dans les bibliothèques (accès physique et virtuel), aux données issues de la recherche (comme les bibliothèques du CMCC et du CCNM).
17. Trier, consolider et divulguer les résumés de recherche disponibles visant des sujets clés (par ex. une base de données des résumés d'articles de recherche) pour les praticiens de chacune des disciplines. Divulguer avant tout cette information dans des revues professionnelles, sur Internet et par courriel.
18. Appuyer l'élaboration d'une liste de distribution électronique des résultats de recherche aux praticiens, aux professeurs et aux étudiants.
19. Évaluer le besoin d'un site Web axé sur la recherche offrant des liens à d'autres sites Web professionnels, où l'on pourrait afficher entre autres les renseignements suivants :
Ce Projet visait à mener une évaluation et une analyse de l'environnement des besoins relatifs à la culture et à la capacité de recherche des praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé (ACPS).
Selon notre définition, la culture et la capacité de recherche comprennent les quatre volets suivants :
Ce besoin d'une évaluation et d'une analyse de l'environnement était l'une des principales recommandations émises au cours d'une séance de table ronde sur invitation organisée par Santé Canada en août 2001, qui visait à évaluer la culture de recherche dans le domaine des produits et de la pratique des ACPS.
Cette évaluation et analyse de l'environnement visait les objectifs précis suivants :
Un Comité consultatif pour le projet (voir les détails de son mandat à l'Annexe 1) a été créé au début de janvier 2002. Ce Comité était chargé d'orienter le projet ainsi que de fournir des conseils à ses différentes étapes critiques et une rétroaction sur le rapport final.
On a engagé un coordinateur de projet pour surveiller le projet et les activités du Comité consultatif ainsi que pour élaborer les outils de l'étude et veiller aux entrevues et à la production du rapport final.
Les activités à accomplir pour ce Projet étaient les suivantes :
Il a été très difficile d'obtenir les nombres désirés de sujets, vu les horaires chargés des gens et les échéances du projet. De tous les praticiens sollicités, 17 p. 100 ont accepté de participer, 25 p. 100 (environ) ont répondu mais ont refusé de participer (disant qu'ils n'en avaient pas le temps), et 58 p. 100 n'ont pas répondu même après trois messages (par courriel et par téléphone). Dans les établissements de formation, 26 p. 100 ont accepté de participer, et le 74 p. 100 restant n'a pas répondu1. Toutes les personnes des associations nationales auxquelles nous nous sommes adressées ont accepté de participer. Voici donc une comparaison des chiffres visés et du nombre réel d'entrevues effectuées ainsi que le nombre de sujets auxquels nous avons demandé de participer :
Voici donc une comparaison des chiffres visés et du nombre réel d'entrevues effectuées ainsi que le nombre de sujets auxquels nous avons demandé de participer
| Discipline | Nombre d'entrevues visé | Nombre d'entrevues effectuées | Nombre de candidats sollicités2 à une entrevue |
|---|---|---|---|
| Chiropractie | 7 | 9 | 53 |
| Naturopathie | 7 | 8 | 57 |
| Massothérapie | 6 | 8 | 37 |
| Total | 20 | 25 | 147 |
| Discipline | Nombre d'entrevues visé | Nombre d'entrevues effectuées | Nombre de candidats sollicités2 à une entrevue |
|---|---|---|---|
| Chiropractie | 2 | 1 | 2 |
| Naturopathie | 2 | 2 | 2 |
| Massothérapie | 6 | 2 | 15 |
| Total | 10 | 5 | 19 |
| Discipline | Nombre d'entrevues visé | Nombre d'entrevues effectuées | Nombre de candidats sollicités2 à une entrevue |
|---|---|---|---|
| Chiropractie | 1 | 1 | 1 |
| Naturopathie | 1 | 1 | 1 |
| Massothérapie | 2 | 2 | 2 |
| Total | 4 | 4 | 4 |
| Nombre d'entrevues visé | Nombre d'entrevues effectuées | Nombre de candidats sollicités2 à une entrevue | |
|---|---|---|---|
| Total | 34 | 34 | 170 |
Il est important de constater que le nombre d'entrevues effectuées ne représente qu'une proportion miniscule de toute la population des naturopathes, des massothérapeutes et des chiropracticiens. De plus, les réponses aux entrevues risquent d'être faussées par le fait que seules les personnes les plus intéressées à la recherche, ou y participant le plus activement, ont accepté d'être interviewées. Ces deux facteurs nous empêchent de généraliser ces résultats et de les appliquer à toute la population des naturopathes, des massothérapeutes et des chiropracticiens du Canada; toutefois, comme d'autres études limitées ont été menées auprès de groupes similaires de praticiens des ACPS, les résultats de ces entrevues sont intéressants malgré ces restrictions.
Praticiens
En tout, 8 praticiens (5 femmes, 3 hommes) de 4 provinces (2 de la C.-B., 2 de l'Alberta, 3 de l'Ontario et 1 de la Nouvelle-Écosse) ont été interviewés. Ils avaient tous obtenu un diplôme professionnel (ND), 6 du Canadian College of Naturopathic Medicine et 2 de Bastyr University (US)3. La plupart d'entre eux s'étaient diplômés assez récemment, soit en 1989, 1993, 1994, 1998, 1999, 2000 et deux d'entre eux en 2001. La majorité d'entre eux avaient entre 31 ans et 40 ans, deux d'entre eux entre 21 ans et 30 ans, et un entre 41 ans et 50 ans.
Les participants travaillaient dans divers contextes. Trois d'entre eux étaient des praticiens exerçant seuls, deux avaient un cabinet privé mais partageaient un bureau avec d'autres ND (ou, dans certains cas, un chiropracticien), et trois d'entre eux travaillaient en partenariat avec d'autres ND (et, dans certains cas, avec des fournisseurs de soins conventionnels ou d'ACPS). La majorité d'entre eux (5 sur 8) ont dit qu'ils passaient au moins 90 p. 100 de leur temps en clinique; deux d'entre eux ont dit consacrer au moins un peu de temps à des activités liées à la recherche (5 p. 100 et 40 p. 100 de leur temps respectivement); enfin, deux ont dit consacrer 10 p. 100 ou plus de leur temps à des activités de perfectionnement professionnel.
Établissements de formation
Nous avons interviewé deux représentants de collèges de naturopathie, le Canadian College of Naturopathic Medicine (CCNM) et le Boucher Institute4 (BI). Ces deux établissements offrent un programme de quatre ans. Ce sont les seuls établissements de formation en neuropathie au Canada. Le programme du CCNM est déjà bien établi et très reconnu, alors que le BI n'existe que depuis trois ans; aucun de ses étudiants ne s'est encore diplômé (de plus, il n'est pas encore agréé par le Council on Naturopathic Medical Education)5. Le tableau ci-dessous présente un résumé de l'information fournie par ces deux établissements :
| Canadian College of Naturopathic Medicine (CCNM) | Boucher Institute (BI) | |
|---|---|---|
| No d'étudiants inscrits (2001-2002) | 120 | 27 |
| No de diplômés (2001-2002) | 60 | 0 (new) |
| Prérequis pour s'inscrire au programme | 3 ans d'université avec quelques cours de sciences (mais presque tous les candidats qui se présentent ont un BSc) | Cours universitaires de base en sciences (pas de BSc requis) |
| No de professeurs | 60 | 20 |
| Profil des étudiants | La plupart BSc, quelques MSc, PhD, MD | Jeunes, bon nombre d'entre eux n'ont pas terminé leur BSc |
Association nationale
Une personne de l'Association canadienne de naturopathie (ACN), qui représente les neuropathes au Canada, a passé l'entrevue. Pour être membre de l'ACN, il faut être diplômé d'un établissement de formation médicale en naturopathie agréé (un au Canada et 4 aux États-Unis) et avoir réussi les examens du NPLEX (licence de médecine naturopathique).
Praticiens
Cinq des praticiens participants sur huit ont dit avoir suivi un cours sur la conception d'une étude de recherche, et trois sur huit en statistique, pendant leur formation de base. Aucun des participants n'a suivi d'autres cours sur la recherche, soit à l'université, soit dans un collège, depuis qu'ils se sont diplômés.
Établissements de formation
Des deux programmes de formation offerts au Canada, un (le CCNM) donne un cours conventionnel sur la recherche (28 heures d'enseignement didactique avec exercices). L'autre (le BI) n'offre pas de cours conventionnel, mais incorpore un contenu sur l'interprétation et sur l'évaluation des données de recherche à ses cours principaux. Soulignons qu'à partir de l'année prochaine, le CCNM se prépare à augmenter le nombre de ses cours en matière de recherche à quatre, et ajoute un projet de recherche aux exigences du diplôme.
Praticiens, établissements de formation et Association nationale
On ne se surprend donc pas du fait que tous les participants affirment que les cours de formation de base préparent mieux les étudiants à l'accès, à la lecture et à la compréhension des études de recherche qu'à la conception et à l'application de la recherche à leur pratique. Toutefois, même la première de ces préparations comporte des lacunes, comme l'indique le graphique suivant :

Visionnez le graphique « Efficacité perçue des programmes de formation en naturopathie en matière de recherche »
(Vous pourriez devoir employer la barre déroulement pour voir le graphique entière.)
Commentaires de l'ACN (évaluations non fournies) :
Dans leur évaluation des compétences particulièrement liées à la recherche, les représentants des praticiens et des établissements de formation pensaient tous qu'elles ne sont pas suffisantes. Il est intéressant de constater que les participants provenant des établissements de formation percevaient une plus grande lacune que les praticiens (à l'exception de la préparation sur les méthodes éthiques), comme on peut le voir dans le graphique ci-dessous :

Visionnez le graphique « Niveau perçu de la connaissance des compétences en matière de recherche chez les naturopathes »
(Vous pourriez devoir employer la barre déroulement pour voir le graphique entière.)
Les groupes de participants ont défini la direction et l'application de la recherche à la pratique de manières diverses. La plupart des définitions étaient plutôt conventionnelles. Elles contenaient des concepts tels l'utilisation de méthodes scientifiques, les essais à double insu et le fait de veiller à ce que les résultats puissent être reproduits et examinés par les pairs. Aucun des participants n'a fait de distinction entre la recherche qualitative et la recherche quantitative.
Tous les groupes de participants considéraient la recherche comme étant précieuse. La plupart des répondants ont affirmé qu'elle contribue à orienter la pensée et à accroître la confiance à l'égard des décisions relatives aux traitements. Selon certains, elle influence les décisions relatives aux traitements, alors que d'autres disaient qu'elle « appuie » ces décisions. Certains ont dit que la recherche était précieuse en ce qu'elle justifie ce qu'ils font aux patients qui ne croient pas trop en leur traitement et en accroissant la crédibilité de leur profession aux yeux des gens de l'extérieur.
En général, les praticiens ont dit qu'ils cherchaient de l'information issue de la recherche dans la documentation de leur domaine de 3 à 4 fois par mois (les réponses passaient d'une fois par mois à 10 fois par semaine). Tous les participants se sont déclarés extrêmement compétents à l'ordinateur (la moyenne de cette évaluation était de 8,8 sur 10) et ont dit qu'ils accédaient à cette information surtout par Internet (7 participants sur 8 ont dit le faire), puis dans des revues professionnelles et à des conférences et des ateliers (5 sur 8). Ils le faisaient aussi en discutant avec des collègues (3 sur 8), en lisant le bulletin du CCNM (2 sur 8) et en lisant des journaux et des revues (1 sur 8). Ils ont dit que pour améliorer l'accès à l'information issue de la recherche, il leur faudrait plus de temps et une meilleure situation géographique (moins éloignée).
En ce qui concerne l'utilisation des résultats de recherche dans leur pratique clinique, les praticiens ont évalué le niveau de soutien qu'ils recevaient de la documentation dans le traitement qu'ils administraient à leurs patients les plus récents et les plus complexes comme relativement élevé (7,4 sur 10). En traitant leur patient le plus récent ayant un trouble complexe ou inhabituel, 2 sur 8 ont dit qu'ils se servaient de la documentation pour planifier leur traitement; dans certain cas, le praticien changeait son plan de soins à partir d'information qu'il venait d'acquérir. La plupart d'entre eux ont dit qu'ils complétaient (ou, dans certains cas, qu'ils substituaient) cet examen de la documentation en demandant l'avis d'un ou de plusieurs collègues. Globalement, les participants ont évalué le niveau de soutien que leur apportait la recherche pour les traitements à 5,5 sur 10.
À la question sur les obstacles qui les empêchaient d'accéder, de comprendre et d'appliquer la recherche, les praticiens et les représentants de l'Association nationale ont répondu que l'accès, le temps et l'argent constituaient les entraves les plus importantes, comme on peut le voir dans le graphique qui suit :

Visionnez le graphique « Entraves perçues par les participants naturopathes à l'utilisation de la recherche »
(Vous pourriez devoir employer la barre déroulement pour voir le graphique entière.)
Aucun des 8 praticiens participants n'avait dirigé une étude ou participé à de la recherche (ce qui ne correspond pas à la réponse d'un des participants à la question suivante, qui a dit qu'il avait participé à 6 projets de recherche). Deux des 8 ont dit qu'ils avaient donné des exposés sur des études de recherche à des groupes professionnels ou à des clients au cours des deux années précédentes.
Les deux établissements d'enseignement consacrent des fonds pour améliorer la capacité de leurs étudiants et de leurs professeurs à diriger et à divulguer de la recherche. Le montant de l'aide financière varie, mais il comprend des subventions de démarrage pour élaborer des propositions visant à obtenir une subvention ou des fonds de l'industrie. À partir de l'année prochaine, un de ces établissements (le CCNM) offrira un cours postuniversitaire de 20 semaines aux professeurs et aux étudiants intitulé « Certificat en épidémiologie clinique ». Le CCNM a aussi dit qu'il établissait des liens de collaboration et des partenariats stratégiques avec des chercheurs universitaires.
Dans les établissements de formation, de 10 p. 100 à 15 p. 100 des professeurs et des étudiants participent à des projets de recherche (ils rédigent des propositions et des demandes de subvention, analysent des données, interprètent des résultats ou écrivent des articles pour les revues professionnelles), et de 2 p. 100 à 20 p. 100 ont présenté les résultats d'études de recherche à des congrès, à des groupes professionnels, à des groupes de clients et au grand public.
L'Association nationale considère que son rôle principal, en matière de recherche, est de soutenir et de favoriser la pratique reposant sur la recherche. Selon eux, les établissements d'enseignement sont mieux placés pour diriger des études de recherche. L'association appuie donc fortement l'intention qu'a le CCNM d'obtenir un statut d'université, car cela contribuera à renforcer la recherche dans la profession.
L'Association nationale a appuyé et facilité l'utilisation de pratiques fondées sur la recherche en élaborant par exemple, pour les provinces, des lignes directrices fondées sur des résultats cliniques et scientifiques, en produisant des articles présentant la position du Canada sur divers thèmes liés à la naturopathie (comme les vaccins), en organisant et en appuyant des conférences nationales et provinciales de formation professionnelle continue, en créant un site Web et en publiant un bulletin mensuel.
En réponse à la question sur les obstacles entravant la direction et la divulgation d'études de recherche, les participants des établissements d'enseignement et de l'Association nationale ont tous mentionné avant tout le manque de fonds, comme on peut le voir dans le graphique ci-dessous :

Visionnez le graphique « Obstacles à la direction de recherche perçus par les participants naturopathes »
(Vous pourriez devoir employer la barre déroulement pour voir le graphique entière.)
Autant les participants praticiens que ceux des établissements de formation ont exprimé un grand désir d'apprendre à mieux accéder à la recherche et de mieux la comprendre, l'appliquer et la diriger. Les participants des établissements de formation désiraient accroître les connaissances de leur faculté de façon égale dans tous les domaines, alors que les praticiens s'intéressaient plus à apprendre à accéder aux données issues de la recherche (6 participants sur 8), à concevoir et à mener des études, et à se perfectionner en statistique (5 participants sur 8).
La majorité des participants voulait recevoir cette information à des cours en atelier ou en classe, et certains ont mentionné des cours en ligne, des revues professionnelles et des manuels d'enseignement. Ils s'intéressaient peu aux cours par correspondance sur papier.
Les participants ont suggéré les façons suivantes afin d'incorporer l'information issue de la recherche à la pratique :
Afin d'augmenter le volume et la qualité des études de recherche, les participants ont suggéré les points suivants :
Praticiens
En tout, on a interviewé 8 praticiens (5 femmes, 3 hommes) provenant de six provinces (2 de la C.-B., 1 de l'Alberta, 1 du Manitoba, 1 du Québec, 2 de l'Ontario et 1 de la Nouvelle-Écosse). Six d'entre eux détiennent un certificat de massothérapeute, 1 a un baccalauréat et 1 a un doctorat. Trois d'entre eux sont diplômés de Sutherland Chan School, 2 du Darcy Lane Institute, 1 du Collège Marie, 1 de l'Alberta Institute of Massage et 1 du West Coast College of Massage Therapy. La plupart étaient des diplômés relativement récents : 1987, 1992 (2 d'entre eux), 1996 (3 d'entre eux) et 2000 (2 d'entre eux). La majorité de ces participants avaient entre 31 et 40 ans (5 sur 8), 2 avaient entre 21 et 30, et 1 avait entre 41 et 50.
Ces participants travaillent dans différents contextes. Deux exercent seuls, trois ont un cabinet privé qu'ils partagent avec d'autres massothérapeutes (ou, dans certains cas, avec un chiropracticien, une sage-femme et un psychologue), et trois travaillent en partenariat avec d'autres massothérapeutes (d'autres encore avec un chiropracticien et un naturopathe). La majorité d'entre eux (5 sur 8) ont dit consacrer au moins 75 p. 100 de leur temps, chaque semaine, à leur pratique clinique; 3 ont dit qu'ils passaient au moins un peu de temps à des activités liées à de la recherche (5 p. 100, 20 p. 100 et 30 p. 100 de leur temps, respectivement); enfin, 4 d'entre eux ont dit consacrer 10 p. 100 ou plus de leur temps à des activités de perfectionnement professionnel.
Établissements de formation
Nous avons interviewé les représentants de deux écoles de massothérapie : Centennial College (CC) et Sutherland Chan School & Teaching Clinic. Il s'agit de deux des établissements publics et privés du Canada. Le programme de Centennial College se donne depuis 6 ans, et celui de Sutherland Chan depuis 27 ans. Voici un résumé de l'information que donne chacun de ces établissements :
| Centennial College | Sutherland Chan School & Teaching Clinic | |
|---|---|---|
| Durée du programme | 3 ans (25 heures d'enseignement par semaine) | 2 ans (2 200 heures d'enseignement) |
| No d'étudiants inscrits (2001-2002) | 180 | 204 |
| No de diplômés (2001-2002) | 50 | 93 |
| Prérequis au programme | 2 ans de sciences (niveau avancé) au secondaire | Diplôme de secondaire avec sciences CPO et anglais 12e année |
| No de professeurs | 21/22 (6 PT, 15/16 TP) | 22 (14 rémunérés; 8 chargés de cours à temps partiel) |
| Profil des étudiants | Grand écart en âge et en niveau de scolarité; 70 p. 100 de femmes; partagent certaines caractéristiques, comme un intérêt pour les soins de santé, de l'entregent et un désir d'aider. | Grand écart en âge : récents diplômés du secondaire et personnes changeant de carrière. |
Association nationale
Nous avons interviewé deux représentants de l'Alliance canadienne de massothérapeutes, qui est une alliance d'associations provinciales de massothérapeutes (le Québec n'en fait pas partie).
Praticiens
Sur les 8 participants, 4 ont dit qu'ils avaient suivi un cours de conception d'études de recherche (un participant a dit en avoir suivi 2), et 2 des 8 ont suivi des cours de statistique pendant leur formation de base. Aucun des participants n'a suivi d'autres cours de recherche, soit au collège, soit à l'université, depuis leur formation de base.
Établissements de formation
Des deux établissements d'enseignement canadiens, un (Sutherland Chan) offre un seul cours de 48 heures, qui vaut ½ crédit, sur les méthodes de recherche (ce cours vaudra 1 crédit entier l'année prochaine). L'autre établissement (CC) offre un cours de 28 heures intitulé « Tendances et enjeux de la massothérapie » en 3e année. Les deux-tiers du contenu de ce cours portent sur la recherche, notamment sur l'évaluation critique des études de recherche. De plus, on incorpore les résultats d'études de recherche aux principaux cours donnés en salle de classe. Les deux établissements ont l'intention de mettre plus d'accent sur la recherche dans leurs programmes de cours.
Praticiens, établissements de formation et association nationale
Ces trois groupes de participants étaient d'avis que les programmes de formation de base préparent mieux les diplômés à l'accès, à la lecture et à la compréhension d'études de recherche qu'à la direction de recherche et à son application à la pratique. Comme en naturopathie, cette préparation comporte des lacunes, tel que le démontre le graphique suivant :

Visionnez le graphique « Efficacité perçue des programmes de formation en massothérapie en matière de recherche »
(Vous pourriez devoir employer la barre déroulement pour voir le graphique entière.)
Dans leur évaluation des diverses compétences en matière de recherche, autant les praticiens que les représentants d'établissements de formation percevaient des lacunes dans ce domaine, comme le démontre le graphique suivant :

Visionnez le graphique « Niveau perçu des diverses compétences en recherche chez les massothérapeutes »
(Vous pourriez devoir employer la barre déroulement pour voir le graphique entière.)
Les définitions qu'ont données les massothérapeutes de la direction et de l'application de la recherche étaient similaires à celles des naturopathes. Elles étaient plutôt conventionnelles, et personne n'a fait de distinction entre les méthodologies quantitative et qualitative de la recherche.
Tous les praticiens ont fait remarquer que la recherche a beaucoup de valeur. Deux sur les huit participants ne voyaient aucune influence de la recherche sur leur pratique. Les 6 autres ont tous indiqué que leur niveau de confiance augmentait lorsqu'ils lisaient des rapports de recherche et qu'ils les appliquaient.
Les établissements d'enseignement et l'Alliance canadienne de massothérapeutes appréciaient eux aussi la valeur de la recherche, mais ils y voyaient un besoin de financement pour établir une infrastructure de recherche, autant dans les établissements d'enseignement que dans les cliniques, ainsi que pour élever le niveau de scolarité à la maîtrise ou au doctorat.
Cinq des 8 praticiens interrogés ont dit qu'au cours du mois précédent, ils avaient examiné la documentation pour y trouver de l'information issue de la recherche. La plupart d'entre eux faisaient de telles recherches de 3 à 4 fois par mois (d'une fois par jour à une fois par mois). Le moyen le plus utilisé pour accéder à de l'information issue de recherche était la lecture de revues professionnelles (7 participants sur 8), puis Internet (6 sur 8), les bibliothèques (6 sur 8), des discussions avec des collègues (3 sur 8), la participation à des congrès et à des ateliers et la lecture des journaux (2 sur 8 pour chaque réponse). Leur niveau de compétence à l'ordinateur était moins élevé que celui des participants naturopathes, et leur évaluation moyenne était de 5,3 (par rapport à 8,8 sur 10 pour les naturopathes). Ils ont répondu que pour faciliter l'accès à l'information issue de la recherche, il faudrait créer un site Web et améliorer leurs compétences de navigation dans Internet.
À la question sur l'utilisation des résultats de recherche en pratique clinique, la plupart des praticiens ont répondu que la documentation ne les appuyait pas lorsqu'ils traitaient soit leur patient le plus récent (6 participants sur 8), soit leur patient le plus complexe (5 sur 8). Même pour ceux qui se sont dit appuyés par la documentation, cet appui n'était pas très élevé (4,5 and 4 sur 10 respectivement). La lecture de la documentation n'a incité que très rarement un praticien à modifier un traitement. La plupart d'entre eux a dit qu'ils complétaient cet examen de la documentation (et certains le substituent même) par une consultation avec un ou plusieurs collègues. En général, les participants ont évalué le niveau de soutien qu'ils obtenaient de la recherche pour leurs traitements à (4 sur 10). Comme la recherche n'est qu'une discipline nouvelle dans le domaine de la massothérapie (surtout en ce qui concerne les temps et les dosages), ces résultats ne surprennent pas.
Au sujet des obstacles entravant l'accès, la compréhension et l'application de la recherche, les praticiens et les représentants de l'Association nationale ont cité avant tout le manque de fonds et de compétences en matière de recherche, comme le démontre le graphique suivant :

Visionnez le graphique « Entraves perçues par les participants massothérapeutes à l'utilisation de la recherche »
(Vous pourriez devoir employer la barre déroulement pour voir le graphique entière.)
Des 8 participants, 4 ont dit avoir soit participé à de la recherche, soit mené une étude de recherche. Des 8, 3 ont indiqué avoir donné des exposés en matière de recherche à des groupes professionnels ou à des clients au cours des 2 dernières années.
Dans les établissements de formation, 5 p. 100 à 15 p. 100 des professeurs et des étudiants ont dit avoir participé à des projets de recherche (rédaction de propositions ou de demandes de subvention, analyse de données, interprétation de résultats ou production d'articles pour des revues professionnelles), et de 0 à 15 p. 100 ont dit avoir présenté des résultats de recherche à des congrès, à des groupes professionnels, à des groupes de clients ou au public.
Les établissements de formation disposent d'un financement limité pour accroître la capacité de recherche de leurs étudiants et de leurs professeurs. Un de ces établissements (CC) a engagé un agent de recherche et donne des congés spéciaux à ses professeurs. L'Alliance canadienne de massothérapeutes a mené à bien certaines initiatives visant à accroître la capacité de recherche, comme la création d'un comité national de recherche (juin 2000), l'évaluation des besoins en matière de recherche chez ses membres (en cours) ainsi qu'une demande de fonds auprès de Développement des ressources humaines Canada (DRHC) afin de mener des initiatives spéciales pour améliorer la capacité de recherche de ses membres.
Tout comme l'ACN, l'Alliance canadienne de massothérapeutes considère que son rôle principal, dans le domaine de la recherche, est d'appuyer et de faciliter l'utilisation de la pratique fondée sur la recherche. Elle a pour cela lancé des initiatives (en plus de celles citées ci-dessus) comme la distribution d'un bulletin semestriel pour les membres, la distribution d'un résumé de la documentation de recherche pendant la National Massage Therapy Awareness Week, et de la publicité pour des cours de perfectionnement professionnel. Les participants des établissements de formation et de l'Association nationale ont mentionné avant tout, comme entraves à la direction et à la divulgation d'études de recherche, le manque de temps, de connaissances et de compétences, tel qu'on le voit dans le graphique suivant :

Visionnez le graphique « Obstacles à la recherche perçus par les participants massothérapeutes »
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Autant les praticiens que les participants des établissements de formation désiraient fortement (100 p. 100) apprendre à accéder à la recherche ainsi qu'à la comprendre, l'appliquer et la diriger. La plupart d'entre eux pensaient obtenir cette information en assistant à des ateliers et à des cours en classe et en ligne, et quelques-uns en lisant des revues professionnelles ou des manuels de formation.
Pour aider à incorporer l'information issue de la recherche dans la pratique, les participants ont soumis les suggestions suivantes :
Pour augmenter le nombre et la qualité des études de recherche, les participants ont présenté les suggestions suivantes :
Praticiens
En tout, nous avons interviewé 9 praticiens (3 femmes, 6 hommes) de trois provinces (4 de la C.-B., 4 de l'Alberta et 1 de l'Ontario). Tous détiennent un diplôme professionnel (DC), 8 du Canadian Memorial Chiropratic College (CMCC) et 1 d'un établissement de formation de l'étranger. La plupart d'entre eux s'étaient diplômés avant les participants naturopathes et massothérapeutes, soit en 1979, 1984, 1986, 1990 (3 participants), 1997, 1999 et 2001. La majorité d'entre eux avaient entre 31 et 40 ans (5 sur 9), 2 entre 21 et 30, et 2 entre 41 et 60.
Les participants travaillaient dans différents contextes. Aucun d'entre eux n'exerçait seul, 7 avaient un cabinet privé dont ils partageaient les locaux avec d'autres chiropracticiens (certains avec un massothérapeute et avec un kinésithérapeute), et 2 d'entre eux étaient en partenariat avec d'autres chiropracticiens (et certains avec un naturopathe, un massothérapeute, un psychologue et un instructeur de yoga). La majorité d'entre eux (5 sur 9) ont dit consacrer au moins 70 p. 100 de leur temps, chaque semaine, à leur pratique clinique; 5 sur les 9 ont dit qu'ils passaient au moins un certain temps à des activités liées à la recherche (10 p. 100, 10 p. 100, 30 p. 100, 35 p. 100 et 40 p. 100 de leur temps respectivement); enfin, 4 sur les 9 ont dit qu'ils consacraient le 10 p. 100 ou plus de leur temps à des activités de perfectionnement professionnel.
Établissement de formation
Nous avons interviewé un représentant d'une des deux écoles de chiropractie du Canada6, le Canadian Memorial Chiropractic College (CMCC), fondé il y a près de 60 ans. Voici un résumé de l'information qu'il nous a soumise :
| Canadian Memorial Chiropractic College | |
|---|---|
| Durée du programme | 4 ans (4 497 heures d'enseignement) |
| No d'étudiants inscrits (2001-2002) | 618 |
| No de diplômés (2001-2002) | 151 |
| Prérequis au programme | Min. de 3 ans d'études de premier cycle au Canada, ou l'équivalent. On recommande que les candidats aient suivi des cours en chimie organique, biologie, psychologie, lettres et sciences sociales et humanitaires. Avant d'être admis, les candidats doivent passer une entrevue. |
| No de professeurs | 145 (63 PT, 63 TP, 14 prof. auxiliaires, 5 prof. de recherche associés) |
| Diplômes des professeurs | PhD ou DC + bourse de recherche or a DC + dipl. 2e cycle (MSc ou PhD) |
| Profil des étudiants | En moyenne, âgés de 25 ans; 53 p. 100/47 p. 100 femmes/hommes; moyenne d'omnipraticiens accrédités à l'admission: 3,3 sur une échelle de 4,0; 91 p. 100 diplômés de 1er cycle et 7 p. 100 dipl. du 2e cyle à l'admission. |
Association nationale
Nous avons interviewé un représentant de l'Association chiropratique canadienne (ACC), dont les membres constituent 5 000 des 6 000 chiropracticiens dans tout le Canada.
Praticiens
Sur les 9 participants, 8 ont dit avoir suivi au moins un cours sur la conception d'une étude de recherche, et 5 de ces 8 ont suivi un cours de statistique (un participant a dit qu'il en avait suivi 3) au cours de leur formation de base. Deux des neuf participants ont dit avoir suivi d'autres cours liés à la recherche à l'université ou au collège après s'être diplômés.
Établissement de formation
Le programme du CMCC comprend des cours bien établis sur la recherche, autant en formation de base qu'en formation avancée. Les étudiants au programme de formation de base doivent réussir deux cours liés à la recherche : (1) un de 26 heures en classe sur l'évaluation critique et la conception d'une étude de recherche, et (2) un cours de recherche autonome, de 10 heures, comprenant en plus 100 heures d'activités en recherche appliquée (comme mener une étude ou un examen de la documentation).
Outre les cours offerts pendant la formation de base, le CMCC offre trois programmes complets de certificat de postuniversitaire, chacun comprenant un cours et des exigences précises en matière de recherche. Les résidents doivent suivre aussi trois cours liés à la recherche : un sur l'évaluation critique, un en statistique de base et un en conception d'une étude de recherche. En outre, pour réussir ce programme, les étudiants doivent soumettre une proposition complète. Une fois qu'ils ont réussi ces programmes de certificat, les diplômés peuvent se présenter à des examens de boursiers. Pour obtenir une bourse, les candidats doivent, en autres choses, mener à bien une étude de recherche et la défendre.
Praticiens, établissement de formation et Association nationale
Malgré la variété des réponses, la perception générale qu'avaient les participants de l'efficacité de leur programme de formation de base était plus élevée chez les chiropracticiens que chez les naturopathes et les massothérapeutes. Voici un résumé des évaluations moyennes :

Visionnez le graphique « Efficacité des programmes de formation en matière de recherche, telle que perçue par les participants chiropracticiens »
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Les représentants de l'établissement de formation et les praticiens ont donné une meilleure évaluation de leurs compétences liées à la recherche que les naturopathes et les massothérapeutes. L'évaluation des chiropracticiens est résumée dans le graphique suivant :

Visionnez le graphique « Niveau de compétences liées à la recherche perçu par les chiropracticiens »
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Les définitions de la direction et de l'application de la recherche qu'ont données les chiropracticiens ressemblaient beaucoup à celles des naturopathes et des massothérapeutes. Elles étaient elles aussi plutôt conventionnelles, et aucun des participants n'a fait de distinction entre les méthodes quantitative et qualitative de recherche. Ils ont tous affirmé que la recherche était extrêmement importante, et tous sauf un ont dit que la recherche, ou les résultats de recherche, influençaient leur pratique. Plusieurs d'entre eux ont souligné l'importance qu'a la recherche pour tenir leurs connaissances et leurs compétences à jour, pour leur permettre d'administrer à leurs patients les traitements les plus récents et les plus efficaces, pour valider les traitements utilisés, pour approfondir la base de connaissances en chiropractie et pour repousser les limites actuelles de la pratique.
Comme les naturopathes et les massothérapeutes, tous les participants chiropracticiens attachaient une grande valeur à la recherche. De plus, la recherche fait partie intégrante des énoncés de mission du CMCC et de l'ACC, qui la reconnaissent d'une manière très particulière (elle fait aussi partie des objectifs stratégiques du CMCC). La mission du CMCC est appuyée par le Bureau du doyen des études postuniversitaires, qui fournit l'infrastructure et les ressources nécessaires à la croissance régulière des activités universitaires et relatives à la recherche (y compris des examens de la documentation, des bibliographies annotées, des méta-analyses, l'élaboration de concepts expliquant les thérapies fondamentales, des services d'experts-conseils auprès d'organismes locaux, provinciaux et nationaux). Le Bureau du doyen se charge aussi d'appuyer continuellement les professeurs et le personnel dans leurs activités de recherche (même en leur accordant des congés spéciaux). Les participants ont cité quatre domaines de concentration, soit les sciences de base, les sciences cliniques, la recherche fondée sur les résultats, et l'éducation. Le CMCC collabore régulièrement avec les professeurs d'université, surtout localement. L'un des objectifs explicites du CMCC est de se placer en tête de file de la recherche en chiropractie dans le monde.
L'ACC joue aussi un rôle actif à la promotion de tous les aspects de la recherche menée par ses membres. Elle a créé un comité de recherche « permanent », qui a lancé plusieurs activités visant à promouvoir la recherche, telles l'élaboration d'un plan stratégique axé sur la recherche et d'un programme de recherche, la création d'un poste de coordonnateur des programmes de recherche, la fondation d'un centre de recherche lié à des chercheurs universitaires (le Consortium of Canadian Chiropractic Research Centre), la production continuelle de lignes directrices sur la pratique clinique et la divulgation active des résultats d'études de recherche dans la revue professionnelle, les bulletins de recherche et le site Web de l'ACC.
Cinq des neuf praticiens ont affirmé qu'ils avaient cherché de l'information issue de la recherche dans la documentation au cours du mois précédent. De ces cinq, la plupart avait fait ces recherches de 3 à 4 fois par mois (étendue : de 1 à 10 fois par mois).
Les praticiens trouvaient l'information issue de la recherche surtout en lisant des revues professionnelles (9 participants sur 9), puis en fouillant dans Internet (7 sur 9), en discutant avec des collègues (5 sur 9), en assistant à des congrès et à des ateliers (5 sur 9) et en lisant les journaux (2 sur 9). Leur niveau de compétence à l'ordinateur variait beaucoup, et leur évaluation moyenne était de 7,7 (étendue de 1 à 10). Les participants ont suggéré que pour faciliter l'accès à l'information issue de la recherche, il faudrait créer un site Web affichant les articles pertinents, organiser des colloques de perfectionnement professionnel, fournir un meilleur accès en ligne aux textes intégraux des articles et s'associer à un autre chercheur.
Quant à l'utilisation des résultats de recherche dans leur pratique clinique, la plupart des participants praticiens ont indiqué que la documentation les aidait à traiter autant leur patient le plus récent (9 participants sur 9) que leur patient le plus complexe (7 participants sur 9). En fait, ils trouvaient que la documentation les aidait beaucoup (7,4 sur 10 dans les deux cas). Il était très rare (1 sur 7) que la documentation modifie leur décision au sujet d'un traitement. Plusieurs d'entre eux ont dit qu'ils suivaient des protocoles cliniques et des lignes directrices fondées sur les résultats cliniques et scientifiques. Deux d'entre eux ont dit qu'ils complétaient (ou parfois même qu'ils substituaient) cet examen de la documentation par la consultation d'un ou de plusieurs collègues. Globalement, les participants ont évalué le niveau d'appui que leur apportait la recherche dans les traitements qu'ils utilisaient à 5,8 (sur 10).
Lorsqu'on leur a demandé quels obstacles ils percevaient à l'accès, à la compréhension et à l'application de la recherche, les praticiens et les représentants de l'Association nationale ont tous cité le manque de temps et de fonds, comme le démontre le graphique suivant :

Visionnez le graphique « Obstacles à l'utilisation de la recherche perçus par les participants chiropracticiens »
(Vous pourriez devoir employer la barre déroulement pour voir le graphique entière.)
Les autres obstacles cités étaient l'absence de mentors, d'infrastructure pour soutenir l'élaboration des programmes de recherche des professeurs, d'une culture de recherche clairement définie, de références sur les travaux antérieurs ainsi que la difficulté d'en élaborer (temps, expertise et ressources nécessaires pour développer l'expertise et obtenir les ressources qui libéreraient le temps des chercheurs), le fait de ne pas travailler dans un contexte universitaire, et le manque d'appui du public.
Sur les 9 participants praticiens, 1 a dit qu'il avait participé à au moins une étude de recherche, ou même dirigé au moins une étude. Deux des neuf ont dit qu'ils avaient présenté des résultats de recherche à des groupes professionnels ou à des clients au cours des deux années précédentes.
Le CMCC affecte près du 13 p. 100 de son budget d'exploitation annuel de 10,76 millions de dollars au soutien de programmes de résidence postuniversitaire et de recherche chiropractique en milieu universitaire. Il alloue chaque année près de 140 000 $ aux professeurs qui poursuivent des diplômes de 2e cycle en recherche. Il octroie aussi environ 35 000 $ par année en fonds de démarrage pour appuyer des projets pilotes et des exposés à des congrès scientifiques. On organise aussi chaque année un concours afin de financer l'achat de capital (c'est-à-dire d'équipement) afin d'édifier l'infrastructure nécessaire pour appuyer la croissance et le développement des programmes de recherche.
Au CMCC, 50 p. 100 des professeurs à temps plein et 24 p. 100 des étudiants participent à des projets de recherche (comme la rédaction de propositions et de demandes de subvention, l'analyse de données, l'interprétation de résultats et la rédaction d'articles pour les revues), et 45 p. 100 ont présenté des résultats de recherche à des congrès, à des groupes professionnels, à des groupes de clients et au grand public.
Selon l'ACC, bien que la plupart des chiropracticiens canadiens fassent de la clinique à plein temps, l'établissement et la promotion d'une culture de recherche au cours des cinq dernières années a attiré des chercheurs en chiropractie qui consacrent leur carrière à la recherche. Les membres de cette division de l'ACC affectent actuellement 3 millions de dollars en fonds de recherche.
En ce qui concerne les obstacles à la direction et à la divulgation de la recherche, les participants de l'établissement de formation et de l'Association nationale ont cité avant tout le manque de temps et de fonds, comme le démontre le graphique suivant :

Visionnez le graphique « Obstacles à la direction de recherche perçus par les participants chiropracticiens »
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Autant les participants praticiens que ceux de l'établissement de formation désiraient apprendre à mieux accéder à la recherche, à la comprendre, à l'appliquer et à mener des études. Les participants de l'établissement de formation étaient également désireux d'approfondir les niveaux de connaissance de leurs professeurs dans tous les domaines, les praticiens désiraient surtout apprendre à accéder à l'information issue de la recherche (75 p. 100) ainsi qu'à comprendre les études de recherche et à mieux connaître la conception et la statistique (63 p. 100).
La majorité des participants comptait recevoir cette information à des ateliers et à des cours en classe ou en ligne. Quelques-uns la retiraient de revues professionnelles ou de manuels d'étude, ou encore en suivant un cours par correspondance sur papier.
Sur l'application de l'information issue de la recherche à la pratique, les participants ont fait les suggestions suivantes :
Pour augmenter le volume et la qualité de la recherche, les participants ont suggéré les choses suivantes :
Les thèmes cités au cours des entrevues des représentants des trois disciplines variaient, mais on y constate plus de similarités que de différences.
Plusieurs des thèmes (et des recommandations qui en résultent) découlant de cette évaluation et analyse environnementale des besoins ressemblent à ceux soulevés dans des enquêtes, des ateliers et des forums, dont :
Les thèmes cités au cours des entrevues des représentants des trois disciplines variaient, mais on y constate plus de similarités que de différences. Ces différences reflétaient tout simplement plusieurs variables, dont :
Pour ces raisons, la recherche semble être plus développée en chiropractie qu'en naturopathie et en massothérapie. Ces différences auraient probablement été plus marquées si nous avions inclus les autres disciplines des ACPS dans cette étude afin de refléter l'immense complexité du domaine des ACPS.
Malgré ces différences, plusieurs des thèmes relevés au cours de cette évaluation des besoins se répétaient dans les diverses disciplines et reprenaient les thèmes soulevés au cours d'enquêtes, d'ateliers et de forums tenus précédemment. Voici un résumé des thèmes communs pour chaque objectif du projet.
Objectif no 1:
Évaluer le niveau actuel d'enseignement en matière de recherche dans les programmes de premier et deuxième cycles, postuniversitaires et de perfectionnement professionnel ainsi que les niveaux actuels de culture et de capacité de recherche chez les praticiens.
Perception du niveau actuel et de l'efficacité de l'enseignement en recherche
Perception du niveau actuel de culture et de capacité de recherche dans la pratique
Objectif no 2 :
Définir les besoins à court et à long terme relatifs à la culture et à la capacité de recherche en fonction des volets d'activités définis précédemment.
Objectif no 3:
Trouver un désir et des occasions d'établir des liens et de partager le contenu des cours entre différents programmes de formation.
Objectif no 4:
Cerner les programmes et les centres servant de ressources d'information aux groupes de fournisseurs des ACPS étudiées. On pourrait aussi signaler des programmes et des centres potentiels n'appartenant pas aux programmes ordinaires.
Cette évaluation des besoins a généré plusieurs recommandations. Des initiatives sont déjà en cours aux niveaux local, provincial et national - comme l'établissement d'un centre d'excellence pour les PSN, la création de réseaux de recherche et des partenariats avec diverses universités.
Pour rendre ce rapport plus explicite, nous avons regroupé les recommandations présentées dans les pages qui suivent en fonction de certains thèmes.
1. Créer un comité consultatif pour établir le suivi des stratégies et des recommandations découlant du présent rapport et de rapports précédents promouvant la recherche dans le domaine des ACPS. Il pourrait se composer de divers fournisseurs de soins des ACPS et de fournisseurs conventionnels qui s'intéressent à la recherche en ACPS, ainsi que des étudiants, des professeurs, des chercheurs, des experts cliniques et des praticiens.
2. Appuyer la création d'un ou de plusieurs réseaux de chercheurs et d'experts cliniques en ACPS.
3. Appuyer la création d'une fondation officielle de recherche en ACPS, qui serait adéquatement financée.
4. Définir les compétences de base en matière de recherche nécessaires aux étudiants, aux professeurs, aux chercheurs et aux praticiens.
5. Comparer les programmes offerts actuellement aux 1er et 2e cycles, au niveau postuniversitaire et en perfectionnement professionnel, aux compétences de base en recherche définies, puis déterminer les lacunes et les occasions offertes.
6. Élaborer un contenu commun accessible à divers établissements des ACPS (ainsi qu'aux organismes de réglementation, aux associations nationales aux autres groupes d'intervenants) visant à promouvoir le développement des compétences de base en recherche citées ci-dessus pour les étudiants, les professeurs, les chercheurs et les praticiens.
7. Appuyer des liens continuels avec les universités et une collaboration continuelle avec les professeurs universitaires.
8. Appuyer l'élaboration de programmes de formation en recherche sur les ACPS conçus spécialement pour les professeurs, les chercheurs et les experts cliniques.
9. Évaluer le besoin d'organiser des congrès, des ateliers et des cours en ligne (peut-être sous forme de modules) sur les ACPS, afin d'améliorer les compétences en recherche (y compris l'application à la pratique) pour les praticiens des ACPS.9, 10
10. Offrir un soutien financier aux étudiants, aux professeurs, aux chercheurs, aux experts cliniques et aux praticiens qui désirent suivre des programmes de formation en matière de recherche (comme des partenariats avec l'IRSC aidant les professeurs à parfaire leur cheminement professionnel).
11. Trouver des moyens d'améliorer le profil de la recherche et de l'incorporer régulièrement aux programmes de congrès et d'ateliers de perfectionnement professionnel.
12. Accroître la disponibilité des cours de baccalauréat et en améliorer l'accès aux praticiens là où il n'en y a pas, et celle des programmes de 2e cycle et de niveau postuniversitaire pour tous les praticiens des ACPS.
13. Trouver des moyens de faciliter l'accès aux sources de fonds de recherche actuellement disponibles aux chercheurs et aux experts cliniques des ACPS (comme les subventions de l'IRSC).
14. Offrir des fonds de démarrage aux étudiants, aux professeurs, aux chercheurs, aux experts cliniques et aux praticiens qui élaborent des propositions de recherche pour faire des demandes de subvention à l'extérieur.
15. Appuyer l'élaboration continuelle de lignes directrices interdisciplinaires et disciplinaires pour la pratique clinique fondée sur la recherche.
16. Favoriser et financer l'accès, dans les bibliothèques (accès physique et virtuel), aux données issues de la recherche (comme les bibliothèques du CMCC et du CCNM).
17. Trier, consolider et divulguer les résumés de recherche disponibles visant des sujets clés (par ex. une base de données des résumés d'articles de recherche) pour les praticiens de chacune des disciplines. Divulguer avant tout cette information dans des revues professionnelles, sur Internet et par courriel.11
18. Appuyer l'élaboration d'une liste de distribution électronique des résultats de recherche aux praticiens, aux professeurs et aux étudiants.
19. Évaluer le besoin d'un site Web axé sur la recherche offrant des liens à d'autres sites Web professionnels12, où l'on affiche entre autres les renseignements suivants :
Ce projet avait pour objectif d'examiner et d'évaluer les besoins relatifs à la culture et à la capacité de recherche des fournisseurs des ACPS.
Nous avons pour cela interviewé des représentants de pratiques cliniques, d'établissements d'enseignement et d'associations nationales oeuvrant dans trois disciplines particulières (la naturopathie, la massothérapie et la chiropractie). En voici les résultats.
Bien que les thèmes traités au cours des entrevues varient légèrement d'une discipline à une autre, ils sont en fait très similaires. Leurs différences découlent de plusieurs variables, telles que :
Ces différences auraient certainement été plus marquées si l'on avait inclus d'autres disciplines des ACPS, qui auraient illustré l'ampleur et la complexité de ce domaine.
Les thèmes ressortis des entrevues ont été transformés en recommandations. Bon nombre de ces thèmes et recommandations ressemblent à ceux tirés d'enquêtes, d'ateliers et de forums tenus précédemment. Les recommandations suggèrent une approche multifactorielle plutôt que de courtes interventions distinctes, ce qui correspond aux conclusions d'une étude publiée récemment et intitulée Teaching Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine; Changing Behaviours in the Face of Reticence: a Cross-Over Trial.14
Objectif du Comité consultatif
Le Comité consultatif est chargé de superviser le projet sur la culture et la capacité de recherche des professionnels des ACPS et d'y contribuer par ses conseils. Sa rétroaction et ses conseils doivent porter sur :
Le Comité surveillera également le respect des échéances et des objectifs fixés et apportera sa rétroaction sur la ou les versions préliminaires du rapport.
Horaire des réunions
Le Comité tiendra en tout trois réunions d'une heure et demie. Une en janvier, une à la mi-mars et une en début mai (par téléconférence).
Composition
Heather Boon
Professeure adjointe, Faculté de pharmacie, U of Toronto, et directrice du CAM Research Network
Silvano Mior
Doyen de recherche, Canadian Memorial Chiropractic College
Wayne Steinke
Président, l'Association canadienne de naturopathie
Sarah Hayward
Directrice des programmes de recherche appliquée en matière de santé, Alta Heritage Foundation for Med Research
Peter Harasym
Professeur, Faculté de médecine, U of Calgary
Trish Dryden
Professeur, Centennial College, Programme de massothérapie, Santé et bien-être communautaire; vice-présidente du Comité de recherche de l'Alliance canadienne de massothérapeutes
Joan Simpson
Santé Canada
Équipe du projet
Janet Williams, coordonnatrice du projet, TCI
Andrea Mulkins, adjointe de recherche, TCI
Marja Verhoef, chercheuse principale, TCI
Debbie Monkman, gestionnaire des ressources et services d'information, TCI
Barb Findlay, directrice générale, TCI
Interviewers
Andrea Mulkins, adjointe de recherche, TCI
Debbie Monkman, gestionnaire des ressources et services d'information, TCI
Marja Verhoef, chercheuse principale, TCI
À moins d'indication contraire, ces questions sont tirées de :
Transfer & Uptake of Research Knowledge Among Rehabilitation Therapists
Élaboré par Kerrie Pain, Joyce Magill-Evans, Johanna Darrah, Paul Hagler et Sharon Warren
Protocole et guide d'entrevue :
Instructions à l'interviewer :
Points saillants à examiner avec le participant :
Renseignements de base (à remplir avant l'entrevue)
1. Formation clinique (cochez une seule réponse) :
2. Sexe :
Je vais commencer par vous poser quelques questions qui nous donneront des renseignements de base sur vous et sur le type de travail que vous faites à titre de (chiropracticien, massothérapeute ou naturopathe).
3. Où travaillez-vous actuellement comme (chiropracticien, massothérapeute ou naturopathe)?
Ville
Province
4. Quel est votre plus haut niveau d'études (peut comprendre leur diplôme professionnel)?
5. Avez-vous obtenu un diplôme pertinent de (chiropracticien, massothérapeute ou naturopathe)?
6. Étudiez-vous actuellement pour obtenir un diplôme?
7. De quel établissement vous êtes-vous diplômé comme (chiropracticien, massothérapeute ou naturopathe)?
8. En quelle année vous êtes-vous diplômé comme (chiropracticien, massothérapeute ou naturopathe)?
9. Quelle est votre tranche d'âge (en décennie)?
Renseignements sur la pratique
10. Quel pourcentage de votre temps consacrez-vous aux activités suivantes pendant une semaine ordinaire?
p. 100 pratique clinique
p. 100 enseignement
p. 100 direction ou présentation de recherche
p. 100 activités de perfectionnement professionnel
11. Dans quel contexte clinique travaillez-vous principalement?
12. Avez-vous suivi des cours sur la conception d'une étude de recherche ou en statistique depuis votre formation en (chiropractie, massothérapie ou naturopathie)?
13. Sur une échelle de 1 à 10, où 1 signifie Médiocre et 10 signifie Excellente, comment évaluez-vous l'efficacité de votre programme de formation en (chiropractie, massothérapie ou naturopathie) en ce qui concerne l'accès à des résultats et à des données de recherche?
Médiocre 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Excellente
14. Sur une échelle de 1 à 10, où 1 signifie Médiocre et 10 signifie Excellente, comment évaluez-vous l'efficacité de votre programme de formation en (chiropractie, massothérapie ou naturopathie) en ce qui concerne la lecture et la compréhension des résultats et des données de recherche?
Médiocre 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Excellente
15. Sur une échelle de 1 à 10, où 1 signifie Médiocre et 10 signifie Excellente, comment évaluez-vous l'efficacité de votre programme de formation en (chiropractie, massothérapie ou naturopathie) en ce qui concerne l'utilisation des résultats et des données de recherche?
Médiocre 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Excellente
16. Sur une échelle de 1 à 10, où 1 signifie Médiocre et 10 signifie Excellente, comment évaluez-vous l'efficacité de votre programme de formation en (chiropractie, massothérapie ou naturopathie) en ce qui concerne la direction d'une étude de recherche?
Médiocre 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Excellente
17. Avez-vous suivi des cours d'université ou de collège en conception d'une étude ou en statistique depuis votre formation en (chiropractie, massothérapie ou naturopathie)?
Conception d'étude; si oui, combien, et date du cours le plus récent :
Statistique; si oui, combien, et date du cours le plus récent :
18. Sur une échelle de 1 à 5, où un signifie Très mauvaise et 5 signifie excellente, veuillez évaluer votre compréhension de ce qui suit :
A. Articles de recherche lus dans des revues professionnelles
1 2 3 4 5
B. Conception d'études de recherche
1 2 3 4 5
C. Méthodes de recueil des données
1 2 3 4 5
D. Statistique
1 2 3 4 5
E. Méthodes de demande de subvention
1 2 3 4 5
F. Méthodes d'examen éthique
1 2 3 4 5
Les prochaines questions me permettront de mieux comprendre ce que le terme « recherche » signifie pour vous.
19. Que signifie le terme « mener de la recherche », pour vous? (adapté de : Dobbins, Jan 2002)
20. Que signifie le terme « appliquer la recherche à la pratique », pour vous? (adapté de : Dobbins, Jan 2002)
21. La recherche peut influer de bien des manières différentes sur la pratique, en plus d'aider à décider d'un type de traitement à administrer. Certains participants nous ont dit qu'en lisant des résultats de recherche, ils se sentaient plus confiants, d'autres ont dit qu'ils en retiraient l'impression de ne plus savoir quoi faire. Certains ont dit que la recherche avait changé leur perception d'eux-mêmes en tant que praticiens. Est-ce que la recherche, ou des résultats de recherche, vous ont influencé? Si oui, pouvez-vous expliquer de quelle manière?
22. Nous avons tous des opinions différentes sur l'importance de la recherche, et personne n'a raison ni tort à ce propos. Par ces entrevues, nous espérons recueillir l'opinion de ceux qui la pensent importante, et de ceux qui pensent qu'elle ne l'est pas. Que pensez-vous de l'importance de la recherche? Si vous pensez qu'elle est importante, pourquoi?
***Le prochain ensemble de questions nous permettra de déterminer quelle facilité vous avez à accéder à de l'information issue de recherche, puis à l'appliquer à votre pratique.
Accès à l'information issue de recherche
23. En général, comment accédez-vous à de l'information issue de recherche, où la trouvez-vous?
(idées-guides : bibliothèque, Internet, revues professionnelles, journeaux, congrès et ateliers, discussions avec des collègues)
24. Qu'est-ce qui faciliterait votre accès à cette information?
25. Sur une échelle de 1 à 10, où 1 est Basse et 10 est Élevée, comment évaluez-vous votre capacité à utiliser un ordinateur (recherche sur le Web, courriel)?
Basse 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Élevée
26. Vous efforcez-vous de vous tenir au courant de la nouvelle information produite dans votre domaine?
(nota : par exemple, lire ou suivre des cours)
27. Au cours du mois dernier, avez-vous cherché de l'information issue de recherche dans votre domaine dans la documentation?
Compréhension et application de la recherche :
Certains praticiens nous disent qu'ils se servent de la recherche pour prendre certaines décisions sur les traitements à administrer, alors que d'autres nous disent que la recherche ne les aide pas et qu'ils choisissent leurs traitements d'autres façons.
28. Pensez au dernier patient que vous avez traité. Quel type de traitement lui avez-vous administré? Comment avez-vous décidé de choisir ce traitement? (si le répondant mentionne la recherche, essayez de savoir à quel point la recherche l'a influencé).
29. Est-ce que la documentation de recherche vous a aidé à administrer le traitement à ce patient?
30. Sur une échelle de 1 à 10, où 1 signifie Pas d'appui, et 10 signifie Appui énorme, à quel point la documentation vous a-t-elle appuyé dans le traitement administré à CE patient?
Pas d'appui 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Appui énorme
31. Repensez à la dernière fois que vous avez eu un patient ayant un trouble inhabituel ou très difficile à traiter. Qu'avez-vous fait pour planifier le traitement que vous lui avez administré?
32. Vous êtes-vous servi de la documentation pour planifier le traitement administré à ce patient?
33. Sur une échelle de 1 à 10, où 1 signifie Pas du tout, et 10 signifie Énormément, à quel point avez-vous utilisé la recherche pour planifier le traitement administré à CE patient?
Pas du tout 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Énormément
34. Il arrive que les praticiens décident de modifier le traitement qu'ils administrent à certains groupes de patients, ou à un trouble particulier, ou encore ils décident de cesser d'administrer un traitement qu'ils utilisaient auparavent. Par exemple, dans le passé, on administrait des antibiotiques « juste au cas où », et maintenant on demande aux gens de les administrer avec plus de réserve. Vous est-il arrivé de modifier un traitement que vous administriez régulièrement? (Dans la négative, passez à la question 36). Pourquoi avez-vous décidé de changer de traitement? Comment avez-vous décidé de ce qu'il fallait faire?
35. Est-ce que la documentation vous a influencé dans cette décision de modifier vos traitements?
36. Sur une échelle de 1 à 10, où 1 signifie Pas d'influence, et 10 signifie Très forte influence, à quel point les résultats de recherche ont-ils influencé ces changements?
Pas d'influence 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Très forte influence
37. Sur une échelle de 1 à 10, où 1 signifie Pas d'appui, et 10 signifie Très fort appui, si vous pensez à tous vos patients, à quel point les traitements que vous administrez sont-ils fondés sur les résultats de recherche?
Pas d'appui 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Très fort appui
38. De la liste d'obstacles éventuels ci-dessous, comment évalueriez-vous chacun d'eux dans votre cas personnel, sur une échelle de 1 à 5 où 1 signifie Pas d'obstacle, et 5 signifie Très grand obstacle? (Tiré de : Dobbins, Jan 2002.)
A. Disponibilité de l'information issue de la recherche
1 2 3 4 5
B. Manque de temps
1 2 3 4 5
C. Manque de ressources financières
1 2 3 4 5
D. Accès à l'information issue de la recherche
1 2 3 4 5
E. Ma capacité d'évaluer la qualité des données de recherche
1 2 3 4 5
F. La résistence au changement dans mon domaine de pratique
1 2 3 4 5
39. Y a-t-il d'autres obstacles qui vous empêchent d'utiliser et d'appliquer la recherche à votre travail?
40. Avez-vous déjà eu l'occasion de mener une étude ou de participer à de la recherche?
41. Si oui, qu'avez-vous fait? ((si le répondant a participé à de nombreux projets, posez les questions sur le dernier) Est-ce que ça a changé votre façon de pratiquer? Influencé ce que vous faites? (Élaborez si la réponse est « non » et que vous savez que le répondant détient une maîtrise.)
42. 42. Veuillez indiquer ci-dessous votre participation à la recherche. [Nombre (2 dernières années)]
A. Projets de recherche (participé à la rédaction de propositions ou de demandes de subvention, à l'analyse des données, à l'interprétation des résultats, à la production d'articles pour revues professionnelles).
B. Présentation de recherche à des congrès.
C. Présentations à des groupes professionnels, à des groupes de clients ou au grand public, à partir d'un examen de la documentation de recherche.
D. Autre (par ex. participé comme sujet de recherche, recruté des patients pour une étude).
43. Quels types de programmes faudrait-il mettre en oeuvre pour vous aider et aider les autres praticiens à incorporer l'information issue de la recherche dans vos décisions cliniques quotidiennes? (idées-guides : Et votre association professionnelle? L'université, ou l'établissement de formation? Envisagez-vous de faire quelque chose, vous-même?) (Pain, TURK project, 1999)
44. Quels types de programmes faudrait-il mettre en oeuvre pour vous encourager et encourager les autres praticiens à mener de la recherche et à participer à des études?
45. Voudriez-vous approfondir vos connaissances dans les domaines suivants? (Adapté de : Massage Therapy Survey, 2002)
Oui Non Pas sûr
1 2 8 A. Trouver de l'information fondée sur la recherche?
1 2 8 B. Comprendre les études de recherche dans votre domaine?
1 2 8 C. Élaborer des questions de recherche
1 2 8 D. Conception d'études de recherche et statistique
46. Si vous désirez approfondir vos connaissances de ces domaines, comment voudriez-vous recevoir l'information? (Adapté de : Massage Therapy Survey, 2002)
Oui Non Pas sûr
1 2 8 A. Lire le journal ou un manuel de cours?
1 2 8 B. Assister à un atelier ou suivre un cours en classe?
1 2 8 C. Suivre un cours par correspondance sur papier?
1 2 8 D. Suivre un cours en ligne sur ordinateur?
47. Autres commentaires
L'entrevue est terminée. Au nom de Barb Findlay, Marja Verhoef et de l'équipe du Projet, je tiens à vous remercier d'avoir participé à cette entrevue aujourd'hui. Vos réponses vont énormément nous aider à comprendre les capacités qu'ont les chiropracticiens, les naturopathes et les massothérapeutes à diriger de la recherche, y accéder, lire, comprendre et appliquer de l'information issue de recherche dans leur pratique quotidienne. Votre contribution aidera les décideurs, les éducateurs et les chercheurs à trouver des moyens d'accroître l'utilisation de la recherche dans la pratique.
Protocole et guide d'entrevue :
Points saillants :
Je vais commencer par vous poser des questions sur votre programme de cours afin de déterminer dans quelle mesure vous y incorporez la recherche.
1. Nom de l'établissement de formation :
2. Quel certificat ou diplôme décernez-vous à la fin de votre programme de formation de base (par ex. certificate ou baccalauréat)?
3. Votre établissement décerne-t-il des certificats ou des diplômes de formation supérieure à la formation de base? Si oui, comportent-ils un volet sur la recherche? Si oui, veuillez en donner un résumé.
L'ensemble de questions qui suit a trait à votre programme de formation en (chiropractie, massothérapie ou naturopathie).
4. Veuillez décrire brièvement votre programme.
Posez les questions suivantes si le répondant n'en donne pas les réponses dans sa description :
5. La recherche fait-elle partie de votre programme de cours? Sinon, comment? (Cherchez des détails sur la recherche qualitative et quantitative.)
6. Pour autant que vous le sachiez, quelle vision votre établissement a-t-il en matière de recherche?
Les questions suivantes me donneront une idée de ce que le mot recherche signifie pour vous.
7. Pour autant que vous le sachiez, quelle est la définition de « mener de la recherche », pour votre établissement? (adapté de : Dobbins, janv. 2002)
8. Pour autant que vous le sachiez, comment votre établissement définit-il « appliquer la recherche à la pratique » ? (adapté de : Dobbins, janv. 2002)
9. Nous avons tous une opinion différente de l'importance de la recherche, et rien n'est vrai ou faux. Au cours de ces entrevues, nous espérons obtenir les opinions de ceux qui pensent que la recherche est importante et de ceux qui pensent qu'elle ne l'est pas. Que pensez-vous de l'importance de la recherche, y compris celle dans un programme de formation pour (chiropracticiens, massothérapeutes ou naturopathes)?
10. Sur une échelle de 1 à 5, avec 1 qui signifie Pas du tout, et 5 Énormément, veuillez évaluer la mesure dans laquelle les sujets suivants sont inclus dans votre programme de formation (soit sous forme de cours même, que de principes incorporés à d'autres cours)?
A. Conception d'études
1 2 3 4 5
B. Méthodes de recueil des données
1 2 3 4 5
C. Statistique
1 2 3 4 5
D. Procédures de demande de subventions
1 2 3 4 5
E. Procédures d'examen éthique
1 2 3 4 5
F. Chercher des données appuyées par de la recherche dans la documentation
1 2 3 4 5
G. Évaluation critique d'études de recherche
1 2 3 4 5
11. Votre programme de cours comprend-il des cours sur la recherche? Si oui, veuillez estimer le nombre de cours et d'heures d'enseignement pour les domaines de recherche suivants :
A. Conception d'études
No de cours
No d'heures d'ens.
B. Méthodes de recueil des données
No de cours
No d'heures d'ens.
C. Statistique
No de cours
No d'heures d'ens.
D. Autre (veuillez préciser)
No de cours
No d'heures d'ens.
12. Votre établissement consacre-t-il des fonds pour augmenter la capacité des étudiants et des professeurs à mener, comprendre et appliquer de la recherche? Si oui, combien, ou quel pourcentage de votre budget d'exploitation est alloué à ces activités?
Posez les questions suivantes si le répondant n'en donne pas les réponses dans sa description :
Nota : Si la recherche ne fait pas partie du programme de formation, passez à la section D.
13. Sur une échelle de 1 à 10, où 1 signifie Médiocre et 10 Excellent, veuillez évaluer ce qui suit:
A. L'efficacité de votre programme de formation en (chiropractie, massothérapie ou naturopathie) à enseigner aux étudiants comment accéder à l'information issue de la recherche?
Médiocre 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Excellent
B. L'efficacité de votre programme de formation en (chiropractie, massothérapie ou naturopathie) à enseigner aux étudiants comment comprendre et lire de l'information issue de la recherche?
Médiocre 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Excellent
C. L'efficacité de votre programme de formation en (chiropractie, massothérapie ou naturopathie) à enseigner aux étudiants comment utiliser la recherche dans leur pratique quotidienne?
Médiocre 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Excellent
D. L'efficacité de votre programme de formation en (chiropractie, massothérapie ou naturopathie) à enseigner aux étudiants comment mener de la recherche?
Médiocre 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Excellent
14. Veuillez estimer ce qui suit :
p. 100 des professeurs et des étudiants qui participent à des projets de recherche (comme rédaction de propositions et de demandes de subvention, analyse de données, interprétation de résultats, production d'articles de revues professionnelles)?
p. 100 des professeurs
p. 100 des étudiants
p. 100 des professeurs qui présentent des résultats de recherche à des congrès
p. 100 des professeurs
p. 100 des étudiants
p. 100 des professeurs qui présentent des résultats de recherche à des groupes professionnels, à des groupes de clients ou au public
p. 100 des professeurs
p. 100 des étudiants
15. Quel type de recherche a-t-on mené ces 2 dernières années? (essayer des savoirs qualitative et quantitative; sujets et domaines précis.)
16. De la liste d'obstacles éventuels à la direction de recherche, comment évalueriez-vous chacun pour votre établissement ou votre organisme, sur une échelle de 1 à 5, où 1 signifie Pas d'obstacle, et 5 signifie Très grand obstacle (Tiré de : Dobbins, janv. 2002)
A. Le temps
1 2 3 4 5
B. Trouver des sources éventuelles de financement
1 2 3 4 5
C. Obtenir des fonds
1 2 3 4 5
D. Connaissances et compétences sur la direction d'une étude de recherche
1 2 3 4 5
17. Votre établissement présente-t-il d'autres obstacles qui vous empêchent d'utiliser et d'appliquer la recherche à votre travail?
18. Quel appui devrait être créé pour aider à incorporer de l'information issue de la recherche dans les programmes de formation? (Demandez plus de détails : Et votre association professionnelle? Le gouvernement?)
19. Quel appui devrait être créé pour encourager les professeurs de programmes de formation à mener de la recherche et à participer à des études? (Demandez plus de détails : Un réseau de recherche, le cheminement de carrière.)
20. Vos professeurs seraient-ils désireux d'approfondir leurs connaissances des domaines suivants? (adapté de : Massage Therapy Survey, 2002)
Oui Non Pas sûr
1 2 8 A. Comment trouver de l'information issue de recherche?
1 2 8 B. Comment comprendre les études de recherche dans votre domaine?
1 2 8 C. Comment élaborer des questions de recherche?
1 2 8 D. Conception d'une étude et statistique?
21. S'ils s'intéressent à mieux connaître ces domaines, comment pensez-vous que les professeurs voudraient en recevoir l'information? (adapté de : Massage Therapy Survey, 2002)
Oui Non Pas sûr
1 2 8 A. Lire une revue professionnelle ou un manuel de classe?
1 2 8 B. Assister à un atelier ou à un cours en classe?
1 2 8 C. Suivre un cours par correspondance sur papier?
1 2 8 D. Suivre un cours en ligne sur ordinateur?
22. Avez-vous d'autres commentaires?
Si vous l'avez et si vous voulez bien nous en faire part, nous vous serions reconnaissants de nous envoyer copie de ce qui suit :
L'entrevue est terminée. Au nom de Barb Findlay, Marja Verhoef et de l'équipe du Projet, je tiens à vous remercier d'avoir participé à cette entrevue aujourd'hui. Vos réponses vont énormément nous aider à comprendre les capacités qu'ont les chiropracticiens, les naturopathes et les massothérapeutes à diriger de la recherche, y accéder, lire, comprendre et appliquer de l'information issue de recherche dans leur pratique quotidienne. Votre contribution aidera les décideurs, les éducateurs et les chercheurs à trouver des moyens d'accroître l'utilisation de la recherche dans la pratique.
Protocole et guide d'entrevue :
Points saillants :
Je voudrais savoir quel rôle vous jouez à titre d'association et d'organisme de réglementation, et si ou comment la recherche cadre dans ce rôle.
1. Nom de l'association nationale:
2. Quels prérequis faut-il pour devenir membre de votre association nationale?
Posez les questions suivantes si le répondant n'en donne pas les réponses dans sa description :
3. Veuillez décrire brièvement les activités de votre association en matière de recherche et d'évaluation?
Posez les questions suivantes si le répondant n'en donne pas les réponses dans sa description :
4. Pour autant que vous le sachiez, quel est le point de vue ou la position de votre association en ce qui concerne l'utilisation de ligne directrices fondées sur des faits scientifiques dans la pratique clinique?
Posez les questions suivantes si le répondant n'en donne pas les réponses dans sa description :
5. Votre association joue-t-elle un rôle à l'évaluation et à la divulgation d'information sur les nouvelles modalités et thérapies dans la profession? Si oui, quel est ce rôle?
Posez les questions suivantes si le répondant n'en donne pas les réponses dans sa description :
6. Quel organisme est chargé d'approuver les programmes de formation des (chiropracticiens, massothérapeutes ou naturopathes)? A-t-on des exigences minimales sur le contenu en matière de recherche, d'évaluation et de promotion de la pratique fondée sur des faits scientifiques?
7. Votre association offre-t-elle une revue professionnelle à ses membres? Si oui, veuillez en décrire le genre de contenu.
Posez les questions suivantes si le répondant n'en donne pas les réponses dans sa description :
Les prochaines questions porteront sur ce que le terme Recherche signifie pour votre association.
8. Pour autant que vous le sachiez, comment votre association définit-elle l'expression « mener de la recherche »? (adapté de : Dobbins, janv. 2002)
9. Pour autant que vous le sachiez, comment votre association définit-elle l'expression « appliquer la recherche à la pratique »? (adapté de : Dobbins, janv. 2002)
10. Nous avons tous une opinion différente de l'importance de la recherche, et rien n'est vrai ou faux. Au cours de ces entrevues, nous espérons obtenir les opinions de ceux qui pensent que la recherche est importante et de ceux qui pensent qu'elle ne l'est pas. Dans le contexte de votre rôle, votre organisme pense-t-il que la recherche est importante? Si oui, pourquoi? Sinon, pourquoi pas?
Nota : Si la réponse est « Non » à la question 10, l'entrevue est terminée. Si la réponse est « Oui », passez à la question 11.
11. Quelle est la vision de votre association en ce qui concerne la recherche dans la profession de la (chiropractie, massothérapie ou naturopathie)?.
12. Sur une échelle de 1 à 10, où 1 signifie Médiocre et 10 Excellent, veuillez évaluer ce qui suit:
A. L'efficacité de votre programme de formation en (chiropractie, massothérapie ou naturopathie) à enseigner aux étudiants comment accéder à de l'information issue de la recherche?
Médiocre 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Excellent
B. L'efficacité de votre programme de formation en (chiropractie, massothérapie ou naturopathie) à enseigner aux étudiants comment comprendre et lire de l'information issue de la recherche?
Médiocre 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Excellent
C. L'efficacité de votre programme de formation en (chiropractie, massothérapie ou naturopathie) à enseigner aux étudiants comment utiliser la recherche dans leur pratique quotidienne?
Médiocre 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Excellent
D. L'efficacité de votre programme de formation en (chiropractie, massothérapie ou naturopathie) à enseigner aux étudiants comment mener de la recherche?
Médiocre 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Excellent
13. À titre d'association, accédez-vous à la recherche pour élaborer et mettre à jour des politiques?
14. Pour autant que vous le sachiez, au cours de ces deux dernières années, sur quoi s'est concentrée la recherche menée dans le domaine de la (chiropractie, massothérapie ou naturopathie)? (demandez plus de détails : méthodes et sujets).
15. De la liste d'obstacles éventuels à la direction de recherche, comment évalueriez-vous chacun pour votre établissement ou votre organisme, sur une échelle de 1 à 5, où 1 signifie Pas d'obstacle, et 5 signifie Très grand obstacle (Tiré de : Dobbins, janv. 2002)
A. Le temps
1 2 3 4 5
B. Trouver des sources éventuelles de financement
1 2 3 4 5
C. Obtenir du financement
1 2 3 4 5
D. Connaissances et compétences sur comment mener de la recherche
1 2 3 4 5
16. Est-ce qu'il y a d'autres obstacles qui empêchent vos membres de mener de la recherche au travail?
17. Votre association offre-t-elle des fonds pour élaborer des propositions de recherche ou augmenter la capacité de ses membres de mener, comprendre, et appliquer de la recherche? Si oui, combien, ou quel pourcentage de votre budget d'exploitation est alloué à ces activités?
18. De la liste d'obstacles éventuels à l'application de résultats de recherche dans leur pratique quotidienne, comment évalueriez-vous chacun de vos membres sur une échelle de 1 à 5, où 1 signifie signifie Pas d'obstacle, et 5 signifie Très grand obstacle (Tiré de : Dobbins, janv. 2002)
A. Disponibilité de l'information issue de la recherche
1 2 3 4 5
B. Temps
1 2 3 4 5
C. Ressources financières
1 2 3 4 5
D. Accès à l'information issue de la recherche
1 2 3 4 5
E. Ma capacité d'évaluer la qualité des documents de recherche
1 2 3 4 5
F. Resistence au changement dans mon domaine de pratique
1 2 3 4 5
19. Y a-t-il d'autres obstacles qui empêchent vos membres d'appliquer les résultats de recherche à leur pratique quotidienne?
20. À titre d'association, quel type d'appui voudriez-vous donner à vos membres pour les encourager à mener, à comprendre et à appliquer de la recherche dans le domaine de la (chiropractie, massothérapie ou naturopathie)?
21.Que faudrait-il pour que vous puissiez fournir ce type d'appui?
22. Avez-vous d'autres commentaires?
23. Si vous l'avez et si vous voulez bien nous en faire part, nous vous serions reconnaissants de nous envoyer copie de ce qui suit :
L'entrevue est terminée. Au nom de Barb Findlay, Marja Verhoef et de l'équipe du Projet, je tiens à vous remercier d'avoir participé à cette entrevue aujourd'hui. Vos réponses vont énormément nous aider à comprendre les capacités qu'ont les chiropracticiens, les naturopathes et les massothérapeutes à diriger de la recherche, y accéder, lire, comprendre et appliquer de l'information issue de recherche dans leur pratique quotidienne. Votre contribution aidera les décideurs, les éducateurs et les chercheurs à trouver des moyens d'accroître l'utilisation de la recherche dans la pratique.
1 Un établissement de formation (West Coast School of Massage Therapy) a répondu, mais après l'échéance fixée pour le recueil des données (ils n'ont donc pas passé d'entrevue).
2 Ce chiffre comprend les personnes qui (1) ont accepté de passer une entrevue; (2) ont été rejointes mais ont refusé de passer une entrevue; et (3) ont été appelées mais n'ont pas répondu après trois messages (par courriel et par téléphone).
3 La proportion des diplômés canadiens par rapport à ceux des É.-U. correspond assez bien à celle des ND diplômés au Canada et aux É.-U. et qui pratiquent actuellement au Canada.
4 Autrefois le West Coast Naturopathy Medical College.
5 Comme aucun des étudiants du BI n'est encore diplômé et n'exerce la profession, nous avons convenu de présenter les réponses du CCNM et du BI séparément dans ce rapport, car les réponses venant du BI ne représentent pas nécessairement celles de tout l'éventail des médecins naturopathes qui exercent actuellement au Canada.
6 Nous n'avons pas réussi à joindre un représentant du programme de chiropractie de l'Université du Québec à Trois Rivières.
7 Priorité no 1 des recommandations.
8 Priorité no 2 des recommandations.
9 Certaines initiatives locales ont récemment été mises sur pied - p. ex. le Toronto CAM Research Network a parrainé une série d'ateliers sur les méthodes de recherche.
10 Bien que les participants aient exprimé un fort désir d'assister à ces congrès et ateliers, les membres du Comité consultatif ont vu récemment des ateliers sur la recherche annulés parce qu'il n'y avait pas assez d'inscriptions.
11 Il en existe un prototype intitulé ND Notes à la bibliothèque du
CCNM
12 Bien que les participants aient exprimé un grand désir de voir la création d'un site Web axé sur la recherche, le Comité consultatif a remarqué qu'il en existait déjà plusieurs; il serait bon d'examiner ces sites et leur utilisation avant d'en créer un nouveau.
13
L' Alliance canadienne de massothérapeutes donne de l'information sur la façon d'accéder à des articles de recherche à son site Web.
14 Edward Mills, Hollyer, Taras, Saranchuk, Ron, Wilson, Kumanan, Teaching Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine; Changing Behaviours in the Face of Reticence: a Cross-Over Trial, « BMC Medical Education », janvier 2002