2001-2002
N° de catalogue : H44-33/3-2003F
ISBN : 0-662-88849-9
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Santé Canada s'engage à faire en sorte que les Canadiens aient accès à des produits de santé naturels (PSN) qui soient sûrs, efficaces et de grande qualité, tout en respectant la liberté de choix ainsi que la diversité philosophique et culturelle. Au cours de l'élaboration d'un cadre de réglementation approprié pour les PSN, la DPSN a maintenu un processus ouvert et transparent de consultation et de dialogue constant avec les intervenants à l'échelle du Canada. Les rapports qui ont été créés à la suite de ces processus de consultation sont disponibles sous la forme de quatre publications. Ces documents soulignent les principaux domaines étudiés et fournissent également des informations au sujet de certaines initiatives qui sont déjà en cours et qui visent à recueillir de meilleures informations sur les PSN afin d'améliorer l'enseignement et la formation professionnelle dans ce domaine, de fournir des renseignements fiables et accessibles aux gens qui consomment des PSN de même que de déterminer la valeur de ces produits au sein du système de santé. Ces rapports sont regroupés selon quatre thèmes centraux :
Pendant le processus de consultation, une approche axée sur la santé de la population a été adoptée afin de commencer à déterminer les besoins particuliers de certaines populations ainsi que les manières dont ces besoins particuliers sont liés à des considérations relatives aux recherches sur les produits de santé naturels (PSN). Le document intitulé Élaboration d'un programme de recherche sur les produits de santé naturels, les approches complémentaires et parallèles en santé et le VIH/sida : Document de travail constitue un résumé des principales questions relatives à l'utilisation des PSN ainsi que des approches complémentaires et parallèles en santé de même qu'à la conception de recherches liées aux personnes atteintes du VIH/sida. Une étude plus approfondie est fournie dans le rapport suivant : Rôle des produits de santé naturels et des approches complémentaires et parallèles en santé chez les personnes vivant avec le VIH/sida - élaboration d'un programme de recherche : Table ronde sur invitation. Une étude des recherches sur les PSN, du point de vue des enfants et des jeunes, est présentée dans le document intitulé Recherche sur les produits de santé naturels chez les enfants et les jeunes : Conférence d'établissement des priorités.
Theodore de Bruyn
Vancouver, les 10 et 11 mars 2002
Les points de vue exprimés dans ce document sont ceux des participants à la conférence, et ne reflètent pas forcément ceux de Santé Canada
La Direction des produits de santé naturels de Santé Canada (DPSN), en collaboration avec la Division des stratégies en matière de ressources humaines en santé et la Division des politiques, de la coordination et des programmes sur le VIH/sida, a organisé une table ronde sur l'élaboration d'un programme de recherche sur le rôle des produits de santé naturels (PSN) et des approches complémentaires et parallèles en santé (ACPS) chez les personnes vivant avec le VIH/sida. Elle s'inscrivait parmi les nombreuses réunions sur les priorités de recherche auxquelles participaient des populations ayant recours aux ACPS et aux PSN.
La table ronde visait à :
La table ronde portait sur six aspects de la recherche sur les ACPS et les PSN :
Dans chacun de ces domaines, les participants devaient, à la lumière des synergies potentielles entre le VIH/sida et le domaine plus général des ACPS et des PSN :
Les participants ont convenu que les consommateurs doivent jouer un rôle dans toutes les étapes de la méthode de recherche - y compris dans la conception du projet, la mise en oeuvre du projet, l'analyse des résultats et la diffusion des résultats - ainsi que dans chacune des priorités définies ci-dessous. Le principe déterminant de l'appropriation, de l'accessibilité et du contrôle de la méthode de recherche, qui est essentiel à la recherche dont participent des Autochtones ainsi que des guérisseurs et englobant les méthodes de guérison traditionnelles des Autochtones, a été généralement approuvé par les personnes vivant avec le VIH/sida.
Les participants ont défini les priorités suivantes dans chacun des domaines étudiés :
Recherche sur les PSN
Priorité 1 : Mener des recherches sur les interactions bénéfiques et préjudiciables : interactions entre les PSN (interactions entre les PSN) et interactions entre les PSN et lesmédicaments utilisés par les personnes vivant avec le VIH/sida (interactions entre les PSN et les médicaments).
Priorité 2 : Se concentrer sur les PSN utilisés dans le traitement des troubles liés au VIH/sida (effets secondaires, toxicité, infections opportunistes, etc.).
Priorité 3 : Donner la priorité à la recherche sur les PSN.
Recherche sur les pratiques et les services de santé
Les participants ont défini un thème déterminant dans ce domaine : faire de la recherche pour favoriser l'intégration de l'éventail complet des pratiques et services de soins de santé, en portant une attention particulière aux ACPS et aux PSN.
Les participants ont également défini des principes directeurs pour la recherche et des projets de recherche éventuels.
Priorité 1 : Financement et renforcement des capacités des équipes de recherche intégrative travaillant aux ACPS et aux PSN dont un accent particulier au VIH/sida.
Renforcement de la capacité de recherche
Priorité 1 :
Priorité 2 : Égaliser les chances d'accès aux fonds de recherche.
Priorité 3 : Subventionner les bourses de formation, les projets de recherche et l'infrastructure de recherche dans le domaine des ACPS ainsi que la recherche sur les PSN.
Élaboration de méthodologies
Priorité 1 :Établir des normes relatives aux preuves et à la recherche.
Priorité 2 : Donner une formation aux praticiens et professeurs des ACPS ainsi qu'aux praticiens et aux chercheurs de la médecine classique sur les normes relatives aux preuves et à la recherche.
Priorité 3 : Renforcer les compétences des praticiens et des chercheurs en recherche sur les ACPS et sur les PSN.
Priorité 4 : Renseigner les comités d'examen des fonds et les comités d'éthique de la recherche sur les recherches et les méthodes relatives aux ACPS et aux PSN ainsi que sur les normes relatives aux preuves.
Diffusion et utilisation de la recherche
Priorité 1 : Examiner les recherches sur les ACPS et les PSN.
Priorité 2 : Évaluer les besoins en matière d'information du public-cible.
Priorité 3 : Diffuser et utiliser des stratégies.
Création et renforcement des liens
Les participants ont défini les domaines où l'on doit accroître la sensibilisation et la participation aux recherches sur les ACPS et sur les PSN : chercheurs, bailleurs de fonds, organismes communautaires, hôpitaux et cliniques, praticiens, associations professionnelles, établissementsd'enseignement, fournisseurs d'information et médias, et discuté des moyens d'y parvenir.
Priorité 1 : Temps, ressources et soutien administratif pour travailler précisément à la création de partenariats et promouvoir la recherche sur les soins de santé intégratifs.
Pour accroître la recherche sur les ACPS et les PSN dans le domaine du VIH/sida, il faut des ressources et du temps pour créer des partenariats, explorer des possibilités et faire connaître davantage les ACPS et les PSN dans les programmes et réseaux existants de prévention du VIH/sida.
Tous les participants se sont entendus sur le fait qu'on doit financer l'embauche de personnel à plein temps pour entreprendre des activités visant à renforcer la recherche sur les ACPS et sur les PSN dans le domaine du VIH/sida. On a signalé les activités suivantes, mais elles ne sont pas classées par ordre de priorité :
Dans le cadre de son mandat visant à faciliter la recherche sur les PSN et les domaines connexes, la DPSN de Santé Canada a organisé des réunions sur les priorités de recherche relativement à des populations particulières qui font une utilisation connue des PSN. Les personnes vivant avec le VIH/sida en font partie. Elles utilisent les ACPS et les PSN depuis les tous débuts de l'épidémie. On a décrit la prévalence et les caractéristiques de cette utilisation dans des études en Colombie-Britannique, en Ontario et dans d'autres régions du Canada. Les répercussions sur les politiques et les programmes sont examinées dans un certain nombre de rapports publiés sous l'égide de la Stratégie canadienne sur le VIH/sida. Ces rapports mentionnent la nécessité d'entreprendre d'autres recherches sur de nombreux aspects de l'utilisation des ACPS et des PSN par les personnes vivant avec le VIH/sida.
La table ronde sur le rôle des PSN et des ACPS chez les personnes vivant avec le VIH/sida a été organisée par la DPSN de Santé Canada en collaboration avec la Division des stratégies en matière de ressources humaines en santé et la Division des politiques, de la coordination et des programmes sur le VIH/sida. Tandis que les rôles et responsabilités de la DPSN concernent surtout les PSN, la Division des stratégies en matière de ressources humaines en santé est active dans le domaine plus général des ACPS et la Division despolitiques, de la coordination et des programmes sur le VIH/sida est responsable de la planification et des programmes de la Stratégie canadienne sur le VIH/sida.
Voici les objectifs de la table ronde :
On a amorcé la table ronde par un survol des rôles et des récentes activités de la DPSN, de la Division des stratégies en matière de ressources humaines en santé et de la Division des politiques, de la coordination et des programmes sur le VIH/sida en matière d'ACPS et de PSN. Par la suite, on a donné un aperçu du déroulement de la table ronde, y compris des thèmes proposés pour les séances en petits groupes :
Les séances en petits groupes visaient, à la lumière des synergies potentielles entre le VIH/sida et le domaine plus général des ACPS et des PSN, à :
Avant chaque séance, on a examiné et révisé en assemblée plénière un résumé provisoire des thèmes examinés. (Le résumé est inclus sous chaque thème ci-dessous.) En petits groupes, les participants ont ensuite discuté des thèmes - deux thèmes en parallèle dans chaque séance - et fait un compte rendu en assemblée plénière. Lors des assemblées plénières, on a eu la possibilité de mettre au point les rapports et les recommandations.
On a examiné tous les rapports et recommandations des petits groupes à la dernière assemblée plénière de la table ronde et on a formulé une recommandation précise quant aux prochaines étapes.
Les consultations menées au Canada sur la recherche sur les PSN ont permis de définir un certain nombre de priorités récurrentes, notamment :
En examinant ces priorités, les participants ont également indiqué qu'il était important de :
Le groupe a défini et examiné les domaines de recherche suivants (ils ne sont pas classés par ordre de priorité) :
1. PSN utilisés dans le traitement des troubles liés au VIH :
2. Priorités particulières relativement aux produits utilisés par les personnes vivant avec le VIH/sida :
3. Recherche sur diverses préparations, concentrations et moyens d'administration :
4. Effets secondaires et toxicités :
5. Interactions bénéfiques et préjudiciables :
6. Assurance qualité :
7. Dépistage de nouveaux antirétroviraux :
Priorité 1 : Recherche sur les interactions bénéfiques et préjudiciables : interactions entre les PSN et interactions entre les PSN et les médicaments utilisés par les personnes vivant avec le VIH/sida.
Stratégies :
Priorité 2 : Se concentrer sur les PSN dans le traitement des troubles liés au VIH/sida (effets secondaires, toxicité, infections opportunistes, etc.).
Stratégies :
Priorité 3 : Donner la priorité à la recherche sur les PSN.
Stratégies :
La recherche sur les pratiques de santé vise notamment à comprendre les modalités des pratiques des soins relativement aux ACPS, à documenter leurs résultats sur la santé, à déterminer leur efficacité et à établir leur rentabilité. La recherche sur les services de santé comprend notamment la recherche sur les façons dont les soins complémentaires et parallèles en santé sont dispensés, sur les différents types de combinaisons d'ACPS et de soins de santé traditionnels et sur les coûts des ACPS. Les domaines d'activité proposés comprennent :
En examinant ces domaines de recherche proposés, les participants ont noté ce qui suit :
1. Modèles de soins intégrés
Un thème qui revenait souvent dans les discussions en petits groupes, est la nécessité de définir et d'examiner des modèles de soins de santé intégrés. Les exemples mentionnés par les participants comprennent :
2. Équipes de recherche multidisciplinaire
La recherche sur les soins de santé intégrés exige la présence d'équipes de recherche multidisciplinaire composées de praticiens des ACPS. Les praticiens peuvent fournir une meilleure compréhension de l'expérience consistant à offrir et à recevoir des soins de santé intégrés (p. ex., la synergie entre le massage et l'acupuncture). Ils peuvent donner des conseils sur la façon d'assurer l'intégrité des soins dans le cadre de la démarche de recherche. (Les protocoles de recherche peuvent obliger les praticiens à pratiquer de façon artificielle.)
Une fois qu'on a créé l'infrastructure pour une approche multidisciplinaire du genre - par l'entremise de services cliniques intégrés, de collaboration entre les chercheurs et les praticiens et de financement des recherches sur les soins intégrés - les projets de recherche qui en découlent sont nécessairement complets du point de vue de leur conception des soins de santé et des résultats des soins de santé.
3. Appropriation, accessibilité et contrôle de la recherche par les consommateurs
Les consommateurs doivent jouer un rôle à toutes les étapes de la démarche de recherche, y compris dans la conception du projet, la mise en oeuvre du projet, l'analyse des résultats et la diffusion des résultats. C'est également vrai de toutes les collectivités vivant avec le VIH/sida, mais on a surtout souligné les recherches portant sur les Autochtones ainsi que sur les guérisseurs et les méthodes de guérison traditionnelles des Autochtones.
4. Processus décisionnel des consommateurs
La démarche suivie par le consommateur quand il prend des décisions au sujet des soins de santé (incluant les pratiques complémentaires et parallèles et les services en matière d'ACPS) concerne non seulement le fournisseur de soins de santé, mais aussi les collègues, les organismes communautaires et les autres intermédiaires de la santé. Les gens veulent surtout des renseignements sur la façon d'accéder aux services et sur leur efficacité.
5. Les motivations des consommateurs à utiliser des ACPS (produits, pratiques et praticiens) ou des soins de santé intégrés
Les ACPS répondent à un vaste éventail de besoins, dont bon nombre importent davantage que la gestion clinique de l'infection au VIH. À cet égard, l'« efficacité » peut s'avérer un concept problématique parce qu'il ne concorde ni avec les facteurs complexes qui rendent l'utilisation des ACPS concluante pour les utilisateurs, ni avec la philosophie des ACPS à l'égard de la santé et des soins de santé.
6. Essais sur le terrain
La recherche doit aller au-delà des études de l'utilisation en vue d'entreprendre des essais sur le terrain. Les personnes vivant avec le VIH/sida veulent savoir ce qui fonctionne, combien de personnes utilisent un produit, une pratique ou un service dans le domaine des ACPS ou quels produits, pratiques ou services elles utilisent.
7. Autogestion de la santé
De nombreuses personnes vivant avec le VIH/sida ont recours à des pratiques où n'interviennent pas de praticiens. Elles font beaucoup de choses pour gérer leur santé - dont toutes ne sont pas considérées comme étant de l'« autogestion de la santé » du point de vue traditionnel. La recherche sur le vaste éventail des soins de santé pour les personnes vivant avec le VIH/sida doit inclure les pratiques où n'interviennent pas de praticiens.
Thème déterminant : Recherche intégrative, adaptée à la culture qui adopte les principes d'appropriation, d'accessibilité et de contrôle pour renforcer l'éventail des pratiques et des services en matière de soins de santé, tout en mettant un accent particulier sur les ACPS et sur les PSN.
Des principes directeurs :
Des projets de recherche éventuels :
Priorité 1 : Financement et renforcement des capacités des équipes de recherche intégrative travaillant aux ACPS et aux PSN dont un accent particulier au VIH/sida.
Stratégies :
Prochaines étapes :
1. Un groupe de travail cadre entreprendra l'élaboration préliminaire du concept, travaillera à rallier le soutien à l'égard du concept et planifiera une rencontre nationale.
2. Une rencontre nationale pour approfondir le concept et rédiger la demande provisoire de proposition, mettant à contribution :
3. Chercher du financement pour que le groupe de travail cadre assure le suivi
après la rencontre nationale, préparer la demande provisoire de proposition et établir des partenariats avec des collaborateurs en recherche, l'industrie, Santé Canada et des organismes de financement de recherche.
Modèle possible :
Le modèle de l'Institut de recherche sur le travail et la santé en est un que l'on pourrait examiner. L'Institut est un organisme indépendant, sans but lucratif dont la mission est de faire de la recherche sur des nouveaux moyens de prévenir l'incapacité liée au milieu de travail, d'améliorer les traitements et d'optimiser le rétablissement et le retour au travail en sécurité ainsi que de les promouvoir. Depuis 1990, il fournit aux cliniciens, aux décideurs, aux employés et aux gestionnaires des outils de recherches fondés sur l'expérience clinique. À l'origine, il s'agissait d'un programme de recherche de la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail. Il est par la suite devenu un institut avec l'appui de trois bailleurs de fonds et est actuellement l'un des organismes de recherche sur le travail et la santé de premier plan en Amérique du Nord. Pour obtenir de plus amples renseignements, il suffit de visiter
www.iwh.on.ca.
Renforcer la capacité de recherche fait référence aux efforts visant à accroître la capacité et la disponibilité des personnes et des organismes à définir, à élaborer et à mener des recherches sur les ACPS et les PSN. Voici certains des besoins définis lors des récentes consultations :
Les participants de la table ronde ont souligné tout particulièrement l'importance de faire participer les collectivités touchées (p. ex., les personnes vivant avec le VIH/sida, les Autochtones) et les consommateurs des ACPS et des PSN à tous les stades des projets de recherche.
1. Participation de la collectivité à la recherche et contrôle par celle-ci de la méthode de recherche
L'appropriation, l'accessibilité et le contrôle de la recherche par la collectivité constituent des valeurs fondamentales pour les personnes vivant avec le VIH/sida et les Autochtones. Pour y parvenir, on doit renforcer la capacité de recherche pour :
2. Formation et embauche de chercheurs éventuels
On doit déployer des efforts tout particuliers pour trouver, former ou embaucher des personnes qui pourraient éventuellement faire de la recherche sur les ACPS et les PSN. Ils viseraient à :
3. Accessibilité aux fonds de recherche
Les praticiens des ACPS sont désavantagés quand ils présentent une demande de fonds de recherche. Il serait utile que des comités d'évaluation par les pairs dotés de l'expertise appropriée examinent les projets de recherche sur les ACPS et les PSN, incluant des membres des collectivités pertinentes. Il pourrait également être utile d'explorer d'autres sources de financement de la recherche, comme les fournisseurs des matières premières des PSN.
4. Examen des propositions de recherche
Les propositions de recherche devraient être examinées du point de vue de leur qualité scientifique et de leur bien-fondé pour les consommateurs. Il est important de renforcer la capacité d'évaluation par les pairs du bien-fondé et de la qualité scientifique ainsi que de veiller à ce que les examinateurs possèdent l'expertise appropriée pour analyser les projets de recherche sur les ACPS et les PSN.
5. Durabilité de la recherche au fil du temps
Pour soutenir l'élaboration de connaissances au fil du temps, un financement continu est nécessaire. Le financement unique s'avère un obstacle à la création et à l'application durables de connaissances dans une démarche d'apprentissage continu.
Priorité 1 :
A. Former les praticiens des ACPS, les professeurs, les étudiants et les membres de la collectivité à entreprendre des recherches et à utiliser des résultats de recherche;
B. financer la rédaction par les praticiens des ACPS de rapports de cas;
C. mettre l'accent sur l'appropriation, l'accessibilité et le contrôle de la méthode de recherche concernant les Autochtones.
Stratégies :
Priorité 2 : Égaliser les chances d'accès aux fonds
de recherche
Stratégies :
Priorité 3 : Subventionner les bourses de formation, les projets de recherche et l'infrastructure de recherche dans le domaine des ACPS ainsi que la recherche sur les PSN.
Stratégies :
Les chercheurs dans le domaine des ACPS et des PSN ont souligné la nécessité d'utiliser ou d'élaborer des méthodologies de recherche appropriées à la thérapie examinée, ce qui peut s'avérer un exercice délicat. Par exemple, quelles sont les méthodes de recherche appropriées quand on étudie des pratiques fondées sur la dynamique de l'esprit et du corps? Ou quelles sont les méthodes de recherche appropriées quand on a recours à des thérapies non normalisées (p. ex., des régimes de traitement individualisés, des posologies progressives, l'utilisation de produits non normalisés ou des préparations de produits uniques)?
Même si, dans certains cas, des essais cliniques sur échantillons aléatoires et contrôlés peuvent être utilisés ou modifiés, dans d'autres cas, d'autres méthodes de recherche, notamment des rapports de cas individuels, des séries de cas et des études cas-témoin, peuvent être nécessaires. Par exemple, les essais cliniques sur des échantillons aléatoires et contrôlés peuvent être utilisés pour de nombreux types de recherche sur les PSN, mais ne pas convenir à la recherche sur les PSN dans leur contexte culturel (comme la recherche sur les préparations individuelles utilisées en médecine chinoise traditionnelle).
Les chercheurs demandent que l'on organise des réunions et mette au point des mécanismes leur permettant d'examiner les problèmes méthodologiques et d'établir des ponts entre les différentes écoles de méthodologies. Parmi les questions à examiner figurent les types de preuve (Qu'est-ce qui constitue une preuve? Quelle preuve est appropriée?) et les mesures des résultats (Qu'est-ce qui est mesuré? La mesure est-elle appropriée?).
Le VIH/sida et les traitements utilisés pour le gérer posent un certain nombre de défis méthodologiques spécifiques en plus des défis plus généraux auxquels on est confronté dans la recherche sur les ACPS et les PSN :
1. Traduction interculturelle des ACPS - un domaine de recherche
La recherche sur les ACPS doit être éclairée par une compréhension complète du paradigme de la santé et des soins de santé examinés. Elle exige la traduction interculturelle du paradigme et de ses concepts, ses diagnostics et ses méthodes constituantes. Ces domaines devraient faire l'objet de recherche et servir de préambule à la recherche sur les effets des ACPS.
2. Défis posés par certaines formes d'ACPS
Les participants ont défini des aspects des ACPS et de l'utilisation des PSN qui posent des défis méthodologiques aux chercheurs. Ils comprennent des cas où une variété de modalités des ACPS sont utilisées simultanément pour traiter une personne ou des cas où des PSN sont utilisés dans un contexte personnalisé, propre à une culture (comme la médecine chinoise traditionnelle). Quelqu'un a proposé de faire des études comparatives des résultats où deux groupes reçoivent un ensemble de traitements recommandés par un praticien.
3. Questions liées à l'utilisation d'essais cliniques sur échantillons aléatoires et contrôlés
Un certain nombre de questions devraient être examinées en ce qui concerne l'utilisation des essais cliniques sur des échantillons aléatoires et contrôlés. L'une d'entre elles concerne le biais de sélection potentiel quand l'étude comprend d'anciens utilisateurs d'ACPS ou de produits de santé naturels. Une autre concerne la possibilité de contamination quand un produit est en vente (souvent sous diverses formes).
4. Hypothèses au sujet des méthodes de recherche des ACPS et des PSN
On tient souvent pour acquis que la recherche sur les ACPS et les PSN utilise des méthodes de recherche différentes de celles utilisées dans les soins de santé traditionnels. On devrait examiner cette hypothèse. Les méthodes de recherche utilisées devraient être appropriées à l'allégation soulevée et aux preuves nécessaires pour en prouver le bien-fondé. Par exemple, certains types d'allégations concernant les PSN exigeraient la preuve qu'on a procédé à des essais cliniques sur des échantillons aléatoires et contrôlés, tandis que d'autres types d'allégations exigeraient d'autres formes de preuves.
5. Mesure d'une série d'effets complexes
Il est important de reconnaître la complexité de ce qui peut ou devrait être mesuré dans la recherche sur les ACPS et les PSN. Les effets qu'on doit mesurer comprennent non seulement les résultats pharmacologiques et pathologiques, mais aussi les résultats psycho-sociaux, comme la qualité de vie, ainsi que les interactions psychoneuronales, comme les réponses immunitaires découlant de la technique de soins. Pour certains de ces effets, il existe des méthodes établies (comme les échelles de qualité de vie), mais pour d'autres (comme la dynamique de l'esprit et du corps), il n'y en a pas.
6. Problèmes éthiques associés à la recherche sur les ACPS et les PSN
Les problèmes éthiques associés à la recherche sur les ACPS et les PSN peuvent être davantage perçus que réels (p. ex., la perception qu'un produit de santé naturel équivaut à un placebo dans un essai clinique sur des échantillons aléatoires et contrôlés). Quoi qu'il en soit, on doit se pencher sur ces problèmes - perçus autant que réels - en informant les comités d'éthique de la recherche sur la recherche sur les ACPS et les PSN et en informant les chercheurs dans le domaine des ACPS et des PSN sur l'éthique de la recherche.
7. Méthodes de recherche participative et communautaire
La recherche participative et communautaire peut exiger des ajustements de la part des chercheurs, de leurs établissements parrains, des organismes de financement, des comités d'examen du financement et des comités d'éthique de la recherche. Les défis relevés lors de l'élaboration du programme de recherche communautaire de la Stratégie canadienne sur le VIH/sida peuvent donner un aperçu des travaux requis à cet égard.
Priorité 1 : Établir des normes relatives aux preuves et à la recherche
La première priorité est d'établir des normes relatives aux preuves et à la recherche qui devraient permettre de déterminer quelle norme relative à la preuve est nécessaire quand on fait une certaine allégation ou examine un effet en particulier (p. ex., pour une allégation relative à un PSN; pour un traitement comportant de multiples modalités; pour des résultats signalés par le patient, etc.) et quelles méthodes de traitement sont appropriées quand on recueille les preuves nécessaires. Ces normes relatives aux preuves et aux méthodes de recherche peuvent servir à renseigner les praticiens, les chercheurs, les comités d'examen des fonds et les comités d'éthique de la recherche sur les recherches sur les ACPS et les PSN.
Stratégies :
Priorité 2 : Donner une formation aux praticiens et aux professeurs des ACPS ainsi qu'aux praticiens et aux chercheurs de la médecine classique sur les normes relatives aux preuves et à la recherche
Stratégies :
Priorité 3 : Renforcer les compétences des praticiens et des chercheurs en recherche sur les ACPS et sur les produits de santé naturels
Stratégies :
Priorité 4 : Renseigner les comités d'examen des fonds et les comités d'éthique de la recherche sur les recherches et les méthodes relatives aux ACPS et aux PSN ainsi que sur les normes relatives aux preuves
Stratégies :
Les consommateurs d'ACPS et de PSN veulent des renseignements fiables, faciles d'accès et compréhensibles au sujet des ACPS et des PSN qu'ils utilisent. Les intermédiaires de la santé et les fournisseurs d'information peuvent les aider en évaluant et en sélectionnant des renseignements, en les rendant accessibles et en aidant les praticiens et les consommateurs à les comprendre.
Voici des moyens proposés pour faciliter la diffusion et l'utilisation de la recherche :
Il est important de souligner que pour les personnes vivant avec le VIH/sida, les principales sources d'information sur les ACPS et les PSN incluent des personnes informées, des fournisseurs d'information sur le VIH/sida (comme le Réseau communautaire d'info-traitements sida et Project Inform), des organismes nationaux, régionaux et locaux de prévention du VIH/sida, des conférences et des assemblées de même que les médias. Les fournisseurs de soins de santé ne sont pas les principales sources d'information sur les ACPS et les PSN.
On est préoccupé par le fait que certains groupes vulnérables (p. ex., les jeunes des rues, les usagers de drogues par injection) et les habitants des régions rurales n'ont pas le même accès aux renseignements sur les ACPS et les PSN.
1. Voici des types de ressources qui pourraient faciliter la diffusion et l'utilisation de l'information sur les ACPS et les PSN :
2. Outils d'information qui peuvent être utilisés pour joindre les personnes vivant avec le VIH/sida afin de les renseigner sur les ACPS et les produits de santé naturels :
3. Stratégies visant à accroître la reconnaissance de la recherche sur les ACPS et les PSN :
4. Lacunes en ce qui concerne l'accès à l'information
Certaines personnes vivant avec le VIH/sida n'ont pas accès à l'information par l'entremise d'organismes communautaires ou lors de conférences sur le VIH/sida, ou par d'autres sources d'information généralement utilisées. Il est important de déterminer comment ces personnes accèdent à l'information ainsi que de cibler les stratégies d'information en conséquence. Pour ce faire, on peut procéder à des études d'évaluation des programmes existants ou futurs de diffusion de l'information.
Groupes clés à prendre en compte
Les groupes suivants devraient être inclus dans les stratégies et programmes visant à améliorer la diffusion et l'utilisation d'information sur les ACPS et les PSN :
Priorité 1 : Examens de la recherche sur les ACPS et les PSN
Stratégies :
Priorité 2 : Évaluation des besoins d'information du public-cible (voir les groupes clés ci-dessus)
Stratégies :
Priorité 3: Stratégies de diffusion et d'utilisation
Stratégies :
Résumé de la question
Les efforts visant à promouvoir la recherche sur les ACPS et les PSN progressent rapidement au Canada. Comment créer ou renforcer les liens entre le domaine du VIH/sida et le domaine plus vaste des ACPS et des PSN?
Les participants ont défini des secteurs où la sensibilisation et la participation à la recherche sur les ACPS et les PSN doivent être accrues - chercheurs, bailleurs de fonds, organismes communautaires, hôpitaux et cliniques, praticiens, associations professionnelles, établissements d'enseignement, fournisseurs d'information et médias - et discuté de moyens pour y parvenir.
Domaines d'élaboration
1. Chercheurs
On a proposé les moyens suivants pour encourager les chercheurs à prendre part à la recherche sur les ACPS et les PSN :
2. Bailleurs de fonds
Les bailleurs de fonds éventuels comprennent les organismes fédéraux de subventions de recherche (Instituts de recherche en santé du Canada, Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, Conseil de recherches en sciences humaines du Canada), les banques, les sociétés d'assurance, l'industrie et les fondations :
Avant de faire des démarches auprès d'un bailleur de fonds, il importe de peaufiner le projet. On a proposé d'organiser un concours de propositions de concept de demandes de financement, puis d'octroyer des subventions de démarrage aux candidats retenus pour l'élaboration d'une demande de subvention complète.
Quand on finance des services cliniques, une évaluation des services peut être exigée. Elle permet d'assurer le financement de la recherche sur l'évaluation des services cliniques, incluant l'intégration des services.
3. Organismes communautaires
Les organismes communautaires oeuvrant dans le domaine du VIH/sida sont à perfectionner leur capacité de recherche. Par exemple, le AIDS Committee of Toronto compte du personnel de recherche et d'évaluation à plein temps. De la même façon, le Réseau canadien autochtone du sida compte un employé à plein temps affecté à la recherche, et il a récemment décerné l'une des bourses de formation d'été, administrée dans le cadre du Programme de recherche autochtone, à une personne étudiant les pratiques de santé autochtones au Labrador et au Québec.
Il existe des ressources potentielles pour appuyer la recherche communautaire. Le Programme de recherche communautaire de la Stratégie canadienne sur le VIH/sida subventionne du personnel de soutien technique qui effectue de la recherche dans les organismes communautaires. Il est possible que ces ressources puissent être affectées à la recherche sur les ACPS et les PSN.
Le financement continu est essentiel pour renforcer la capacité de recherche des organismes communautaires. Les obstacles que posent les sphères de compétences peuvent nuire au financement. Par exemple, l'organisme Persons With AIDS Society de la Colombie-Britannique a cessé de recevoir du financement provincial pour ses travaux sur les ACPS et les PSN parce qu'on a jugé que la recherche relevait du gouvernement fédéral. Ainsi, une capacité de recherche prometteuse dans le domaine de la recherche sur les ACPS et les PSN est incapable de poursuivre ses travaux.
Les organismes communautaires sont essentiels au recrutement dans le domaine de la recherche et à la participation à celle-ci ainsi qu'à la transmission du savoir entre les membres de la collectivité et les chercheurs. Une façon de réaliser des progrès dans le domaine de la recherche sur les ACPS et les PSN, c'est de faciliter la communication entre les organismes communautaires au sujet de leurs activités de recherche dans ce domaine et les chercheurs oeuvrant dans le même domaine. Une autre façon est de subventionner les publications des chercheurs des organismes communautaires dans des revues soumises à un examen par les pairs ainsi que l'interprétation des preuves présentées dans ces revues.
4. Hôpitaux et cliniques
Il y a un certain nombre d'hôpitaux et de cliniques au Canada où l'on pourrait effectuer des recherches sur les ACPS et les PSN et le VIH/sida :
Il y a cependant peu de cliniques où les ACPS sont entièrement intégrées, ce qui constitue un obstacle à la recherche sur l'intégration des soins.
5. Praticiens
Il y a relativement peu de praticiens des ACPS qui se spécialisent dans le VIH/sida. Ceux qui le font sont très occupés.
L'approche des praticiens classiques peut chevaucher celle des praticiens complémentaires/parallèles. Il pourrait être possible de travailler avec ces praticiens pour renforcer la recherche sur les ACPS et les PSN. Voici des suggestions pour y parvenir :
Il est possible de recueillir davantage de renseignements sur l'utilisation des ACPS et des PSN grâce aux bases de données d'observation sur le VIH/sida. En Ontario, le projet d'infrastructure d'information sur le VIH (le successeur de la base de données d'information sur le VIH de l'Ontario) est sur le point d'entreprendre la collecte approfondie de données sur les soins de santé que reçoivent les personnes vivant avec le VIH/sida en Ontario (voir
http://www.ohtn.on.ca/index_hiip.html). Il a été question d'inclure des informations sur les ACPS dans la base de données. Toutefois, le temps presse, le logiciel de la base de données étant dans les dernières étapes de préparation et d'installation (pour une démonstration interactive, voir
www.hyperweb.org/dev/CMS/index.html).
6. Associations professionnelles
Les associations professionnelles - de médecine classique et de médecine complémentaire et parallèle - peuvent aider à élaborer l'infrastructure de recherche et à obtenir des fonds de recherche. Elles peuvent faciliter les communications et le réseautage grâce à leurs listes d'envoi, sections et conférences. Elles peuvent promouvoir la formation et sensibiliser les gens aux ACPS et aux PSN ainsi qu'encourager la recherche dans ces domaines lors de leurs conférences annuelles et dans leurs programmes de formation continue. Enfin, elles peuvent renforcer la crédibilité et prêter main-forte aux candidats qui veulent remplir une demande de subvention pour des projets de recherche.
7. Établissements d'enseignement
En général, les participants ont indiqué qu'il y avait des besoins en ce qui concerne :
Un grand nombre d'initiatives sont en cours au Canada en vue d'accroître la capacité de recherche dans les ACPS et les PSN :
On pourrait également inclure des cours sur les ACPS et les PSN dans les programmes de formation dans le domaine du traitement du VIH :
Priorité 1 : Temps, ressources et soutien administratif pour travailler précisément à la création de partenariats et promouvoir la recherche sur les soins de santé intégratifs
Le groupe a rendu compte des domaines d'élaboration résumés plus haut. Le groupe a ensuite souligné l'importance d'avoir du personnel à plein temps qui se consacre précisément à la création de partenariats et à la promotion de la recherche sur les soins de santé intégratifs. Ce travail exige du temps, des ressources et du soutien administratif. Il existe un certain nombre de modèles possibles :
Pour accroître la recherche sur les ACPS et les PSN dans le domaine du VIH/sida, il faut des ressources et du temps dans le but de créer des partenariats, explorer des possibilités et faire connaître davantage les ACPS et les PSN dans les programmes et réseaux existants de prévention du VIH/sida.
Tout le monde s'est entendu sur le fait qu'on doit financer l'embauche de personnel à plein temps pour entreprendre des activités visant à renforcer la recherche sur les ACPS et sur les PSN dans le domaine du VIH/sida. On a signalé les activités suivantes, mais elles ne sont pas classées par ordre de priorité :
Braitstein et al. Information seeking and health care utilization patterns among people living with HIV/AIDS who currently use both antiretrovirals and complementary therapies in British Columbia. 9e conférence annuelle sur la recherche sur le VIH/sida, résumé 340P. Journal canadien des maladies infectieuses, 1999:11 (suppl. B).
Cain R, Pawluch D, Gillett J. Practitioner Perspectives on Complementary Therapy Use Among People Living with HIV. Ottawa, Santé Canada. 1999.
Crouch R, Elliott R, Lemmens T, Charland L. Approches complémentaires et parallèles en santé et VIH/sida : questions de droit, d'éthique et de politiques dans la réglementation, Montréal, Réseau juridique canadien VIH/sida, 2001.
Furler M et al. (2000a) Patient reported complementary and alternative medicine (CAM) use - - An interim assessment of drug utilization patterns for patients attending Ontario HIV outpatient clinics. 9e conférence annuelle sur la recherche sur le VIH/sida, résumé 340P. Journal canadien des maladies infectieuses, 2000:11 (suppl. B).
Furler M et al. (2000b) Gender differences in the drug utilization patterns of HIV infected outpatients: an interim analysis. journée de recherche du Réseau ontarien de traitement du VIH, le 27 novembre 2000, Toronto (Ontario), 2000b (compte rendu disponible en ligne à
www.ohtn.on.ca).
Furler M et al. Physician awareness of complementary and alternative medicine use. 10e conférence annuelle sur la recherche sur le VIH/sida, résumé 363P. Journal canadien des maladies infectieuses, 2001, 12 (suppl. B).
Health KV, Gatarick N, Yip B et al. Complementary therapy use in a province-wide HIV/AIDS drug treatment programme. 8e conférence annuelle sur la recherche sur le VIH/sida, résumé C335, Journal canadien des maladies infectieuses, 1999, 10 (suppl.).
Kamyab M, Gibson S, Ridsdate V, Ansell C, Williams K. Changes in use of complementary and alternative therapy (CAT) among HIV+ patients in Saskatchewan. 10e conférence annuelle sur la recherche sur le VIH/sida, résumé 292P, Journal canadien des maladies infectieuses, 2001, 12 (suppl. B).
Kendall TR, Braitstein P, Chan K, Waselnuk G, Montaner JG, O'Shaughnessy MV, Hogg RS. Mind and body: sociodemographic and clinical characteristics of HIV+ individuals using meditation as a complementary therapy while on antiretrovirals in British Columbia, Canada. 9e conférence annuelle sur la recherche sur le VIH/sida, résumé 233P, Journal canadien des maladies infectieuses, 2000, 11 (suppl. B).
Kendall T. Optimal Environments for Integrated Care: Complementary and Alternative Medicine in HIV Management in British Columbia. Vancouver: British Columbia Persons With AIDS Society. 2001.
MacDonald CA, Blair S, MacDonald D, Ryan B, Bowmer I, Bognar C, Mills B. 2000. National HIV/AIDS Treatment Information Environmental Scan: Final Report.
McAmmond D. 2000. Facilitating the Integration of Complementary Therapies into HIV Care and Treatment: Current Status and Ideas for Action. ébauche, 2000.
Millson P, McMurchy D, Leeb K. 1999. Complementary Therapies: A HOOD Report on the Cost of HIV in Ontario. In: HIV Health Evaluation Update.
Robinson G, Millson P, Leeb K, Luby K, Rachlis A. Use of complementary therapies (Cts) by PHA enrolled in the HIV Ontario Observational Database (HOOD). 7e conférence annuelle sur la recherche sur le VIH/sida, résumé 434P, Journal canadien des maladies infectieuses, 1998, 9 (suppl A).
Health Hounds. Toward Integrative Care - Final Report from a National Strategic Planning Meeting on Complementary Therapies and HIV/AIDS, Montréal, 12 et 13 janvier, 2001.
Waring V, Tseng A, Salit I. Complementary therapy (CT): changes in patterns of use among HIV clinic patients. 7e conférence annuelle sur la recherche sur le VIH/sida, résumé 439P, Journal canadien des maladies infectieuses, 9 (suppl A).
Jose Berger
Bastyr University
Kenmore, WA (É.-U.)
Irma Boyle
Santé Canada
Ottawa (Ontario)
Paula Braitstein
BC People With AIDS (BCPWA)
Vancouver (C.-B.)
Stewart Brown
EHN Inc.
Toronto, (Ontario)
Roy Cain
McMaster University
Hamilton (Ontario)
Brian Foster
Santé Canada
Ottawa (Ontario)
Keith Gallicano
Chromedica Prime, Vancouver General Hospital
Axelson Biopharma Research
Burnaby (C.-B.)
Warren D. Hill
BC Centre for Disease Control
Vancouver (C.-B.)
Aaron Christopher Hoo
Vancouver (C.-B.)
Sean Hosein
Canadian AIDS Treatment Information Exchange (CATIE)
Toronto (Ontario)
Randy Jackson
Canadian Aboriginal AIDS Network (CAAN)
Ottawa (Ontario)
Debbie Kopansky-Giles
Canadian Memorial Chiropractic College
Toronto (Ontario)
William Lau
The Ontario HIV Treatment Network
Toronto (Ontario)
Glenda Meneilly
Oak Tree Clinic Women & Children's Health Centre of BC
Vancouver (C.-B.)
Darlene Ramsum
Tzu Chi Institute for Complementary and Alternative Medicine
Vancouver (C.-B.)
Ron Rosenes
Canadian Treatment Action Council (CTAC)
Toronto (Ontario)
Joan Simpson
Santé Canada
Ottawa (Ontario)
Michael J Smith
Santé Canada
Ottawa (Ontario)
Michael R Smith
Santé Canada
Ottawa (Ontario)
Kimberly Walker
Community Research Initiative Toronto (CRIT)
Toronto (Ontario)
Animateur :
Theo de Bruyn
Ottawa (Ontario)
Theodore de Bruyn
Le 27 février 2002
Les points de vue exprimés dans ce document sont ceux de l'auteur et des participants aux tables rondes, et ne reflètent pas forcément ceux de Santé Canada.
Le présent document de travail donne un vaste aperçu des problèmes relatifs à l'élaboration d'un programme de recherche dans le domaine des produits de santé naturels (PSN), des approches complémentaires et parallèles en santé (ACPS) et du VIH/sida. Le but du présent rapport est de faciliter la discussion et de déterminer les besoins prioritaires pendant la table ronde sur invitation à-propos du rôle des PSN et des ACPS chez les personnes vivant avec le VIH/sida : Élaboration d'un programme de recherche. La Direction des PSN, en collaboration avec la Division des stratégies en matière de ressources humaines en santé et la Division des politiques, de la coordination et des programmes sur le VIH/sida de Santé Canada a organisé cette table ronde en mars 2002.
Les objectifs de la table ronde sont :
Le travail de base de la table ronde a débuté par des consultations antérieures dans le domaine du VIH/sida et celui des ACPS et des PSN. À partir de ces consultations, le document de travail :
Le renforcement de la capacité de recherche et la progression du programme de recherche sur les ACPS et les PSN s'améliorent rapidement au Canada. Les chercheurs, les praticiens, les consommateurs, les fournisseurs d'information, l'industrie, le gouvernement et les bailleurs de fonds pour la recherche examinent activement les façons concrètes et précises pour aller de l'avant.
Dans ce contexte, il existe des synergies possibles entre le domaine du VIH/sida et celui plus étendu des ACPS/PSN. Grâce à leur vaste expérience de l'utilisation des ACPS/PSN, de la recherche, des organismes communautaires, des relations avec l'industrie, de la consultation et des groupes de pressions, les gens et les organismes oeuvrant dans le domaine du VIH/sida peuvent contribuer grandement à la recherche sur les ACPS/PSN.
D'autre part, cette progression dans le secteur plus étendu des ACPS/PSN pourrait aider à renforcer la capacité du domaine du HIV/sida à déterminer et à renforcer la recherche sur les ACPS et les PSN, de même que d'y participer, en particulier pour ce qui est de la recherche pertinente pour les personnes vivant avec le VIH/sida.
La table ronde des 10 et 11 mars 2002 visait à explorer les possibilités de collaboration et de renforcement mutuels sur les points suivants :renforcement de la capacité de recherche;
Ces domaines, en matière de consultations sur le VIH/sida et/ou de consultations sur les ACPS/PSN, ont été déterminés comme des champs d'action. L'objectif global de cette table ronde est de définir et de choisir les priorités principales pour chaque domaine et de définir des stratégies en vue de renforcer ces priorités.
Ce document de travail vise à fournir des renseignements de base et à stimuler la planification stratégique pour favoriser l'établissement d'un programme de recherche sur les produits de santé naturels (PSN), les approches complémentaires et parallèles en santé (ACPS), et le VIH/sida. Le document se veut une source pour les participants à la table ronde sur invitation en ce qui a trait au rôle des PSN et les ACPS sur le VIH/sida : élaboration d'un programme de recherche qui a eu lieu les 10 et 11 mars 2002. La table ronde est organisée par la Direction des produits de santé naturels (DPSN), en collaboration avec la Division des stratégies en matière de ressources humaines en santé et la Division des politiques, de la coordination et des programmes sur le VIH/sida de Santé Canada.
Objectifs de la table ronde :
Les jalons ont été posés lors de consultations antérieures avec les intervenants des domaines du VIH/sida et des ACPS/PSN (voir les références ci-dessous). Le présent document de travail s'appuie sur ces consultations pour :
Le National Center for Complementary and Alternative Medicine des États-Unis définit les ACPS (également appelé médecines complémentaires et parallèles ou MCP) comme suit (
http://nccam.nih.gov/health/) :
Les ACPS peuvent comprendre l'utilisation de PSN. Selon le Règlement sur les produits de santé naturels proposé (Gazette du Canada, Partie I, le 22 décembre 2001, p. 4939), « produit de santé naturel » réfère à une substance ou une combinaison de substances, une préparation homéopathique ou un remède traditionnel qui est fabriqué, vendu ou présenté comme pouvant servir :
Aux fins du Règlement, certaines substances (annexe 1) y sont assujetties et d'autres (annexe 2) ne le sont pas.
La présente table ronde, comme d'autres initiatives semblables, a lieu dans un contexte où les Canadiens et les Canadiennes ont de plus en plus recours aux ACPS et aux PSN. Plusieurs personnes adoptent ou utilisent des ACPS en tant que forme d'autonomie en matière de santé et peuvent avoir recours simultanément à plusieurs produits ou pratiques. Même si de plus en plus de personnes informent leur médecin et leur pharmacien quant à leur recours aux ACPS ou aux PSN, plusieurs ne le font toujours pas. En fait, plus de personnes ont recours aux PSN plutôt qu'aux médicaments d'ordonnance ou que de consulter un médecin. On voudrait, d'une façon générale, qu'il y ait de l'information fiable sur les ACPS et les PSN - que sont-ils? obtiendrai-je des résultats? où puis-je me les procurer? combien coûtent-ils? qui va les payer? - mais il y a également un manque d'accès rapide à l'information. En raison de l'incertitude et de l'aspect négatif entourant les ACPS et les PSN au sein du régime de soins de santé de médecine conventionnelle (ou de l'Ouest) qui prévaut, les personnes ayant recours aux ACPS et aux PSN ne sont pas enclins à en discuter avec leur fournisseur de soins de santé, à mentionner les effets indésirables et à obtenir des renseignements utiles de leur fournisseur de soins de santé. Il y a cependant des initiatives en cours, dont quelques unes sont décrites ci-dessous, visant à mieux renseigner sur les ACPS et les PSN, à améliorer la formation des professionnels en ce qui a trait aux ACPS et aux PSN, à fournir des renseignements fiables et accessibles aux personnes qui ont recours aux ACPS et aux PSN ainsi qu'à établir la valeur des ACPS et des PSN au sein du système de la santé.
Dans ce contexte, la présente table ronde est axée sur la façon de favoriser la recherche sur les ACPS et les PSN au Canada, particulièrement par rapport au VIH/sida.
Le rôle que joue chaque organisateur de la table ronde est distinct du centre d'intérêt de la table ronde, à savoir la façon de favoriser la recherche sur les ACPS et les PSN par rapport au VIH/sida. Les organisateurs sont définis ci-dessous.
La Direction des produits de santé naturels (DPSN, connue à l'origine sous le nom de Bureau des produits de santé naturels), Direction générale des produits de santé et des aliments, Santé Canada, a été crée en 1999. Elle a pour mandat « d'assurer aux Canadiens et aux Canadiennes un accès rapide à des PSN qui sont sûrs, efficaces et de haute qualité, tout en respectant la liberté de choix ainsi que la diversité philosophique et culturelle. » Conformément à son rôle principal consistant à réglementer les produits, la DPSN a publié, en décembre 2001, un cadre de réglementation proposé pour les PSN.
Malgré que le rôle principal de la Direction soit de réglementer les produits, on a rédigé des dispositions pour que la Direction puisse soutenir la recherche sur les PSN. La Direction dispose actuellement d'un million de dollars par année pour la recherche. Jusqu'à ce jour, elle a procédé à des consultations sur la façon d'utiliser ses fonds de recherche. Ces consultations étaient générales - élaborer un programme de recherche global pour la Direction - et ciblées - explorant, au moyen d'une série de conférences sur l'établissement des priorités, un certain nombre de sujets particuliers comprenant entre autres les interactions des médicaments avec les PSN, le rôle des PSN dans la santé des enfants et des adolescents ainsi que les normes et le contrôle de la qualité relatifs aux PSN. La Direction a exploré ces sujets individuellement ou en collaboration avec des organismes communautaires et des partenaires gouvernementaux. Le but recherché est de placer la Direction dans une position lui permettant de soutenir activement les projets de recherche et les initiatives dans un avenir rapproché, directement et en collaboration avec d'autres organismes de financement. Bien que les ACPS aient, dans le contexte, un impact sur les PSN, le programme de recherche de la Direction met plutôt l'accent sur les produits que sur la pratique.
Bien que la Direction n'ait pas de mandat précis quant au VIH/sida, les PSN constituent depuis longtemps une option que choisissent les personnes vivant avec le VIH/sida. Puisqu'une partie de son mandat est de créer des partenariats au sein de la communauté, la Direction tient à faciliter des façons de réaliser des recherches portant sur l'utilisation des PSN dans la prévention et le traitement du VIH/sida.
La Division des stratégies en matière de ressources humaines en santé, Direction générale de la politique de la santé et des communications, Santé Canada, a élaboré un dossier stratégique sur les ACPS, examinant les vastes conséquences sur le système de santé qu'engendre cette question de santé d'actualité et les conséquences futures.
En 2001-2002, on examinera entre autres les domaines suivants :
À compter du 1er avril 2002, le dossier stratégique sur les ACPS sera transféré à la DPSN, fournissant ainsi l'occasion de tenir compte de questions interdépendantes liées à la pratique, au praticien et au produit. Dans le cadre de son mandat actuel relativement à des questions liées aux ressources humaines en santé et au système de santé, la Division des stratégies en matière de ressources humaines en santé continuera de fournir l'occasion de prêter attention aux ACPS en ce qui a trait aux approches paramédicales et interdisciplinaires et d'appuyer l'initiative actuelle axée sur les ACPS dans les programmes de sciences de la santé.
La Division des politiques, de la coordination et des programmes sur le VIH/sida du Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses, Santé Canada, est responsable de la coordination la Stratégie canadienne sur le VIH/sida (SCVS). La SCVS a été lancée en 1998 en s'appuyant sur des consultations nationales d'envergure. S'ajoutant aux deux stratégies nationales précédentes sur le sida, SCVS n'a pas de contraintes temporelles, permettant ainsi une planification à long terme.
On a formulé, dans le cadre de consultations nationales, des recommandations sur les ACPS. Les projets que Santé Canada finance à cette fin comprennent :
De nombreuses personnes vivant avec le VIH/sida ont recours aux ACPS et aux PSN pour le maintien de leur santé ou à titre d'important outil de promotion et de maintien de la santé. La SCVS, guidée par la recommandation visant à supprimer les obstacles à l'accès à des traitements et à de l'information relative à des traitements complémentaires et parallèles, poursuivra son évolution dans ce domaine.
Des 42,2 millions de dollars affectés annuellement à la SCVS, 13,5 millions de dollars sont destinés à la recherche. De cette somme, les gestionnaires des Instituts de recherche en santé du Canada gèrent 11,7 millions de dollars et de ce montant, 3,5 millions de dollars sont affectés au Réseau canadien pour les essais VIH. La Division des politiques, de la coordination et des programmes sur le VIH/sida gère le 1,8 million de dollars restant, lequel est consacré à la recherche communautaire et, de ce montant, 800 000 $ doivent être consacrés à la recherche dans les communautés autochtones.
L'orientation en matière de soins, de traitement et de soutien aux personnes vivant avec le VIH/sida a changé (MacDonald et al, v; MacAmmond, 13; Cain et al, v) :
Cette nouvelle orientation est associée à l'arrivée de la polychimiothérapie antirétrovirale (Kendall, 1; Cain et al, 9). Le succès qu'obtiennent ces médicaments à réduire la charge virale et à prévenir la progression de la maladie est un aspect positif qui encourage les personnes vivant avec le VIH/sida à penser à la promotion de la santé et à la prévention de la maladie à long terme. Par contre, les effets secondaires des médicaments constituent un aspect négatif qui fait en sorte que les personnes vivant avec le VIH/sida cherchent des façons de gérer la toxicité de ces médicaments et de prendre des décisions relatives au traitement fondées sur leur état de santé général.
Les ACPS et les PSN font partie intégrante des stratégies en matière de santé et de mieux-être des personnes vivant avec le VIH/sida. Les thérapies utilisées sont nombreuses. Parmi celles que l'on mentionne fréquemment figurent les vitamines et les minéraux, la nutrition et les régimes alimentaires spéciaux, des techniques corps/esprit, des thérapies physiques et des massages ainsi que des agents médicinaux et à base de plantes (y compris la marijuana). Il y a d'importantes différences entre les femmes et les hommes qui ont recours aux ACPS/PSN. Pour un résumé des études canadiennes, voir Crouch et al, 122-124 (cf. Achilles et al, 269; MacAmmond, 11; Kendall, 5).
Le nombre de personnes vivant avec le VIH/sida déclarant utiliser une thérapie complémentaire/parallèle est plus élevé que celui déclarant consulter un praticien complémentaire/parallèle (Cain et al, 20). Pour certaines personnes, il en est ainsi parce qu'elles n'ont pas les moyens financiers de consulter un praticien (Kendall, 12). Il peut également en être ainsi en raison du fait que bon nombre de thérapies complémentaires/parallèles ne nécessitent pas l'intervention d'un praticien (Cain et al, 21). L'automédication de PSN est une stratégie à laquelle plusieurs personnes vivant avec le VIH/sida ont recours lorsque leurs moyens financiers pour utiliser des ACPS sont limités. Une autre stratégie consiste à utiliser des ACPS/PSN en alternance, en utilisant un produit un mois et un autre produit le mois suivant. Certaines personnes vivant avec le VIH/sida mangent moins pour payer des PSN (Kendal, 12-13).
Les raisons qu'invoquent le plus souvent les personnes vivant avec le VIH/sida pour avoir recours à des thérapies complémentaires/parallèles comprennent (Crouch et al, 16; Kendall, iv, 5-10; MacAmmond, 12) :
Les risques associés à l'utilisation des ACPS et des PSN par les personnes vivant avec le VIH/sida comprennent (Kendall, iv, 12-13) :
Les personnes vivant avec le VIH/sida et les praticiens (conventionnels et complémentaires/parallèles) sont confrontés au problème que constitue l'obtention de renseignements fiables et utiles sur les ACPS et les PSN, particulièrement en ce qui a trait à l'innocuité et à l'efficacité des thérapies ainsi qu'aux interactions possibles entre les PSN et les médicaments (MacDonald, 14, 27, 29, 33). En outre, bon nombre de personnes vivant avec le VIH/sida ont de la difficulté à comprendre l'information car elle n'est pas présentée dans un format facile d'accès à un niveau approprié d'alphabétisation (MacDonald, 17).
Pour les personnes vivant avec le VIH/sida, les principales sources d'information comprennent les personnes informées, les organisations nationales de lutte contre le sida, les organismes locaux/régionaux de lutte contre le sida, les conférences et les rencontres ainsi que les médias populaires (MacDonald, 23; Kendall, 15). L'établissement de réseaux de personnes vivant avec le VIH/sida - combinant leurs connaissances sur le VIH/sida et celles sur les ACPS et les PSN - constituent une importante source d'information (Kendall, 17). Bon nombre de personnes vivant avec le VIH/sida préfèrent recevoir en personne des renseignements sur les traitements d'une personne avec qui ils ont établi un rapport de confiance, comme leur fournisseur de soins de santé, un membre du personnel ou un bénévole d'un organisme de services en matière de sida ou d'une personne elle-même vivant avec le VIH/sida (MacDonald, 16).
Certaines personnes vivant avec le VIH/sida consultent abondamment Internet, mais il y a des populations qui n'y ont pas accès (MacDonald, 12, 17). Cependant, l'évaluation de la qualité d'un site Web est difficile et demande beaucoup de temps (MacDonald, 41). Il est nécessaire de posséder les compétences essentielles à l'évaluation et à l'application de l'information.
Alors que les personnes vivant avec le VIH/sida se tournent vers les fournisseurs de soins de santé pour obtenir des renseignements dans le but de prendre des décisions quant à leur santé, l'aide que les praticiens conventionnels et complémentaires/parallèles sont en mesure de fournir est souvent limitée. Les praticiens conventionnels ne connaissent peut-être pas les ACPS et les PSN ou il ne s'y intéressent peut-être pas ou ne les appuient peut-être pas. Les praticiens complémentaires n'ont souvent pas de connaissances à l'égard du VIH/sida (Kendall, 18). Toutefois, lorsque les praticiens conventionnels sont prêts à dialoguer avec leurs patients au sujet des ACPS et des PSN, ils ont la confiance de leurs patients, ils aident à atténuer les interactions possibles entre les PSN et les médicaments et aident à réduire le coût et le fardeau de la médication associés aux ACPS (Kendall, 24).
Les praticiens conventionnels et complémentaires/parallèles soulignent le besoin d'obtenir plus d'information fondée sur les résultats cliniques et scientifiques au sujet des thérapies complémentaires et parallèles (MacDonald, 31, 33). En outre, les praticiens complémentaires/parallèles souhaitent obtenir de l'information sur la pertinence ou la non pertinence du recours à diverses thérapies lorsque l'infection du VIH en est à un stade particulier ou dans le cas d'une infection opportuniste particulière. (MacDonald, 32).
Les consultations sur les ACPS, les PSN et le VIH/sida ont permis de déterminer plusieurs façons qui favoriseraient la recherche dans ce domaine (Vers des soins intégratifs, 9-11; Crouch et al, 107-116; MacAmmond, 35-42; Kendall, viii). En voici le résumé :
La DPSN et la Division des stratégies en matière de ressources humaines en santé, Santé Canada, ont tenu des consultations portant sur des questions liées aux ACPS/PSN : les priorités de recherche, la capacité de recherche et l'alphabétisation, les interactions entre les PSN et les médicaments, l'information et les décisions éclairées ainsi que le droit de la santé et l'éthique. Ces consultations fournissent une vue d'ensemble du contexte de la recherche sur les ACPS/PSN ainsi que l'information relative à des stratégies suggérées pour aller de l'avant.
Instituts de recherche en santé du Canada
Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), en tant que principal bailleur de fonds de la recherche sur la santé au Canada, jouent un rôle essentiel dans le développement de la capacité de recherche sur les ACPS/PSN. Leur objectif est d'exceller, selon les normes internationales reconnues de l'excellence scientifique, dans la création de nouvelles connaissances et leur application en vue d'améliorer la santé de la population canadienne, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada..
Les IRSC financent la recherche dans les domaines suivants :
Le financement régulier possible au sein des IRSC comprend :
Le financement stratégique possible au sein des IRSC comprend :
Même si les IRSC n'avaient pas accepté d'établir un institut consacré à la recherche sur les ACPS/PSN, comme il était souhaité au départ, ils commencent à s'intéresser à ce domaine. Plusieurs instituts collaborent avec la DPSN en vue de définir des priorités de recherche stratégiques sur les ACPS/PSN. Il est important de tenir compte d'éléments relatifs à la participation des IRSC dans ce domaine, parmi lesquels :
Direction des produits de santé naturels
Afin de soutenir la recherche sur les PSN, la DPSN y a, depuis sa création en 1999, affecté un million de dollars annuellement de son budget. Le principal rôle de la DPSN étant de réglementer les produits, et non de financer la recherche, elle a jusqu'à maintenant agi à titre d'animateur et de partenaire en recherche. Lorsque la DPSN agit seule, elle a pour mandat d'appuyer les activités de recherche qu'à l'égard des PSN. Pour étudier les questions plus vastes de recherche sur les ACPS, la DPSN collabore avec des partenaires.
La DPSN a regroupé des intervenants pour définir les besoins en recherche sur les PSN et a établi des partenariats avec les IRSC et d'autres fondations de recherche. Elle est également dans une position lui permettant d'entreprendre des projets précis pour « servir » de tremplin à la recherche sur les PSN. Ces projets comprennent les demandes de bourses de formation du personnel des IRSC et de la DPSN, l'élaboration d'un programme, des subventions pour le démarrage de projets de recherche, etc.
Grâce à ses consultations, la DPSN a défini quatre initiatives stratégiques (Smith, 4-5) qui sont :
La DPSN a récemment demandé conseil aux intervenants relativement aux activités futures dans le domaine de la recherche sur les PSN. Il est ressorti de la consultation qu'à court terme, la DPSN (O'Hara, i-ii) devrait :
Les activités de la DPSN ayant trait à la recherche sur les PSN visent le soutien d'un cadre réglementaire proposé pour les PSN au Canada, ce qui comprend des activités telles que la gestion d'une information nouvelle sur les PSN, le développement de la capacité de recherche, etc. Le Règlement sur les produits de santé naturels proposé a été publié dans la Gazette du Canada, Partie I, le 22 décembre 2001, pp. 4912-4971 (disponible depuis l'adresse suivante :
http://www.canada.gc.ca/gazette/part1/pdf/g1-13551. pdf). Le Règlement s'appliquerait aux produits qui correspondent à la définition des PSN (voir ci-dessus). Les PSN seraient considérés un sous-ensemble de médicaments aux termes de la Loi sur les aliments et drogues. Voici les principaux éléments du Règlement proposé :
En vertu de ce Règlement, la DPSN constituera l'organisme chargé d'approuver les essais cliniques portant sur les PSN.
Groupe de travail sur la capacité et la culture de recherche
Le manque de sensibilisation, de connaissances, d'expérience et de compétence relatif à la recherche et aux méthodes de recherche dont font preuve les praticiens et les éducateurs complémentaires/parallèles constituent un obstacle à la recherche sur les ACPS/PSN. Un atelier tenu récemment a permis de déterminer quatre besoins essentiels (Boon, 2, 10-13) :
L'atelier s'est traduit par de nombreuses recommandations particulières sur la façon de répondre à ces besoins et l'établissement de quatre stratégies prioritaire (Boon, 2) :
Table ronde sur l'information et les décisions éclairées
La diffusion et l'utilisation d'information fiable sur les ACPS/PSN ainsi que l'habilitation des personnes à prendre des décisions éclairées à l'égard des ACPS/PSN est un thème permanent des consultations sur les ACPS/PSN, y compris des consultations avec les personnes vivant avec le VIH/sida. Une table ronde sur l'information et les décisions éclairées tenue récemment s'est penchée sur quatre domaines préoccupants (de Bruyn 2001a) :
Les participants ont formulé plusieurs recommandations quant à la façon de générer des renseignements et des connaissances qui répondraient aux besoins des consommateurs et des praticiens :
Table ronde sur le droit de la santé et l'éthique
Le recours aux soins et aux produits de santé - conventionnels ou complémentaires/parallèles - comprend la prise en compte d'éléments liés à la conduite éthique et juridique des fournisseurs de soins de santé, aux établissements de soins de santé et aux fabricants de produits de santé. Ces éléments ont fait l'objet d'une table ronde sur le droit de la santé et l'éthique tenue récemment. La discussion a entre autres porté sur les sujets suivants (de Bruyn 2001b) :
La discussion sur les rapports entre les praticiens et les personnes ayant recours aux ACPS/PSN est d'une grande pertinence quant à la recherche sur les pratiques exemplaires dans le cadre de la prestation des services de soins de la santé. Les participants ont fait remarquer qu'il y avait un besoin de praticiens possédant de l'expérience (de Bruyn 2001b, 8) à l'égard :
Les préoccupations des participants à l'égard de la déontologie en matière de recherche sur les ACPS/PSN importe également dans le cadre de recherche sur les ACPS/PSN (de Bruyn 2001b, 16). Les participants ont observé que les connaissances et le jugement requis pour évaluer les protocoles d'essais cliniques sur les PSN sont très différents de ceux servant lors d'essais portant sur des produits allopathes. Certains participants craignaient que les membres des comités d'éthique pour la recherche puissent ne pas posséder les connaissances suffisantes sur les PSN et puissent être trop conservateurs lors de l'évaluation de méthodologies innovatrices de recherche. Les participants ont mentionné qu'il serait difficile pour les membres des comités d'éthique sur la recherche de recruter des personnes détenant les compétences appropriées en matière de PSN.
Conférence sur l'établissement des priorités de recherche
La Conférence sur l'établissement des priorités de recherche de 1999 a énoncé l'orientation initiale de la recherche sur les PSN pour Santé Canada (Conférence sur l'établissement des priorités, 1). Il est recommandé que la recherche soutenue par Santé Canada :
Lors de la conférence, on a également défini cinq priorités de recherche (Conférence sur l'établissement des priorités, 12) :
Priorités de recherche sur l'interaction entre les PSN et les médicaments
On a constamment abordé, lors des consultations au sujet de la recherche sur les PSN, la question des interactions entre les PSN et les médicaments. La DPSN a récemment tenu une conférence pour établir les priorités de recherche dans ce domaine (de Bruyn 2002).
En général, les participants ont recommandé d'accorder la priorité à la recherche portant sur :
Dans le domaine de la recherche biomédicale, clinique et épidémiologique, les quatre priorités étaient :
Dans le domaine de la recherche sur la production de rapports, la diffusion et l'utilisation de renseignements au sujet des interactions, les quatre priorités étaient :
Comme l'indique le résumé ci-dessus des récentes activités qui ont eu lieu, le Canada est témoin d'un mouvement croissant vers le développement de la capacité de recherche et l'avancement de l'élaboration d'un programme de recherche à l'égard des ACPS et des PSN. Les chercheurs, les praticiens, les consommateurs, les fournisseurs de renseignements, l'industrie, le gouvernement et les responsables du financement de la recherche étudient activement des façons particulières et concrètes d'aller de l'avant.
Dans ce contexte, il y a une synergie possible entre le domaine du VIH/sida et le domaine plus vaste des ACPS/PSN. Les personnes et les organismes oeuvrant dans le domaine du VIH/sida ont beaucoup à offrir à la recherche sur les ACPS/PSN en raison de leur grande expérience en ce qui a trait à l'utilisation des ACPS/PSN, à la recherche (biomédicale, clinique, épidémiologique, socioculturelle, communautaire), aux organismes communautaires, aux relations de l'industrie ainsi qu'à la consultation et aux pressions politiques.
Du même coup, le mouvement dans le domaine plus vaste des ACPS/PSN peut aider à renforcer la capacité du domaine du VIH/sida à définir la recherche sur les ACPS et les PSN, à y participer et à favoriser son avancement, particulièrement en ce qui a trait à la recherche qui est d'un grand intérêt pour les personnes vivant avec le VIH/sida.
Le but visé par la table ronde des 10 et 11 mars 2002 est d'explorer la possibilité de synergie - renforcement et collaboration mutuelle - dans plusieurs domaines précis. Ces domaines ont été sélectionnés parce qu'on a déterminé qu'ils constituaient des domaines d'intervention dans le cadre de consultations sur le VIH/sida ou les ACPS/PSN :
Ci-dessous, vous trouverez de brefs résumés de ces domaines. Ces résumés ne se veulent pas définitifs, ils visent plutôt à déterminer quelques termes récurrents dans ce domaine. L'objectif général de la table ronde est, pour chacun de ces domaines :
Le développement de la capacité de recherche réfère aux efforts déployés dans le but d'accroître la capacité et le niveau de préparation des personnes et des organisations à définir, à élaborer et à effectuer la recherche sur les ACPS/PSN. Voici quelques besoins définis lors d'une consultation tenue récemment :
Les chercheurs dans le domaine des ACPS/PSN ont insisté sur le besoin d'utiliser ou d'élaborer des méthodologies appropriées à la thérapie faisant l'objet de l'examen, ce qui peut être une difficulté en soi. Par exemple, quelles sont les méthodes de recherche appropriées lorsque l'on étudie des pratiques fondées sur la relation corps-esprit? Ou quelles sont les méthodes de recherche appropriées lorsque l'on est confronté à des thérapies non homologuées (p. ex. des schémas posologiques de traitements individualisés, le dosage incrémentiel de produits, le recours à des produits non homologués ou à des préparations uniques de produits, etc.)? Bien que l'on puisse avoir recours à des essais cliniques contrôlés et aléatoires ou, dans certains cas de les modifier, dans d'autres, il peut être nécessaire d'avoir recours à des méthodes de recherche différentes telles des rapports de cas, des séries de cas, des études cas-témoins, etc. Les chercheurs demandent la tenue de rencontres et la mise en oeuvre de mécanismes au moyen desquels ils peuvent être en mesure d'aborder des questions méthodologiques et d'établir des liens entre les différentes écoles de pensée méthodologiques (p. ex. dans le cas des chercheurs médicaux conventionnels). Parmi les questions devant être abordées, il y a les types de données (quelles données sont pertinentes? quelles données sont appropriées?) et les mesures des résultats (que mesure-t-on? la mesure est-elle appropriée?)
Lors de consultations au sujet de la recherche sur les PSN, il y a des priorités qui revenaient constamment, parmi lesquelles :
La recherche en pratiques de santé comprend celle visant à comprendre les modalités des pratiques et des soins complémentaires/parallèles, à documenter leurs effets sur la santé, à déterminer leur efficacité, à établir leur rapport coût-efficacité, etc.
La recherche dans le domaine des services de santé comprend la recherche sur les façons dont les ACPS sont offertes, les différents types de combinaisons de soins de santé des ACPS et conventionnels, les coûts associés aux ACPS, etc. Les domaines d'activité recommandés incluent :
Les consommateurs ayant recours aux ACPS/PSN veulent obtenir des renseignements sur les ACPS/PSN fiables, faciles d'accès et faciles à comprendre. Par conséquent, les intermédiaires en santé et les fournisseurs de renseignements sont à évaluer et à sélectionner les renseignements sur les ACPS/PSN, à les présenter de façon à ce qu'ils soient facilement accessibles par les consommateurs et à accroître les capacités des praticiens et des consommateurs à s'en servir. Les façons recommandées pour faciliter la diffusion et la mise à jour des renseignements comprennent :
Les efforts déployés pour promouvoir la recherche sur les ACPS/PSN sont de plus en plus présents au Canada. Les personnes vivant avec le VIH/sida, leurs organismes nationaux et communautaires et leurs praticiens ont tous contribué à ce mouvement, mais d'autres parties et d'autres intervenants - d'autres organismes et collectivités oeuvrant dans la santé, les praticiens utilisant les ACPS, l'industrie, Santé Canada - y ont également contribué. Quelles sont les façons permettant d'établir et de renforcer les liens entre le domaine du VIH/sida et le domaine plus vaste des ACPS/PSN?
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Les 17 et 18 mars 2002, Toronto (Ontario)
La Direction des produits de santé naturels et
Hospital for Sick Children Foundation
Rapport préparé par
Dennis Patrick O'Hara, DC, ND, PhD
Les points de vue exprimés dans ce document sont ceux des participants à la conférence, et ne reflètent pas forcément ceux de Santé Canada
Dans le cadre de son mandat pour faciliter la recherche sur les produits de santé naturels (PSN), et en harmonie avec son objectif qui est de favoriser la collaboration et l'établissement de partenariats, la Direction des produits de santé naturels (DPSN) de Santé Canada a poursuivi sa relation avec la Fondation de The Hospital for Sick Children en co-présentant une deuxième conférence portant sur la recherche sur les PSN sur les enfants et les jeunes les 17 et 18 mars 2002. Parmi les participants, on retrouvait des universitaires et des chercheurs, des pédiatres et des praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé (ACPS), des parents, des administrateurs d'hôpitaux ainsi que des représentants des secteurs d'activités relatifs aux PSN et des représentants de différents organismes gouvernementaux.
On a demandé aux participants à la conférence :
Lors de discussions de groupes ou plénières, les participants ont déterminé quatre priorités de recherche pour atteindre ces objectifs.
1. Créer une base de données relatives à l'utilisation et évaluer les données actuelles sur les PSN relatives aux enfants. Il sera utile de déterminer les PSN les plus couramment utilisés par les enfants canadiens et les maladies les plus souvent traitées et d'inventorier les recherches déjà effectuées.
2. Explorer les questions de science fondamentale et de science clinique. Nos connaissances sur les PSN et leur utilisation par des enfants et des jeunes sont encore limitées; ces lacunes peuvent seulement être comblées par la science fondamentale et la recherche clinique.
3. Établir des priorités pour la traduction et le transfert des connaissances aux consommateurs. Les consommateurs désirent des renseignements compréhensibles et exacts sur les PSN, surtout lorsque leurs enfants utilisent ces produits. Ils veulent mettre leur confiance dans les produits qu'ils utilisent (à l'égard de l'efficacité, de la sûreté et de la qualité) et aux renseignements qu'ils reçoivent (au sujet des revendications à l'égard des produits et leur contenu).
4. Chercher des questions d'ordre éthique connexes aux soins de santé des enfants et des méthodologies de recherche pour l'étude de l'utilisation des PSN par les enfants. Les politiques qui guident la recherche d'ordre éthique relative à des enfants doivent être mieux élaborées. On doit également établir des directives pour la recherche en matière de PSN qui respectent les méthodes scientifiques acceptées et les différents paradigmes de l'utilisation des PSN.
Au cours des séances de travail et des séances plénières, les participants ont partagé leurs connaissances spécialisées, leurs expériences et leurs opinions avec enthousiasme et bienveillance. On a noté que la recherche sur l'utilisation des PSN par les enfants devrait également inclure le foetus puisque les PSN que la mère utilise peuvent également avoir des conséquences sur l'enfant à naître. Plusieurs participants ont souligné que les enfants et les jeunes sont souvent « oubliés » lorsqu'il est question de recherche en matière de soins de santé. Trop souvent, les résultats des recherches effectuées sur des adultes sont simplement extrapolés à ces jeunes.
Dans le cadre de son mandat pour faciliter la recherche sur les produits de santé naturels (PSN), et en harmonie avec son objectif qui est de favoriser la collaboration et l'établissement de partenariats, la Direction des produits de santé naturels (DPSN) de Santé Canada a poursuivi sa relation avec la Fondation de The Hospital for Sick Children en co-présentant une deuxième conférence portant sur la recherche sur les PSN sur les enfants et les jeunes les 17 et 18 mars 2002. La première conférence collective s'est déroulée les 30 novembre et 1er décembre 2001 à Toronto et a porté sur l'examen de priorités en matière de financement pour la recherche sur les PSN sur les enfants et les jeunes.
La conférence de 2002 a eu lieu au Metropolitan Hotel à Toronto, Ontario. Parmi les participants, on retrouvait des universitaires et des chercheurs, des pédiatres et des praticiens des approches complémentaires et parallèles en santé (ACPS), des parents, des administrateurs d'hôpitaux ainsi que des représentants des secteurs d'activités relatifs aux PSN et des représentants de différents organismes gouvernementaux, y compris la Direction des produits thérapeutiques et la DPSN. La conférence a été coprésidée par Michael J. Smith, conseiller en chef à la DPSN et Sunita Vohra, pédiatre et chercheuse à l'Hospital for Sick Children à Toronto.
La conférence comportait trois objectifs. On a demandé aux participants à la conférence :
Suite aux mots de bienvenue de Michael J. Smith de la DPSN et de Gwen Burrows de la Fondation de The Hospital for Sick Children, tous les participants se sont présentés au reste du groupe. Afin de fournir de la documentation pour les séances de travail qui suivront, différents conférenciers ont parlé de l'utilisation des PSN par les enfants, en s'appuyant sur leur expérience ou leurs connaissances spécialisées. Allison McCutcheon du Department of Botany à l'University of British Columbia à parlé du « Contrôle de la qualité et la recherche sur les normes de produits pour les PSN », alors que Sunita Vohra a donné un aperçu de son travail en tant que pédiatre et en tant que spécialiste en recherche clinique. Christine Harrison, bioéthicienne à l'Hospital for Sick Children, a parlé des « Produits de santé naturels et les enfants : l'éthique en matière de soin et de recherche ». Sydney MacInnis a abordé le point de vue des parents tandis que Maureen Horne-Paul, docteure en naturopathie, a offert le point de vue d'un praticien des ACPS. On a remis à tous les participants une copie papier des présentations des différents conférenciers ainsi qu'un document-synthèse. Voici un résumé de ces présentations.
Après les présentations matinales suivies du déjeuner, l'animateur a examiné les objectifs de la conférence et les étapes par lesquelles passeraient les discussions. Il a noté que, même si la DPSN ne pourra peut-être pas se conformer à toutes les recommandations proposées par les participants, il est pourtant important que chaque groupe de travail donne des conseils détaillés et éloquents pour chacune de ses propositions. Les participants (y compris les présentateurs) se sont ensuite réunis en quatre groupes présélectionnés. Les groupes de travail se sont simultanément rencontrés pendant une heure et demie afin d'examiner une variété de priorités et d'options qui permettraient d'atteindre les objectifs établis pour la conférence. Ils ont éventuellement réduit leur nombre de propositions pour en arriver à une liste de cinq priorités au plus.
Pendant la séance plénière qui a suivi, un informateur de chaque groupe a présenté un aperçu des priorités de son groupe aux autres participants. Par des consultations avec les participants, ces priorités ont été consolidées dans la liste préliminaire de priorités ci-dessous.
Pendant la deuxième journée de la conférence, les participants ont voté pour consolider davantage et réduire leurs centres d'intérêts à quatre priorités de recherche :
Les participants se sont eux-mêmes regroupés en groupes de travail sur ces quatre priorités de recherche. Au cours de la séance de travail qui a suivi, chaque groupe de travail a conçu des stratégies qui feraient progresser leur priorité. On a discuté des possibilités et des défis qui pourraient survenir lors de la mise en oeuvre de chaque stratégie. Un informateur a de nouveau présenté le travail de son équipe aux autres participants au cours de la séance plénière ultérieure.
Au cours de la troisième et de la dernière séance de travail, les groupes de travail ont discuté des « étapes à venir » qui pourraient être abordées afin de mettre en oeuvre chaque stratégie déterminée au cours de la séance précédente. Les groupes de travail ont présenté des étapes concrètes et pratiques pour guider la mise en oeuvre des différentes stratégies choisies comme priorité de recherche qui a été le centre de leur attention. Les « étapes à venir » servaient de plan pour décrire les tâches de chacun et le moment d'effectuer ces tâches. On a également discuté des sources de financement possibles (s'il y a lieu).
Les résultats des ces délibérations sont décrits dans le reste du présent rapport. Au cours de la discussion qui suit, chaque priorité est présentée grâce à des renseignements généraux décrivant la pertinence de cette priorité. Les stratégies et les étapes à venir possibles pour faire progresser la proposition sont ensuite présentées, parfois dans des sections séparées et parfois incorporées dans une discussion.
Contexte
Avant d'étudier l'efficacité, la sûreté et la qualité des PSN, il serait utile de diriger cette recherche vers les PSN les plus utilisés parmi les enfants canadiens. Il serait également utile de connaître les maladies le plus souvent guéries par des PSN, soit conjointement avec des produits et des thérapies conventionnelles soit uniquement avec des PSN. Dans le même ordre d'idées, il serait prudent d'examiner les données existantes sur les PSN afin de déterminer les recherches déjà effectuées, ce qui permettrait d'éviter le chevauchement des initiatives. Est-ce que cette recherche est suffisamment rigoureuse? Est-ce que la prise ou l'utilisation de certains PSN en particulier ont entraîné des effets indésirables?
Stratégies
1. Réaliser un sondage à l'échelle nationale pour connaître quelles personnes utilisent quels produits, le moment où elles utilisent ces produits et les raisons de cette utilisation. Au départ, les sondages pilotes pourraient se dérouler dans le bureau des médecins (omnipraticiens et pédiatres), et peut-être être menés par des sages-femmes et des obstétriciens ainsi que dans des hôpitaux pédiatriques déterminés. Une fois le sondage dirigé et validé, un sondage à l'échelle national pouvait être effectué dans des sites sentinelles déterminés (telles les cliniques dans les hôpitaux pédiatriques et les cliniques de santé publique où de nombreux enfants sont traités), dans les pharmacies (en utilisant des comptoirs de service avec écran tactile) et dans les établissements commerciaux où les utilisateurs finaux achètent des produits. Ces sondages pourraient être plus élaborés afin d'inclure les praticiens des ACPS, les revues spécialisées (comme les revues sur les rôles parentaux) et les salons professionnels.
Le sondage ferait intervenir différents intéressés dans le processus de la recherche sur les PSN. Il aiderait à augmenter la sensibilisation du public envers les PSN, et le but et les résultats du sondage pourraient être rendus publics par des médias scientifiques et populaires. Pour atteindre des résultats aussi représentatifs que possible de la population canadienne, les chercheurs doivent veiller à ce que le choix des sites participants ne détermine pas d'avance et par inadvertance les données (c.-à-d. éviter les biais de sélection). Ils doivent veiller à ce que les répondants soient disposés à divulguer des renseignements pour le sondage, surtout lorsque les sondages sont distribués aux bureaux de médecins puisque bon nombre d'utilisateurs de PSN ne divulguent pas automatiquement ces renseignements à leur médecin. Les sondages doivent être élaborés de façon à s'adapter à toutes les cultures, et leur distribution et leur collecte nécessiteront une coordination étroite. Les coûts d'un tel sondage pourraient être assez élevés.
2. S'inspirer des sondages existants pour effectuer le sondage national telle l'Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes (appuyée par Développement des ressources humaines Canada) et d'autres sondages similaires existants. En utilisant ces sondages déjà bien établis, il sera possible de recueillir des renseignements sur une base fiable et continue. Il sera également possible d'étudier les phases de l'utilisation des PSN et de se concentrer sur des sujets d'intérêts précis. Comme c'est souvent le cas, recevoir du financement pour ce genre d'initiative peut s'avérer compliqué.
3. Déterminer, mettre en rapport et évaluer les données actuelles sur les PSN - Les données existantes sur les PSN devraient être évaluées afin de vérifier si elles peuvent offrir des renseignements utiles sur l'utilisation des PSN par les enfants et les jeunes. Des bases de données telles la Pharmacist's Letter et NAPRALERT (NAtural PRoducts ALERT) pourraient être évaluées puisqu'elles possèdent de bonnes références, qu'elles sont mises à jour quotidiennement, qu'elles prennent en considération la gamme posologique, l'efficacité et les contre-indications et qu'elles traduisent les recherches publiées en d'autres langues. La Lawrence Review of Natural Products pourrait être une autre base de données à examiner.
Puisqu'une quantité énorme de renseignements devraient être évalués et synthétisés, on aurait besoin de gens qualifiés dans le domaine de la technologie de l'information et de l'utilisation d'études méthodiques et de méta-analyses. Un réseau virtuel et/ou un centre de coordination pourraient mettre en valeur les capacités et les efforts de nombreux experts dans ces domaines. Il serait peut-être également possible d'établir un partenariat avec des groupes qui possèdent les mêmes intérêts, surtout les revues scientifiques qui, occasionnellement, cherchent des rapports de synthèse.
Par conséquent, puisque l'on ne peut accéder pleinement à ces bases de données qu'en s'abonnant, certains coûts pourraient être impliqués. Certaines bases de données et certains examens sont plus conviviaux que d'autres et on aurait besoin de différents degrés de compétences et de connaissances spécialisées pour naviguer efficacement afin d'atteindre nos buts. L'accès public aux bases de données sur les PSN et leur utilisation dans les soins de santé destinés aux enfants pourrait aider les Canadiens et les Canadiennes à faire des choix plus éclairés. Comme il vient d'être mentionné, ces bases de données ne sont souvent accessibles qu'en s'abonnant et sont souvent écrites dans un langage très technique qui est compréhensible uniquement par les experts, c'est pourquoi elles ne seraient normalement pas à la portée de la plupart des consommateurs. On discute plus loin de ces préoccupations dans le rapport dans la section de la traduction et du transfert de l'information (se référer aux pages 14, 15 et 16).
L'appropriation des données est une autre préoccupation. Il existe peut-être des préoccupations concernant les droits de propriété et/ou les permis qui empêchent les données, une fois extraites, d'être publiées et utilisées comme nous le souhaiterions. On a remarqué qu'en Europe et aux États-Unis, ces questions sont traitées par des lois qui régissent la divulgation.
4. La collaboration possible avec le Centre de collaboration Cochrane mérite un commentaire particulier. Le Centre de collaboration Cochrane est un organisme international qui prépare et conserve des études méthodiques que la population en général peut utiliser pour prendre des décisions plus éclairées sur différents produits et différentes thérapies de soins de santé. Le Centre possède déjà des domaines ou des réseaux qui prêtent une attention particulière à la médecine complémentaire (sous l'autorité du Dr Brian Berman à l'University of Maryland School of Medicine), et la santé des enfants (coordonné par Dre Terry Klassen, présidente du Department of Paediatrics à l'University of Alberta à Edmonton). Puisque ces domaines ou réseaux du Centre de collaboration Cochrane appuieront les groupes d'études collectifs, il sera peut-être possible d'établir un partenariat avec eux. Un tel partenariat augmenterait le nombre d'interactions positives entre les membres du Centre de collaboration Cochrane et les chercheurs et praticiens des ACPS. Ceci permettrait l'étude et l'évaluation méthodiques, par un réseau existant composé d'experts, de données actuelles sur l'utilisation des PSN par les enfants et les jeunes. Le cas échéant, on pourrait effectuer des études méthodologiques et des méta-analyses supplémentaires.
Étapes à venir
1. Établir un centre d'excellence national (CEN) pour les PSN et les ACPS dont les composantes sont regroupées par géographie et par expertise. La vulnérabilité et les besoins géographiques locaux seraient pris en considération, au même titre que l'expertise des différentes spécialités et pratiques. La pédiatrie serait une des trois priorités les plus importantes pour ce CEN. Cette recommandation serait prescrite à des réseaux de praticiens, des organismes de financement, des universités, des hôpitaux, des secteurs d'activités et le grand public. En travaillant avec un large éventail d'intéressés - c.-à-d. des chercheurs, des praticiens et des consommateurs - et en établissant des liens avec des organismes nationaux (p. ex., la Société canadienne de pédiatrie), on se trouverait à favoriser la sensibilisation au travail effectué par ce CEN ainsi que ses buts. Le CEN établira des critères d'examen pour sa base de données, accroîtra la capacité de recherche par de la formation et de l'enseignement et contribuera au transfert des connaissances.
On prévoit que des capitaux d'amorçage proviendront de la DPSN ainsi que du financement continu des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). On aura peut-être accès à du financement de contrepartie de la part des fondations locales. Le CEN devrait être structuré de façon à ce que les sociétés puissent faire des dons déductibles.
La première priorité serait d'établir ce CEN d'ici les 6 prochains mois à la prochaine année. On espère également rendre fonctionnelle une base de données pendant ce laps de temps.
2. Effectuer une analyse du contexte pour inventorier les bases de données existantes. Cette tâche pourrait être accomplie par la DPSN et Santé Canada. L'analyse déterminerait les données existantes sur les PSN ainsi que les individus intéressés et qualifiés. En effectuant une telle analyse du contexte, il serait possible d'éviter le chevauchement des initiatives précédentes et de découvrir à quel moment ces initiatives ont cessé de répondre aux besoins particuliers des Canadiens et des Canadiennes.
Cette réalisation pourrait être un des premiers projets du CEN décrit ci-dessus. Afin que les données recueillies au cours de cette analyse demeurent actuelles et complètes, il serait nécessaire d'effectuer une surveillance et un examen continus.

Visionnez la table
Tableau 1 : Matrice de la science fondamentale et de la recherche clinique
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Contexte
Nos connaissances sur les PSN et leur utilisation par des enfants et des jeunes sont limitées; ces lacunes peuvent seulement être comblées par la science fondamentale et la recherche clinique. Certaines de ces lacunes se rapportent à la pharmacocinétique des PSN en général, mais particulièrement lorsqu'ils sont utilisés par des enfants. Les interactions entre les PSN et les médicaments et même entre les PSN et d'autres PSN représentent une autre lacune, puisque ces produits ne sont pas très bien examinés et compris. On doit effectuer de la science fondamentale et de la recherche clinique de façon méthodique afin d'établir des priorités et de combler les lacunes.
Stratégies
1. Déterminer les domaines pressants et/ou de haute prévalence en matière d'utilisation - c.-à-d. les domaines des soins pédiatriques qui ont des besoins particulièrement pressants et les PSN les plus fréquemment utilisés. La recherche préliminaire devrait d'abord se concentrer sur les problèmes de santé les plus souvent perçus en soins pédiatriques. Cette recherche initiale peut engendrer des essais cliniques plus exacts qui seront plus rigoureux. La pharmacocinétique des PSN ainsi que les interactions entre médicaments et PSN de même qu'entre PSN et PSN pourraient être des domaines de recherche possibles.
Prochaines étapes : Établir des critères permettant de décider des domaines clés de la recherche. On pourrait prendre en considération les critères suivants. Plus un domaine particulier pressant ou de haute prévalence répond à ces critères, plus on doit lui accorder un haut degré de priorité.
L'élaboration de critères de recherche aide également les chercheurs à déterminer les priorités lorsque les demandes de proposition sont effectuées.
D'après ces critères, on a suggéré comme centre d'intérêt de la recherche préliminaire quatre domaines de préoccupations cliniques : maladies inflammatoires, maladies infectieuses et immunitaires, maladies respiratoires et maladies mentales.
2. Construire une base de connaissances scientifiques. Après avoir décidé de se concentrer sur quatre maladies très courantes - c.-à-d. les maladies inflammatoires, les maladies infectieuses et immunitaires, les maladies respiratoires et les maladies mentales - il est possible de créer une matrice donnant des renseignements qui seraient examinés par la recherche. Pour chacune de ces maladies, les questions suivantes ou les domaines de recherche suivants pourraient être les centres d'attention des efforts, créant ainsi la matrice de renseignements construite dans le prochain tableau.
Étapes à venir : Utiliser la matrice et le critère de recherche susmentionné pour déterminer les domaines pressants ou de haute prévalence
3. Collaborer / co-opérer / communiquer avec des réseaux, des praticiens et l'expertise en matière de PSN existants - Les chercheurs qui étudient les PSN et les enfants devraient travailler avec des réseaux existants - p. ex., le Canadian Paediatric Clinical Pharmacology Network (CPCPN). Le CPCPN a récemment été établi pour relier six universités du Canada (UBC, Manitoba, Western, McMaster, Toronto et Montréal). Il est composé d'experts dans la recherche sur les médicaments auprès des jeunes.
Les tentatives pour susciter une telle collaboration peuvent soulever des problèmes concernant la crédibilité de la recherche sur les PSN et le rôle des PSN dans les soins aux patients et peuvent dévoiler les tensions qui risquent de surgir lorsque des cultures thérapeutiques, des programmes et des paradigmes différents entrent en contact les uns avec les autres. Cependant, puisque de plus en plus de patients et de consommateurs utilisent des PSN, on doit étudier la sûreté et l'efficacité de ces produits. Même si certains praticiens ne sont pas à l'aise par rapport à l'utilisation des PSN, les participants à la conférence croient que cette réticence ne pourrait empêcher l'étude de ces produits.
Il sera compliqué de créer des équipes de recherche qui peuvent, avec efficacité, faire avancer les trois stratégies mentionnées ci-dessus. Et, comme avant, il peut être problématique de se voir accorder suffisamment de financement. Néanmoins, les possibilités visant à accroître la portée et l'état d'avancement de la recherche, à favoriser une plus grande communication et coopération et à améliorer notre connaissance des PSN l'emportent de façon significative sur ces préoccupations. Le public manifeste beaucoup d'intérêt envers la recherche dans ce domaine et appuie ces efforts, et on bénéficie du soutien de champions bien connus. En outre, de plus en plus d'organismes de financement (telle la Fondation de The Hospital for Sick Children) consentent à financer et/ou à appuyer la recherche sur les PSN.
Étapes à venir : Entreprendre immédiatement les initiatives qui touchent la collaboration. Les membres du CPCPN se rencontreront en avril 2002. Un des participants à cette conférence y assistera.
Étapes à venir : Établir un partenariat avec les IRSC lorsque la recherche sur les PSN et leur utilisation par les enfants et les jeunes peuvent cadrer dans les programmes existants.
Étapes à venir : Considérer l'établissement d'un centre d'excellence national. Pour appuyer cet effort, on devrait tenir un atelier qui aiderait ses participants à :
Contexte
Les consommateurs désirent des renseignements compréhensibles et exacts sur les PSN, surtout lorsque leurs enfants utilisent ces produits. Ils veulent avoir confiance aux produits qu'ils utilisent (à l'égard de l'efficacité, de la sûreté et de la qualité) et aux renseignements qu'ils reçoivent (au sujet des revendications à l'égard des produits et leur contenu). On est préoccupé par le fait que les sources de renseignements crédibles sont peu abondantes ou difficiles d'accès ou difficiles à comprendre, alors que des sources facilement accessibles peuvent fournir des renseignements inexacts. On doit prendre en considération les besoins du consommateur - l'utilisateur final - au moment de concevoir les produits.
Stratégies
1. Reconnaître les renseignements de qualité sur Internet - L'Internet a la possibilité d'offrir des renseignements fiables et plausibles qui ont été traduits en langage convivial que le public en général peut comprendre. Certains sites Web offrent des monographies qui reposent sur des recherches médicales récentes fondées sur des résultats cliniques portant sur les PSN les plus couramment utilisés. Les sites qui assurent ce niveau de service de qualité pourraient apparaître sur une liste de sources de renseignements approuvées. Cette mesure permettrait de distinguer ces sites de ceux qui offrent des renseignements moins crédibles ou qui utilisent un langage technique difficile à comprendre pour un consommateur type.
2. Inventorier les professionnels bien renseignés sur les PSN - De nombreuses personnes donnent des renseignements et des conseils sur les PSN, mais leur degré de compétences et de connaissances varie. Seulement ceux qui sont bien renseignés devraient donner des conseils sur les PSN, surtout lorsque l'on est préoccupé par l'interaction entre les médicaments d'ordonnance et les PSN ou les médicaments en vente libre et les PSN. On devrait offrir des cours de formation professionnelle continue pour les professionnels, tels les pharmaciens, afin qu'ils soient informés des données actuelles sur les PSN. Les renseignements provenant des recherches actuelles pourraient être convertis en langage facilement compréhensible et diffusés aux professionnels, aux consommateurs et aux fabricants. À vrai dire, une telle proposition aurait à surmonter les défis financiers et les obstacles au transfert des renseignements.
3. Accréditer les pharmacies et les magasins de produits diététiques - Les pharmacies et les magasins de produits diététiques dont le personnel sur place est dûment formé peuvent être accrédités en tant que centres fournissant des renseignements de qualité sur les PSN. On devrait encourager les initiatives existantes de l'Association des pharmaciens du Canada et l'Association canadienne des aliments de santé (ACAS) à renseigner ses membres sur les PSN.
Cette stratégie pourrait entraîner plusieurs défis. On devra élaborer un curriculum afin que le personnel (soit dans les pharmacies ou dans les magasins de produits diététiques) reçoive une formation appropriée et une telle accréditation devrait être acceptée par les fournisseurs et les consommateurs. De plus, on ne devrait pas avoir l'impression que la DPSN essaie de réglementer un domaine qui relève de la compétence provinciale. En dernier lieu, une telle entreprise pourrait s'avérer coûteuse et la source de financement n'est pas très bien définie.
4. Renseigner le consommateur final - Afin de donner aux consommateurs des renseignements plus nombreux et plus précis, on devrait mettre à leur disposition certains moyens d'information. On pourrait offrir des brochures et des affiches dans les pharmacies, les magasins de produits diététiques et les bureaux des professionnels de la santé. Il devrait y avoir davantage de programmes de formation dans les écoles qui renseignent les étudiants sur la santé afin d'y inclure les avantages et les risques possibles associés aux PSN. Des forums communautaires pourraient servir à renseigner le public.
Il sera peut-être difficile de trouver des sites appropriés qui souhaitent participer. Un tel programme pourrait s'avérer coûteux et ne possède pas nécessairement des avantages rapides et évidents. La documentation devrait être rédigée de façon à présenter les produits en général, et non des marques ou des gammes précises.
Étapes à venir
1. Établir une plaque tournante centrale pour la diffusion des renseignements - Les renseignements appuyés par Santé Canada seraient communiqués aux consommateurs par un site Internet, des brochures et des fiches de renseignements qui seraient distribuées aux professionnels des soins de santé, aux magasins de produits diététiques, aux pharmacies, aux centres de santé communautaires, etc. La création d'une plaque tournante centrale serait facilitée par le gouvernement en partenariat avec les secteurs d'activités, l'ACAS, les associations professionnelles (pharmaciens, professionnels en matière d'ACPS, etc.) et les corporations professionnelles. Les publicités dans les médias informeraient le public de l'existence d'une plaque tournante centrale offrant des renseignements crédibles, précis et compréhensibles sur les PSN.
Au cours des six prochains mois, on pourra inventorier les partenaires pour ce projet et déterminer l'infrastructure nécessaire à sa mise en activité. On pourra organiser, au cours de la prochaine année, les renseignements à être diffusés au public.
2. Promouvoir activement le processus d'accréditation - Tandis que la création d'une plaque tournante centrale était un processus plus passif, l'accréditation des individus bien informés sur les PSN nécessitera une diffusion active. Il sera possible de stimuler l'intérêt pour ce genre d'accréditation en participant et en prenant la parole à des conférences et des salons profese &anels et au cours d'activités publiques concernant les avantages associés à l'accréditation de certaines personnes bien informées sur les PSN. Les consommateurs préféreront consulter des spécialistes agréés et dûment formés, et les fournisseurs tels les pharmaciens et les employés de magasins de produits diététiques considéreront la possibilité de promouvoir leurs services. Une telle accréditation serait à caractère bénévole et pourrait faire partie des exigences pour la formation professionnelle continue des professionnels. On prévoit environ un an pour la conception et la mise en oeuvre d'un tel processus d'accréditation.
Deux groupes de participants se sont rassemblés et ont discuté de deux sujets distincts. Par conséquent, les stratégies numéros un, deux et trois traitent de la question d'éthique alors que les stratégies quatre et cinq traitent des méthodologies de recherche.
Contexte
L'Énoncé de politique des trois Conseils pour la recherche d'ordre éthique auprès d'êtres humains existe déjà et doit être pris en considération au moment de proposer des recherches sur les PSN faisant appel à la participation d'êtres humains . Cependant, la section de cette politique qui traite de la recherche d'ordre éthique avec des enfants n'est pas bien définie. Aider à améliorer et à développer cette section serait un effort appréciable, et une attention spéciale serait accordée aux questions connexes aux ACPS.
On doit également établir des directives pour la recherche en matière de PSN qui respectent les méthodes scientifiques acceptées et les différents paradigmes de l'utilisation des PSN. On déclare souvent que la façon dont sont parfois utilisés les PSN dans des thérapies plus anciennes et plus traditionnelles rend plus difficile (si ce n'est impossible) l'évaluation des PSN par les normes idéales de la recherche scientifique reconnue (même si cette préoccupation ne s'applique pas uniquement aux PSN). Par conséquent, ceux qui croient en ce point de vue suggèrent que l'on élabore de nouvelles méthodes pour étudier les PSN. Des préoccupations similaires seraient probablement exprimées pour l'étude de l'utilisation des PSN par des enfants.
Stratégies
1. Examiner l'Énoncé de politique des trois Conseils - Après un examen de l'Énoncé de politique des trois Conseils régissant la tenue de recherches d'ordre éthique auprès d'êtres humains, on pourra élaborer un document d'accompagnement, lequel traiterait précisément des préoccupations d'ordre éthique relatives à la recherche impliquant des enfants. Le document traiterait surtout des « intérêts fondamentaux de l'enfant », même si ces intérêts sont, à vrai dire, difficiles à définir.
2. Examiner les lois et les politiques internationales - D'autres pays peuvent déjà avoir effectué la tâche décrite ci-dessus. En conséquence, un examen des lois et des politiques internationales pourrait éviter des chevauchements inutiles. Cependant, il serait nécessaire d'évaluer les lois et les politiques internationales sur le plan des besoins particuliers des Canadiens et des Canadiennes.
Étapes à venir pour les stratégies 1 et 2 : La Fondation de The Hospital for Sick Children et la DPSNpourraient faciliter la création d'un groupe de travail et d'un groupe consultatif plus imposant composé de parties intéressées pertinentes (y compris des praticiens conventionnels et des ACPS, des représentants du Conseil national d'éthique en recherche chez l'humain et des représentants de la Société canadienne de pédiatrie). La Fondation de The Hospital for Sick Children financerait ce projet, y compris l'embauche d'un assistant à la recherche et d'un consultant pour rédiger le document et les frais associés aux réunions des membres du groupe. On aurait besoin d'au moins un an pour terminer le projet.
3. Déterminer les obstacles possibles à la recherche en matière de PSN sur les enfants - On peut déterminer des obstacles possibles à la recherche en matière de PSN sur les enfants au moyen de consultations et d'enquêtes de comités d'éthique de la recherche (CER) en pédiatrie et différents conseils de recherches (tels les IRSC). Après avoir déterminé les obstacles possibles, on pourrait concevoir des stratégies pour les surmonter.
Étapes à venir : La DPSN encouragerait les chercheurs universitaires à créer une équipe d'experts en PSN, à mener des recherches auprès d'enfants et à examiner la recherche afin de préparer et de présenter une demande de subvention aux IRSC.
4. Commencer avec les méthodologies de recherche que nous connaissons - Il existe des méthodologies de recherche scientifiques acceptées qui peuvent s'appliquer à la recherche sur l'utilisation des PSN par les enfants, y compris des essais cliniques aléatoires. De plus, les études par observation et les études épidémiologiques sont des méthodes acceptées et compatibles à la recherche en matière de PSN. On devrait examiner les méthodologies de recherche existantes, y compris les sources internationales, pour déterminer les stratégies appropriées. Comme toujours, les méthodes de recherche doivent d'abord et avant tout assurer la sécurité du patient et utiliser des indicateurs de résultats valides et fiables.
5. Établir des directives de recherche sur les essais cliniques pour les enfants et les jeunes - Grâce à des consultations avec des comités d'éthique de la recherche en pédiatrie, les IRSC et les trois Conseils, on peut élaborer des méthodes pour accéder aux renseignements. On devra prendre en considération de nombreux défis au moment de la conception des directives et des méthodes de recherche. Comme c'est le cas avec la recherche sur les soins de santé conventionnels, les traitements comportant des PSN font souvent partie d'une approche thérapeutique à multiples traitements. Les PSN sont souvent utilisés dans un contexte culturel ou dans un paradigme précis, et/ou dans le cadre de traitements individualisés qui ne sont pas toujours faciles à adapter aux essais aléatoires. On ne s'entend pas encore sur les degrés de preuves qui ont traditionnellement été acceptés dans la recherche sur les soins de santé complémentaires et parallèles, puisqu'ils ne sont souvent pas les mêmes que ceux de la médecine conventionnelle.
Au cours des séances de travail et des séances plénières, les participants ont partagé leurs connaissances spécialisées, leurs expériences et leurs opinions avec enthousiasme et bienveillance. On a noté que la recherche sur l'utilisation des PSN par les enfants devrait également inclure le foetus puisque les PSN que la mère utilise peuvent également avoir des conséquences sur l'enfant à naître. Plusieurs participants ont souligné que les enfants et les jeunes sont souvent « oubliés » lorsqu'il est question de recherche en matière de soins de santé. Trop souvent, les résultats des recherches effectuées sur des adultes sont simplement extrapolés à ces jeunes.
À la fin de la deuxième journée, Michael J. Smith de la DPSN, coprésident de la conférence, a remercié les participants de leur travail et de leur contribution utiles. Il a accueilli les nombreuses recommandations formulées pendant les deux jours de discussion tout en admettant que ces recommandations ne relèvent pas toutes des compétences de la DPSN. Néanmoins, il a assuré aux participants que les idées et les renseignements présentés au cours de cette conférence seront examinés avec intérêt, diffusés aux parties appropriées et serviront de base pour les efforts supplémentaires de la DPSN.
Gwen Burrows de la Fondation de The Hospital for Sick Children - commanditaire de la conférence - a également exprimé sa gratitude aux participants et a mentionné que la Fondation de The Hospital for Sick Children apprécie la contribution que cette conférence apportera aux buts de la fondation, lesquels sont d'appuyer les soins, la recherche et l'éducation dans le domaine de la pédiatrie.
Walid Aldoori
Whitehall-Robins
Mississauga (Ontario)
Susan Baker
American Academy of Paediatrics
Children's Hospital of Buffalo
Buffalo (New York) É.-U.
Lola Baydala
Misericordia Child Health Clinic
Edmonton (Alberta)
John Burgess
Rockingham Pharmasave
Halifax (Nouvelle-Écosse)
Peter Chan
Santé Canada
Ottawa (Ontario)
Lawrence Cheng
Chamber of Chinese Herbal Medicine of Canada
Toronto (Ontario)
Michael Cheng-Che Chung
Amber TCM Healing Centre
West Vancouver
(Colombie-Britannique)
Tammy Clifford
Institut de recherche du CHEO
Ottawa (Ontario)
Joan Gilmore
Osgoode Hall Law School
Toronto (Ontario)
Tutti Gould
Hylands Homeopathic Canada
Sutton (Québec)
Christine Harrison
The Hospital for Sick Children
Toronto (Ontario)
Maureen Horne-Paul
Naturopathe
Kingston (Ontario)
Melissa Johnson
Santé Canada
Ottawa (Ontario)
Francois Jooste
Natural Health Clinic
Smithville (Ontario)
Bonnie Kaplan
University of Calgary
Calgary (Alberta)
Sid Katz
University of British Columbia
Vancouver
(Colombie-Britannique)
Valérie Lanctot-Bédard
Guilde des Herboristes
Canadian Coalition of Herbal Associations
South Stukely (Québec)
Sydney MacInnis
Parent
Toronto (Ontario)
Robin Marles
Brandon University
Brandon (Manitoba)
Doreen Matsui
Children's Hospital of Western Ontario
London (Ontario)
Siddika Mithani
Santé Canada
Ottawa (Ontario)
David Moher
Children's Hospital of Eastern Ontario
Ottawa (Ontario)
Nancy Morse
Nutricia Canada Inc
Kentville (Nouvelle-Écosse)
Doug Richardson
Parent
Aurora (Ontario)
Michael Rieder
Children's Hospital of Western Ontario
London (Ontario)
Paul Saunders
Canadian College of Naturopathic Medicine
North York (Ontario)
Jackie Shan
CV Technologies Inc
Edmonton (Alberta)
Irma Boyle
Santé Canada
Ottawa (Ontario)
Gwen Burrows
The Hospital for Sick Children Foundation
Toronto (Ontario)
Allison McCutcheon
University of British Columbia
Vancouver
(Colombie-Britannique)
Michael J. Smith
Santé Canada
Ottawa (Ontario)
Sunita Vohra
The Hospital for Sick Children
Toronto (Ontario)
Dennis O'Hara
Toronto (Ontario)
9 h
Mot de bienvenue de la Direction des produits de santé naturels - Michael J. Smith
Mot de bienvenue de la Fondation de the Hospital for Sick Children - Gwen Burrows
9 h 20
Présentations (tous les participants) Aidé de l'animateur
10 h
Recherche sur le contrôle de la qualité et les normes de produits pour les PSN - Allison McCutcheon, University of British Columbia
10 h 30
Pause
10 h 50
Perspectives des chercheurs et des fournisseurs de soins de santé conventionnels - Sunita Vohra, Hospital for Sick Children
11 h 20
Perspective bioéthique - Christine Harrison, Hospital for Sick Children
Perspective des parents - Sydney MacInnis
Perspective d'une praticienne des ACPS - Maureen Horne-Paul, Médecin en naturopathie
12 h 30
Déjeuner
13 h 30
Première séance des groupes de travail - Établir les priorités
Chaque groupe déterminera des priorités afin d'élaborer un programme de recherche pour l'étude de l'utilisation des PSN par les jeunes et les enfants. Référez-vous à la liste des groupes pour connaître votre groupe, et consultez les directives pour la première séance de travail.
15 h
Pause
15 h 20
Première séance plénière - Animateur
Chaque groupe fait un rapport. Le but sera de dresser la liste de 4 à 6 priorités issues du consensus atteint par tous les participants
16 h 30
Invitation à la réception - Gwen Burrows
Questionnaire de la première journée - Animateur
On demande à chaque participant de remplir un court questionnaire avant de participer à la réception. Le questionnaire ne devrait prendre qu'une à deux minutes à remplir.
9 h
Récapitulation de la première journée - Sunita Vohra
9 h 15
Deuxième séance des groupes de travail - Établir les stratégies
Les participants ont choisi eux-mêmes une priorité. Chaque groupe proposera des stratégies pour discuter de sa priorité. Se référer aux directives pour la deuxième séance de travail.
10 h 45
Pause
11 h
Deuxième séance plénière - Animateur
Chaque groupe fait un rapport. Le but sera de dresser une courte liste des stratégies préférées pour chaque priorité de recherche.
12 h 30
Déjeuner
13 h 30
Récapitulation de ce que nous avons accompli - Animateur
13 h 40
Troisième séance des groupes de travail - Déterminer les étapes à venir
Les participants ont choisi eux-mêmes une stratégie afin de déterminer les étapes à venir pour la mettre en oeuvre. Référez-vous aux directives pour la troisième séance de travail.
14 h 45
Pause
15 h
Troisième séance plénière - Animateur
Chaque groupe dispose de 7 minutes pour rendre compte des étapes à venir qu'il a déterminées.
16 h Mot de la fin - Michael J. Smith et Sunita Vohra
Levée de la séance - Les participants remplissent un court questionnaire