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Médicaments et produits de santé

Transmettre les bonnes connaissances aux bonnes personnes et au bon moment: Table ronde sur invitaiton sur la transmission du savoir (14-15 février 2002)

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Table des matières

Sommaire

Les 14 et 15 février 2002, Santé Canada a convoqué une table ronde sur la transmission du savoir relativement à l'utilisation de produits de santé naturels (PSN). Les participants de la table ronde comprenaient des professionnels de la santé, des fournisseurs d'information, des universitaires, des chercheurs et des relations intergouvernementales représentant le point de vue canadien.

Les objectifs de la table ronde étaient les suivants :

  • explorer en quoi la transmission du savoir et le transfert de technologies se rattachent aux PSN et à la Direction des produits de santé naturels (DPSN);
  • établir des possibilités permettant d'utiliser des stratégies de transmission du savoir afin d'améliorer la circulation d'information axée sur les résultats concernant les PSN vers (et provenant de) divers intervenants;
  • déterminer des stratégies permettant de faciliter la recherche de qualité dans le domaine de la transmission du savoir et des PSN.

La table ronde était axée sur les problématiques et les possibilités liées à la transmission du savoir et associées à trois groupes d'intervenants, chacun différent en soi : les fournisseurs de soins de santé (y compris les praticiens de la médecine conventionnelle et de la médecine complémentaire et parallèle), le public et les décideurs.

Plusieurs thèmes généraux ont émergé de la discussion :

  • Diversité au sein des groupes d'intervenants. Les langues, les niveaux d'éducation, la vision du monde et le système de croyances ainsi que les moyens privilégiés pour accéder à l'information varient au sein et entre les groupes d'intervenants, tout comme les types de décisions qui doivent être éclairés. La reconnaissance et le respect d'une telle diversité seraient essentiels à toute stratégie de transmission du savoir réussie.
  • Déséquilibre entre le volume d'information et les ressources permettant d'accueillir cette information. Les problématiques pouvant être résolues grâce à un système de transmission du savoir comprennent le manque de temps, la complexité du matériel et la capacité de l'utilisateur de percevoir la précision et la pertinence de l'information. Le défi constitue souvent une trop grande quantité d'information, mais parfois (p. ex., dans le cas de l'interaction entre les drogues ou les produits), le fait de disposer de trop peu d'information constitue une préoccupation plus importante et dans ces cas, il faut mettre en place un mécanisme permettant d'aller chercher de nouveaux renseignements.
  • Nécessité de disposer d'outils et de techniques permettant de guider la cueillette de renseignements sur la santé (y compris des renseignements sur les PSN). Trois méthodes détaillées ont été définies et elles ne sont pas incompatibles; les systèmes qui fournissent des renseignements issus de sources primaires en un format qui convient aux besoins en matière d'information, à la langue, à la culture, à l'emplacement et au moment auquel le destinataire visé recevra l'information; un sceau d'approbation permettant de certifier que l'information est exacte ainsi que des possibilités pour les intervenants d'améliorer leurs compétences en matière d'évaluation critique.
  • Transmission bidirectionnelle du savoir. À la différence des stratégies de diffusion de l'information, tout système de transmission du savoir nécessite une circulation bidirectionnelle de l'information. Il doit être en mesure d'apprendre quels sont les besoins du client en matière d'information et d'obtenir de l'information du client; il pourrait ensuite combiner celle-ci avec d'autres renseignements afin de bâtir un nouveau savoir.

Le rapport fournit un sommaire détaillé de la discussion des participants concernant les problématiques et les possibilités associées à chaque groupe d'intervenants ainsi que les solutions futures suggérées pour deux de ces groupes. Les caractéristiques du système de transmission du savoir idéal sont décrites et l'on présente une liste de ressources en matière de transmission du savoir (systèmes existants) et de partenaires potentiels en recherche et en développement de systèmes de transmission du savoir concernant les PSN. Le présent rapport offre également une liste de priorités ainsi qu'un plan d'action proposé par le groupe. Le plan d'action présenté consiste en quatre étapes principales. D'abord, une analyse des besoins devrait être instituée par la DPSN, éventuellement de concert avec des partenaires, et devrait être réalisée le plus tôt possible. Deuxièmement, une stratégie de transmission du savoir devrait être élaborée et mise en oeuvre; elle devrait s'appuyer sur l'analyse des besoins et s'étayer sur ce qui existe actuellement. Troisièmement, la stratégie devrait être mise en marché conformément aux principes utilisés par ceux qui sont déjà compétents pour publiciser des renseignements visant à changer le comportement chez les groupes d'intervenants identifiés (comme les agences de publicité pour les entreprises pharmaceutiques et les groupes de pression fédéraux). En dernier lieu, on a considéré qu'une évaluation de la stratégie s'avérait essentielle.

Note terminologique
Au début de la discussion, les participants ont étudié la signification et le bien-fondé des termes ' transmission du savoir' et 'traduction du savoir' (les deux étant abrégés TS). La table ronde a décidé qu'alors que' la transmission du savoir' englobait l'idée d'un échange bidirectionnel d'information visant la création du savoir et que ' la traduction du savoir' englobait la nécessité d'adapter l'information aux destinataires visés, les deux termes se situent largement à l'intérieur du cadre de la discussion de la journée. Les deux termes sont utilisés dans le présent rapport.

Introduction

La Direction des produits de santé naturels (DPSN) désire savoir de quelle façon la transmission du savoir et le transfert de technologies peuvent être exploités efficacement afin de diffuser des renseignements concernant les PSN au public canadien. Il nous est possible de développer davantage la transmission du savoir et le transfert de technologies. La DPSN désire également en connaître plus à propos des projets pilotes ou des projets de démonstration portant sur la transmission du savoir et le transfert de technologies, qui pourraient être élaborés afin de mettre en oeuvre la diffusion de renseignements portant sur les PSN.

Objectifs

Les objectifs de cette réunion sont les suivants :

  • Étudier en quoi la transmission du savoir et le transfert de technologies se rattachent aux PSN et à la DPSN.
  • Établir des possibilités permettant d'utiliser des stratégies de la transmission du savoir afin d'améliorer la circulation d'information axée sur les résultats concernant les PSN vers (et provenant de) divers intervenants.
  • Déterminer des stratégies permettant de faciliter la recherche de qualité dans le domaine de la transmission du savoir et des PSN.

Procédures (format de la réunion)

Ces objectifs ont été abordés grâce à une réunion animée de participants disposant de connaissances dans les domaines des PSN, de la médecine fondée sur des preuves, de la transmission du savoir et du transfert de technologies. Dix personnes ont participé. (Voir l'annexe 1.)

La réunion a débuté par un dîner au cours duquel les participants à la réunion ont eu l'occasion de se connaître. Ce repas a été suivi d'une présentation par David Moher visant à orienter le groupe concernant certaines questions caractéristiques du domaine, selon son point de vue. Le jour suivant, Heather Boon a animé une journée complète de discussion. Les discussions ont été saisies sur cassette audio et sur des tableaux papier.

Transmission du savoir / Traduction du savoir

Le premier élément de la discussion consistait à déterminer quel terme utiliser : « transmission du savoir » ou « traduction du savoir, » et d'en arriver à comprendre ce qu'englobe la portée du terme choisi. « La transmission du savoir » et « la traduction du savoir » sont-ils synonymes? En quoi sont-ils différents de la diffusion de l'information et de la gestion du savoir? À quel endroit s'inscrit « le transfert de technologies » ?

Le terme « traduction du savoir » semblait attrayant puisqu'il véhicule l'idée d'adapter l'information avant de la transmettre aux intervenants. « La transmission du savoir » laisse plus d'ouverture à la possibilité d'un transfert bidirectionnel ou d'un échange d'information en vue de contribuer à la transmission du savoir; par exemple, d'une part, la communication du fait que ces renseignements existent afin d'éclairer une décision qui doit être prise et d'autre part, le consommateur sait comment accéder à l'information et la comprendre. L'information doit être adaptée aux besoins connus, un processus qui suppose des communications bidirectionnelles. Le transfert bidirectionnel d'information peut également servir de mécanisme permettant de créer un nouveau savoir. Par exemple, un système qui permet de recueillir le signalement d'effets nocifs des médicaments et de fournir des renseignements sur des incidents survenus liés à des effets nocifs de médicaments, par l'entremise d'étiquettes ou d'autres mécanismes, pourrait servir de système de transmission du savoir. Or, un système de transmission du savoir doit être en mesure de recueillir ou d'acquérir des connaissances auprès des intervenants ainsi que de leur diffuser les renseignements sous une forme pratique.

« La diffusion de l'information » a été perçue comme étant une transmission unidirectionnelle d'information. L'information est diffusée, mais cette opération seule ne suppose pas que le destinataire puisse en faire quelque chose, qu'il la comprenne ou qu'il puisse l'utiliser. On a conclu que « la transmission du savoir » pouvait servir de base à l'action.

« Le transfert de technologies » prend en compte la meilleure façon de procéder à la transmission du savoir. Il réfère à l'idée que certains médias doivent être utilisés afin d'effectuer le transfert, qu'il est possible que nous ne sachions pas exactement quel média convient le mieux et que différents médias peuvent convenir à différents auditoires. La technologie est perçue comme un catalyseur de la transmission ou de la traduction du savoir, bien que la technologie puisse constituer un timbre de 48 cents, une discussion en face-à-face ou un système Internet à large bande puissant. La technologie réfère aux mécanismes de transfert.

« La gestion du savoir » a été considérée comme étant plus vaste que « la transmission du savoir » et elle se situe à l'extérieur du cadre de la discussion de la journée.

En conclusion, « la transmission du savoir » et « la traduction du savoir » représentent ensemble deux aspects essentiels; un système qui peut à la fois envoyer et recevoir de l'information afin de communiquer des connaissances dans une forme pratique pour le destinataire, pouvant être mise en oeuvre par des technologies de complexité diverse. Le terme « TS » sera utilisé tout au long de ce rapport et le lecteur peut, à sa discrétion, considérer qu'il représente la transmission du savoir ou la traduction du savoir.

Groupes d'intervenants :

Professionnels des soins de santé (PSS)

Problématiques

  • Manque de temps
  • Trop d'information
  • Beaucoup de PSS différents
  • Absence d'une langue, d'un paradigme et d'un système de croyances communs
  • PSN - automédication
  • Information de qualité insuffisante
  • Partialité - Il n'y a pas de bonne information ou il y en a trop (surcharge)
  • Acceptation (incertitude concernant la satisfaction des besoins)
  • Qui doit savoir quoi?
  • Lacune sur le plan de la sensibilisation du public - à qui doit-on s'adresser?
  • Grandes différences au sein des groupes de praticiens de la médecine complémentaire et parallèle et des groupes de soins de santé conventionnels.
  • Quel niveau de preuve? (différents systèmes de croyances)
  • Qualité et pureté des produits
  • Recherche insuffisante? Cueillette d'information par les PSS et changement de comportement
  • Impossible de tout livrer - trop d'information
  • Niveau de preuve (aucune preuve concernant les niveaux)
  • Comment savoir ce que l'on sait?
  • Que voulons-nous que les PSS sachent à propos des PSN?
  • Que veulent savoir les PSS?

Possibilités

  • Tirer profit du système actuel (avec les médecins) et OTCS (sensibilisation du public/publicité)
  • Sceau d'approbation INTEL
  • Certains PSS sont ouverts aux PSN - cibler les grands consommateurs
  • Noyaux/Influenceurs
    • projet pilote
    • cueillette de données
  • Enseigner à l'enseignant : les éduquer, qu'ils deviennent les sentinelles des autres PSS
  • Première ligne :
    • Pharmaciens
    • Magasins d'aliments santé
    • Infirmiers/Infirmiers auxiliaires
  • Formation continue FC
  • Études de premier cycle
  • Cueillette centralisée
  • Tirer profit de la recherche sur l'enseignement médical continu (EMC)
  • Livraison au compte-goutte là où sont prodigués les soins

Les questions, les problématiques et les occasions perçues en ce qui concerne la TS et les PSN ont été définies pour les professionnels de soins de santé (PSS) en tant que groupe d'intervenants. Comme ce groupe est surchargé de travail, il éprouve de la difficulté à recueillir et à traiter l'information disponible, même lorsqu'il le désire et qu'il connaît les moyens d'obtenir de bons renseignements; ceci constitue une préoccupation dominante. Un autre thème central est l'hétérogénéité de ce groupe; certains praticiens sont bien établis et relativement faciles à joindre, d'autres sont moins organisés. En outre, il n'existe aucune langue commune, ni système de croyances ou paradigme commun qui unifie ces intervenants. Par conséquent, on dénote un besoin en matière de TS où l'échange d'information se produit dans une langue qui reflète la vision qu'ont les participants du monde.

Deux membres de l'équation ont été identifiés : la cueillette et la diffusion. La cueillette devrait être centralisée afin de créer un entrepôt du savoir. La diffusion suppose que l'information soit plus localisée et davantage accessible aux gens, sous plusieurs formats, à l'endroit où ils vivent plutôt que dans un dépôt central. Une des problématiques soulevées consiste à convaincre ceux qui pourraient ne pas percevoir d'avantages dans la participation au partage de l'information, car ils ne croient pas que leurs besoins sont satisfaits ou qu'ils seront soutenus par cette initiative. Cependant, un système bidirectionnel pourrait contribuer à obtenir l'appui de ces gens. Un système axé sur la cueillette et la diffusion pourrait alléger les préoccupations liées au fait que l'information qu'ils fourniraient serait utilisée efficacement, puisque les résultats peuvent être vérifiés.

On est d'avis que le moment de diffusion de l'information est important. On considère que l'information est davantage précieuse si elle est fournie là où les soins sont prodigués, là où elle est utilisée, là où la prescription est donnée, où la recommandation est faite; et c'est là que des types particuliers d'information sont nécessaires, ceux qui permettent de prendre une décision éclairée; l'information en masse ne convient pas dans ce cas. Toutefois, le défi qui se pose ici c'est qu'en tentant de ne fournir que l'information nécessaire, il faut porter des jugements de valeur concernant ce que devraient constituer une décision et un choix éclairés. Un thème qui revient concerne le sceau d'approbation; ceci est perçu comme étant une possibilité de créer de l'information de qualité et de diminuer le volume d'information. Ceci pourrait être disponible auprès d'un site central faisant autorité ou affiché sur l'étiquette d'un produit.

Un autre défi relatif aux PSN concerne le fait que les PSS ne sont pas toujours concernés par l'utilisation; ces produits sont davantage comme des médicaments en vente libre que des produits prescrits, en ce sens que le public peut y avoir accès sans devoir consulter un PSS.

On a soulevé la question de ce que les divers PSS devraient savoir, ou ce que l'on croit qu'ils devraient savoir. Un pharmacien doit-il bien connaître chaque produit, de la pâte dentifrice aux médicaments sur ordonnance, qui sont vendus dans sa pharmacie? Est-ce que les consommateurs s'attendent à ce qu'ils connaissent bien les PSN qu'ils vendent et par conséquent à ce qu'ils puissent leur demander conseil? Auprès de qui le public croit-il qu'il peut obtenir des renseignements?

Les noyaux de sentinelles étaient perçus comme des ressources pouvant être utiles. Les sentinelles peuvent alimenter le système en information; par exemple, dans le cas de la pharmacovigilance en médecine conventionnelle, certains groupes participent plus activement à un système passif de signalement. Les sentinelles peuvent diriger et essayer des systèmes pouvant être élaborés. Ils sont également des influenceurs clés au sein de leur collectivité; ils favorisent le dialogue et encouragent les autres PSS à leur demander conseil.

Bien que les médecins prennent les décisions quant au traitement, les autres professionnels comme les pharmaciens, les infirmiers et les magasins d'aliments santé sont perçus comme jouant un rôle essentiel en tant qu'intervenants de première ligne afin d'aider les consommateurs à naviguer dans le système. On croit également qu'il existe une opportunité réelle permettant une méthode axée sur le travail d'équipe visant des partenariats entre les médecins et les autres professionnels de première ligne. Les jeunes professionnels sont perçus comme disposant du taux le plus élevé d'assimilation d'information, puisqu'ils sont toujours dans le mode d'apprentissage; ils seraient donc des cibles naturelles de la TS. Le fait de tenter d'intégrer la TS au système de FC existant est considéré comme étant une façon de s'assurer que l'information est présentée plutôt que simplement accessible.

Une évaluation des besoins de ce que les divers groupes désirent savoir est nécessaire afin d'éviter une stratégie de TS fondée sur des hypothèses erronées concernant les besoins en matière d'information. On est d'avis qu'un certain ensemble de recherches existe sur la façon dont les divers professionnels, comme les infirmiers ou les médecins, assimilent l'information; qu'une étape importante consisterait à étudier cette documentation existante.

Compte tenu qu'il est très difficile de juger à l'avance de ce dont les gens auront besoin ou de ce qu'ils désireront savoir, la capacité de superposer l'information offre l'occasion aux utilisateurs de choisir l'information qu'ils désirent, sans être surchargés. Une quantité superficielle d'information est transférée d'abord, et comporte des liens vers des quantités plus substantielles d'information et à chaque étape, il est possible de revenir en arrière ou d'obtenir d'autres renseignements. Ceci rejoint l'idée de l'information juste à temps qui peut pratiquement être diffusée là où les soins sont prodigués, où les recommandations sont faites ou encore là où l'information sera utilisée.

Public

Problématiques

  • Trop d'information
  • Faible qualité
  • Impartialité (c.-à-d., signification de « naturel »
  • Diversité
    • Éducation
    • Culture/ethnie
    • Documentation sur la santé
  • Impartialité sur le plan de la technologie
  • Métadonnées
  • Marketing trop axé sur le commerce
  • Concurrence
  • Langue
  • Anglais c. français
    • Les règlements politiques et juridiques diffèrent
    • La plupart de l'information est en anglais
    • Autres langues
  • Se mettre à cultiver?
  • Les voisins sont la « meilleure » source d'information
  • Lors du diagnostic, surcharge d'information
  • Commerciaux c. information de qualité
  • Internet
  • Documentation limitée sur la santé
  • Des méthodes différentes sont nécessaires afin de répondre aux besoins de personnes différentes
  • Contrôle du savoir = Puissance
  • Variété des sources d'information (source potentielle de conflit)
  • Complexité des régimes de PSN
  • Préoccupations liées à la sécurité - mélange
  • Les enfants et les personnes âgées ont des besoins particuliers
  • Questions liées à la confidentialité + fiabilité
  • Annonces destinées directement aux consommateurs
  • Réalité du marché

Possibilités

  • Beaucoup d'utilisations = possibilité de recueillir des renseignements
  • Niveau d'éducation élevé chez les utilisateurs?
  • Accès? - utiliser les liens de communication d'un groupe culturel
  • Être réceptif à l'information là où est posé le diagnostic
  • Augmentation des niveaux axés sur l'information
  • Internet (également un défi)
  • Conscience que la qualité de l'information varie
  • Sceau d'approbation « INTEL » par rapport à la formation des gens leur permettant d'évaluer la qualité eux-mêmes (augmentation de la curiosité des consommateurs)
  • Tirer profit du commerce (marketing)?
  • Le chat est sorti du sac
  • Nouvelle accessibilité des connaissances (une nouvelle possibilité provenant du défi de disposer de plusieurs sources d'information)
  • Médecine préventive
  • Soins axés sur le patient et autonomie du patient
  • Internet « cueillette d'information » (question de confidentialité + fiabilité)
  • Étiquetage des PSN

Les questions, les problématiques et les possibilités perçues quant à la TS et aux PSN ont été définies pour le public, en tant que groupe d'intervenants. Les deux importantes problématiques perçues concernant le groupe de PSS sont également considérées comme un défi de taille auprès des consommateurs, en tant que groupe. D'abord, on note le problème d'une trop grande quantité d'information. Deuxièmement, on remarque la diversité en termes de niveau d'éducation, de langue, de culture et d'origine ethnique, de documentation sur la santé et de documentation sur l'information.

Langue et compétence légale. En plus des Canadiens et des Canadiennes francophones et anglophones, il y a plusieurs autres groupes linguistiques à atteindre. Par exemple, une initiative a été élaborée afin de traduire les réglementations de Santé Canada en mandarin. La prédominance des documents rédigés en anglais (particulièrement sur Internet) constitue un problème.

La pratique de la médecine complémentaire et parallèle au Québec est régie très différemment du reste du Canada, selon le système juridique du Québec, et ceci pourrait constituer un obstacle si nous désirons joindre ces praticiens, avec quelques exceptions possibles comme la chiropratique et l'acupuncture.

Une possibilité permettant de relever ce défi que pose la diversité culturelle et linguistique au sein de ce groupe d'intervenants consiste à utiliser les canaux de communication existants (comme la radio et les journaux ethniques) ainsi que les influenceurs de la communauté, afin de mettre en oeuvre la TS. Les niveaux élevés d'intelligence et d'éducation associés aux données démographiques des utilisateurs de PSN sont également considérés comme une possibilité. Ceci est tempéré par la possibilité que ces données démographiques, en réalité, changent. On a mentionné une tendance chez les enfants de la rue à acheter des PSN malgré leurs revenus limités et le coût de ces produits. Par ailleurs, on a noté que ceux ayant un niveau de littératie très restreint concernant la santé et une éducation très limitée pouvaient comprendre beaucoup lorsqu'on leur expliquait avec soin et attention et lorsqu'ils étaient motivés, en raison des répercussions considérables sur leur santé.

En ce qui concerne la documentation liée à la santé, on a soulevé des problématiques associées à des notions préconçues concernant les PSN; par exemple, ce que suppose le mot « naturel ». Pour certains, il a des connotations positives mais on peut poser le problème de la confiance du consommateur, la préoccupation que le produit pourrait être falsifié.

Compte tenu de la variété de la culture informationnelle et de la documentation sur la santé, plus d'une stratégie s'avère nécessaire pour mettre en oeuvre la TS au sein de ce groupe d'intervenants. Les stratégies principales sont la formation des consommateurs afin qu'ils puissent évaluer l'information eux-mêmes et la certification de l'information ou des produits grâce à un certain sceau d'approbation, un peu comme « INTEL INSIDE ». On ne perçoit pas ces stratégies comme étant incompatibles. Par exemple, lorsque le sceau d'approbation est présent sur un site Web, il peut être lié à des renseignements expliquant comment cette information est évaluée et pourquoi une telle évaluation est importante, ainsi qu'à des signes que pourraient rechercher les consommateurs afin d'effectuer leurs propres évaluations. Tout compte fait, le plus gros avantage est considéré comme étant associé à la prestation d'information prête à être utilisée aux usagers moins avertis.

En ce qui concerne la méthode du sceau d'approbation, on se demande qui régira cette application. Par exemple, le marché pourrait bien fonctionner, ou encore il pourrait être influencé par des intérêts politiques et commerciaux.

Des produits et des conseils maison. Au cours de la discussion des PSS, on a relevé que les consommateurs ont souvent accès à des produits sans l'intermédiaire d'un PSS. Un autre défi est que certaines thérapies complémentaires et parallèles pourraient être obtenues directement auprès du producteur, ou concoctées à la maison, passant ainsi outre les canaux d'information possibles dans les magasins d'aliments santé ou dans les pharmacies. Peu importe la façon dont le produit est obtenu (acheté ou cultivé), de nombreux consommateurs obtiendront des conseils auprès de leur famille et de leurs voisins, plutôt que par l'entremise de canaux plus officiels.

On remarque une augmentation subite des soins axés sur le patient et la compréhension du fait que les patients sont autonomes, qu'ils peuvent prendre des décisions et être appuyés dans ce qu'ils considèrent une occasion. De nombreux (pas tous cependant) consommateurs sont très réceptifs à l'information sur la santé dans la période précédant et entourant le diagnostic et le début du traitement. La possibilité de TS fournie par des soins axés sur le patient a été contrebalancée par le marketing destiné directement aux consommateurs, qui est perçu comme un problème. On s'attend à ce que d'ici peu, le marketing soit dirigé directement sur les enfants. Les anovulants et les suppléments de protéines étaient des exemples de produits où l'on ciblait les adolescents or, l'éducation est nécessaire à cet égard. Bien qu'il soit possible qu'ils ne lisent pas les étiquettes, ce groupe grandit avec l'Internet et représente des consommateurs de communications Internet plus développés que leurs parents, dans bien des cas.

La connaissance est le pouvoir et ceci peut constituer un défi ou un obstacle aux soins axés sur le patient. Il peut y avoir des groupes de fournisseurs de soins de santé en médecine complémentaire (tout comme en médecine conventionnelle) qui n'acceptent pas d'ouvrir l'accès à leurs connaissances pour les consommateurs, de peur de perdre un certain contrôle et de peur qu'une fois l'information connue, le traitement perde de sa magie.

La complexité de certains régimes de PSN impose des problématiques en matière de TS et soulève également des préoccupations en matière de sécurité, tout comme le mélange des PSN aux traitements conventionnels.

La variété des sources d'information et la possibilité d'information conflictuelle ont été perçues comme un défi; mais la nouvelle accessibilité à cette information constitue un avantage.

L'Internet et la documentation sur l'information. L'Internet est perçu tant comme une problématique qu'une occasion en ce qui concerne le groupe d'intervenants des consommateurs. C'est un défi en ce sens que l'information commerciale est plus facile d'accès que l'information pouvant être de meilleure qualité, sans accent commercial, mais qui fait partie de l'« Internet caché », par exemple, dans les bases de données auxquelles on doit s'inscrire, qui ne sont pas accessibles à la plupart des consommateurs. L'Internet est une possibilité, puisqu'il offre un accès sans précédent aux nouvelles connaissances.

Bien qu'Internet puisse contenir certains renseignements de mauvaise qualité qui ne sont pas fiables, cela nous conscientise au fait que la qualité de l'information varie et que le consommateur doit être en mesure de déterminer ce que constitue de l'information de bonne qualité, que la source soit Internet ou d'autres sources comme les journaux ou le Sélection. Un grand nombre de consommateurs devient des usagers aguerris de l'information et plusieurs peuvent s'avérer réceptifs à une formation sur la façon dont on peut évaluer la qualité.

Les possibilités et les problématiques relatives aux éléments de communication bidirectionnels de la TS ont été établies. L'utilisation à grande échelle des PSN est accompagnée de la possibilité d'adapter l'information, de déterminer ce que font les gens et d'obtenir rapidement de grandes quantités d'information. D'un autre côté, les gros sites Web recueillent une quantité importante de renseignements personnels, certains sont fournis volontairement (mais sont probablement incorrects) par le consommateur et certains sont recueillis sans le consentement du consommateur par le biais de cookies et d'un suivi de l'information saisie. Tout cela soulève des préoccupations concernant la confidentialité. Par conséquent, la création de mécanismes visant à obtenir de l'information réelle tout en érigeant des barrières favorisant la confidentialité a été identifiée comme un défi.

Décideurs

Problématiques

  • Changement concernant les portefeuilles
    • Augmentation de la connaissance
    • Manque de continuité
  • Beaucoup d'intervenants
    • Départements différents et semblables
    • Savoir à qui s'adresser
  • De quelle façon la politique est-elle élaborée?
  • Qui a besoin des connaissances?
  • De quelles connaissances ont-ils besoin?
  • Continuité (manque de)
    • Mémoire institutionnelle
    • Calendrier
  • Offrir aux gens ce dont ils ont besoin lorsqu'ils en ont besoin
  • Qui prend réellement la décision (influenceurs clés)?
  • Mandats changeants
  • Besoins et politique en concurrence
  • Ressources limitées

Possibilités

  • Pouvoir de la population
  • Beaucoup de connaissances
  • Il suffit de les transférer aux gens qui prennent les décisions
  • Réceptivité
  • Des changements peuvent se produire et des mesures peuvent être prises
  • Répercussions nationales
  • Diffusion proactive
  • Le « public »

Les questions, les problématiques et les possibilités perçues quant à la TS et aux PSN ont été déterminées pour les décideurs gouvernementaux en tant que groupe d'intervenants. À nouveau, la question résume le défi d'obtenir la bonne information aux bonnes personnes et au bon moment, selon un format qu'elles peuvent utiliser en tant que base pour prendre les mesures nécessaires. Si cela est réussi avec ce groupe, la possibilité d'action est très grande. Les problématiques liées à cette initiative sont le manque de continuité, les facteurs gênant la TS étant les portefeuilles et le personnel changeant, les mandats changeants, les priorités et le calendrier ainsi que les lacunes sur le plan de la mémoire institutionnelle qui en découlent.

Afin d'assurer la continuité pour une TS efficace dans le milieu de la politique, il est non seulement nécessaire de fournir une connaissance aux décideurs mais également de protéger le projet et de cristalliser le mandat grâce à un soutien de haut niveau ou à un soutien de la communauté.

Souvent, les politiques doivent être élaborées beaucoup plus rapidement que la recherche ne peut être réalisée, ou dans certains cas, avant que la connaissance ne puisse se rendre à destination. Souvent, la recherche existe, mais les décideurs n'en prennent conscience que trop tard pour que les résultats de la recherche puissent influencer la politique. Ceci a été relevé comme un échec important en matière de TS, mais un échec commun. Il existe des créneaux de réceptivité lorsque l'attention du décideur est principalement axée sur la question; peu importe la personne qui pourra se manifester à cette étape-là, elle aura une grande influence.

La TS est nécessaire afin que l'information soit aiguillée conformément aux besoins de ce groupe; par exemple, un PSS et un décideur peuvent utiliser des renseignements pour des raisons tout à fait différentes et l'information doit être présentée sous différentes formes.

Les obstacles qui empêchent de transmettre les connaissances aux gens, à ceux qui en ont besoin, au moment où ils en ont besoin, incluent la compréhension de la façon dont la politique est en réalité élaborée et les véritables décideurs et influenceurs clés. Il est important de savoir qui sont les principaux acteurs : afin de cibler la connaissance vers les gens qui ont réellement une incidence sur l'élaboration de la politique, il faut savoir qui sont ces personnes. Afin de savoir qui sont ces gens, vous devez savoir comment sont prises les décisions.

Le manque de ressources, tant humaines que financières, est perçu comme un obstacle. Il doit exister des façons permettant de déterminer qui, au sein du gouvernement, travaille sur un projet semblable ou a une vision semblable et qui dispose de fonds, afin que nous puissions regrouper et maximiser les ressources financières et l'expertise. Cependant, le nombre d'intervenants et les intérêts concurrents soulevés dans de tels réseaux redoublent la complexité et le fort roulement au sein du gouvernement s'ajoute au défi de bâtir de tels réseaux.

Malgré les problématiques, lorsque la TS réussit, les décideurs peuvent être extrêmement réceptifs et disposer du pouvoir afin d'apporter des changements et de mettre en oeuvre des mesures; et le changement peut s'avérer très rapide. Dans le cas de Santé Canada, le ministère est positionné afin d'avoir une répercussion nationale; c'est-à-dire un avantage distinct soit pour la diffusion de l'information soit pour la cueillette de l'information pour pouvoir agir sur le plan national plutôt que province par province. La diffusion nationale proactive axée sur un réseau de sentinelles constitue la vision d'une TS réussie.

Thèmes communs

En se penchant sur les situations des divers groupes d'intervenants, plusieurs thèmes ont été soulevés. Les thèmes principaux étaient que trop d'information était disponible et qu'il y avait une lacune sur le plan de la qualité de l'information. Diverses personnes ont des besoins différents et le facteur de réussite de la TS spécifique à l'intervenant consiste à transmettre les connaissances aux bonnes personnes et au bon moment.

Les possibilités ont tendance à inclure l'utilisation d'un sceau d'approbation, en tant qu'autorité externe permettant de valider l'information, plutôt que l'éducation de l'utilisateur final afin de lui permettre d'évaluer lui-même l'information. De plus, il existe plusieurs occasions de s'appuyer sur les systèmes ou les initiatives existants, comme l'EMC et les initiatives de marketing globale, toutes deux éclairées par ce qui modifie le comportement des PSS. De la même façon, les participants sont d'avis que les stratégies visant à influencer les décideurs devraient être définies, qu'il s'agisse de mettre à nu la pression publique ou d'influencer les assistants administratifs et les autres disposant d'un accès et ayant une influence sur les décideurs; principalement les efforts de lobbysme.

Les problématiques qu'impose l'utilisation d'une approche commune au sein de l'ensemble des groupes d'intervenants étaient clairement l'absence d'une langue et d'un système de croyances communs, ainsi que des besoins de base différents; les besoins en matière d'information et les utilisations de l'information étaient différents selon les groupes. Par exemple, en ce qui concerne les fournisseurs de soins de santé, on se demande ce qu'ils ont besoin de savoir afin de soigner le patient. Dans le forum sur la politique, on se demande davantage qui a besoin de savoir. En dernier lieu, le groupe a décidé que cette diversité faisait obstacle à la discussion de stratégie commune pouvant être utilisée au sein des trois groupes d'intervenants, et chacun a été considéré séparément.

Solutions futures

Pour les professionnels de soins de santé

Si la question principale consiste à transmettre la bonne information à la bonne personne et au bon moment, alors en ce qui concerne le praticien, le bon moment est le lieu où sont prodigués les soins, et la bonne information est celle qui permet d'éclairer la prise de décisions concernant les soins offerts aux patients.

Dans un système idéal, l'information serait également renvoyée dans le système par le praticien concernant ce qui a fonctionné, ce qui n'a pas fonctionné et ce qui est arrivé au patient. Les praticiens, à leur tour, ont besoin de rétroactions afin de les remercier de leur information, de leur laisser savoir que c'est quelque chose que les autres ont observé ou qu'il s'agit de la première occurrence. De plus, le praticien doit savoir si un événement signalé est considéré comme une association frauduleuse à un PSN, un véritable problème ou une nouvelle occurrence critique qui fera l'objet d'un suivi par Santé Canada. Le système actuel ne fournit aucun incitatif concernant son utilisation puisque les praticiens ne reçoivent rien en retour lorsqu'ils soumettent des renseignements.

Un tel système est considéré comme un système modéré, où les experts révisent des renseignements, qui sont d'abord disponibles seulement aux personnes chargées de la réglementation et aux fabricants individuels, et prennent des décisions et diffusent ces renseignements en premier lieu aux intervenants qui ont contribué à la création de ce qui est maintenant le savoir; ensuite, l'information peut être diffusée à plus grande échelle. Tous ne sont pas réceptifs à l'information, certains ne croient pas qu'ils doivent en apprendre davantage. Bien que l'on considère qu'il y a une certaine valeur à la promotion de la culture informationnelle, on a convenu que ces gens ne constituent pas un groupe cible principal en ce qui concerne un système de TS. Certains préféreront demeurer à l'extérieur du système, sans contribuer au savoir et sans acquérir de connaissances en retour.

Il existe plusieurs bons outils d'information disponibles sur les lieux où sont prodigués les soins, grâce auxquels les praticiens peuvent obtenir rapidement des informations pour répondre aux questions des patients. Ceux-ci pourraient raisonnablement porter un sceau d'approbation qui serait largement reconnu et accepté par les praticiens et éventuellement également par les patients. Un défi plus important quant à la création du savoir consiste à traiter des interactions entre les produits et des nouvelles combinaisons de produits. La plupart des praticiens, qu'ils pratiquent la médecine conventionnelle ou complémentaire, sont à l'aise avec leurs produits lorsqu'ils sont utilisés seuls, mais ce niveau de confort est rapidement dépassé lorsque les patients utilisent plusieurs produits et c'est là qu'il est important de recueillir des renseignements.

Définition des utilisateurs du système de TS : Médecins, fournisseurs des ACPS, infirmiers, pharmaciens, autoprescription, propriétaires et employés de magasins d'aliments santé, spécialistes dans un domaine où l'on utilise beaucoup de PSN, par exemple le cancer, le VIH et d'autres maladies chroniques. Parmi ces utilisateurs, on reconnaît le principe que 80 p. 100 des avantages sont tirés des contributions de 20 p. 100 des utilisateurs. Or, le système devrait être orienté afin de répondre aux besoins évalués, mais ouvert à l'utilisation par l'autre 80 p. 100 des praticiens. Un système unique pourrait être développé, mais il pourrait être mis en marché différemment pour des groupes différents. Bien que la discussion n'ait pas porté sur la question du marketing, on a reconnu qu'il s'agissait d'un aspect important de la TS.

Le prochain point à l'ordre du jour consiste à définir des stratégies permettant de faciliter la recherche visant la création de ces outils. Une évaluation des besoins a été déterminée comme étant une activité nécessaire afin de pouvoir progresser. L'évaluation des besoins permettrait de considérer à quel endroit les usagers ou les sentinelles clés obtiennent leurs renseignements, ce qui fait que ces renseignements sont crédibles à leurs yeux et les questions pour lesquelles ils désirent des réponses concernant les PSN.

Pour le consommateur

On a remarqué que le Dr Alex Jadad1 travaillait sur certaines problématiques concernant le consommateur. À quel endroit les utilisateurs obtiennent-ils l'information? Qu'est-ce qui fait que l'information est crédible à leurs yeux? Pour quelles questions désirent-ils obtenir des réponses en ce qui concerne les PSN?

Il est nécessaire de définir l'architecture d'information la plus utile pour le consommateur. Le groupe envisage la superposition de l'information, où la documentation sommaire de haut niveau serait présentée, accompagnée d'un sceau de qualité, et ensuite viendrait une couche d'information liée à l'éducation qui pourrait peut-être comporter des liens vers un thesaurus ou vers les critères utilisés pour approuver l'information. L'information sur les PSN pourrait paraître dans les magazines populaires connus comme MacLean's, Châtelaine et Canadian Homemaker.

La TS devrait s'appuyer sur l'approche prise par les entreprises comme Proctor and Gamble, ou leurs agences de publicité, qui s'occupent de la promotion de leur produit, afin de déterminer, par exemple, de quelle façon ils pourraient mettre en marché le symbole.

Les consommateurs sont considérés comme étant des influenceurs clés auprès des fournisseurs de soins de santé et des décideurs.

Pour le décideur

Aucune solution future n'a été considérée pour ce groupe.

Remue-méninges : Les caractéristiques d'une bonne stratégie de traduction du savoir

La TS nécessite une sensibilité face à la culture et une accessibilité à divers groupes linguistiques et culturels. Idéalement, elle serait simple, facile à utiliser, accessible et fournirait juste à temps des renseignements divisés convenablement. Elle serait proactive, elle vous trouverait. Elle serait toujours récente et continuellement mise à jour. L'information serait validée. Elle fournirait une réponse immédiate. Il y aurait un processus bidirectionnel, le système pourrait également recueillir de l'information. Il ne travaillerait pas en vase clos; il y aurait un système commun de signalement concernant les PSN, les produits biologiques, les médicaments et les dispositifs. Le système serait en mesure de recueillir des renseignements compte tenu de la valeur de l'information que le fournisseur recevrait en retour. La confidentialité serait bien protégée. Il y aurait plusieurs chemins d'accès de façon à ce que les consommateurs puissent obtenir le type d'information qu'ils désirent le plus souvent et que les pharmaciens, par exemple, puissent obtenir l'information typique qu'ils recherchent. Il y aurait des mesures incitatives concernant son utilisation; des récompenses par l'entremise d'un retour de connaissance mais également des crédits pour la FC puisque les praticiens auraient pris le temps d'agir en s'appuyant sur des preuves. Le système vous dirigerait vers des renseignements que les gens ont trouvé utiles lorsqu'ils ont présenté des demandes semblables à la vôtre, comme le fait amazon.com. Tout forum de discussion ou présentation d'autres renseignements serait modéré aux fins de qualité et de pertinence. Le système entreposerait un profil d'usager et transmettrait des informations pertinentes éventuelles; il apprendrait. Le système fournirait de l'information superposée de façon à ce que ceux qui en ont l'intérêt puissent fouiller plus en profondeur et étudier la source et le matériel de soutien. Le système pourrait sortir des chemins battus de façon à ce que les thérapies conventionnelles et les PSN puissent être présentés dans une seule source. Il serait international. Il serait adapté au profil démographique au sein des pays, de façon à ce qu'il puisse vous guider, par exemple, vers des gens qui présentent une réaction métabolique plus forte à certaines substances. Le système serait compatible aux systèmes de dossiers médicaux électroniques ou aux cartes à puces d'assurance maladie. Il s'appuierait sur la médecine fondée sur des preuves. Il serait gratuit. Il comporterait des liens vers des associations professionnelles et d'autres ressources.

Priorités

1. Analyse des besoins

La première étape consiste à déterminer quelle recherche en matière d'évaluation des besoins a été réalisée.

  • Accent sur la documentation source ou sur la TS dans le cadre de travail de l'utilisateur? Créer une nouvelle source d'information ou aider les gens à utiliser l'information qui est déjà disponible? Certains groupes peuvent avoir besoin de traduction, d'autres non, et les deux stratégies ne sont pas nécessairement incompatibles au sein des groupes d'intervenants.
  • Nous supposons que les gens désirent savoir si un produit est sécuritaire et s'il interagit avec d'autre chose. Il s'agit d'une hypothèse que nous devons vérifier.
  • Par l'entremise de quels canaux les gens obtiennent-ils des renseignements?
  • Qu'est-ce qui ajoute de la crédibilité à l'information aux yeux de l'utilisateur?
  • Outre la validité, quelle profondeur de l'information est nécessaire concernant les divers profils; information superposée?
  • Qu'est-ce qui motiverait les fournisseurs de soins de santé à utiliser le système et qu'est-ce qui pourrait servir en tant qu'élément non motivateur ou en tant que barrière à la TS; la nécessité de répondre serait-elle perçue comme une perte de temps si, là où les soins sont prodigués, on recherche un accès rapide à des informations en format simplifié? Est-ce que le suivi de l'information serait perçu comme étant un problème lié à la confidentialité?
  • De quelle façon la connaissance est-elle traduite en prise de décisions? (On s'entend pour laisser tomber cette question, puisque le changement de comportement est une autre paire de manches).
  • Quelles leçons pouvons-nous tirer des sources d'information (sites Web, journaux de documentation secondaire) qui sont inactives ou qui ne sont pas utilisées de façon optimale? S'agit-il de la structure, du contenu, du marketing ou d'autres forces comme la perte d'une source de financement ou le départ d'un expert?
  • En plus d'évaluer les produits existants, des dispositions devraient être prises afin d'élaborer les produits d'information innovateurs sans frontières et les tester sur le marché.
  • Une autre idée est de reprendre une nouvelle initiative sur un site qui est déjà disponible et qui fonctionne bien pour son auditoire, plutôt que d'inventer un nouveau site. Cette méthode fonctionnerait, qu'il s'agisse d'une forme de sceau d'approbation ou d'informer les gens de la façon d'utiliser efficacement les outils. Ceci pourrait maximiser l'investissement déjà consenti par les gouvernements canadiens par l'entremise de sites Web et des centres d'information sur la santé pour les consommateurs. La maximisation des ressources actuelles peut également nécessiter une meilleure mise en marché de celles-ci.
  • Tout sondage des sources existantes doit permettre de distinguer quelles sont les sources principales et ce qui est touché par la TS, comme la Cochrane Consumer Initiative. Il devrait davantage permettre de déterminer si la source traite particulièrement des PSN ou plus généralement des thérapies complémentaires ou parallèles.
  • Il faut comprendre la façon dont les personnes perçoivent l'information sur les PSN; quel moteur de recherche utilisent-ils? Et quelle chaîne de recherche entrent-ils dans l'encadré? Un moteur de recherche amélioré pourrait constituer une solution utile.

Après une évaluation des besoins, il faut élaborer une stratégie et la mettre en marché. La stratégie de marketing peut s'avérer beaucoup plus efficace lorsqu'elle s'appuie sur l'évaluation des besoins.

2. Élaboration d'une stratégie de transfert du savoir

Une ou plusieurs stratégies de transfert du savoir peuvent être élaborées, en s'appuyant sur l'analyse des besoins, les caractéristiques d'un système de transfert du savoir idéal défini précédemment dans le cadre de ce rapport et fondé sur les produits et les stratégies existants, dans la mesure du possible.

3. Marketing

La ou les stratégies devraient être mises en marché conformément aux principes utilisés par ceux qui possèdent déjà des compétences dans la mise en marché de l'information, avec l'intention de modifier le comportement chez les groupes d'intervenants identifiés (comme les agences de publicité pour les entreprises pharmaceutiques et les groupes de pression fédéraux).

4. Évaluation

L'évaluation de la réussite de toute stratégie de TS est considérée comme essentielle. Les indicateurs pourraient comprendre l'utilisation d'un site Web (facile à surveiller), une meilleure identification des événements indésirables concernant les PSN, la diminution de l'utilisation après qu'un avis a été émis (plus difficile à superviser), la réalisation de sondages par l'entremise de Statistique Canada ou autre afin de déterminer si les consommateurs connaissent la signification du sceau d'approbation et combien de gens ont utilisé les sources de TS au cours d'une certaine période. Le changement de comportement réel est considéré comme étant un résultat problématique pour plusieurs raisons. Cependant, le suivi des utilisateurs permettant de déterminer comment ils utilisent l'information en relation avec leurs pratiques de santé semble faisable. L'objectif ultime consiste à intégrer les résultats de TS dans les initiatives d'amélioration de la santé des Canadiens et Canadiennes.

Ressources

Sources de TS relevées

Diverses sources de TS ont été mentionnées lors des discussions. En voici quelques-unes :

  • Étiquetage des produits et symbole.
  • Réseau des centres d'information sur la santé pour les consommateurs (dans les bibliothèques publiques).
  • Bibliothèques publiques.
  • RCS - Réseau canadien de la santé.
  • ICIS - Institut canadien d'information sur la santé.
  • Cochrane - traduction du savoir.
  • WebMD - information à la source.
  • Médias.
  • Internet.
  • Ligne téléphonique d'information sur les médicaments.
  • Télécopie transmise aux groupes d'intervenants (comme les médecins et les pharmaciens).
  • Étiquettes concernant les médecines complémentaires et parallèles sur Medline - source d'information.
  • Feuilles d'information fournies aux consommateurs par les pharmaciens - traduction du savoir.
  • Collaborateurs et partenaires potentiels (dans l'évaluation des besoins ou dans la mise en oeuvre ou l'élaboration d'une stratégie).
  • Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses (prévention et contrôle du VIH/Sida).

Partenaires potentiels

Une telle stratégie ne doit pas se limiter aux PSN (ou idéalement ne devrait pas l'être), la DPSN ne doit pas assumer le financement de tout cela. La recherche préliminaire (analyse des besoins) pourrait être financée uniquement par la DPSN ou en association avec un ou plusieurs partenaires, tout comme les projets pilotes. On a défini que les fabricants jouaient un rôle dans le maintien et le fonctionnement d'un système, une fois établi. Voici certains partenaires potentiels mentionnés au cours des discussions :

  • Le Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses (prévention et contrôle du VIH/Sida) ou le Bureau pour la santé des femmes ont été suggérés comme des groupes pouvant avoir un intérêt dévolu pour une telle initiative.
  • On a déterminé que les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) disposaient de ressources financières destinées à la TS, qui n'avaient pas été allouées.
  • La Direction générale des sciences de la vie et le Bureau de la consommation d'Industrie Canada.
  • La Direction générale de la politique de la santé et des communications ou la Direction générale de l'information, de l'analyse et de la connectivité (DGIAC).
  • Fondation canadienne pour l'innovation (FCI) (fonds pour les bases de données innovatrices).
  • Un centre national d'excellence (en médecine complémentaire et parallèle ou en TS).
  • Réseau canadien de la santé.
  • Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé.
  • Conseil national de recherches - Institut de technologie et de l'information.
  • Partenariat suggéré concernant le sceau d'approbation : Association médicale canadienne, Canadian Memorial Chiropractic College, The Canadian College of Naturopathic Medicine

À l'extérieur du Canada :

  • AHRQ - Agency for Healthcare Research and Quality.
  • Federal Trade Commission (intéressé par les rapports d'efficacité frauduleux).
  • Food and Drug Administration (intéressé par la surveillance).
  • National Center for Complementary and Alternative Medicine (NCCAM), National Cancer Institute (NCI) aux National Institutes of Health (NIH).

Rôle du fabricant

Le rôle du fabricant dans le système consisterait à assumer une certaine partie des coûts, le paiement étant effectué de façon peu compromettante. La participation au système pourrait offrir une possibilité de marketing, découlant de leurs produits ou de l'information à propos de leurs produits, portant le sceau d'approbation. Un bon système de collecte de données sûres les protège du retrait arbitraire de leurs produits fondé sur le signalement désordonné de problèmes et de décisions fondées sur des associations frauduleuses, en l'absence de meilleure information.

Prochaines étapes

  1. Recherche de la documentation afin de s'assurer que cette question n'a pas été abordée précédemment ailleurs.
  2. Un sondage précis, bref, réalisé sur le Web, auprès des consommateurs de PSN et de certaines associations publiques (le Web est choisi pour sa rapidité, reconnaissant qu'il pourrait s'agir d'un échantillon biaisé) et d'un groupe de consultation afin de déterminer quelles questions doivent être posées lors d'une évaluation des besoins.
  3. Présentation d'une demande de proposition (DP) ou impartition à une organisation qualifiée par l'entremise de Gouvernement en ligne (GL) afin d'effectuer une évaluation des besoins canadiens, y compris les besoins en matière de surveillance, et de présenter des recommandations. Le coût estimé serait d'environ 75 000 $ plus taxes.
  4. Déterminer les partenaires qui effectueront une analyse du contexte.
  5. Demander une analyse du contexte afin de déterminer et d'évaluer les sources et les stratégies de TS existantes dans toutes les langues et dans tous les endroits du monde. Les sources d'information contenues dans la documentation de recherche principale sur les soins de santé seraient excluses (comme The Lancet). Lorsque les sources sont des sites Web, une attention particulière doit être portée aux fonctions offertes par les sites (vérification Web). Les initiatives existantes de la DPSN seraient d'un grand intérêt et nous pourrions nous y appuyer. Le coût estimé pourrait être aussi bas que 100 000 $, mais une révision détaillée est évaluée entre 200 000 et 500 000 $. Une solution de rechange serait que la DPSN crée une autre division au sein de Santé Canada afin d'exercer son mandat concernant les communications et les politiques en matière de santé, par exemple la DGPSC ou la DGIAC.
  6. Élaborer un projet pilote ou des projets.
  7. Former un groupe de travail auquel ne participerait pas la DPSN dans la promotion de ce programme avec d'autres bailleurs de fonds.

Annexe 1. Participants

William Beckner
University of Maryland School of Medicine
Baltimore, Maryland É.-U.
Heather Boon
Université de Toronto
IRSC Institut des services et des politiques de la santé
Toronto (Ontario)
David Moher
Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario
Ottawa (Ontario)
Sean Hosein
Réseau canadien d'info-traitements sida
Toronto (Ontario)
Sandy Iverson
The Canadian College of Naturopathic Medicine
Toronto (Ontario)
Margaret Sampson
Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario
Ottawa (Ontario)
John Savage
XIST Information Services and Technology
Ottawa (Ontario)
Chris Savage
XIST Information Services and Technology
Ottawa (Ontario)
Michael J. Smith
Santé Canada
Ottawa (Ontario)
Sunita Vohra
Toronto Hospital for Sick Children
Toronto (Ontario)

Annexe 2. Ordre du jour

Jour 1

18 h 00
Présentation par David Moher
19 h 00
Dîner

Jour 2

9 h 00
Révision des objectifs et de l'ordre du jour
9 h 15
Qu'est-ce que le transfert du savoir?
9 h 30
Problématiques et possibilités
  • praticiens
  • public
  • décideurs
11 h 00
Sommaire et priorisation de la liste
11 h 30 - 14 h 30
Pour chaque occasion de haute priorité et pour chaque problème, déterminer les stratégies particulières permettant de progresser
14 h 30 - 16 h 00
Revoir les stratégies
  • établir les priorités
  • prochaines étapes

Green Arrow 1 Dr Alex Jadad , directeur, Program in eHealth Innovation, Centre for Global eHealth Innovation, University Health Network, Université de Toronto, Rose Family Chair in Supportive Care Professeur, départements d'anasthésie et des politiques sur la santé, Gestion et évaluation, Université de Toronto