Date de création : 2005-11-01
Date de révision : 2010-05-28 (mises à jour administratives)
Cat. : 978-1-100-94495-1
ISBN : H164-120/2010F-PDF
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Les documents d'orientation sont destinés à guider l'industrie et les intervenants intéressés sur la façon de se conformer aux politiques et aux lois et règlements qui régissent leurs activités. Ils servent également de guide au personnel à des fins d'évaluation et de conformité et permettent ainsi d'appliquer les mandats d'une façon équitable et efficace.
Les documents d'orientation sont des outils administratifs n'ayant pas force de loi, permettant ainsi une certaine souplesse d'approche. Les principes et les pratiques énoncés dans le présent document pourraient être remplacés par d'autres approches, à condition que celles-ci s'appuient sur une justification scientifique adéquate. Ces autres approches devraient être examinées préalablement avec le programme concerné pour s'assurer qu'elles respectent les exigences des lois et des règlements applicables.
Corollairement à ce qui précède, il importe également de mentionner que Santé Canada se réserve le droit de demander des renseignements ou du matériel supplémentaire, ou de définir des conditions dont il n'est pas explicitement question dans le présent document d'orientation, et ce, afin que le ministère puisse être en mesure d'évaluer adéquatement l'innocuité, l'efficacité ou la qualité des produits de santé commercialisés. Santé Canada s'engage à justifier de telles demandes et à documenter clairement ses décisions.
Ce document devrait être lu en parallèle avec l'avis d'accompagnement et les sections pertinentes des autres documents d'orientation qui s'appliquent.
Le présent document vise à aider les détenteurs d'une autorisation de mise sur le marché (DAMM) à rédiger et à diffuser des communications aux professionnels de la santé (CPS) et les communications au public (CP) s'y rattachant, afin de régler les préoccupations en matière de santé et sécurité liées aux produits de santé.
Il renferme des directives sur les points suivants :
Le présent document ne définit pas les critères sur lesquels Santé Canada se fonde pour déterminer si une CPS doit être diffusée. Toutes les étapes recommandées dans le présent document s'enclenchent une fois que la décision de diffuser une CPS et la CP s'y rattachant a été prise.
Les CPS sont l'un des principaux moyens grâce auxquels l'industrie transmet en temps opportun aux professionnels de la santé et au public de nouveaux renseignements sur l'innocuité et l'efficacité thérapeutique des produits de santé commercialisés. Figurent au nombre des CPS les avis aux professionnels de la santé (APS) et les avis aux hôpitaux (AH).
La nécessité de diffuser une CPS peut provenir de diverses sources, entre autres celles-ci :
On s'attend que les DAMM diffuseront, avec chaque CPS, une communication au public (CP) afin d'aviser la population des questions relatives à l'innocuité du produit de santé et de lui permettre de prendre des décisions éclairées concernant l'utilisation continue du produit en question. Toutes les CPS sont affichées sur le site Web de MedEffetMC Canada; les CP doivent donc être rédigées d'une manière qui convient au public-cible afin d'assurer la compréhension du contenu technique et de l'intention à l'origine de l'effort de la communication.
Les CPS ainsi que les CP s'y rattachant sont des instruments de communication et de gestion des risques visant à informer les professionnels de la santé et la population des préoccupations relatives à l'innocuité de produits de santé cliniquement importants, des rappels ou des retraits ayant une incidence sur des produits de santé -- ce ne sont pas des outils de commercialisation. Il est important que les messages visant à renseigner les professionnels de la santé sur des questions ayant trait à l'innocuité des produits ne soient pas confondus avec des messages publicitaires ou tout autre genre d'information. On a constaté que l'efficacité des communications des risques, en particulier par la voie des CPS, dépend en partie de l'attention que portent les professionnels de la santé à ce moyen de communication, qui peut être influencée négativement si ces derniers pensent qu'il s'agit de publicité.
Avis aux hôpitaux (AH)
Un AH est un moyen de communiquer les risques liés à des produits principalement, sinon exclusivement, utilisés dans les hôpitaux plutôt que dans des cliniques externes. Il peut également être diffusé dans certains cas où le produit n'est utilisé que par un groupe restreint de praticiens qui exercent leur profession uniquement dans des hôpitaux ou dans certaines cliniques sélectionnées.
Avis aux professionnels de la santé (APS)
Cet avis, également appelé lettre « Cher docteur » ou lettre « Cher professionnel de la santé », permet de renseigner les professionnels de la santé sur les questions d'innocuité ou d'efficacité d'un produit de santé commercialisé, ou les deux, pour lesquelles le facteur temps entre en ligne de compte. Il s'agit d'un avis émis par les DAMM dont le contenu a été approuvé par Santé Canada. Les APS peuvent être distribués aux médecins, dentistes, naturopathes, pharmaciens, hôpitaux ou autres. La liste de destinataires est personnalisée en fonction de la question d'innocuité en cause. Aux fins du présent document, un APS est un moyen de communication de renseignements sur l'innocuité des produits de santé. Ne sont pas visés par les présentes lignes directrices les APS diffusés à des fins publicitaires qui sont approuvés au préalable par le Conseil consultatif de publicité pharmaceutique.
Communication au public (CP)
Une CP est un outil de communication des risques utilisé pour transmettre de nouveaux renseignements sur l'innocuité des produits de santé commercialisés aux consommateurs, aux patients et à la population en général. Une CP est une version en langage clair et simple d'une communication aux professionnels de la santé.
Communication aux professionnels de la santé (CPS)
Une CPS est un outil de communication des risques utilisé pour transmettre en temps opportun aux professionnels de la santé de nouveaux renseignements sur l'innocuité et l'efficacité thérapeutique des produits de santé commercialisés. Figurent au nombre des CPS, les APS et les AH.
Détenteur d'une autorisation de mise sur le marché (DAMM)
Également appelé le promoteur ou le fabricant, le DAMM est l'entité légale qui détient l'Avis de conformité, le numéro d'identification du médicament (DIN), le numéro d'homologation des matériels médicaux, le numéro d'autorisation de mise sur le marché du produit ou qui a eu l'autorisation d'entreprendre des essais cliniques au Canada.
Direction générale des produits de santé et des aliments (DGPSA)
La DGPSA a pour mission d'adopter une approche intégrée à la gestion des risques et des avantages pour la santé liés aux produits de santé et aux aliments en réduisant les facteurs de risque pour la santé des Canadiens et des Canadiennes tout en maximisant la protection offerte par le système réglementaire des produits de santé et des aliments. La DGPSA a également pour mission de favoriser les conditions qui permettent aux Canadiens et aux Canadiennes de faire des choix sains et de fournir des renseignements afin qu'ils ou qu'elles puissent prendre des décisions éclairées en ce qui a trait à leur santé.
Direction responsable
La direction responsable est la direction de la DGPSA de Santé Canada qui doit s'assurer, de concert avec le DAMM, que la CPS et la CP s'y rattachant sont rédigées, approuvées et diffusées en temps opportun.
Effets indésirables (EI)
Un effet indésirable est une réaction nocive et inattendue à un produit de santé. Ceci englobe tout effet indésirable chez un patient qu'on présume associé à l'utilisation du produit de santé. Une réaction inattendue, un usage abusif d'un produit de santé, une surdose, une interaction (incluant les interactions entre 2 médicaments et d'un médicament avec un produit alimentaire) et une inefficacité thérapeutique inhabituelle peuvent tous faire l'objet d'une déclaration d'EI.
Événement indésirable (EI)
Un événement indésirable signifie toute manifestation médicale importune se manifestant chez un patient qui a reçu un produit médicinal, et ne devant pas nécessairement présenter un lien de causalité avec le traitement en cours. Un événement indésirable peut donc correspondre à tout signe défavorable et non intentionnel (par exemple, un résultat de laboratoire anormal), symptôme ou maladie temporellement associé à l'usage d'un produit médicinal, qu'il soit ou non considéré comme relié à ce produit.
Incident médicamenteux (IM)
Tout événement évitable pouvant occasionner l'utilisation inappropriée d'un médicament ou du tort à un patient alors que le médicament est sous le contrôle d'un professionnel de la santé, du patient ou du consommateur. Font partie de ce genre d'incidents, qui peuvent être liés à la pratique professionnelle, aux produits pharmaceutiques ou aux procédures ou systèmes, ceux se rapportant à la prescription; à l'étiquetage, à l'emballage, à la nomenclature des produits; à la préparation, à la délivrance, à la distribution; à l'administration; à l'éducation; à la surveillance; et à l'utilisation.
Lettre de demande
Une lettre de demande constitue la correspondance par laquelle Santé Canada demande officiellement au DAMM de rédiger et de diffuser, sous réserve de l'approbation du ministère, une CPS et la CP s'y rattachant.
Mise à jour périodique des renseignements sur l'innocuité des produits (MJPRIP)
Une MJPRIP s'entend d'un rapport type utilisé à l'échelle internationale par les organismes de réglementation à des fins de surveillance systématique de l'innocuité des produits pharmaceutiques commercialisés; il s'agit également d'une source importante de renseignements cliniques sur l'innocuité d'un médicament donné. La présentation de MJPRIP n'est pas exigée au Canada; cependant, dans certains cas, Santé Canada peut demander au DAMM de présenter la plus récente MJPRIP pour présenter l'expérience acquise à l'échelle internationale relative à l'innocuité d'un produit (habituellement tous les six mois ou une fois l'an) et il s'agit également d'une source importante de renseignements cliniques sur l'innocuité d'un médicament donné.
En ce qui concerne les produits de santé naturels, on utilise un rapport sommaire annuel et des rapports sommaires périodiques.
NPN / DIN-HM
Le numéro de produit naturel (NPN) est un code de huit (8) chiffres suivant l'acronyme NPN qui est attribué à chaque produit de santé naturel approuvé en vue de la commercialisation, en vertu du Règlement sur les produits de santé naturels. Le DIN-HM est un code de huit (8) chiffres qui est attribué à chaque remède homéopathique approuvé en vue de la commercialisation, en vertu du Règlement sur les produits de santé naturels.
Numéro d'identification du médicament (DIN)
Il s'agit du code numérique à huit chiffres attribué à chaque drogue approuvée en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et des règlements afférents (sauf pour les médicaments de l'annexe C).
Président-Directeur Général (PDG)
Aux fins du présent document, le PDG est le plus haut dirigeant d'une entreprise qui est responsable des activités de celle-ci et qui est habituellement son principal porte-parole. Cette personne est souvent, mais pas toujours, le président de l'entreprise. Il se peut également qu'il s'agisse d'un directeur. Le PDG relève du président du conseil d'administration et des membres de ce dernier.
Principal gestionnaire de risques
Cette personne est le principal coordinateur au sein de la direction responsable. Elle assure la liaison avec le DAMM et coordonne la participation du personnel de la DGPSA.
Produit de santé naturel
On entend par produit de santé naturel une substance mentionnée à l'Annexe 1 du Règlement sur les produits de santé naturels ou une combinaison de substances mentionnées à l'Annexe 1, un remède homéopathique ou remède traditionnel, qui est fabriqué, vendu ou représenté comme pouvant servir :
Cependant, les produits de santé naturels n'englobent pas les substances mentionnées à l'Annexe 2 du Règlement sur les produits de santé naturels ni de combinaisons de substances comportant une substance mentionnée à l'Annexe 2, de médicaments homéopathiques ou de médicaments conventionnels qui constituent ou contiennent une substance mentionnée à l'Annexe 2.
Professionnel de la santé
Cette catégorie comprend les personnes suivantes sans toutefois en exclure d'autres : médecins, dentistes, naturopathes, pharmaciens et autres membres du personnel médical ou du personnel de soutien associés à la prestation des soins de santé.
Rapport d'incident obligatoire (RIO)
Sont consignés dans ce rapport les incidents graves mettant en cause des matériels médicaux. Ce document doit être rempli lorsqu'un incident se produit suite à une défaillance de matériels médicaux, d'une détérioration de leur efficacité ou encore de toute autre déficience au niveau de l'étiquetage ou de l'utilisation ayant provoqué ou risquant de provoquer la mort d'une personne ou une détérioration marquée de son état de santé.
Signal
Un signal est un renseignement déclaré sur l'existence possible d'un lien de causalité, auparavant inconnu ou insuffisamment documenté, entre un événement indésirable et un médicament. Habituellement, avant qu'un signal ne soit donné, plusieurs déclarations doivent être présentées, leur nombre dépendant de la gravité de l'événement et la qualité de l'information1.
Surveillance post-commercialisation
Surveillance et examen soutenus des effets et autres aspects connexes reliés à l'innocuité et à l'efficacité des produits de santé commercialisés.
Bon nombre d'organisations et de personnes différentes contribuent à la prestation des soins de santé au Canada, y compris Santé Canada, les fournisseurs de soins de santé, les fabricants, les consommateurs et d'autres. Toutes les parties en cause ont un rôle à jouer à l'égard de la communication efficace et en temps opportun, aux professionnels de la santé et à la population en général, de nouveaux renseignements sur l'innocuité des produits qui sont faciles à comprendre et qui sont pertinents aux yeux des personnes ciblées par l'information. Afin d'assurer la communication efficace des renseignements sur l'innocuité des produits, l'utilisation des CPS et des CP à d'autres fins (p. ex. pour illustrer la supériorité de produits) n'est pas recommandée, car elle peut entraîner des communications et des représentations trompeuses quant à l'information.
Si le DAMM se rend compte qu'une CPS doit être diffusée au Canada, soit en raison de l'existence de nouveaux renseignements sur l'innocuité des produits au Canada ou de la prise de mesures de réglementation à l'étranger, il est tenu d'en aviser Santé Canada. Le DAMM doit entreprendre des discussions avec Santé Canada dès le début du processus de rédaction d'un CPS, étant donné que cela favorise l'adoption d'une approche cohérente en matière de stratégies de communication des risques et garantit la communication aux professionnels de la santé et à la population en général de renseignements aussi exacts et exhaustifs que possible.
Une fois que le besoin de diffuser une CPS a été établi, par le DAMM ou par Santé Canada dans le cadre d'une lettre de demande, on s'attend que le DAMM posera les gestes suivants :
Si le DAMM a reçu une lettre de demande, mais n'estime pas nécessaire qu'une CPS soit diffusée au Canada, il doit fournir par écrit des arguments à l'appui. Cependant, cette pratique ne doit pas nuire à l'émission en temps opportun de la CPS et de la CP s'y rattachant.
Si le DAMM a diffusé une CPS ou une CP relative à un produit semblable dans un secteur de compétence étranger, il doit en aviser la Direction des produits de santé commercialisés (DPSC) de Santé Canada.
Si le DAMM a diffusé une CPS ou une CP à l'insu de Santé Canada, on s'attend à ce qu'il avise la DPSC de Santé Canada de ce fait et qu'il précise à qui la CPS a été envoyée et par quelle méthode.
Santé Canada doit :
Tant Santé Canada que le DAMM ont la responsabilité de déterminer s'il est nécessaire que des modifications soient apportées à l'étiquetage ou au statut du produit, ou aux deux, aux termes du Programme d'accès spécial ou de l'Unité des essais cliniques.
Des mesures pour résoudre des impasses seront prises en fonction de chaque cas afin qu'on puisse rendre une décision tout en tenant compte de l'importance de la diffusion en temps opportun de la CPS et de la CP s'y rattachant. On tentera d'en arriver à une solution en partant du principe que seront prises des mesures transparentes, équitables et appropriées compte tenu des risques. En bout de ligne, Santé Canada a la responsabilité et le pouvoir de rendre une décision et, au besoin, le ministère diffusera la CPS et la CP.
Santé Canada avisera les organismes de réglementation étrangers de l'approbation des CPS. L'avis ne sera pas accompagné d'une copie de l'ébauche de CPS ou de CP. Les pays et les organismes avec lesquels la DGPSA entretient des communications officielles et régulières seront au moins avisés, notamment les pays membres de la CIH (les É.-U., l'UE et le Japon) et les pays participants au forum sur l'harmonisation des produits phytopharmaceutiques (Hong Kong, la Chine, Singapour, le Vietnam, la Corée du Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande).
La lettre de demande donnera un aperçu de la nature du problème et priera le DAMM de rédiger la CPS et la CP s'y rattachant. Dès réception d'une lettre de demande, on s'attend que le DAMM désignera un individu qui sera la personne-ressource de l'entreprise en ce qui a trait à ce problème.
Le cas échéant, la lettre de demande précisera également si des modifications doivent être apportées à l'étiquetage ou au statut du produit et, s'il y a lieu, le genre de présentation ou de demande requise (p. ex. SPDN, PCM ou demande de modification de licence).
Dans le cas le plus simple, le problème soulevé relativement à l'innocuité sera relié à un seul produit vendu au Canada par un seul DAMM. Il se peut toutefois que plus d'un DAMM puisse collaborer à la diffusion d'une CPS, entre autres dans les circonstances suivantes :
L'objectif est que les renseignements nécessaires soient communiqués aux professionnels de la santé et aux consommateurs et lus par ces derniers. La diffusion par divers DAMM de plusieurs CPS pourrait porter à confusion ou faire en sorte que les professionnels de la santé ne leur accordent aucune attention.
Lorsque le nombre de DAMM est relativement restreint (c.-à-d. deux ou trois), ces derniers doivent collaborer à la diffusion d'une seule CPS et de la CP s'y rattachant. Si le nombre de DAMM est plus grand, ou si ceux-ci refusent de diffuser une seule communication, Santé Canada pourra diffuser la CPS et la CP s'y rattachant.
Le nom de la personne-ressource à Santé Canada qui, dorénavant, sera désignée comme le principal gestionnaire des risques, sera indiqué dans la lettre de demande de même qu'avec ses coordonnées. Santé Canada correspondra d'abord avec le directeur des affaires réglementaires et fera parvenir une copie de ces pièces de correspondance au président-directeur général (PDG) (ou l'équivalent). Comme nous l'avons déjà mentionné, le DAMM sera prié de désigner un individu qui agira à titre de personne-ressource de l'entreprise pour ce qui est du problème en cause et de transmettre à Santé Canada les coordonnées de la personne-ressource de premier choix à qui toute correspondance ultérieure devra être adressée. Le DAMM peut répondre à la lettre de demande dans l'une ou l'autre des langues officielles. À l'exception des lettres réglementaires, qui sont envoyées sous forme imprimée, toutes les communications seront transmises par télécopieur ou par voie électronique en format PDF. En outre, les documents susceptibles d'exiger des modifications ultérieures, notamment les ébauches de CPS et de CP s'y rattachant, peuvent être envoyés en format WordPerfect ou Microsoft Word.
Le principal gestionnaire de risques peut téléphoner à la personne-ressource désignée pour rectifier des erreurs typographiques, clarifier des contradictions autre que de fond ou lui demander des renseignements mineurs additionnels.
Habituellement, il n'est pas nécessaire de convoquer des réunions avant la diffusion d'une CPS et de la CP s'y rattachant. Toutefois, si les intéressés doivent se réunir pour résoudre des divergences d'opinion ayant trait au contenu, ces rencontres ne doivent pas faire obstacle à la diffusion en temps opportun de la CPS et de la CP.
Le diagramme ci-dessous illustre le déroulement du travail de rédaction et de diffusion d'une CPS et de la CP s'y rattachant.
Élaboration du contenu
Approbation
Diffusion et notification
Documentation de suivi
Surveillance
Les CPS doivent être rédigées et diffusées dans les douze jours ouvrables suivant la date à laquelle la lettre de demande a été reçue, ou la date à laquelle le DAMM a avisé Santé Canada de la nécessité de diffuser une CPS. La CP doit être diffusée trois (3) jours ouvrables après la diffusion de la CPS, afin de donner aux professionnels de la santé suffisamment de temps pour se préparer à répondre aux questions de la population. Si le DAMM est d'avis que la CP doit être diffusée en même temps que la CPS, il doit faire parvenir une confirmation écrite à Santé Canada qui doit l'approuver avant qu'elle puisse être diffusée.
Compte tenu de l'importance de la diffusion en temps opportun de la CPS et de la CP, on doit éviter de procéder à de maintes révisions de ces documents.
Vous trouverez à l'annexe C un calendrier sous forme de tableau illustrant les étapes de la rédaction et de la diffusion d'une CPS.
Afin de réduire les chances que les professionnels de la santé mettent de côté la CPS sans en prendre connaissance, la mise en garde suivante doit figurer sur les enveloppes et dans l'objet de la lettre en lettres blanches dans un encadré rouge : Renseignements importants en matière d'innocuité approuvés par Santé Canada concernant le [PRODUIT DE SANTÉ] (voir les modèles pour les Avis aux professionnels de la santé2 et les Avis aux hôpitaux3). Lorsque la diffusion de CPS est fondée sur l'interaction possible de médicaments, ou lorsque plusieurs produits sont en cause, tous les produits de santé ou la désignation de classe doivent être inscrits sur l'enveloppe dans un encadré rouge.
Qui plus est, cette mise en garde doit apparaître sur les pages couvertures des télécopies et dans l'objet des courriels.
Il est recommandé de commencer dès que possible à imprimer les enveloppes pour les CPS. L'impression des enveloppes sur lesquelles se trouvent le nom du (des) produit(s) dans la mise en garde de l'encadré rouge peut prendre de sept à dix jours. Si, en cas d'urgence, il est impossible que le nom du produit de santé soit indiqué dans la mise en garde de l'encadré rouge sur l'enveloppe, on s'attend à ce qu'une justification soit fournie par écrit à Santé Canada.
Les enveloppes doivent comporter l'adresse du DAMM, et non pas celle de Santé Canada, en guise d'adresse de retour.
Reportez-vous au
site Web de Postes Canada où vous trouverez les lignes directrices et les normes relatives aux enveloppes.
Santé Canada précisera dans la lettre de demande si un APS2 ou un AH3 doit être diffusé.
Toutes les CPS et les CP s'y rattachant doivent être disponibles dans les deux langues officielles6 et leur présentation doit être conforme aux directives suivantes :
Premier paragraphe - description du risque pour la santé
Ce paragraphe doit indiquer :
Les messages clés doivent être énumérés dans une liste à puces figurant dans une zone de texte faisant suite au premier paragraphe. Ces messages ne doivent pas être soulignés. Des directives additionnelles détaillées sur le mode d'utilisation des nouveaux renseignements sur l'innocuité ou l'efficacité thérapeutique des produits doivent suivre ces messages listés et encadrés.
Paragraphes suivants - mesures de gestion des risques
Ces paragraphes doivent être personnalisés suivant le genre d'EI et doivent comprendre :
Peuvent également être incluses les références bibliographiques recensées dans la monographie : p. ex. « Référence : 1 Fisher B, Costantino IP, Wickerham DL et coll, Tamoxifen for prevention of breast cancer, a report of the National Surgical Adjuvant Breast and Bowel Project P-1 Study. J. Natl. Cancer Inst. 90 (1998), p. 1371. »
Derniers paragraphes - directives quant à la déclaration des EI
Un énoncé semblable à celui qui suit doit être inclus à la fois dans les APS et les AH :
La gestion des effets indésirables liés à un produit de santé commercialisé dépend de leur déclaration par les professionnels de la santé et les consommateurs. Les taux de déclaration calculés à partir des effets indésirables signalés de façon spontanée après commercialisation des produits de santé sous-estiment généralement les risques associés aux traitements avec ces produits de santé. Tout cas de [EFFET INDÉSIRABLE PARTICULIER] grave ou tout autre effet indésirable grave ou imprévu chez les patients recevant [NOM COMMERCIAL] doit être signalé à [NOM DU PROMOTEUR] ou à Santé Canada, aux adresses suivantes :
Une liste d'adresses selon le type de produits figure au nombre des modèles pour les APS2, AH3 et CP4.
Puisque le public-cible des CP comprend des consommateurs, des patients et la population en général, ces mises à jour doivent contenir des renseignements sur l'innocuité qui sont faciles à comprendre ainsi que les mêmes renseignements sur le mode de déclaration des effets indésirables des médicaments et des incidents médicamenteux contenus dans la CPS. Vous trouverez à l'annexe D, « Conseils concernant la rédaction des communications au public » des directives quant aux principes d'élaboration du contenu, le contenu minimum et la manière de rédiger des textes destinés au grand public.
Le DAMM est responsable de la traduction de la CPS et de la CP s'y rattachant dans les deux langues officielles6. Les versions traduites doivent être jointes à la version finale pour que Santé Canada puisse revoir la traduction afin de garantir la concordance des versions. Compte tenu de l'importance de la diffusion en temps opportun de la CPS et de la CP, on doit éviter d'apporter maintes révisions aux versions traduites.
Les points suivants doivent figurer dans la présentation de la première ébauche devant être révisé par Santé Canada :
Afin de garantir l'achèvement en temps opportun de la CPS, Santé Canada passera en revue les ébauches de ces documents et communiquera au DAMM toute révision nécessaire au plus tard dans les quatre jours ouvrables suivants. Le DAMM doit commencer à rédiger la CP lorsque la CPS est presque terminée.
Dès qu'il reçoit les révisions apportées par Santé Canada, le DAMM doit transmettre au principal gestionnaire de risques, dans les deux jours ouvrables qui suivront, la version finale et les versions traduites de la CPS et de la CP. Santé Canada exige que soit soumis en même temps que l'ébauche finale un énoncé indiquant être conscient que la CPS et la CP seront affichées sur le site Web de MedEffetMC Canada et pourront être transmises aux intéressés qui en feront la demande.
Dans l'ébauche finale, le DAMM doit indiquer la date de diffusion et l'adresse du site Web de MedEffetMC Canada http://www.hc-sc.gc.ca/dhp-mps/medeff/advisories-avis/index-fra.php, en précisant à quel endroit on peut trouver la CPS et la CP.
Les documents suivants doivent être joints à l'ébauche finale soumise à l'approbation de Santé Canada :
Le DAMM sera avisé par écrit de l'approbation par Santé Canada de la CPS et de la CP.
Le DAMM doit soumettre, en même temps que la CPS et la CP, une ébauche de stratégie de diffusion comprenant la liste d'envoi aux groupes cibles et la méthode de diffusion, à des fins de révision et d'approbation par Santé Canada.
La stratégie de diffusion doit tenir compte des publics-cibles et des méthodes de diffusion qui suivent :
| Moyen | Public-cible | Méthode de diffusion |
|---|---|---|
| APS |
|
|
| AH |
|
|
| CP |
|
(La CP n'est pas diffusée dans la même mesure que la CPS.) |
Le plan de diffusion doit être soumis en même temps que l'ébauche et les versions finales de la CPS et de la CP et doit être approuvé avant que ces documents ne soient diffusés.
Après avoir été approuvée par Santé Canada, la CPS doit être communiquée dans les deux langues officielles (et dans d'autres langues, au besoin) aux public-cibles définis dans la stratégie de diffusion approuvée. La CP doit également être diffusée dans les deux langues officielles (et dans d'autres langues, au besoin) trois (3) jours ouvrables suivants.
Santé Canada affichera les versions finales de la CPS et de la CP s'y rattachant sur le site Web de MedEffetMC Canada et les transmettra à quiconque en fera la demande. Pour favoriser l'adoption d'une méthode exemplaire de communication des risques, Santé Canada recommande que le DAMM affiche les versions définitives des documents sur le site Web de l'entreprise. On recommande que la CPS demeure affichée sur le site Web pendant que le produit est disponible.
De surcroît, Santé Canada encourage la diffusion de la CPS à des associations professionnelles pertinentes afin que les copies sous forme électronique de ce document soient affichées sur leurs sites Web ou afin de les faire paraître dans leurs revues et leurs bulletins.
Dans les quatorze jours qui suivront la diffusion de la CPS et de la CP s'y rattachant, le DAMM est prié de transmettre à Santé Canada la liste des destinataires de la CPS, y compris la date et la méthode de distribution qui a été utilisée. Dans les cas où Santé Canada estime que cette dernière n'a pas été assez largement diffusée, une demande écrite sera transmise au DAMM afin qu'il corrige la situation.
Présentation d'un PC/SPDN/d'une demande de modification de licence
Dans la mesure où Santé Canada ou le DAMM détermine que des modifications doivent être apportées à l'étiquetage ou au statut du produit, une présentation ou une demande sera exigée (soit un PC, un SPDN ou une demande de modification de licence). Consulter la Directive "Préparation d'une présentation de drogue nouvelle à usage humain".
Le DAMM doit soumettre la présentation ou la demande à Santé Canada dans les deux semaines suivant l'approbation de la CPS ou l'adoption d'un échéancier par Santé Canada5. Afin d'éviter tout retard de traitement, il est souhaitable d'inscrire les mentions « Urgent » et « Demandé par Santé Canada » sur l'emballage de la présentation.
Présentation de mises à jour périodiques des renseignements sur l'innocuité des produits (MJPRIP) ou de rapports sommaires annuels / provisoires
Occasionnellement, afin de surveiller la situation, Santé Canada peut demander au DAMM de présenter des renseignements supplémentaires de suivi (par exemple, la plus récente MJPRIP (ou rapport sommaire annuel / provisoire). Ce type de demande doit préciser la nature des renseignements demandés et comporte un délai relatif à la présentation d'une réponse. Lorsqu'un rapport sommaire (ou un rapport sommaire annuel ou périodique) est exigé pour un suivi, le DAMM doit le fournir dans les six mois ou dans le délai précisé par Santé Canada.
AH : avis aux hôpitaux
APS : avis aux professionnels de la santé
CP : communication au public
CPS : communication aux professionnels de la santé
DAMM : détenteur d'une autorisation de mise sur le marché
DGPSA : Direction générale des produits de santé et des aliments
DIN : numéro d'identification du médicament
EI : effet indésirable
IM : incident médicamenteux
MJPRIP : mise à jour périodique des renseignements sur l'innocuité des produits
PC : préavis de changement
PDG : président-directeur général
PSN : produit de santé naturel
RIO : rapport d'incident obligatoire
SPDN : supplément à une présentation de drogue nouvelle
Première ébauche d'une CPS et d'une CP et stratégie de diffusion
Point - Première ébauche d'une APS ou d'un AH
Destinataire - Santé Canada
Point - Modèle d'enveloppe (ou justification écrite en cas d'absence)
Destinataire - Santé Canada
Point - Stratégie de diffusion (liste de distribution et méthode de diffusion )
Destinataire - Santé Canada
Point - Liste à jour des renvois aux publications médicales traitant des effets indésirables pertinents associés à ce produit de santé
Destinataire - Santé Canada
Point - Toute référence devant être diffusée avec les versions finales de la CPS et de la CP s'y rattachant
Destinataire - Santé Canada
Point - Exemplaires de toutes les CPS diffusées à ce jour concernant ce produit de santé au Canada ou par d'autres secteurs de compétence en matière de réglementation
Destinataire - Santé Canada
Point - Les versions traduites doivent être fournies avec la version finale
Destinataire - Santé Canada
Présentation pour approbation de la version finale de la CPS et de la CP
Point - Exemplaire signé, daté et imprimé de l'ébauche finale de la CPS (APS, AH, etc.) et de la CP, dans les deux langues officielles
Destinataire - Santé Canada
Point - Ébauche finale de la CPS (APS, AH, etc.) et de la CP, dans les deux langues officielles (en format PDF et en WordPerfect ou Microsoft Word)
Destinataire - Santé Canada
Diffusion et notification
Point - Documents imprimés
Destinataire - Groupes ciblés mentionnés dans le plan de diffusion
Point - Documents électroniques
Destinataire - Site Web du DAMM et des associations professionnelles intéressées
Point - Liste des destinataires et méthode de distribution, y compris la date de diffusion.
Destinataire - Santé Canada
Documents de suivi
Point - SPDN/PC/demande de modification de licence
Destinataire - Santé Canada
Point - Étiquette révisée, monographie du produit ou dépliant de conditionnement destiné au patient
Destinataire - Site Web du DAMM et destinataires de la CPS
Surveillance
Point - Mise à jour périodique des renseignements sur l'innocuité des produits ou rapport sommaire annuel / provisoire
Destinataire - Santé Canada
La durée est exprimée en jours ouvrables.
Rédaction de la première ébauche de la CPS par le DAMM et soumission à Santé Canada.
Jours 1 au 4, réception de la demande.
Examen de la première ébauche par Santé Canada et demandes de modification au DAMM.
Jours 5 au 8.
Ajout des modifications requises par le DAMM et présentation de la version finale de la CPS et de la CP à Santé Canada.
Jours 9 et 10.
Examen et approbation des ébauches finales par Santé Canada.
Santé Canada vérifie la traduction.
(Chaque demande de révision additionnelle (demande et réponse) se traduit par l'allongement de deux journées du processus.)
Santé Canada avise le DAMM de l'approbation de la CPS et de la CP.
Jour 11.
Diffusion de la CPS aux publics-cibles par le DAMM.
Jour 12, diffusion de la CPS.
Distribution de la CP au public par le DAMM.
Santé Canada affiche la CPS et la CP sur le site Web de MedEffetMC Canada.
Jour 16.
Mise en garde
Il est recommandé d'intégrer le paragraphe suivant, en caractères gras, à la CP :
"Mise en garde : la présente communication au public ne constitue pas un avis médical. Afin de comprendre les conséquences de ces renseignements sur votre santé et avant de modifier la manière dont vous utilisez ce produit de santé, vous devez consulter votre médecin ou un professionnel de la santé. "
Contenu minimum
Les directives suivantes soulignent l'importance de la clarté et de la pertinence dans toute communication d'un risque :
Rédaction destinée au grand public
La rédaction de n'importe quel texte sur les risques pour la santé et destiné au grand public constitue un défi à relever.
Vulgarisation de concepts scientifiques
Les concepts scientifiques à la base de la détermination d'un risque pour la santé doivent être traduits dans un langage accessible aux auditoires visés pour qui ces renseignements leur permettront de prendre des décisions éclairées concernant leur santé. Selon les besoins définis, un message donné de ce type peut s'adresser à une gamme d'auditeurs allant de personnes ne possédant qu'un minimum d'aptitudes à comprendre des données scientifiques à ce que l'on appelle « le profane renseigné ». Dans le domaine de la santé, ce profane renseigné est une personne qui tente de se tenir au courant des questions qui peuvent affecter sa santé et qui comprend les concepts scientifiques fondamentaux. La rédaction de documents à l'intention de cette gamme d'auditeurs suppose que l'on établit un équilibre entre la simplification d'un concept scientifique et son acuité technique. Selon le sujet à traiter, son niveau initial de difficulté et l'étendue du public-cible, le maintien de cet équilibre peut poser un défi difficile, mais que le vulgarisateur doit impérativement relever lors de la rédaction d'une communication destinée au public.
Langage simple
Dans la mesure du possible, il faut s'en tenir à un langage simple. Le principe sous-jacent à la rédaction en langage simple est que l'information doit être organisée et présentée de la façon la plus simple possible, sans compromettre son exactitude. Les réponses aux questions suivantes affecteront le style d'un document :
Ton et voix
On recommande d'adopter les lignes directrices suivantes concernant le ton et la voix :
Style
On vous recommande d'adopter les éléments de style suivants :
Cohérence terminologique
Recourez à une terminologie uniforme. Servez-vous toujours du même terme pour désigner un même concept.
Des techniques langagières simples permettent d'exprimer les idées ou les détails spécialisés les plus complexes.
Expliquez les termes complexes ou spécialisés : Déterminez si le terme peut être compris par un profane renseigné. Si les risques qu'il soit compris sont faibles, demandez-vous si le terme est bien nécessaire. Si un terme technique doit être utilisé, on commence par le définir la première fois qu'on l'utilise puis on fournit une explication suffisante pour le faire comprendre.
Expliquez les idées complexes : Il faut indiquer d'emblée que les résultats de la recherche sont complexes, puis tenter de l'expliquer du mieux possible au lecteur.
Évitez les cascades de noms. Les cascades de noms désignant un concept complexe sont difficiles à comprendre, particulièrement en anglais. Le lecteur sera obligé de déconstruire la chaîne de mots pour savoir lequel est le principal. Il doit ensuite la reconstruire pour connaître les relations entre les autres termes. Il est donc préférable de se servir d'énoncés plus longs, plus faciles à comprendre.
L'utilisation des probabilités
On peut citer les probabilités associées à un risque dans une communication. Les experts, comme le grand public, ont toutefois tendance à mal jauger les probabilités. Lorsqu'on les présente, le message véhiculé dépendra de la façon dont ils sont présentés, soit si la probabilité est exprimée en termes absolus ou en termes relatifs. En termes absolus, par exemple, une probabilité d'augmentation du risque qu'un événement se produise peut être exprimée par le passage de probabilité de 5% à 10%. En termes relatifs, la probabilité a donc doublé! Une probabilité qui double semblera toujours plus alarmante qu'une probabilité qui augmente de 5%, même si dans les faits, les chiffres demeurent les mêmes.
Lors de la présentation de nouvelles données à un auditoire général, les auteurs négligent souvent de faire état des probabilités de base, mettant l'accent uniquement sur la nouvelle variation. Puisque la présentation des risques relatifs peut s'avérer davantage intéressante, elle peut sérieusement induire en erreur le lecteur s'il n'est pas bien au courant du risque fondamental.
Choix des termes
Les techniques de rédaction en langage simple préconisent le recours aux mots les plus clairs possibles. Cela peut se traduire par le choix d'un mot de deux syllabes au lieu d'un autre de trois syllabes. Les termes complexes, malgré toute leur précision, doivent parfois être sacrifiés au profit de plusieurs termes plus simples.
On recommande de choisir les termes en fonction des considérations suivantes :
Utiliser des mots familiers. Le consommateur, le patient et le représentant du grand public connaissent à des degrés variables le langage médical; certains n'ont qu'une connaissance de base du français ou de l'anglais. Pour faire comprendre un message à un auditoire de ce genre, il faut privilégier les termes simples plutôt que les termes complexes. Par exemple :
Au lieu de - Déterminer
Utiliser - Trouver, calculer
Au lieu de - Terminer
Utiliser - Arrêter, stopper
Éliminer les expressions ronflantes. Les expressions ronflantes peuvent nuire à la compréhension d'un document, sans oublier qu'ils l'allongent inutilement. Par exemple :
Au lieu de - en cas de
Utiliser - si
Au lieu de - relativement à
Utiliser - sur, concernant
Évitez de modifier le sens d'une expression : Ne transformez pas les noms en verbes ou les verbes en noms. Dans le premier cas, "avoir une influence sur" devient "a influencé"; "obtenir accès à" devient "a accédé à". Le deuxième cas résulte en des phrases passives qui paraissent importantes, mais qui sont en fait déficientes et difficiles à lire et à comprendre : "Plusieurs facteurs influencent votre santé" devient "Votre santé est influencée par plusieurs facteurs".
Évitez les jargons. Les jargons sont des modes d'expression courts et à la mode qui ne durent pas. Avant d'utiliser un terme, il faut vérifier s'il n'est en usage que dans un certain milieu ou s'il est connu de tous.
Notes de bas de page et références
Certains hyperliens donnent accès à des sites d'un organisme qui n'est pas assujetti à la
Loi sur les langues officielles. L'information qui s'y trouve est donc dans la langue du site.
1Organisation mondiale de la Santé (OMS) 2002 (En anglais seulement)
2002; Safety of Medicines: A guide to detecting and reporting adverse drug reactions.
2Un modèle d'avis aux professionnels de la santé se trouve sur le site Web de MedEffetMC Canada.
3Un modèle d'avis aux hôpitaux se trouve sur le site Web de MedEffetMC Canada.
4Un modèle de communication au public se trouve sur le site Web de MedEffetMC Canada.
5Dans certains cas, les modifications touchant l'étiquetage peuvent précéder la CPS ou y être jointes.
6Dans certains cas, il se peut que les textes doivent être traduits dans d'autres langues. Si la CPS et la CP sont traduites en d'autres langues, ces traductions doivent également être présentées à Santé Canada à des fins d'examen et d'approbation.
7L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) qualifie d'événement ou d'effet indésirable grave tout problème fâcheux lié à une médication, quelqu'en soit la posologie, qui est à l'origine d'un décès, d'une nécessité ou d'une prolongation d'hospitalisation, d'une invalidité ou incapacité notable et durable ou d'une menace pour la vie du patient. Aux fins d'établissement d'une distinction entre « grave » et « sérieux », l'OMS précise que le terme « grave » (mais pas le terme « sérieux ») apprécie les conséquences pour le patient et les conséquences de l'événement ou les critères permettant de définir les obligations en matière de déclaration obligatoire. Source :
Glossary of terms used in Pharmacovigilance.
8Adaptation et traduction de Risk Communication in Context, William Leiss PhD MSRC, Séance de réflexion du Conseil de gestion de la direction générale de Santé Canada, 14 mai 2003.