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Santé de l'environnement et du milieu de travail

À propos de la qualité de l'air et la santé

Les Canadiens et Canadiennes sont de plus en plus préoccupés par le problème de la qualité future de l'environnement, et notamment par la pollution atmosphérique. Bien que la présence de certains contaminants dangereux dans l'air, tels que le plomb, ait diminué au cours des dernières années, d'autres contaminants sont toujours présents et les problèmes qu'ils causent continuent de croître. Le Canada est un grand pays industrialisé, rejetant dans l'air divers polluants. En outre, certaines régions du Canada reçoivent des régions industrialisées américaines des polluants apportés par le vent, ce qui augmente les taux de pollution. Malgré tout, les Canadiens bénéficient d'une bonne qualité de l'air comparativement à beaucoup d'autres pays.

Les données récoltées au cours de la dernière décennie ont éveillé les inquiétudes à propos des effets que peuvent avoir les polluants atmosphériques sur la santé. Cela explique l'intérêt et l'attention croissante des gouvernements et du public pour la question.

Qualité de notre air

L'air est un mélange gazeux qui compose l'atmosphère entourant la terre. L'air pur est constitué de 21 % d'oxygène et de 78 % d'azote par volume, avec des traces d'autres substances de sources naturelle et humaine. L'air que nous respirons peut renfermer des milliers de substances chimiques et biologiques. Bon nombre d'entre elles sont des polluants comme l'ozone troposphérique (O3), particules totales en suspension (PTS), matières particulaires fines dont le diamètre est inférieur à 2,5 microns (PM2.5) ou particules de diamètre inférieur à 10 microns (PM10), l'anhydride sulfureux (SO2), le monoxyde de carbone (CO), les oxydes d'azote (NOx), les composés organiques volatils (COVs), le sulfate (SO4) et les nitrates (NO3).

Parmi les polluants de l'air extérieur les plus souvent mesurés au Canada, citons l'ozone troposphérique, les particules, le monoxyde de carbone, l'anhydride sulfureux et les oxydes d'azote. Ces substances constituent les principaux ingrédients ou précurseurs du smog et contribuent également aux pluies acides.

À la liste des polluants atmosphériques pertinents s'ajoutent les métaux toxiques (plomb, mercure, cadmium, manganèse, etc.), certains composés comme le benzène, le formaldéhyde, les biphényles polychlorés (BPC), les dioxines et autres composés organiques persistants.

Principaux polluants atmosphériques

Les polluants de l'air extérieur proviennent d'origine naturelle et humaine. On retrouve parmi les sources naturelles la fumée dégagée par les feux de forêt, les poussières provenant du sol et des volcans qui sont transportées par le vent, les bactéries, les champignons et les produits chimiques libérés par les plantes et les animaux. Cependant, la pollution atmosphérique est surtout associée à l'activité humaine quotidienne. Des polluants sont rejetés par les véhicules à moteur, les installations industrielles (usines de pâtes et papier, fonderies, raffineries de pétrole, centrales énergétiques et incinérateurs) et la combustion de combustibles fossiles tels que l'essence, l'huile, le charbon et le bois.

Les polluants atmosphériques peuvent être transportés sur des milliers de kilomètres, traverser les frontières et les océans ou passer d'une zone urbaine à l'autre. Ce phénomène mondial est appelé « transport à longue distance de polluants atmosphériques » ou « pollution atmosphérique transfrontalière ».

Ozone troposphérique (O3)

Formation de l'ozone troposphérique - uv + cov + nox = ozone

L'ozone est un gaz naturel présent dans la couche basse de l'atmosphère dont la concentration augmente lorsque les composés organiques volatils (COV) et les oxydes d'azote (NOx) réagissent ensemble sous l'effet de la lumière solaire et de l'air stagnant. Il arrive souvent que les taux d'ozone troposphérique soient élevés durant les journées chaudes d'été ou près des zones densément peuplées où les sources rejettent les COV et les NOx nécessaires pour produire l'ozone.

L'ozone troposphérique, constituant principal du smog, se distingue nettement de la bande protectrice d'ozone située dans les couches élevées de l'atmosphère (également appelé la « couche d'ozone » ou l' « ozone stratosphérique »), qui protège la surface terrestre des rayons ultraviolets intenses produits par le soleil.

L'ozone troposphérique a été associéà tout un éventail d'effets sur la santé humaine. À cause de sa réactivité, l'ozone peut altérer les tissus biologiques et les cellules. On a constaté que l'exposition à des concentrations relativement faibles d'ozone troposphérique, même pour de très courtes périodes réduisait considérablement la fonction pulmonaire chez les personnes en santé lorsqu'elles faisaient de l'exercice. Cette diminution de la fonction pulmonaire est généralement accompagnée de symptômes, dont une oppression thoracique, une respiration difficile et douloureuse, la toux et une respiration sifflante. Les données relatives aux effets de l'ozone sur la santé ont été examinées dans des études épidémiologiques portant sur des populations humaines, et l'exposition à cette substance a été associée à une hausse de la mortalité, des hospitalisations, des consultations au service des urgences ainsi qu'à d'autres paramètres de santé.

Pour obtenir plus d'information sur le sujet, veuillez consulter le site web du Le lien suivant vous amène à une autre site Web  Service météorologique du Canada (Environnement Canada) à l'adresse suivante : http://www.msc-smc.ec.gc.ca/s aib/smog_f.cfm

Oxydes d'azote (NOx)

Les oxydes d'azote englobent un certain nombre de gaz composés d'oxygène et d'azote. Sous l'effet des rayons solaires, ces substances peuvent se transformer en polluants atmosphériques acides, notamment en particules de nitrate. L'utilisation de combustibles pour le transport, le chauffage et à des fins industrielles est responsable d'environ 94 % des émissions d'oxyde d'azote d'origine humaine au Canada. Les gaz de la famille des oxydes d'azote peuvent être transportés sur de longues distances dans l'atmo sphère. Les oxydes d'azote jouent un rôle de premier plan dans la formation du smog (ozone troposphérique). À des concentrations élevées, les NOx peuvent altérer la fonction pulmonaire, irriter l'appareil respiratoire et, à des concentrations très élevées, peuvent entraîner une difficulté respiratoire, en particulier chez les personnes qui souffrent déjà d'asthme ou de bronchite.

Composés organiques volatils (COV)

Les composés organiques volatils sont un groupe de composés contenant du carbone qui ont tendance à s'évaporer en général rapidement à des températures ordinaires. Les COV sont présents dans l'atmosphère à de très faibles concentrations. De façon générale, les concentrations de COV sont plus élevées à l'intérieur qu'à l'extérieur. Les COV peuvent réagir avec les oxydes d'azote pour former l'ozone troposphérique. Des milliers de substances chimiques naturelles et de synthèse sont des COV, notamment le benzène, constituant naturel du pétrole brut et des produits pétroliers. Certains COV sont cancérigènes, tels que le formaldéhyde et le benzène, alors que d'autres, précurseurs de l'ozone, sont irritants.

Anhydride sulfureux (SO2)

Le SO2 est une substance naturelle qui pose des problèmes lorsqu'elle est présente en concentrations élevées. Comme les oxydes d'azote, l'anhydride sulfureux est surtout produit par des procédés industriels et la combustion de combustibles fossiles. Dans l'atmosphère, sous l'effet du rayonnement solaire, il peut réagir avec d'autres produits chimiques pour former des polluants acides comme l'acide sulfurique et les sulfates. Le SO2 est un polluant courant que l'on trouve dans l'air extérieur. Il peut causer des problèmes respiratoires chez les personnes atteintes d'asthme, mais l'exposition doit être relativement intense. Les études démontrent un lien entre les concentrations élevées de SO2 et l'augmentation des hospitalisations et des décès prématurés.

Monoxyde de carbone (CO)

La principale source humaine de CO est l'utilisation de combustion fossile, principalement par les véhicules. Les concentrations de CO sont beaucoup plus élevées en milieu urbain en raison du plus grand nombre de sources d'origine humaine, bien qu'il existe également des sources naturelles de CO comme les volcans et les feux de forêt. C'est un gaz inodore qui, lorsqu'il est inhalé, réduit la capacité de l'organisme d'utiliser l'oxygène. Au nombre des effets sur la santé associés à une exposition de courte durée à des concentrations relativement faibles de CO figurent une baisse de la performance athlétique et une aggravation des symptômes cardiaques. Aux concentrations que l'on retrouve généralement dans les grandes villes, le CO peut contribuer à accroître le nombre d'hospitalisations pour des maladies cardiaques. Il existe de plus certaines preuves associant la présence de CO à une augmentation des décès prématurés.

Pour de plus amples renseignements sur les questions atmosphériques, veuillez consulter le site web du Le lien suivant vous amène à une autre site Web  Service météorologique du Canada (Environnement Canada) à l'adresse suivante : http://www.msc-smc.ec.gc.ca/s aib/smog_f.cfm

Particules en suspension dans l'air

Sources des grosses et fines particules

Les particules en suspension dans l'air sont appelées « matières particulaires (PM) » ou simplement « particules ». Ces particules sont des liquides ou des solides de très petite taille provenant de diverses sources naturelles et artificielles. La composition chimique et la taille des particules aéroportées diffèrent grandement.

Leur diamètre peut varier de 0,005 µm à 100 µm. La portion en suspension (particules totales en suspension ou PTS, qui flottent dans l'air) a en général moins de 40 µm de diamètre. Les PM10 sont des particules ayant un diamètre égal ou inférieur à 10 µm. Les PM10 regroupent les grosses particules (PM2.5-10) et les particules fines (PM2.5). Les PM2.5 sont des particules de 2,5 µm au moins de diamètre. Les particules plus fines sont plus dangereuses pour la santé humaine, car elles peuvent pénétrer plus profondément dans les poumons. Les particules sont également un important constituant du smog. Une exposition brève aux concentrations de particules aéroportées généralement retrouvées dans les centres urbains de l'Amérique du Nord est associée à divers effets nocifs. Les particules peuvent irriter les yeux, le nez et la gorge et causer la toux, des difficultés respiratoires, une réduction de la fonction respiratoire et accroître l'utilisation de médicaments contre l'asthme. L'exposition à des particules est également associée à une augmentation du nombre de consultations aux services des urgences, du nombre d'hospitalisations de personnes souffrant de maladies cardiaques et respiratoires et de décès prématurés.

Autres contaminants atmosphériques

Divers autres contaminants se retrouvent dans l'air comme le sulfure d'hydrogène (H2S), les composés de soufre réduit total (SRT), les métaux toxiques (cadmium, chrome, nickel, manganèse), le formaldéhyde, les biphényles polychlorés (BPC), les dioxines et d'autres polluants organiques persistants (POP). Chacun d'entre eux est d'origine humaine et est associé à des effets directs sur la santé de la population.

Smog

Le terme «smog» a d'abord été utilisé pour décrire le mélange de fumée et de brouillard dans l'atmosphère. Ces dernières années, on en est venu à l'utiliser couramment pour désigner la « soupe » chimique souvent visible sous forme de brouillard jaune-beige en suspension au-dessus de nombreuses grandes villes les jours de temps clair d'été. Le smog est un mélange de substances chimiques en suspension dans l'air produit par les véhicules à moteur et la pollution industrielle.

Un des principaux constituants du smog est l'ozone troposphérique (O3), qui est formée par deux importants polluants, les oxydes d'azote (NOx) et les composés organiques volatils (COV), qui réagissent sous l'effet du soleil. Les particules aéroportées, comme les particules fines ou les sulfates, sont d'importants constituants du smog. Comme la formation du smog dépend de la chaleur et du rayonnement solaire, le smog atteint habituellement son point maximal vers la fin de l'après-midi ou au début de la soirée. Il est plus visible dans les grandes villes, bien que les banlieues et les collectivités rurales ne soient pas épargnées. Le corridor Windsor-Québec, les provinces de l'Atlantique et la Vallée du Bas Fraser en Colombie-Britannique sont les régions où le smog est le plus fréquent au Canada.

Le fait de respirer de l'air pollué par le smog a des conséquences néfastes et variées sur la santé humaine, les appareils cardiovasculaire et respiratoire étant les plus affectés. Peu importe la région, le smog est dangereux pour la santé humaine, qu'il soit visible ou non.

Origines des matières particulaires et de l'ozone

Pour obtenir plus d'information sur le smog, veuillez consulter le site web du Le lien suivant vous amène à un autre site Web Service météorologique du Canada (Environnement Canada)

Vous pouvez aussi obtenir plus d'information sur le sujet aux adresses suivantes :

Pluie acides

Les pluies acides sont principalement causées par la pollution atmosphérique causée par l'usage de combustibles fossiles. C'est le nom familier donné aux précipitations acidifiées par les polluants de l'atmosphère. Les pluies acides sont causées par des polluants comme les oxydes d'azote (NOx) et l'anhydride sulfureux (SO2), qui sont transformés chimiquement dans l'atmosphère en acide nitrique et en acide sulfurique. Des formes diluées de ces deux acides retombent sur la terre sous forme de pluie ou de neige.

Formation des pluies acides

Plus de 90 % des émissions de NOx et de SO2 en Amérique du Nord sont produites par l'activité humaine. Les polluants acides peuvent être transportés sur de longues distances par les vents et les systèmes météorologiques. On estime que plus de 50 % des pluies acides qui tombent sur le sud de l'Ontario et sur les provinces de l'Atlantique proviennent des États-Unis.

Les pluies acides peuvent affecter les lacs, les forêts, les matériaux comme ceux utilisés dans la construction et les voitures, ainsi que la santé humaine. Ce sont surtout les précurseurs présents dans les pluies acides, le SO2 et le NOx, qui peuvent causer des problèmes de santé. Dans l'air, le SO2 peut réagir avec l'eau et d'autres produits chimiques pour former de très fines particules. Le NOx est un précurseur de l'ozone et des particules.

Pour obtenir plus d'information sur le sujet, veuillez consulter :

Changements climatiques

L'activité humaine a des répercussions négatives sur l'atmosphère de la terre. Les émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère ont crû rapidement au cours des dernières décennies et l'utilisation à grande échelle de combustibles fossiles est actuellement l'un des principaux facteurs qui contribuent à ce type de changement. Les principaux gaz à effet de serre sont les suivants :

  • Dioxyde de carbone (CO2)
  • Méthane (CH4)
  • Chlorofluorocarbures (CFC)
  • Oxyde nitreux (NOx)
  • Ozone (O3)

Ces gaz sont capables d'absorber les rayonnements infrarouges du soleil et de piéger cette énergie. Cette rétention thermique est appelée effet de serre et entraîne un réchauffement général de l'atmosphère, ce qui a effets divers sur la terre. Chacun de ces gaz à effet de serre a une origine et des caractéristiques qui lui sont propres. Le dioxyde de carbone est le gaz à effet de serre le plus courant et est responsable d'environ la moitié de la chaleur retenue dans l'atmosphère par les gaz à effet de serre. Parmi les conséquences des changements climatiques terrestres, citons une augmentation de la fréquence des vagues de chaleur, l'instabilité des systèmes météorologiques, l'augmentation de l'intensité et de la fréquence des événements météorologiques (tempêtes, ouragans, inondations), les dangers pour l'approvisionnement en eau et en aliments, les changements dans la distribution des maladies transportées par des vecteurs, pour n'en nommer que quelques-unes. Les répercussions sur la santé humaine sont énormes.

Santé Canada est impliqué dans les activités impliquant les effets sur la santé par les changements climatiques. Pour obtenir des informations consulter le Bureau du changement climatique et de la santé.

Vous pouvez aussi obtenir plus d'information à ce sujet en consultant :