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Réseau canadien de surveillance radiologique
- Ahier BA, Tracy BL. 1995. Radionuclides in the Great Lakes Basin. Environmental Health Perspectives 103 Supplement 9):89-101.
Le Bassin de Grands Lacs présente un intérêt radiologique particulier, puisque ses nombreux habitants peuvent être exposés à de nombreuses sources naturelles ou articielles de rayonnement ionisant, notamment les radionucléides 3H, 14C, 90Sr, 129I, 131I, 137Cs, 222Rn, 226Ra, 235U, 238U, 239Pu et 241Am. La contribution dominante au rayonnement provient de la radioactivité naturelle laquelle représente une dose moyenne de 2,6 mSv/année pour chaque habitant du bassin. Les retombées planétaires des essais atomiques dans l'atmosphère réalisés avant 1963 constituent la hausse de rayonnement d'origine humaine la plus importante à la radioactivité des lacs. La contribution de substances radioactives par les différents éléments du cycle du combustible nucléaire est en hausse. La dose causée par ces activitées reste encore très faible, mais l'on prévoit qu'elle augmentera si l'industrie nucléaire continue sa croissance. En dépit de la réglementation stricte à laquelle sont soumis la construction et l'exploitation des réacteurs nucléaires, un accident grave reste possible, étant donné la grande quantité de matières radioactives contenues dans le coeur des réacteurs. Le risque d'accident est toutefois est de plusieurs ordres de grandeur inférieur aux risques d'orgine naturelle ou humaine. Au cours des prochaine décennies, on accordera une grande priorité à la gestion des quantités importantes de déchets radioactifs produits par les activités du cycle du combustible nucléaire. On peut estimer de façon prudente, à partir des coefficients de risques calculées, qu'au bout de 50 ans d'exposition au rayonnement naturel, l'incidence théorique de cancers mortels et considérés non mortels, ainsi que des maladies héréditaires est de l'ordre de 340 000 cas. Le nombre total de répercussion sur la santé jusqu'à l'annee 2050, attribuables à la retombée de noyaux radiocatifs dans le Bassin des Grands Lacs, est de l'ordre de 5 000. En contrepartie, les estimations des répercussions sur la santé de 50 ans d'exposition aux effluents dans le bassin en provenance du cycle de combustible nucléaire s'élèvent à environ 200. Bien que fondés sur des conjectures, ces risques montrent que les répercussion radiologique des sources d'origine humaine sont très faibles relativement aux effets de la radioactivité naturelle.
- Létourneau EG, Meyerhof DP, Ahier B. 1994. A retrospective of fallout monitoring in Canada. Environment International 20:665-73.
De 1945 à 1980, on a fait exploser 520 armes nucléaires dans l'atmosphère provoquant des pluies de retombées qui ont surtout touché l'hémisphère nord. Le Canada a mis en oeuvre depuis 1959, un réseau national de stations de mesure de la radioactivité dispérsées de l'Atlantique au Pacifique et dans le Grand Nord, pour mesurer la distribution des retombées dans le pays. Nous résumons les données colligées pendant 40 ans d'exploitation de ce réseau, en plus des données de la vallée de l'Outaouais, notamment les mesures du tritium (3H) et du 14C. Nous présentons certaines tendances géographiques et temporelles. Les résultats acquis au cours de ces années d'observation démontrent la disparition assez rapide de la radioactivité de l'environnement, lorsque s'arrête l'événement à la source la contamination.
- Tracy BL, Letourneau EG, McGregor RG, Walker WB. 1996. Variations in natural background radiation across Canada. Environment International 22(Suppl. 1):S55 - S60.
Cet article décrit l'intensité du rayonnement gamma mesurée à travers le Canada par un réseau de dosimètres thermoluminescents (DTL), à 28 sites de surveillance environnementales et cinq centrales nucléaires. Les résultats montrent des tendances géographiques évidentes. En gros les mesures des provinces des Prairies (Alberta, Saskatchewan et Manitoba) sont supérieures à la moyenne et celles du centre du Canada (Québec et Ontario) inférieures. Nous n'avons relevé aucune variation saisonnière. L'intensité du rayonnement au voisinage de centrales nucléaires ne différaient pas beaucoup de celle mesurée aux sites de surveillance environnementale. Au Canada, la dose moyenne de rayons gamma est de 76 nGy/h, avec un écart-type de 10 nGy/h. Cette variabilité a des conséquences sur le calcul de la dose la moins élevé de rayonnement et de probables études épidémiologiques sur les effets du rayonnement de faible intensité.
- Tracy BL, Walker WB, McGregor RG. 1989. Transfer to milk of 131I and 137Cs released during the Chernobyl reactor accident. Health Physics 56(2):239-43.
Nous avons étudié la migration d'atomes radioactifs de l'air à l'herbe de pacage puis de celle-ci au lait. Nous avons découvert que les retombées sèches favorisaient la migration de l'iode et les retombées humides celle du césium. Les concentration d'131I dans le lait mesurées en Bq/L, étaient de 1 000 à 2 000 fois supérieures aux cencentrations d'131I en aérosol mesurées en Bq/m3. L'iode migrait de l'herbe au lait comme le prédisent les modèles traditionnels. Environ 10 % du césium déposé se retrouvait dans la fraction comestible de l'herbe. Nous montrons que la migration du césium de l'herbe au lait était inférieure d'un ordre de grandeur à celle prédite par les modèles traditionnels.