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Santé de l'environnement et du milieu de travail

Qui sommes nous

Le Réseau canadien de surveillance radiologique (RCSR) et ses laboratoires sont exploités par Santé Canada pour fournir aux Canadiens des évaluations de santé précises concernant les niveaux de radioactivité naturelle et les accidents nucléaires ou radiologiques à l'échelle nationale. Ce réseau est géré par la Division de la surveillance du rayonnement et des évaluations de santé du Bureau de la radioprotection.

Le RCSR est un réseau national de stations de surveillance qui prélèvent régulièrement des échantillons d'air, de précipitations, d'eau potable, de vapeur d'eau atmosphérique et de lait en vue d'en analyser la radioactivité, et mesurent le rayonnement gamma externe. Il a été créé en 1959 pour surveiller la radioactivité dans l'environnement créée par l'essai d'armes nucléaires dans l'atmosphère et les rejets accidentels d'installations nucléaires. À l'heure actuelle, il fournit des informations sur le rayonnement naturel et offre un mécanisme pour mesurer les rejets périodiques ou accidentels de substances radioactives dans l'environnement. Il comporte 26 stations de surveillance de l'environnement et des sites voisins de centrales nucléaires.

Fréquences d'échantillonnage périodique actuelles
Milieu échantillonné Fréquence d'échantillonnage Mesure

Particules atmosphériques

Hebdomadaire

Activité bêta brute, scanning gamma

Précipitation

Mensuelle

Activité bêta brute d'un échantillon composite trimestriel pour le Bureau de la radioprotection; d'autres échantillons sont mesurés si un incident l'exige.

Dose de rayonnement gamma externe

Trimestrielle

Dosimétrie à thermoluminescence

Vapeur d'eau atmosphérique

Mensuelle

Concentration de tritium

Lait

Mensuelle

Concentration de Sr 90 et scanning gamma d'échantillons composites trimestriels pour Ottawa seulement

Eau potable

Produits de fission ou d'activation

Quotidienne

Concentration de Sr 90 et scanning gamma d'échantillons composites trimestriels pour Ottawa seulement

Radioactivité naturelle

Mensuelle

Concentration de Ra 226 et d'uranium total pour Port Hope, Elliot Lake (échantillon composite trimestriel) et Regina (échantillon mensuel)

Ce site Web présente les résultats de l'analyse de l'activité bêta brute dans les particules atmosphériques, de la surveillance du débit de dose externe et de la détection du tritium dans la vapeur d'eau atmosphérique. Les résultats actuels pour la plus récente période de 12 mois aux 26 sites de surveillance environnementale et aux sites de centrales nucléaires sont présentés sous forme graphique et tabulaire dans les unités du Système Internationale (SI) units.

Choisir l'une des options ci-dessous pour de plus amples renseignements sur les programmes d'échantillonnage du RCSR.

| Particules atmosphériques | Précipitations | Dose gamma externe |

| Vapeur d'eau atmosphérique | Lait | Eau potable | Aliments |

Particules atmosphériques

Les particules atmosphériques sont recueillies à 26 sites au moyen d'un échantillonneur d'air de grand volume comportant un filtre de polypropylène à double couche de 8 x 10 pouces qui piège les particules par interaction mécanique et électrostatique. L'air est introduit dans le filtre à un débit de 1800 m3/jour durant une semaine. À la fin de la période d'échantillonnage d'une semaine, les filtres sont retournés au laboratoire où ils sont pressés en disques d'un diamètre de 57 mm et analysés.

On analyse chaque filtre individuel pour y mesurer l'activité bêta brute à l'aide d'un compteur proportionnel, et les radionucléides gamma au moyen d'un spectromètre gamma utilisant du germanium de grande pureté. Les résultats sont donnés en unités SI, c'est-à-dire en becquerels par mètre cube d'air (Bq/m3).

La radioactivité bêta brute des particules atmosphériques mesurée dans des conditions normales est due principalement au rayonnement naturel.

Les sous-marins nucléaires font occasionnellement escale à Shearwater en Nouvelle-Écosse. Les filtres qui recueillent les particules atmosphériques sont alors changés quotidiennement à la station de surveillance de Shearwater (Halifax), et les activités bêta brutes et gamma sont mesurées de la façon courante.

D'échantillonneurs Hi-Q

D'échantillonneurs HiQ

Un compteur proportionnel Beta

Un compteur proportionnel Beta

d'un spectromètre gamma

Un spectromètre gamma

Précipitations

Des précipitations humides et sèches sont recueillies à 26 sites au moyen de cylindres ouverts à doublure de polyéthylène. Les échantillons sont retournés mensuellement et composés trimestriellement. Depuis 1996, le programme des précipitations a été modifié afin que les mesures de l'activité bêta brute sur les échantillons de précipitations soient effectuées pour le site du Bureau de la radioprotection seulement. Les autres sites du réseau continuent de recueillir les échantillons de précipitations; l'analyse de ces échantillons est effectuée seulement si elle est rendue nécessaire par un incident.

L'activité bêta brute des échantillons de précipitations mesurée dans les conditions normales est due principalement au rayonnement naturel.

Dose gamma externe

Le débit de dose de rayonnement gamma externe est mesuré trimestriellement aux 26 stations du réseau et à des sites voisins de centrales nucléaires (35 sites en tout). Les mesures sont effectuées au moyen de dosimètres thermoluminescents DTL 100 au fluorure de lithium. Les débits de dose externe sont exprimés en nanogra ys/heure pour le débit de dose et en milligrays pour la dose cumulée. Les débits de dose gamma externe mesurés aux stations environnementales donnent une indication de la plage des débits de dose normaux pour le rayonnement naturel dans l'ensemble du Canada. Les valeurs mesurées dans des conditions d'exploitation normales aux environs des centrales nucléaires se trouvent dans la même plage, ce qui indique que ces doses sont attribuables au rayonnement naturel normal.

Vapeur d'eau atmosphérique

Le rayonnement cosmique contient naturellement du tritium, et le tritium est également un sous-produit des réacteurs nucléaires CANDU. Des échantillons de vapeur d'eau atmosphérique sont recueillis chaque mois pour le dosage du tritium. L'équipement d'échantillonnage comprend une cellule d'échantillonnage du tritium qui contient un tamis moléculaire à travers lequel l'air est aspiré, un débitmètre et une pompe. Par la suite, la vapeur est désorbée au laboratoire, et on détermine la teneur en tritium au moyen d'un scintillateur liquide. Pendant l'été, le débit d'air à travers les tamis est réduit de 0,2 à 0,07 m3/jour pour prévenir la saturation des tamis à cause du taux élevé d'humidité.

Des échantillons de vapeur d'eau atmosphérique
Des échantillons de vapeur d'eau atmosphérique

Échantillons de lait

L'analyse des radionucléides dans les échantillons de lait fournit une information précieuse sur l'absorption de radionucléides par la population, car le lait est consommé frais par une grande partie de la population. Le lait contient des radionucléides biologiquement importants rejetés dans l'environnement qui suivent la voie gazon-vache-lait.

L'analyse des échantillons de lait pour y détecter le Sr 90 dans les villes canadiennes a commencé au Bureau de la radioprotection en 1957 par l'analyse d'échantillons de lait en poudre prélevés à 20 endroits. Le programme a été élargi au lait entier avec des analyses mensuelles pour détecter le Cs 137 et des analyses trimestrielles pour détecter le Sr 90 à 16 endroits.

Depuis l'arrêt des essais nucléaires dans l'atmosphère par les signataires du traité de 1962, les concentrations de Sr 90 et de Cs 137 dans le lait ont régulièrement baissé. (Remarque : Un pic dans la concentration du Cs 137 dans le lait a été détecté après l'accident de Chernobyl en 1986, mais est disparu depuis). Par suite de la baisse du niveau des radiations, le programme d'échantillonnage du lait a été modifié en 1994, et on n'analyse plus que des échantillons de lait commercial prélevé à Ottawa. Trimestriellement, on effectue une analyse pour détecter le Sr 90 et un scanning gamma pour détecter le Cs 137 et d'autres radionucléides gamma.

Échantillons d'eau potable

Produits de fission et d'activation

L'analyse de l'eau potable non traitée pour y détecter le Cs 137 et le Sr 90 a commencé en 1962. Le programme a été élargi pour inclure de l'eau prélevée aux prises d'eau des systèmes d'adduction d'eau de la rivière Winnipeg, du lac Huron, du lac Ontario, de la rivière des Outaouais et du fleuve Saint-Laurent afin de surveiller les rejets de produits de fission par les centrales d'Ontario Hydro ou d'Hydro-Québec ou par les laboratoires d'Énergie atomique du Canada Ltée à Chalk River et à Pinawa (Whiteshell). En 1994, l'échantillonnage a cessé à tous les sites, sauf à un site en bordure de la rivière des Outaouais.

Les échantillons d'eau sont recueillis quotidiennement et des analyses de détection du Cs 137 et du Sr 90 sont effectuées trimestriellement sur des échantillons composites.

Radioactivité naturelle

Des échantillons d'eau potable sont recueillis mensuellement à Regina, Elliot Lake et Port Hope. Ils sont analysés directement, ou en combinaison pour former des échantillons composites trimestriels. On en détermine les concentrations de Ra 226 et d'uranium total. Les résultats des analyses sont très inférieurs aux concentrations maximales acceptables pour le Ra 226 et l'uranium total des Résumé des recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada

Concentrations maximales acceptables pour le Ra 226 et l'uranium total:

Ra-226 0.6 Bq/L
Total U 0.02 mg/L

Mesures sur des échantillons d'aliments

L'analyse des échantillons d'aliments pour y détecter les radionucléides mentionnés dans le Codex Alimentarius (Codex) a commencé en 2000 avec l'étude sur le régime alimentaire lancée par la Direction des aliments de Santé Canada. Chaque année, une ville canadienne différente est sélectionnée et des aliments typiques de la région sont préparés et envoyés au laboratoire pour analyse. Les résultats des 150 échantillons d'aliments analysés sont comparés aux normes alimentaires du Codex pour ce qui est de la radioactivité dans les aliments. Depuis le début de l'étude, les niveaux mesurés dans tous les aliments étaient très inférieurs au maximum acceptable pour la radioactivité dans les aliments selon le Codex.

Certificats d'exportationn

Un certain nombre de pays exigent des certificats pour certains radio-isotopes dans les aliments importés. L'analyse de la concentration en radio-isotopes dans les produits alimentaires canadiens destinés à l'exportation (à l'exception du lait et de ses produits) est la responsabilité de la société exportatrice, et est effectuée en vertu d'un contrat entre cette société et des laboratoires d'analyse commerciaux.

Environ 290 certificats sont émis chaque année. Les limites fixées par les pays importateurs n'ont été dépassées dans aucun cas.

Les sociétés qui ont besoin de certificats d'exportation peuvent s'adresser à la Division en composant le :
(613) 954-6671.