Les membres du Groupe de travail de la qualité de l'air intérieur et du Sous-comité de la surveillance radiologique désirent remercier les organisations, les organismes gouvernementaux et les personnes suivantes pour leur précieux concours lors de l'élaboration de ces directives.
Nous remercions les membres suivants du personnel de la Direction de l'hygiène du milieu, du ministère de la Santé nationale et du Bien-être social qui étaient responsables, à titre de membres du secrétariat technique du groupe de travail, de l'établissement des critères scientifiques à la base des directives et des recommandations, particulièrement : Mme T. Arbuckle, M. A. Atkinson, Dr J.A. Buccini, M. N. Collishaw, Dr R.S. Eaton, M. G. Garneys, Dr J.W.S. Jamieson, Mme M.E. Meek, M. R.G. McGregor, Mme J. Sitwell, Dr R. Tobin et Mme G. Wood. Les personnes suivantes ont évalué certaines données toxicologiques et épidémiologiques : Dr A. Gilman, M. J. Harrison, M. K. Mancuso, Dr R. Morris, M. R. Paolini, M. M. Raizenne, Dr J. Ruddick et Dr G.S. Wiberg.*
Une partie des travaux de recherche documentaire de l'évaluation et de la rédaction des ébauches préliminaires de la documentation à l'appui a été faite à contrat par les firmes d'experts-conseils suivantes: B.C. Research, Concord Scientific Corporation et T.D.S. Limited; ces directives et la documentation à l'appui ont été annotées pour l'impression par le Dr J.M. Park de Michael Holliday and Associates.
De nombreux organismes fédéraux et provinciaux ont fourni des informations précieuses, notamment des données et de la documentation inédites, ainsi que des critiques constructives et des suggestions utiles. Le représentants de certains de ces organismes ont participé aux réunions du groupe de travail. Nous tenons particulièrement à souligner l'aide et les conseils fournis par M. P. Russell (Société canadienne d'hypothèques et de logement), Dr M. Brownstein (ministère de la Consommation et des Corporations), Dr D. Walkinshaw (Division des recherches sur le bâtiment, Conseil national de recherches du Canada) et M. C.E. Duncan (ministère de l'Environnement de l'Ontario).
On reconnaît maintenant que le milieu intérieur, en dehors des industries, peut contribuer de façon significative àl'exposition des personnes aux polluants atmosphériques. C'est particulièrement le cas dans les pays comme le Canada où les longs hivers froids et les étés chauds poussent les gens à passer de longues périodes dans des édifices à air climatisé. Également, au cours des dernières années, l'accent a été mis sur la réduction de la consommation d'énergie, particulièrement du pétrole, dans les édifices, en réduisant le taux de renouvellement de l'air, en installant de l'isolant additionnel et en utilisant des énergies de remplacement. Toutes ces mesures augmentent vraisemblablement la concentration de certains contaminants à l'intérieur des maisons au-dessus des teneurs de l'air extérieur et ont donc attiré l'attention des autorités en matière de santé publique, de normes du bâtiment et de la construction domiciliaire, et celle du public en général. En avril 1979, l'Organisation mondiale de la Santé a organisé une réunion d'experts pour traiter des aspects de la qualité de l'air intérieur qui influent sur la santé. Ce groupe a recommandé que les autorités en matière de santé établissent des directives pour les concentrations intérieures des contaminants de l'air afin de protéger la santé des occupants des maisons.
En juin 1980, le sous-ministre de la Santé de l'Ontario a demandé qu'une étude fédérale-provinciale soit entreprise afin d'établir des normes sur la qualité de l'air dans les nouvelles maisons. On a proposé de mettre sur pied un groupe de travail sur la qualité de l'air intérieur au cours de la réunion d'octobre 1980 du Comité consultatif fédéral-provincial de l'hygiène du milieu et du travail, proposition qui a été acceptée par les sous-ministres de la Santé.
Le Comité consultatif a demandé au Groupe de travail fédéral-provincial de la qualité de l'air intérieur d'étudier « une définition de la qualité acceptable de l'air », la nécessité d'établir « des objectifs et des concentrations maximales acceptables pour des substances données » et des « prescriptions régissant les débits d'aération ou des critères de recirculation d'air ». La portée du travail devait se limiter aux « résidences privées » et des recommandations devaient être élaborées afin de protéger le public en supposant une exposition de 24 heures par jour (c'est-à-dire continuelle).
Le Groupe de travail s'est réuni pour la première fois en septembre 1981. Au cours des quatre années qui suivirent, de la documentation scientifique portant sur 17 substances, ou groupes de substances, a été recueillie pour servir de base aux directives et recommandations qu'on trouve dans le présent document. Le Groupe de travail n'a pas fait de recommandation pour le radon. Étant donné les connaissances spécialisées requises pour étudier les substances radioactives, le Comité consultatif a confié l'examen du radon au Sous-comité fédéral-provincial de la surveillance radiologique. La section 4 du présent rapport contient également une directive sur le radon, pour un total de 18 substances.
On espère que ces directives constitueront un point de référence à partir duquel on pourra évaluer la qualité de l'air résidentiel et la pertinence de mesures correctives.