Le monoxyde de carbone est un gaz incolore, inodore et toxique produit par une combustion incomplète. La pollution par le monoxyde de carbone résulte de la mauvaise évacuation des gaz de combustion ou de leur retour dans le bâtiment. Il est recommandé de mesurer la teneur en monoxyde de carbone si les occupants se plaignent d'odeurs de gaz d'échappement ou si l'on soupçonne que des problèmes sont causés par des gaz de combustion intérieurs.
Dans les immeubles à bureaux et dans les bâtiments commerciaux, les contaminants résultant de la combustion proviennent de la fumée de tabac, des garages et des quais de chargement qui sont reliés à des lieux de travail. Des contaminants peuvent être aspirés jusqu'aux zones des-servies par le système de traitement de l'air à partir des prises d'air situées au niveau du sol ou à proximité des véhicules ou d'autres sources de combustion.
La norme ASHRAE 62-1989 indique que la limite d'exposition moyenne de 8 heures pour le monoxyde de carbone ne devrait pas dépasser 9 ppm. Toutefois, des concentrations supérieures à 5 ppm signalent la présence indésirable de polluants causés par une combustion; donc, une fois localisés, ces polluants doivent être évacués.
Le monoxyde de carbone est très toxique. Il se combine à l'hémo-globine du sang, réduisant ainsi l'apport d'oxygène au corps. Une exposition à des concentrations élevées se manifeste par les symptômes suivants : maux de tête, vigilance diminuée, symptôme de la grippe, nausée, fatigue, respiration rapide, douleur de poitrine, confusion et perte de jugement. Le degré de gravité de ces symptômes dépend de l'état général de santé et des différences individuelles de sensibilité de sorte que les réactions spécifiques à des concentrations données varieront d'un individu à l'autre.
Les mesures doivent être prises près des sources, des zones faisant l'objet de plaintes, des cages d'escalier et des ascenseurs reliés aux sources.
Les tubes à lecture directe constituent une méthode de mesure peu coûteuse employée pour l'échantillonnage au hasard. Un volume connu d'air est aspiré à travers un tube de détection au moyen d'une pompe manuelle. La longueur de la tache est proportionnelle à la concentration de monoxyde de carbone et elle peut être lue directement (en ppm) sur le tube détecteur. Toutefois, les mesures ne sont pas exactes; la limite de détection devrait être inférieure à 5 ppm.
Les tubes pour échantillonnage prolongé munis d'une pompe de prélèvement peuvent être utilisés pour obtenir une concentration moyenne pendant de plus longues périodes.
Les analyseurs électrochimiques sont de petits détecteurs compacts qui fournissent des résultats immédiats, exacts et utiles pour les recher-ches ou les mesures continues. Ils permettent de prélever l'air par diffusion ou au moyen d'une petite pompe. Ces dispositifs sont constitués d'une cellule électrochimique dans laquelle le monoxyde de carbone est oxydé en dioxyde de carbone et produit un signal électrique proportionnel.
Ces dispositifs sont moins coûteux que les analyseurs infrarouges, ils sont faciles à utiliser et peuvent fonctionner pendant de longues périodes avec des piles standard. Il faut effectuer un étalonnage pour ajuster le zéro et régler l'échelle des concentrations.
Les moniteurs infrarouges sont des unités à lecture directe légères et portatives. Elles sont habituellement plus coûteuses que les moniteurs électrochimiques. Certains moniteurs électrochimiques et infrarouges permettent d'emmagasiner des données qui peuvent alors être comparées l'achalandage de la circulation.
Le gaz cible est décelé par sa raie d'absorption caractéristique dans la région infrarouge du spectre électromagnétique. Le détecteur produit un signal électrique basé sur la différence d'absorption entre une cellule de référence et une cellule à échantillon.
Lorsque la concentration de mo-noxyde de carbone est supérieure à 5 ppm, il peut y avoir un problème. On peut habituellement résoudre les problèmes de la manière suivante :