Le mouvement de l'air dans un bâtiment est un paramètre de confort facilement identifiable qui représente le déplacement de l'air par convection ou ventilation. Si le mouvement de l'air dans un espace occupé est inadéquat, les occupants peuvent se plaindre d'un manque d'air. La pression de l'air dans les conduites peut se révéler trop faible pour permettre une circulation adéquate de l'air ou le système de ventilation peut être déséquilibré.
Quatre renouvellements de l'air à l'heure assurent un léger mouve-ment de l'air ainsi que la dispersion continue des contaminants. Un mouvement de l'air trop important produit des courants d'air ou un refroidissement local indésirable du corps humain. L'ASHRAE recom-mande que le mouvement moyen de l'air dans la zone occupée pendant l'hiver ne dépasse pas 0,15 m/s; le mouvement de l'air en été ne doit pas dépasser 0,25 m/s.
Lorsque le taux d'occupation du bâtiment ou ses utilisations sont modifiés ou lorsque l'on ajoute de l'équipement de bureau comme des photocopieuses, des ordinateurs et des imprimantes, il est probable que l'on ait négligé d'effectuer les ajustements nécessaires de l'alimentation en air. Pour assurer que chaque diffuseur permette un bon mouvement de l'air dans la zone desservie, le système peut devoir être rééquilibré.
Le mouvement de l'air est soumis à l'action combinée des systèmes mécaniques régulés et de forces naturelles incontrôlées. Les différences de pression déplacent les polluants atmosphériques à travers les fenêtres, les portes, les craques, les trous, les rainures, les cages d'escalier, les cages d'ascenseur et autres ouvertures.
Le mouvement de l'air est habituellement mesuré à la fois dans les conduites de ventilation, où il est relativement rapide, et dans les bureaux, où il faut souvent maintenir une faible vitesse.
Le tube à fumée est l'un des dispositifs les plus utiles pour effectuer les mesures qualitatives de la circulation de l'air et de sa direction : il permet de retracer le mouvement des contaminants et de déterminer les différences de pression. Les tubes à fumée sont peu coûteux et ils sont souvent utilisés lors de la visite initiale. En utilisant un tube à fumée dans le milieu d'une pièce, on pourra déterminer plus facilement comment l'air circule à l'intérieur du local. Si la fumée se disperse en l'espace de quelques secondes, on peut supposer que l'air circule bien, alors que si la fumée reste sur place, on peut conclure que l'air circule mal.
La fumée dégagée près des diffuseurs et des grilles de retour fournit une indication générale du mouvement de l'air. Cette méthode facilite l'évaluation du système d'alimentation en air et de retour d'air et elle aide à déterminer si l'air d'alimentation atteint réellement le lieu de travail. Comme la fumée en question est ordinairement, en réalité, une vapeur acide, il vaut mieux ne pas l'inhaler.
Les anémomètres thermiques donnent une lecture directe de la vitesse de l'air. L'air qui circule refroidit un détecteur, habituellement un fil chaud, proportionnellement à sa vitesse. Comme la sonde est non directionnelle, il faut s'assurer de bien orienter le détecteur.
Les dispositifs de mesure du confort thermique permettent de me-surer tous les paramètres liés au confort comme la température radiante moyenne, la température de l'air, le taux d'humidité et le mouvement de l'air. Ces paramètres sont intégrés de manière à produire un « niveau de confort ». Ces dispositifs sont coûteux et les résultats ne sont pas con-cluants.