Le changement climatique entraîne non seulement un réchauffement général du climat, mais également des phénomènes météorologiques plus variables et violents, notamment des tornades, de la foudre, des inondations, des tempêtes d'hiver, des vagues de chaleur, des raz-de-marée, des ouragans et de la sécheresse. Le réseau permet d'examiner les incidences de ce type de phénomènes météorologiques sur les questions liées à la santé mentale, aux blessures, à l'état de préparation, au déplacement de populations, à la détérioration de l'infrastructure de santé publique et aux risques pour la santé des travailleurs. Les membres du réseau définissent les secteurs de recherche critiques et élaborent conjointement des stratégies efficaces qui, en bout de ligne, permettront aux collectivités du Canada de s'adapter avec succès en cas de catastrophes naturelles ou de conditions météorologiques exceptionnelles.
Ces dernières années, le secteur de la santé a réalisé des progrès considérables en ce qui concerne sa capacité de se préparer et de réagir aux situations d'urgence. Mais il lui faut encore relier recherche, politiques et pratique de façon conséquente au sein du système de soins, particulièrement dans le cas des enjeux liés au changement climatique. Les professionnels de la gestion des urgences doivent pour leur part mieux comprendre les risques associés à ce changement, et il faut accorder plus d'attention à la recherche sur la capacité d'adaptation du système de soins de santé face au changement climatique. La gestion des situations d'urgence doit intégrer davantage le secteur bénévole, en tenant compte de l'infrastructure de ce secteur et de sa capacité d'intervention lors d'incidents majeurs et multiples, ainsi que de la formation, de la protection et de l'indemnisation des bénévoles. Il reste de plus à élaborer des plans de continuité des opérations et des directives uniformes en matière d'évaluation et de planification reposant sur la recherche fondée sur les données probantes.
Enfin, selon les membres du réseau, il faudrait étudier davantage les conséquences qu'ont les catastrophes sur les plans social et psychosocial, et celui de la santé mentale, pour que les collectivités puissent mieux prévoir ces conséquences et y faire face. Le volet psychosocial des catastrophes, particulièrement les mesures et interventions d'urgences prévues par les collectivités, pourrait être mieux intégré à la gestion générale des urgences sanitaires. Une recherche plus approfondie sur les mesures psychosociales à court et à long terme prises par les collectivités face au changement climatique s'impose également.
La University of Alberta a entrepris ce projet de recherche en mai 2002, sous la direction de l'expert principal, M. Colin Soskolne. Ce projet vise à examiner les antécédents en matière d'interventions locales, en cas de phénomènes météorologiques exceptionnels, en Alberta, selon la documentation contenue dans les journaux des collectivités. Cette étude biennale permettra de réaliser les quatre objectifs suivants :
Premièrement, on a retracé les phénomènes météorologiques exceptionnelles des 100 dernières années, à l'aide de données météorologiques et de la base de données canadienne sur les catastrophes. Deuxièmement, on a élaboré un cadre d'analyse du contenu, qui a ensuite été appliqué à plusieurs milliers d'articles de journaux informatisés extraits à l'aide d'une recherche exhaustive d'archives documentaires.
Le fait de savoir comment les gens ont réagi et se sont adaptés lors de phénomènes violents dans le passé fournira des renseignements utiles dans le cadre de l'élaboration de politiques et de programmes visant à réduire au minimum les effets de conditions météorologiques exceptionnelles sur la santé et le mieux-être des Canadiens.
Pour de plus amples renseignements, consultez le site suivant :
www.phs.ualberta.ca/climatechange/index.html.
Climate Change and Human Health. OMS. 2003