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Santé de l'environnement et du milieu de travail

Trichloroéthylène - LSIP1

Synopsis

Le trichloroéthylène est utilisé principalement comme solvant dans le dégraissage à la vapeur et dans le nettoyage à froid de pièces métalliques ouvrées, et en plus petite quantité dans le procédé de nettoyage à sec, dans les peintures et dans les décapants pour peinture ainsi que dans divers produits d'usage domestique. La consommation intérieure de cette substance, entièrement importée, est d'environ 1,4 kilotonne par année. En raison de la nature dispersive et non destructive de ses utilisations, la plus grande partie du trichloroéthylène consommé entrerait dans l'environnement canadien, principalement dans l'atmosphère. On a décelé du trichloroéthylène dans l'air ambiant et à l'intérieur de maisons au Canada et, à l'occasion, dans l'eau potable et dans les eaux de surface un peu partout au pays. Le trichloroéthylène a aussi été décelé dans les eaux souterraines de plusieurs provinces, souvent à la suite de sa mauvaise élimination par des consommateurs et de son rejet à partir d'installations de dégraissage du métal ou de décharges.

Les concentrations moyennes de trichloroéthylène dans les eaux de surface au Canada sont en général plus de 10 fois plus faibles que le seuil d'effet estimé pour les espèces aquatiques les plus sensibles. Dans le cas des mammifères sauvages, la dose journalière estimée pour un pire cas est 30 fois plus faible que le seuil d'effet estimé. Le seuil d'effet estimé sur les plantes terrestres, principalement les arbres, exposées au trichloroéthylène dans l'atmosphère est semblable aux concentrations qu'on retrouve dans l'air d'une région rurale; ce seuil est à peu près égal aux concentrations moyennes dans l'air de plusieurs villes au Canada et il est dépassé par les concentrations maximales signalées dans diverses agglomérations urbaines.

En général, on retrouve le trichloroéthylène en faible concentration dans l'atmosphère où il présente une brève demi-vie. Par conséquent, il n'intervient pas d'une façon marquée dans la formation d'ozone troposphérique, dans les variations climatiques planétaires ou dans l'appauvrissement de la couche d'ozone.

D'après l'estimation de la dose journalière moyenne totale absorbée à partir de l'air ambiant et de l'air intérieur, de l'eau potable et des aliments par divers groupes d'âge de l'ensemble de la population, l'air intérieur semble constituer la source la plus notable d'exposition au trichloroéthylène pour les humains au Canada. D'après toutes les indications de cancérogénicité chez des animaux de laboratoire, le trichloroéthylène est classé comme une «substance probablement cancérogène pour l'homme», c'est-à-dire une substance qui risque d'avoir des effets nuisibles à n'importe quel niveau d'exposition. En pareil cas, on compare l'exposition estimée à des estimations quantitatives de la puissance cancérogène afin de caractériser le risque et d'offrir une orientation pour l'avenir (c'est à dire, analyser les choix afin de diminuer l'exposition).

Dans le cas du trichloroéthylène, une telle comparaison indique que la priorité d'analyse des choix visant à diminuer l'exposition aurait une priorité de faible à modérée.

À partir de ces considérations, on a conclu que les concentrations de trichloroéthylène pouvaient être dangereuses pour l'environnement, et étaient susceptibles de constituer un danger au Canada pour la vie ou la santé humaine. On a conclu que le trichloroéthylène est présent à des concentrations qui ne constituent pas un danger pour l'environnement essentiel à la vie humaine.