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Santé de l'environnement et du milieu de travail

L'évaluation du risque pour les lieux contaminés fédéraux au Canada - Partie I : L'évaluation quantitative préliminaire des risques (ÉQPR) pour la santé humaine

2.5.4 Niveaux de poussières respirables dans l'air

Il est prévu que cette voie d'exposition sera généralement sans importance en comparaison avec l'ingestion directe de sol et d'eau et l'absorption cutanée. Cependant, les expositions selon cette voie devraient être prises en considération, si elles sont jugées nécessaires par l'évaluateur. Lorsqu'elle est incluse, la concentration du contaminant dans la poussière respirable en suspension dans l'air doit être considérée égale à la concentration retrouvée à la surface du sol (maximale ou moyenne, tel qu'il est approprié).

Lorsque cette voie est incluse, une concentration moyenne de particules respirables (diamètre aérodynamique 10 µm) dans l'air devrait être considérée égale à 0,76 µg/m3 (d'après U.S. EPA, 1992). Pour des situations où une circulation routière significative sur des surfaces contaminées non pavées est un problème, un tel trafic peut produire des niveaux de poussières considérablement plus élevés. Les niveaux de poussières de routes non pavées varient selon les conditions climatiques, l'achalandage, la texture et la nature du matériel du revêtement routier (Claiborn et al.,1995). Un niveau de poussière raisonnable créé par la circulation routière sur des routes non pavées est de 250 µg/m3 (au bord de la route en aval du vent; Claiborn et al., 1995).

2.5.5 Modèles

Les modèles peuvent être nécessaires pour estimer la concentration de CP dans l'eau souterraine, l'eau de surface, l'air intérieur ou ambiant, les produits alimentaires, la végétation, le poisson, le gibier ou d'autres milieux environnementaux auxquels les récepteurs sont potentiellement exposés. L'usage nécessaire de modèles doit être tenu à un niveau de complexité compatible selon le mode de dépistage dans l'évaluation du risque. Les estimations de la concentration des CP volatils de l'air intérieur doivent être dérivées des méthodes présentées par Williams et al. (1996) et le CCME (1996 - annexe G). De même, les estimations des concentrations de CP dans l'eau souterraine et dans l'eau de surface peuvent être obtenues des méthodes décrites par le CCME (1996). Pour estimer les concentrations de CP dans la végétation, les méthodes présentées par le CCME (1996 - vérification des produits de la terre) ou par le Oak Ridge National Laboratory (ORNL) (1998) peuvent être utilisées. Pour estimer les concentrations des CP dans le poisson et le gibier, de simples facteurs de bioaccumulation et/ou de bioamplification peuvent être utilisés au cas par cas selon leur disponibilité; des modèles plus sophistiqués peuvent également être employés selon le jugement de l'évaluateur du risque.

Sans tenir compte de la directive ci-dessus, d'autres méthodes de modélisation peuvent être employées si elles sont généralement acceptées. Peu importe les modèles utilisés, ceux-ci devraient être cités avec des références complètes afin d'assurer un contrôle par les pairs. L'évaluateur doit également inclure une justification pour l'emploi du modèle spécifique choisi.