Les valeurs toxicologiques de référence (VTR) de Santé Canada doivent être utilisées lorsqu'elles sont disponibles. Celles-ci sont présentées dans un document de référence (Santé Canada, 2003). Au cas où une substance n'a pas de VTR émise par Santé Canada, la valeur devrait être obtenue auprès des agences suivantes, présentées par ordre de préférence :
1)
Integrated Risk Information System de la U.S. EPA (IRIS);
http://www.epa.gov/iriswebp/iris/index.html
2) Organisation mondiale de la santé (OMS); plusieurs sources incluant :
IPCS International Programme on Chemical Safety - INCHEM
http://www.inchem.org/;
Summary of Evaluations Performed by the Joint FAO/WHO Expert Committee on Food Additives
http://jecfa.ilsi.org/index.htm;
World Health Organization Regional Office for Europe
http://www.who.dk/air/Activities/20020620_1
3)
Netherlands National Institute of public Health and the Environment (RIVM)(Version PDF - 1,834 Ko);
http://www.rivm.nl/bibliotheek/rapporten/711701025.pdf
4)
Agency for Toxic Substances and Disease Registry (ATSDR)
http://www.atsdr.cdc.gov/toxpro2.html
Pour chaque CP, la source de chaque VTR et la ou les voies d'exposition correspondant à leur application doivent être identifiées.
Dans certains cas, les évaluateurs peuvent croire que les VTR présentées par Santé Canada (2003) sont inadéquates ou inappropriées pour l'application au site en question. L'évaluateur doit alors discuter de sa préoccupation avec le ministère gardien, et considérer les utilisations de VTR alternatives jugées appropriées. Cependant, il est obligatoire que le rapport de l'évaluation préliminaire contienne une description claire des lacunes dans les VTR présentées par Santé Canada ainsi qu'un raisonnement convaincant (avec citations) pour soutenir l'utilisation d'une valeur différente. Dans ces cas, les risques doivent être caractérisés en utilisant la VTR désignée et la valeur préférée de l'évaluateur.
Pour les substances présentant des risques, autres que le cancer, l'indice de risque (IR), soit le rapport de l'exposition estimée (pour chaque récepteur critique) à la dose journalière admissible ou la concentration tolérable dans l'air, sera calculé comme suit :
IR = estimation de l'exposition (ƒÊg/kg/jour) dose journalière admissible (ƒÊg/kg/jour)
OU, dans le cas de contaminants atmosphériques ayant une concentration tolérable dans l'air en (ƒÊg/m3)-1,
IR = concentration dans l'air (ƒÊg/m3) x fraction de la durée de l'exposition concentration tolérable dans l'air (ƒÊg/m3)
Les indices de risque pour les différentes voies d'exposition doivent être présentés là où il y a des VTR spécifiques à une voie d'exposition. Lorsque les expositions par des voies multiples sont additionnées pour être comparées à une seule VTR (par exemple, il est fréquent de faire la somme des expositions par voies orale et cutanée pour comparer avec la DJA orale), il est seulement nécessaire d'afficher le IR pour la somme de l'exposition
Dans le cadre de l'évaluation quantitative préliminaire des risques, les expositions associées à un IR # 0,2 sont considérées négligeables. Ce seuil de # 0,2 a été adopté également par le CCME (1996) et le ministère de l'Environnement et de l'Énergie de l'Ontario (MEÉO) (1996a) et c'est maintenant une pratique acceptée d'emblée.
Dans le cas des substances considérées cancérogènes, l'estimation de l'exposition (amortie tel qu'il est approprié) sera multipliée par le coefficient de cancérogénicité dans le but de dériver une estimation conservatrice du risque additionnel de cancer associé à cette exposition. Le risque additionnel de cancer (RAC) est calculé de la façon suivante :
RAC = exposition (ƒÊg/kg/jour) x coefficient de cancérogénicité en (ƒÊg/kg/jour)-1
OU, dans le cas des contaminants atmosphériques,
RAC = concentration dans l'air (ƒÊg/m3) x fraction de la durée de l'exposition x coefficient de cancérogénicité (ƒÊg/m3)-1
Là où il y a des coefficients de cancérogénicité spécifiques à des voies d'exposition, les risques par inhalation et par voies orale et cutanée doivent être estimés séparément. Dans d'autres cas, les risques de cancer à partir de l'exposition simultanée par les voies d'inhalation, cutanée et orale seront estimés.
Les risques de cancer seront considérés comme « négligeables »
(de minimus) là où le risque additionnel de cancer estimé est de # 1 dans 100 000 ( 1 x 10-5). La justification raisonnée pour ce niveau du risque essentiellement négligeable est présentée dans l'annexe B.
En ce qui concerne l'exposition simultanée à de multiples produits chimiques préoccupants, les indices de risque d'effets non cancérogènes doivent être considérés comme étant additifs dans le cas des substances jugées par l'évaluateur du risque d'avoir des organes/effets/mécanismes cibles d'action similaires. Pour les fins de l'évaluation préliminaire, le risque associé à un IR total de # 0,2 sera jugé négligeable.
Pour des substances cancérogènes ayant les mêmes organes cibles et types de cancer, les risques doivent être considérés additifs. Le risque total de cancer dans de tels cas devra être considéré « essentiellement négligeable »
là où l'estimation totale du risque additionnel de cancer est de # 1 sur 100 000 ( 1 x 10-5).
Dans les situations où les évaluateurs introduisent des voies d'exposition, des équations, des hypothèses et/ou des VTR différentes de, ou en addition à, celles présentées dans la présente directive, les répercussions sur les estimations de l'exposition et du risque doivent être résumées et discutées.
Les incertitudes dans les évaluations d'exposition et du risque doivent être discutées. Les discussions doivent inclure, mais ne devraient pas être limitées à :
Les conclusions incorporant l'ensemble des risques présentés par le site donné doivent être résumées dans la présente section du rapport d'ÉQPR. Toutes autres questions à examiner qui, selon l'avis de l'évaluateur, exigent une discussion, mais n'ayant pas été présentées dans d'autres sections, devraient être présentées ici.
La présente section doit contenir la liste de toutes les recommandations découlant des résultats de l'évaluation quantitative préliminaire des risques.
Le rapport doit contenir des références complètes afin de permettre aux pairs réviseurs d'identifier et d'obtenir tous les documents ou d'autre source d'information utilisés dans le rapport. Une liste complète de ces références est exigée.