Les conclusions qu'on peut tirer au sujet de la prévalence du conflit entre le travail et la vie personnelle au Canada dépendent de la façon d'évaluer le conflit entre le travail et la vie personnelle et des caractéristiques du groupe étudié. Si nous examinons les données de façon optimiste (c.-à-d. prendre la prévalence de l'interférence du travail dans la famille et de la pression sur le fournisseur de soins comme mesure du conflit entre le travail et la vie personnelle), nous estimons qu'un Canadien sur quatre travaillant pour de grandes organisations est aux prises avec des niveaux élevés de conflit entre le travail et la famille. Il s'agit de la meilleure hypothèse. La pire hypothèse (c.-à-d. des estimations calculées à l'aide des données sur la surcharge de rôles), c'est que près de 60 % des Canadiens travaillant à l'extérieur ne peuvent établir un équilibre entre leurs exigences professionnelles et familiales.
Les données de cette recherche ne permettent guère de douter que l'atténuation du conflit entre le travail et la vie personnelle, sous toutes ses formes, profitera à l'ensemble de la population canadienne. On s'aperçoit qu'un conflit important entre le travail et la vie personnelle est associé à un certain nombre d'indicateurs de problèmes de santé physique et mentale chez l'employé. Les employés stressés, déprimés et épuisés ne sont pas aussi productifs que ceux qui jouissent d'une bonne santé mentale. Le stress ressenti, l'humeur dépressive et l'épuisement sont également liés à un absentéisme accru, à une plus grande consommation de médicaments sur ordonnance, à une utilisation accrue des programmes d'aide aux employés, à des niveaux moindres de créativité, d'innovation et de prise de risque, autant de facteurs qui, à leur tour, pourraient avoir une incidence négative sur les résultats de l'organisation et sur la capacité du Canada de soutenir la concurrence mondiale. Nous avons également déterminé que des niveaux élevés de conflit entre le travail et la vie personnelle avaient une incidence négative sur le rendement de l'organisation, en plus de nuire à la santé mentale et physique des employés, de réduire la participation à la vie familiale et la satisfaction qu'on peut tirer de ces rôles, de nuire à la capacité des employés de profiter de leur vie familiale et de soutenir leur famille, d'être associés à une réduction de la fécondité ainsi que d'augmenter considérablement les coûts des soins de santé.
Si rien ne change, on peut s'attendre à ce que la proportion de l'effectif canadien susceptible de vivre un conflit entre le travail et la vie personnelle augmente en raison de changements d'ordre démographique et structurel d'ordre familial4 et professionnel5 (Hammer et al., 2002; Barnett, 1998; Frone, 2002). Nous espérons que les conclusions de ce rapport aideront les décideurs et les employeurs à prévoir des stratégies, des politiques et des interventions qui endigueront la vague de conflit entre le travail et la vie personnelle. Ce rapport devrait également être utile aux Canadiens qui désirent rééquilibrer leur mode de vie.
Pour continuer à réussir dans un contexte commercial de plus en plus marqué par la concurrence, les organisations devront tirer profit au maximum de leurs employés. Les organisations canadiennes ont longtemps affirmé que leurs employés étaient leur plus précieuse ressource, mais nombre d'entre elles utilisent maintenant des politiques et des pratiques incompatibles avec cette affirmation. Aux prises avec une imminente pénurie de main-d'oeuvre, les employeurs canadiens cherchent des façons d'utiliser le minimum de ressources pour un maximum d'efficacité. L'équilibre entre le travail et la vie personnelle est un des domaines dans lesquels les employeurs peuvent intervenir pour augmenter leur capacité de recruter et de fidéliser leurs employés dans un marché du travail favorable aux travailleurs.
L'examen des données permet de formuler quelques grandes conclusions à l'égard de la prédiction des différentes formes de conflit entre le travail et la vie personnelle :
La section ci-après présente des renseignements détaillés à l'égard de ces conclusions.
Voici les grandes conclusions que l'on peut tirer pour ce qui est d'atténuer les différents types de conflit entre le travail et la vie personnelle :
Les données examinées dans ce rapport ne laissent guère de doute quant au fait qu'il n'y a pas de solution « universelle » au problème du conflit entre le travail et la vie personnelle et que des politiques, pratiques et stratégies différentes seront nécessaires pour réduire chacune des quatre formes de pression examinées dans cette analyse. Cela dit, cette étude a permis de déterminer un certain nombre de stratégies et d'approches concrètes que les principales parties prenantes peuvent adopter pour réduire les différents types de conflit entre le travail et la vie personnelle. La présente section sur les recommandations comporte quatre parties, dont chacune est consacrée à l'une des quatre parties prenantes du domaine de l'équilibre travail/vie personnelle : les employeurs (partie 1), les employés (partie 2), les gouvernements (partie 3) et les syndicats (partie 4).
Afin de réduire le conflit entre le travail et la vie personnelle et d'améliorer le résultat net, l'employeur doit axer ses efforts sur les ensembles suivants d'initiatives :
Nous devons avertir le lecteur que la plupart des recommandations ci-dessous n'auront pas l'effet désiré si l'organisation ne se penche pas sur le soutien de la direction/la culture organisationnelle. Pourquoi? Premièrement, les données indiquent que les gestionnaires sont, de par leur comportement, ceux qui transmettent la culture au sein de leur organisation et qui déterminent jusqu'à quel point les employés croient contrôler leur horaire de travail. Ils participent également à nos discussions sur la charge de travail, par l'entremise de leur capacité de planifier le travail à accomplir, donnent des orientations claires et une rétroaction positive et font part de leur croyance en ce qui concerne la culture axée sur les heures de travail.
Comme la diminution des demandes, l'adoption d'une culture qui appuie les employés, l'augmentation des niveaux de souplesse perçue et le soutien de la direction aident tous les employés à composer avec ces formes de conflit, le progrès dans ces domaines devrait permettre de maximiser le rendement sur le capital investi. Les employeurs qui mettent en oeuvre la totalité ou une partie des recommandations ci-dessous devraient voir la surcharge de rôles et l'interférence du travail dans la famille diminuer de façon importante chez leurs employés. Ils devraient également atteindre des baisses modérées d'interférence de la famille dans le travail et aider quelque peu leurs employés à composer avec la pression sur le fournisseur de soins. On trouvera des détails sur les prochaines étapes ci-dessous.
Pour réduire la surcharge de rôles, l'interférence du travail dans la famille et l'interférence de la famille dans le travail, les employeurs doivent, en premier lieu, faire en sorte que les exigences professionnelles et les attentes liées au travail soient réalistes. Les exigences professionnelles, davantage que les exigences qui ne sont pas liées au travail, constituent les principales variables prédictives de la surcharge de rôles et de l'interférence du travail dans la famille, les deux types de conflit entre le travail et la vie personnelle les plus courants au Canada aujourd'hui (58 % des employés de l'échantillon signalent un niveau élevé de surcharge de rôles, et 28 % font état d'un niveau élevé d'interférence du travail dans la famille). Même s'il arrive souvent que les employeurs vantent les mérites des programmes mis en place dans leur organisme pour aider les employés à respecter leurs obligations familiales, ces options ne changent rien au fait que la plupart des personnes ont plus de travail à faire qu'une seule personne puisse accomplir au cours d'une semaine de travail normale. Les employeurs et les gouvernements doivent reconnaître que la question du conflit entre le travail et la vie personnelle ne peut être résolue sans qu'on aborde le problème de surcharge de travail. Même si nous nous attardons sur les problèmes de surcharge de rôles dans le Rapport 1 de cette série, il est intéressant de noter ce qui suit :
« Une comparaison des données compilées en 1991 et en 2001 tend à démontrer que les travailleurs consacrent plus de temps au travail depuis les dix dernières années. Tandis qu'en 1991, une personne sur dix travaillait au moins 50 heures par semaine, aujourd'hui ce rapport est de un sur quatre. Au cours de cette même période, le pourcentage d'employés qui travaillaient de 35 à 39 heures par semaine a diminué de 48 % à 27 %. On a observé cet accroissement des heures de travail dans toutes les catégories et tous les secteurs d'emplois. » (Higgins et Duxbury, 2002, p. 17)
Une recherche plus approfondie est nécessaire pour établir les raisons de l'augmentation des exigences professionnelles au cours de la décennie. Parmi les explications possibles tirées des données examinées au chapitre trois du présent rapport, notons : l'anorexie organisationnelle, la culture de l'entreprise, l'utilisation accrue de la technologie, la concurrence mondiale, les changements constants et le fait que les employés ont peur des conséquences de ne pas « être perçus comme des collaborateurs ».
Un répondant a mentionné ce qui suit à la fin du sondage :
« L'évolution des attentes nous a poussés dans un mode de vie mouvementé et rapide. Moins de personnes sont en place pour effectuer les mêmes tâches, en plus du fait que la technologie a modifié ces tâches. Nous faisons constamment des montées de régime et s'il n'y a pas assez d'huile sur les pistons, le moteur saute. Les entreprises, l'industrie et le gouvernement doivent reconnaître ce problème et trouver des façons d'y remédier. » [traduction]
Les employeurs doivent trouver des moyens de réduire la charge de travail des employés. Une attention particulière doit être prêtée à la réduction de la charge de travail chez les gestionnaires et les professionnels dans tous les secteurs. Par conséquent, nous formulons l'ensemble de recommandations suivantes qui, nous le croyons, sont cruciales à cette question :
« Le volume de travail a augmenté de façon dramatique au cours des dix dernières années et cela est principalement dû à une plus grande utilisation de la technologie. Aujourd'hui, on s'attend à ce nous nous occupions d'un collègue dans notre bureau, et en même temps que nous répondions à un appel téléphonique, écoutions les messages de notre boîte vocale et lisions nos courriels. La technologie a introduit au travail l'attente d'une réponse - et d'une solution - immédiate. » [traduction]
« Les outils électroniques ont augmenté les attentes relatives à la disponibilité - on s'attend à une réponse immédiate en tout temps et partout. Après les heures de travail, durant les déplacements officiels, le dimanche ou le vendredi soir, on s'attend que l'employé écoute les messages enregistrés dans sa boîte vocale et réponde à ses courriels. » [traduction]
Les employeurs peuvent aider les employés à gérer les fortes exigences de leurs fonctions en mettant de l'avant des initiatives visant à accroître chez l'employé le sentiment qu'il maîtrise la situation. Les résultats de la recherche dans ce domaine (consulter, p. ex. Karasek, 1979) sont très clairs : les employés peuvent composer avec un nombre accru de demandes s'ils ont un plus grand sens de maîtriser la situation. La documentation suggère un bon nombre de mécanismes à examiner, y compris une plus importante autonomie et habilitation au niveau de chaque employé, l'utilisation plus généralisée d'équipes de travail autogérées, une plus grande participation de l'employé à la prise de décisions, une meilleure communication et un plus grand partage d'information, une formation sur la gestion du temps, une formation sur les techniques de planification et d'établissement d'un ordre de priorités, etc. Nous offrons les recommandations suivantes dans ce domaine :
Étant donné le nombre croissant de familles à deux revenus, les niveaux élevés de surcharge de rôles et d'interférence du travail dans la famille ainsi que l'attrait du travail à temps partiel, du partage d'emploi et de la semaine de travail réduite, les organisations devraient repenser la formule de travail à temps partiel pour éviter de pénaliser sur le plan économique ou professionnel les gens qui l'utilisent pendant un certain temps. L'introduction du travail à temps partiel, pourvu qu'on en fasse une option légitime séparée de la connotation traditionnelle d'emploi peu spécialisé sans grande possibilité d'avancement, pourrait aider les hommes et les femmes responsables de personnes à charge à s'occuper plus efficacement de leurs responsabilités professionnelles et familiales.
Malgré toutes les discussions entourant le fait d'être favorable à la famille, plusieurs des plus importants employeurs du Canada n'ont toujours pas mis en oeuvre des formules de travail souples et seule une minorité des employés interrogés en 2001 signalent des niveaux élevés de souplesse perçue en ce qui concerne les heures de travail et le lieu de travail. Par conséquent, nous recommandons ce qui suit :
Les critères d'utilisation des différentes formes de souplesse offertes doivent être fonction d'une entente mutuelle et transparente que les deux parties seront tenues de respecter (l'employé doit répondre aux exigences associées au travail, mais l'organisation doit faire preuve de flexibilité concernant la structuration du travail). Dans la mesure du possible, le processus de changement des heures, du lieu de travail et du moment des vacances devrait être flexible. Un recours plus fréquent à des formules de travail souples procurerait un avantage supplémentaire, à savoir la réduction du nombre d'heures à faire la navette entre la maison et le travail - une variable prédictive importante de la surcharge de rôles chez les femmes.
La relation entre l'incapacité de participer à des activités de développement de carrière en dehors des heures de travail et deux formes de conflit entre le travail et la vie personnelle (surcharge de rôles et interférence du travail dans la famille) est forte. Ce résultat indique que les employés responsables de personnes à charge qui tentent de tenir leurs compétences à jour ou d'enrichir leurs connaissances dans leurs temps libres en paient le prix : l'intensification de ce conflit. Bien sûr, les personnes qui ne participent pas à ces activités d'apprentissage paient également un prix, mais différent : un manque de mobilité professionnelle, des avantages économiques moindres et la précarité d'emploi. Les organisations ont donc une raison de plus de s'attaquer à la surcharge de rôles : une meilleure capacité de recruter et de fidéliser les employés compétents.
Dans ce rapport, nous avons établi qu'une souplesse accrue sur ce point est associée à une meilleure capacité de composer avec la surcharge de rôles et les deux types d'interférence entre les rôles. La mise en oeuvre de ces avantages devrait également entraîner d'autres bénéfices pour les employeurs, en marge du domaine de l'équilibre travail/vie personnelle. En effet, l'employeur prouvera ainsi à ses employés qu'il leur fait confiance, qu'il les écoute et qu'il reconnaît l'importance de leurs responsabilités non professionnelles. Nos données indiquent également que de telles mesures sont associées à une loyauté et à un engagement accrus des employés.
Pour réduire la surcharge de rôles, l'interférence du travail dans la famille et l'interférence de la famille dans le travail, les employeurs doivent composer avec la culture de leur organisation. L'élaboration de politiques qui visent le conflit entre le travail et la vie personnelle est une première étape nécessaire pour s'attaquer au conflit entre le travail et la vie personnelle. Malheureusement, notre recherche montre qu'à elles seules, les politiques ont peu d'incidence, car elles ne seront pas mises en place ou utilisées dans une culture qui ne favorise pas la résolution des questions liées à ce conflit. Les résultats de la présente étude ont permis de repérer trois types de culture organisationnelle associés à une intensification du conflit entre le travail et la vie personnelle : la culture des longues heures de travail (où l'employé qui ne travaille pas de longues heures et qui refuse du travail supplémentaire aura des possibilités d'avancement professionnel limitées), la culture qui incite l'employé à choisir entre le travail et la vie personnelle (où la prise de congés familiaux et les responsabilités familiales limitent l'avancement professionnel) et la culture non favorable (un milieu de travail qui ne favorise pas l'équilibre). On ne peut insister suffisamment sur l'importance d'examiner la question de la culture organisationnelle. De fait, dans notre étude, la culture représentait la toute première variable prédictive de la surcharge de rôles, de l'interférence du travail dans la famille et de l'interférence de la famille dans le travail chez les hommes et les femmes. Une approche axée uniquement sur la mise en place de politiques ne pourra corriger les situations problématiques dans bon nombre d'organismes. Afin de répondre au problème du conflit entre le travail et la vie personnelle, les employeurs doivent créer une culture organisationnelle favorable aux employés, c'est-à-dire modifier les structures de récompense et les systèmes d'imputabilité et de mesure. Encore une fois, ce besoin peut être perçu à la lecture d'un commentaire formulé par un participant à l'étude :
« Je suis d'avis que nous n'atteindrons pas l'objectif visé jusqu'à ce qu'il soit socialement mal vu de rédiger des courriels en soirée et en fin de semaine, de se vanter des longues heures de travail et d'organiser des réunions en dehors des heures "normales" de travail. En dépit de toutes les discussions sur l'équilibre, les longues heures de travail continuent d'être récompensées et reconnues comme une marque de dévouement. Les hauts gestionnaires qui parlent le plus du besoin d'équilibre sont les pires contrevenants. » [traduction]
Même si toutes les recommandations susmentionnées aideront à rendre le milieu de travail plus favorable à l'équilibre, nous recommandons aux organismes qui souhaitent concentrer leurs efforts sur un changement culturel de prendre les mesures suivantes :
Il est très difficile (sinon impossible) d'accroître les niveaux de souplesse perçue au sein d'organisations qui accordent plus d'importance à la présence et au nombre d'heures de travail des employés qu'à leur rendement et aux résultats. Les employeurs doivent plutôt offrir des récompenses selon les résultats obtenus, et non en fonction des heures travaillées ou du lieu de travail. Ils doivent récompenser publiquement les employés qui ont réussi à combiner leurs obligations professionnelles et non professionnelles au lieu d'accorder les promotions à ceux qui travaillent de longues heures et qui s'attendent à ce que les autres fassent de même. Les commentaires suivants formulés par les répondants font ressortir ce problème :
« Je crois que les politiques relatives à l'équilibre entre le travail et la vie personnelle sont adéquates, mais qu'elles peuvent être améliorées. Je suis en plus d'avis que la direction souhaite aborder les problèmes, mais qu'elle est emprisonnée dans une culture qui mesure le rendement et la contribution individuelle en fonction d'une norme désuète de temps et de capacité plutôt qu'en fonction de la qualité. » [traduction]
« Même si mon employeur a déployé beaucoup d'efforts pour étudier l'équilibre entre le travail et la vie familiale et pour l'encourager, la "culture organisationnelle" va dans le sens opposé. Jusqu'à ce que les cadres supérieurs commencent à "prêcher par l'exemple", la situation actuelle et ses attentes implicites se poursuivront (les employés sont considérés comme "sérieux" et "des gestionnaires compétents" selon le nombre d'heures passées au bureau). Les réunions des cadres supérieurs sont souvent tenues en fin de journée. Il existe toujours une tendance à dénigrer les employés qui choisissent de respecter l'horaire de travail normal (rémunéré) et de quitter le travail pour assumer leurs responsabilités familiales ou domestiques. » [traduction]
On résume ci-dessous d'autres recommandations découlant de cette étude, lesquelles concernent la culture et les milieux de travail favorables :
Finalement, étant donné que le changement d'une culture est un changement transformationnel, nous recommandons ce qui suit :
Les conclusions de la présente étude appuient l'idée selon laquelle le superviseur a plus de répercussions sur la capacité de contribuer à l'équilibre entre le travail et la vie personnelle que les politiques en place ou l'organisation elle-même. Par conséquent, nous recommandons ce qui suit :
Il doivent également chercher à diminuer le nombre de gestionnaires qui :
Tous les employés dont le supérieur est conciliant arrivent beaucoup mieux à composer avec la surcharge de rôles, l'interférence du travail dans la famille et l'interférence de la famille dans le travail, surtout les hommes et les femmes occupant des emplois « autres ». De même, les employés dont le supérieur est non conciliant sont significativement moins en mesure de composer avec la surcharge de rôles, l'interférence du travail dans la famille, l'interférence de la famille dans le travail et la pression sur le fournisseur de soins, mais ce genre d'attitude de la direction est particulièrement problématique pour les employés responsables de personnes à charge, les femmes gestionnaires ou professionnelles et les titulaires d'autres types d'emploi.
Voici d'autres recommandations à l'intention des employeurs découlant de ce corpus de recherche :
« Les organismes ont besoin d'une telle analyse avant de s'engager financièrement et culturellement à apporter les changements nécessaires pour établir des pratiques et des politiques sur la santé en milieu de travail. »
Les données que nous avons amassées appuient quelques recommandations plus précises sur la réduction des différents types de conflit entre le travail et la vie personnelle examinés ici. En voici un résumé.
Par contre, les organisations comme les employés doivent comprendre que cette réduction de la surcharge de rôles se paie de l'augmentation de l'interférence du travail dans la famille.
Comme nous l'avons déjà noté, les employeurs préoccupés par l'interférence du travail dans la famille devraient offrir un soutien approprié à leurs employés qui travaillent par équipe de travail rotative. Ils devraient également :
Qu'est ce que les employeurs peuvent faire de plus pour atténuer la pression sur le fournisseur de soins?
Les organisations, tout comme les employés, doivent toutefois comprendre que cette atténuation de la pression sur le fournisseur de soins se paie d'une augmentation de l'interférence de la famille dans le travail. Les employés qui s'inquiètent de voir leur famille interférer avec leur travail feraient mieux de travailler selon un horaire fixe de 9 h à 17 h.
4 La documentation sur le sujet répertorie, entre autres changements, l'augmentation du nombre de femmes sur le marché du travail, l'augmentation du taux de divorce, la prolongation de l'espérance de vie, le nombre accru de familles monoparentales, à salaire unique ou devant prodiguer simultanément des soins aux enfants et aux aînés, la nouvelle répartition des tâches et le resserrement de l'interdépendance entre le travail et la famille.
5 La documentation sur le sujet répertorie, entre autres changements, la mondialisation, l'intégration de composantes de bureautique de pointe, la nécessité de s'adapter à de constants changements, l'augmentation des emplois atypiques et des formules de travail non conventionnelles.
Même si les options à cet égard sont plus limitées pour l'employé que pour l'employeur (selon nous, plusieurs familles utilisent toutes les options disponibles pour composer avec la situation), nous offrons à l'employé les recommandations suivantes relativement à ce qui aide et à ce qui n'aide pas :
Ces trois stratégies d'adaptation, utilisées par la majorité des répondants, sont associées à des niveaux accrus des quatre formes de conflit entre le travail et la vie personnelle examinées dans le cadre de cette étude. Ces stratégies sont particulièrement problématiques pour les gestionnaires et les professionnels des deux sexes, qui se voient souvent confier encore plus de travail en récompense d'un travail bien fait ou du dépassement des attentes professionnelles à leur endroit!
Même si nous avons offert un certain nombre de suggestions sur la façon dont les employeurs peuvent accroître le sens de contrôle de l'employé, nos résultats indiquent qu'en définitive, les solutions à cet égard sont le comportement des employés. Nous recommandons ce qui suit :
Selon nos données, le fait d'« endurer la situation » et de « tenter de tout faire » intensifie les défis sur le plan du travail et de la vie personnelle plutôt que de l'atténuer. Les données montrent que les employés aux prises avec des niveaux élevés des quatre formes de conflit entre le travail et la vie personnelle depuis un certain temps auraient avantage à consulter leur médecin et à se faire prescrire les médicaments qui conviennent. Nous recommandons donc ce qui suit :
Bien qu'efficace, une telle stratégie a un prix : des pressions additionnelles sur le système de santé canadien, l'augmentation des dépenses en médicaments sur ordonnance et les effets secondaires nuisibles éventuels liés à l'utilisation continue de ces médicaments. Autrement dit, nous faisons cette recommandation en ayant conscience qu'il s'agit d'une solution à court terme qui ne contribuera guère à la résolution du conflit à long terme. Aussi, nous recommandons de l'utiliser parallèlement à d'autres stratégies mentionnées dans ce rapport.
Un certain nombre de répondants indiquent qu'ils tentent de s'adapter au conflit « en s'efforçant simplement d'oublier ». Malheureusement, nous avons établi que cette stratégie est associée à une augmentation de la surcharge de rôles, de l'interférence de la famille dans le travail et de la pression sur le fournisseur de soins chez tous les employés, mais surtout chez les responsables de personnes à charge. Le fait d'ignorer les problèmes familiaux et domestiques ne les fait pas disparaître. Les employés doivent eux-mêmes poser les gestes nécessaires pour atténuer ce conflit. On trouvera un certain nombre d'actions possibles résumées dans les prochaines recommandations.
Cette étude a permis de déterminer que pour certains groupes, l'utilisation de stratégies d'adaptation actives est un moyen efficace d'atténuer la surcharge de rôles et l'interférence de la famille dans le travail. C'est pourquoi nous formulons les recommandations suivantes :
Il est à noter que ces stratégies sont plus efficaces lorsque l'on donne la priorité aux rôles familiaux.
Un important nombre de répondants tentent de composer avec le conflit entre le travail et la vie personnelle en délaissant certaines tâches domestiques et en réduisant leurs activités extérieures. Bonne nouvelle, une utilisation modérée (c.-à-d. hebdomadaire) de ces stratégies est associée à une réduction de la surcharge de rôles et de l'interférence du travail dans la famille chez les employés responsables de personnes à charge et chez les femmes gestionnaires ou professionnelles. Fait moins réjouissant, par contre, elles entraînent l'augmentation des deux types de conflit lorsqu'elles sont utilisées plusieurs fois par semaine ou quotidiennement. Les employés doivent donc utiliser ces stratégies avec modération.
La présente étude a permis de dégager deux stratégies très efficaces pour réduire la surcharge de rôles et l'interférence du travail dans la famille. Dans les deux stratégies, l'employé établit une frontière entre sa vie professionnelle et sa vie familiale et s'efforce de réduire l'empiétement du travail dans la vie familiale. Les recommandations suivantes sont la clé pour réduire la surcharge et l'empiétement du travail dans la vie familiale :
Ces recommandations concordent avec notre idée qu'il incombe à l'employé de « faire ce qu'il faut pour obtenir l'équilibre ».
Il faut toutefois exprimer une réserve quant à notre recommandation relative à la modification de l'horaire de travail. Les données indiquent que chez les répondants non professionnels, la modification de l'horaire de travail une ou deux fois par semaine est idéale en ce qui concerne l'équilibre entre le travail et la famille. Cependant, l'utilisation quotidienne de cette stratégie entraîne une forte augmentation de l'interférence du travail dans la famille.
De nombreux répondants se payent de l'aide extrafamiliale dans le but de mieux équilibrer leur travail et leur vie personnelle. Malheureusement, selon nos données, les employés qui tentent de s'adapter en achetant des produits et services signalent des niveaux de surcharge de rôles et d'interférence du travail dans la famille plus élevés que les personnes qui vont chercher cette aide auprès de leur famille. Les données sont plus réjouissantes du côté de la relation entre le fait d'engager quelqu'un pour les soins aux enfants et la surcharge de rôles. Utilisée une ou deux fois par semaine, cette stratégie est très efficace. Utilisée plus souvent, par contre, elle entraîne une augmentation importante de la surcharge et de l'interférence de la famille dans le travail. De même, le recours modéré à de l'aide extérieure pour les soins aux aînés est associé à des niveaux moindres de pression sur le fournisseur de soins chez les femmes. Par contre, ce type de pression s'intensifie de façon importante lorsque cette stratégie est fréquemment utilisée.
Par conséquent, nous recommandons ce qui suit :
Hommes et femmes profitent du fait d'avoir un partenaire qui assumera leurs responsabilités domestiques à leur place. En effet, une utilisation fréquente de cette stratégie est associée à des niveaux moindres de surcharge de rôles chez les deux sexes. Ces résultats semblent indiquer que les employés arrivent mieux à composer avec des demandes professionnelles plus lourdes s'ils ont un partenaire pour prendre la relève à la maison et s'ils sont eux-mêmes prêts à faire de même lorsque la situation est inversée.
Voici d'autres recommandations à l'intention des employés qui méritent d'être mentionnées :
Tous les ordres de gouvernement devraient jouer un rôle crucial à ce sujet. Les recommandations à leur endroit, découlant de la présente recherche, peuvent être regroupées en six domaines généraux : le changement législatif, les soins aux enfants et aux aînés, les encouragements financiers pour inciter au changement, les activités de promotion de la santé, les changements structuraux au niveau gouvernemental, et l'appui à la recherche et à la collecte de données pertinentes.
Le gouvernement doit être constant à l'égard des du travail et des exigences législatives relatives au conflit entre le travail et la vie personnelle. Par exemple, à l'heure actuelle, les lois sur les normes du travail de la plupart des compétences canadiennes6 (sauf pour le Manitoba, l'Ontario et la Saskatchewan) n'accordent pas à l'employé le droit explicite de refuser de travailler des heures supplémentaires (limitant par le fait même sa capacité de contrôler sa charge de travail). Dans le même ordre d'idées, plusieurs compétences n'accordent pas à un employé le droit de prendre congé plutôt que de se faire payer des heures supplémentaires (à l'heure actuelle, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba, le Québec et le Yukon sont les seules compétences qui ont incorporé cette disposition dans leur loi respective sur les normes du travail). Ce genre de normes sert de point de départ aux organisations qui élaborent des politiques et des pratiques en milieu de travail qui traitent des questions de conflit entre le travail et la vie. Par conséquent, nous recommandons aux gouvernements d'appliquer des lois :
Nos conclusions sont claires : les employés surchargés, dont les rôles professionnels et familiaux interfèrent entre eux ou qui subissent une forte pression à titre de fournisseurs de soins tentent de s'adapter en ayant moins d'enfants, en décidant de ne pas en avoir ou en retardant le moment de fonder leur famille. Ces stratégies sont associées à un meilleur équilibre entre le travail et la vie personnelle chez les employés en général, mais surtout chez les femmes gestionnaires ou professionnelles. Les gouvernements doivent donc intervenir pour aider les hommes et les femmes du Canada à s'assurer une carrière et une vie familiale enrichissantes. Des recherches européennes (surtout de la Suède)7 ont établi que des mesures sociales visant à aider les mères qui travaillent à l'extérieur (p. ex. services de garde universels) sont associées à des taux de fécondité plus élevés. Nous recommandons donc les actions suivantes au gouvernement :
Les pressions que subissent les fournisseurs de soins à la famille vont très probablement s'accroître à mesure que la population canadienne vieillira et que la dispensation des soins passera des établissements aux familles et aux collectivités. Les dispensateurs de soins ont besoin de modes de soutien adéquats. Les données examinées dans le présent rapport indiquent les coûts à court terme de la dispensation de soins (p. ex. la détérioration de la santé, un accroissement de la consultation des médecins et de l'utilisation de médicaments sur ordonnance). Cependant, les résultats d'une étude récemment menée par Fast et coll. (2000) indiquent qu'il ne s'agit là que d'une faible manifestation de la réalité - autrement dit, que les gouvernements devront aussi en payer le prix, à long terme, si l'on n'apporte aucun soutien aux particuliers qui dispensent ces soins (c.-à-d. qu'ils estiment qu'il en coûterait entre 4,9 et 6,3 milliards de dollars pour que des professionnels rémunérés se substituent à ces dispensateurs de soins familiaux). Nous recommandons donc que :
Présentement, les gouvernements paient la majeure partie du coût que causent les mauvaises pratiques de santé en milieu de travail, en appuyant le système de soins de santé du pays. Pour inciter les employeurs à se concentrer sur ce problème, les gouvernements doivent accroître les frais que l'inaction dans ce domaine coûte aux employeurs. Ils doivent envisager d'offrir des incitatifs financiers pour aider les employeurs à faire leur part en matière de promotion de la santé en milieu de travail, et imposer des amendes à ceux qui ne le font pas. Nous leur recommandons d'envisager de lancer les activités suivantes :
Les gouvernements doivent aussi jouer un rôle crucial en transmettant au grand public le besoin d'effectuer des changements dans ce domaine et en créant des partenariats avec les groupes d'intervenants clés qui ont intérêt à aborder ces problèmes. Cette stratégie encouragera plus encore les niveaux organisationnels à effectuer des changements. Pour ce faire, nous recommandons ce qui suit :
Cet enjeu réunit de nombreux intervenants. Il n'est donc pas réaliste de compter uniquement sur les ordres de gouvernement pour effectuer les changements nécessaires. Les recommandations qui suivent abordent ces problèmes, en ce sens qu'elles comprennent la coopération à divers échelons du gouvernement, changeant les priorités et les actions. Pour ce faire, nous recommandons aux gouvernements ce qui suit :
Malheureusement, il est encore nécessaire de « prouver » la valeur et la rentabilité des programmes de santé en milieu de travail et d'équilibre entre le travail et la vie personnelle et de promouvoir le changement dans ce domaine. Nous avons besoin de recueillir des données à jour, précises et fiables. Il nous faut mener plus de recherches sur le lien entre le rendement et la productivité et les pratiques d'équilibre entre le travail et la vie personnelle, entre la décision de fonder une famille et le conflit entre le travail et la vie personnelle ainsi qu'entre le conflit entre le travail et la vie personnelle et les contraintes qu'il exerce sur le système de santé canadien. Nous recommandons au gouvernement ce qui suit :
6 La teneur exacte de cette législation et d'autres lois citées dans la présente section est présentée dans Rochon, C. (2000). Les dispositions favorisant l'équilibre travail-famille dans les conventions collectives au Canada, DRHC, Programme du travail, Politique stratégique, Ottawa.
7 Voir Gardner, D. The mother of all issues. The Ottawa Citizen. 14 juin 2006, p. A17.
8 Bien que le congé pour soins compatissants constitue un premier pas important pour soutenir les soins aux aînés, il n'avantagera pas la plupart des personnes qui dispensent des soins à long terme.
Les syndicats ont un important rôle à jouer dans la mise en place de pratiques favorables à la famille en milieu de travail. Voici nos recommandations à leur intention.
La montée du stress attribuable à la surcharge de rôles et au conflit entre les responsabilités professionnelles et familiales de la population active est un problème d'ordre à la fois économique et social qui nuit à la productivité, fait augmenter inutilement les coûts de production et menace la santé des gens et le bien-être des familles. Ce problème a pris de l'ampleur au fil du temps et le stress affecte maintenant tant les professionnels et les gestionnaires que les titulaires d'autres types de poste des deux sexes, il s'agit d'un problème sociétal. Les personnes, les familles, les employeurs et les gouvernements peuvent tous intervenir pour atténuer le stress et profiter des retombées de leurs actions, dont la plupart entraîneront des économies à court et à long terme. Il suffit de changer d'attitude et de reconnaître que les employés font partie d'une famille et que les membres d'une famille sont également des employés. Le Canada compte sur les familles pour s'occuper des enfants, des aînés et d'autres personnes à charge. On s'attend également à ce que les personnes en âge de travailler gagnent leur vie. Le fait de les aider à s'acquitter de toutes ces responsabilités profitera donc à tous.
Signalons que les résultats de la présente étude sont quelque peu inquiétants, dans la mesure où ils sont révélateurs des valeurs canadiennes. Pourquoi semble-t-il si difficile de s'occuper des aînés et des enfants? Pourquoi les Canadiens et les Canadiennes renoncent-ils à fonder une famille ou choisissent-ils d'avoir moins d'enfants? Y a-t-il eu un changement des valeurs au Canada? Les cultures organisationnelles qui incitent à choisir entre le travail et la vie personnelle et les cultures des longues heures de travail sont-elles représentatives des priorités de la population canadienne? Est-ce que de telles cultures nous rendent plus concurrentiels sur le marché international, ou sommes-nous plutôt en train de réduire nos chances de vivre un avenir prospère pour des gains à court terme? Les exigences imposées aux familles et aux employés sont-elles excessives? Les données présentées dans ce rapport permettent de supposer que les Canadiens et les Canadiennes doivent prendre du recul et réexaminer ces problématiques. Les employés et les employeurs canadiens ont « survécu » au cours des années 1990; aujourd'hui, il se peut fort bien que notre capacité de prospérer dans le nouveau millénaire repose sur la qualité de nos réponses aux questions évoquées dans le présent rapport.
Selon les données que nous avons recueillies, les employeurs et les gouvernements qui désirent améliorer la santé de leur main-d'oeuvre devraient réduire le fardeau fiscal qu'ils imposent à leurs citoyens et influencer positivement le système de soins de santé. Ils devraient aborder le problème de la surcharge de rôles. Cette forme de conflit entre le travail et la vie personnelle est fortement liée à de lourdes exigences professionnelles, à de longues heures de travail, au nombre croissant d'heures supplémentaires non payées, à un plus grand nombre de voyages liés à l'emploi ainsi qu'à un esprit général mettant l'accent sur la présence physique plutôt que sur les résultats. Elle affiche aussi les niveaux les plus élevés de risque relatif et absolu par rapport à la détérioration de la santé physique et mentale et à toutes les mesures de l'utilisation du système de santé canadien présentées dans cette étude.
Le rapport entre les heures de travail, la surcharge de rôle, l'épuisement, ainsi que les problèmes de santé physique et mentale laisse supposer qu'il est impossible de tenir de telles charges de travail sur une longue période. Les données de cette étude viennent étayer cette conclusion. Par les impôts qu'ils paient et leur soutien financier au système de soins de santé, les Canadiens subventionnent les pratiques organisationnelles du genre « faire plus avec moins », rationaliser, accorder des promotions en fonction des heures passées au travail, fixer des attentes irréalistes liées au travail, diriger par crise, etc. Ce sont les organisations qui emploient de telles stratégies qui devraient en payer le prix, et non les contribuables canadiens.
Cette forme de conflit entre le travail et la vie personnelle semble être étroitement liée aux problèmes de santé physique et à un recours élevé aux services de soins médicaux ainsi qu'aux médicaments sur ordonnance. Nous nous attendons à ce que la proportion de la population active qui subit des niveaux élevés de pression sur le fournisseur de soins augmente énormément au cours des dix prochaines années, lorsque les parents des baby-boomers, puis les baby-boomers eux-mêmes, auront besoin de soins. Si aucune mesure n'est prise maintenant pour mettre en place des politiques, procédures et établissements afin d'aider les employés à soigner leurs parents vieillissants, on peut s'attendre à ce que les coûts associés à ce genre de pression augmentent considérablement dans un avenir rapproché.