Les virus entériques sont transmis par la voie fécale-orale. L'eau, les aliments (et en particulier les mollusques et crustacés et les salades), les aérosols, les vecteurs passifs (objets inanimés qui, contaminés par un agent pathogène viable, peuvent transmettre celui-ci à un hôte) et le contact entre personnes sont au nombre des vecteurs démontrés de transmission des neurovirus. Il y a eu des éclosions causées à la fois par la transmission entre personnes et par des sources communes mettant en cause des aliments, des approvisionnements en eau ou des eaux utilisées à des fins récréatives qui étaient contaminés. Une dose infectieuse de rotavirus peut facilement être transmise par contact avec des mains, des objets ou des ustensiles contaminés, puisque les sujets qui ont une diarrhée à rotavirus excrètent souvent le virus en grandes quantités. L'incidence élevée d'infections à rotavirus, en particulier chez les jeunes enfants, porte certains chercheurs à penser que le virus peut aussi se propager par la voie respiratoire (Kapikian et Chanock 1996; Chin 2000). L'infection par le VHA est souvent propagée par des aliments ou de l'eau contaminés et les éclosions, courantes dans les régions sous-développées du monde, sont souvent associées à une hygiène médiocre. Les vecteurs de transmission du VHE comprennent l'eau et le contact entre personnes. La transmission par voie alimentaire est aussi possible. Le VHE est présent sous des formes à la fois épidémique et sporadique-endémique, habituellement associées à l'eau potable contaminée. L'eau, les aérosols et les vecteurs passifs sont au nombre des vecteurs documentés de transmission des virus entériques.