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Santé de l'environnement et du milieu de travail

La qualité microbiologique

Novembre 1998
Modifié : mars 1999
Mis à jour : octobre 2001
(révisé : janvier 2002)

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Introduction

Le traitement de l'eau potable vise principalement à en éliminer la contamination microbiologique et à réduire ainsi le risque de maladies causées par des micro-organismes pathogènes. Il est toutefois à peu près impossible d'éliminer complètement le risque de maladies d'origine hydrique. Les fournisseurs d'eau essaient plutôt de ramener ce risque à un niveau jugé acceptable par les autorités de la santé publique en suivant une stratégie à barrières multiples pour lutter contre les micro-organismes pathogènes. Cette stratégie consiste notamment à protéger la source d'eau, à utiliser un traitement approprié et d'une efficacité uniforme, à bien entretenir le réseau de distribution, à vérifier régulièrement la qualité de l'eau potable et à informer la population.

Il n'est ni techniquement ni économiquement possible de contrôler la présence dans l'eau de tous les agents pathogènes susceptibles de s'y trouver. On utilise plutôt des bactéries indicatrices de la présence de matières fécales pour vérifier la qualité microbiologique de l'eau potable. La présence d'indicateurs fécaux comme Escherichia coli dans une source d'approvisionnement en eau potable indique que celle-ci peut contenir aussi des micro-organismes entéropathogènes. Par contre, et tout en démontrant l'absence d'entérobactéries, l'absence d'indicateurs fécaux ne garantit nullement que l'eau ne contient pas d'entérovirus et de protozoaires. Bien que ces micro-organismes ne puissent se reproduire dans l'eau, beaucoup peuvent y survivre plus longtemps, résistent mieux aux désinfectants et sont plus infectieux que la plupart des bactéries pathogènes. Si la plupart des secteurs de compétence dans le monde concentrent leur attention sur E. coli, certains continuent de se servir des coliformes totaux ou des coliformes thermotolérants pour vérifier la qualité de l'eau. Il convient de signaler à cet égard que, comme bon nombre des membres de ces groupes peuvent coloniser les réseaux de distribution, leur présence n'indique pas nécessairement qu'il y a menace pour la santé publique. La présence de coliformes totaux dans l'eau qui sort d'une usine de traitement indique néanmoins une sérieuse défaillance du traitement et nécessite une prise de mesures immédiate.

Les micro-organismes indicateurs représentent un élément seulement de la stratégie à barrières multiples qui vise à assurer l'innocuité microbiologique de l'eau potable. Un traitement adéquat pour éliminer ou inactiver les agents pathogènes constitue le principal moyen d'en éviter la présence dans l'eau potable. Un système de traitement qui filtre et désinfecte efficacement et qui maintient une désinfection résiduelle adéquate devrait réduire au minimum la présence de micro-organismes pathogènes et les risques de maladies connexes d'origine hydrique. Lorsque c'est possible, un programme de protection du bassin hydrographique ou de la tête de puits devrait constituer la première ligne de défense contre la présence de micro-organismes pathogènes.

Sauf les exemptions spécifiques à des réseaux, il faut désinfecter toutes les sources d'approvisionnement. En outre, le traitement minimal de toutes les sources d'eau de surface et d'eaux souterraines sur lesquelles les eaux de surface ont une incidence devrait inclure la coagulation, la sédimentation et la filtration, ou des technologies équivalentes.

Si la qualité d'une source d'eau potable est compromise au point de constituer une menace pour la santé publique, les responsables de la salubrité de l'approvisionnement en cause devraient pouvoir se baser sur des protocoles préalablement mis en place pour diffuser et annuler des avis d'ébullition de l'eau. Les autorités responsables devraient également avoir un plan d'intervention d'urgence en cas d'éclosion due à une source d'approvisionnement, afin d'enrayer rapidement et efficacement la propagation de la maladie.

Pour les besoins des documents reliés à la qualité microbiologique de l'eau potable (qualité bactériologique, protozoaires, turbidité, avis d'ébullition de l'eau), l'expression « avis d'ébullition de l'eau » désigne un avis émis par les organismes compétents, recommandant au public de faire bouillir l'eau potable, que l'avis en question constitue une simple précaution ou une réponse à une éclosion.