Les Canadiens et les Canadiennes disposent d'une grande abondance d'eaux douce et salée, qui peuvent être utilisées à des fins récréatives. Outre les Grands Lacs et des milliers d'autres lacs, rivières et cours d'eau, le pays compte aussi trois océans qui baignent notre littoral. Malheureusement, les étendues d'eau qui traversent ou entourent les centres urbains et les régions agricoles deveniennent de plus en plus contaminées.
Il existe de nombreuses sources de contamination, notamment les eaux d'égout, les effluents industriels, et l'écoulement agricole (y compris le fumier, les engrais et les pesticides). L'écoulement urbain des eaux pluviales, les matières fécales des animaux, les baigneurs infectés, les déversements d'huile et d'essence provenant des bateaux à moteur et des marinas et la pollution attribuable aux occupants de bateaux sont autant d'autres sources de contamination.
La contamination microbiologique, par exemple, les eaux usées non traitées ou inadéquatement traitées peuvent causer un certain nombre de maladies. Parmi les plus fréquentes, il y a les affections gastro-intestinales comme la diarrhée, les infections des voies respiratoires supérieures, des yeux, des oreilles, du nez ou de la gorge, de même que les affections cutanées. Les polluants chimiques peuvent également constituer des risques pour la santé, mais l'exposition aux microorganismes pathogènes provenant des eaux usées non traitées ou inadéquatement traitées représente un risque encore plus important.
Avaler de l'eau contaminée constitue la principale source d'exposition aux microorganismes pathogènes. Les polluants peuvent aussi pénétrer dans l'organisme par les oreilles, les yeux, le nez ou par une écorchure de la peau. La natation dans les eaux polluées peut également comporter des risques d'ordre physique. Si l'eau est trouble en raison d'une contamination ou d'une croissance de mauvaises herbes, les objets comme les roches ou le verre brisé sont beaucoup moins visibles et risquent davantage de causer des blessures.
Il existe de nombreuses façons dont chacun d'entre nous peut aider à garder ces eaux sécuritaires.
L'élaboration et l'application de règlements concernant la qualité des eaux utilisées à des fins récréatives relèvent des gouvernements provinciaux et territoriaux. Santé Canada a travaillé en collaboration avec les représentants officiels de ces secteurs afin d'établir et de publier les recommandations nationales au sujet de la qualité des eaux utilisées à des fins récréatives. Il est possible de consulter ces recommandations en visitant notre site Internet ou en communiquant avec nous. Ces recommandations aident à réduire autant que possible les risques d'origine microbiologique, physique et chimique des eaux utilisées à des fins récréatives. Pour déterminer le risque de maladie, les recommandations suggèrent d'effectuer une évaluation de la salubrité de l'environnement une enquête sanitaire au début de chaque saison de baignade. Une attention spéciale devrait être accordée aux éléments suivants : les matières fécales, les proliférations d'algues, les polluants chimiques et les risques d'ordre physique.
Les autorités de santé locales surveillent la qualité de l'eau des plages publiques régulièrement tout au long de la saison de baignade. Elles analysent l'eau en utilisant un «organisme indicateur de pollution» pertinent. Il s'agit d'un microorganisme communément trouvé dans le tube digestif humain qui, lorsqu'il est présent dans les eaux utilisées à des fins récréatives, indique la présence d'une contamination fécale.
Les autorités de santé locales sont également responsables d'examiner toute maladie ou blessure résultant de la baignade aux plages publiques. Si le nombre de problèmes déclarés est exceptionnellement élevé, les autorités devront soit augmenter leur surveillance de la qualité de l'eau, soit interdire temporairement l'accès à la plage au public. Dans certains cas, comme une éclosion de maladie, des tests de dépistage des organismes pathogènes, tel que les virus, seront effectués.
Lorsqu'un plan d'eau est jugé impropre à la natation, le public est informé de diverses façons, notamment par la publication de rapports dans les médias et par des affiches le long du rivage. Des précisions supplémentaires sur la raison de la fermeture et sur les risques possibles pour la santé pourraient alors être obtenues des autorités de santé locales.