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Santé de l'environnement et du milieu de travail

Uranium (Suite)

Février 1987
Modifié octobre 1999
(révisé janvier 2001)

Recommandation

La concentration maximale acceptable provisoire (CMAP) de l'uranium dans l'eau potable est de 0,02 mg/L (20 µg/L).

Propriétés, utilisation et sources de contamination

L'uranium est présent dans la nature à des états de valence de +2, +3, +4, +5 ou +6, mais plus couramment à l'état hexavalent. Dans la nature, l'uranium hexavalent est souvent lié à l'oxygène sous forme d'ion uranyle, UO22+. L'uranium naturel (natU) est un mélange de trois radionucléides (234U, 235U et 238U) qui se dégradent tous sous l'action des rayons alpha et gamma1,2. Les énergies alpha sont toutes groupées autour de 4,5 MeV.

L'uranium naturel est constitué presque entièrement de l'isotope 238U. Les isotopes 235U et 234U en constituent environ 0,71 p. cent et 0,0057 p. cent3 respectivement. Un µg d'uranium naturel a une activité de 0,025 Bq1. L'uranium est très répandu dans la nature; on le trouve dans les granites et dans divers autres gisements minéraux2,4.

Les États-Unis, le Canada et l'Afrique du Sud produisent environ 80 p. cent de l'uranium dans le monde occidental3. On estime à plus de 13 millions de kilogrammes la quantité produite par le Canada en 19875. L'uranium sert principalement de combustible dans les centrales nucléaires.

L'uranium est présent dans l'eau. Sa présence est due à la lixiviation des gisements naturels, à sa libération dans les déchets d'usine, aux émissions de l'industrie nucléaire et à la combustion de charbon et autres combustibles1,6,7,8. Les engrais phosphatés, qui peuvent contenir de l'uranium à des concentrations pouvant atteindre 150 mg/kg, peuvent également contribuer à la teneur en uranium des eaux souterraines9.