En se basant sur l'AQT ci-dessus, on peut calculer comme suit la valeur recommandée (VR) pour la santé :
AQT = [60 µg/kg p.c. par jour] / 100 » 0.6 µg/kg p.c. par jour
où :
Après avoir dûment tenu compte à la fois des coûts du traitement nécessaire pour ramener les concentrations d'uranium dans l'eau potable au niveau ou au-dessous de la valeur recommandée pour la santé, et des risques pour la santé associés à des concentrations d'uranium dans l'eau potable supérieures à la valeur recommandée, le Comité de l'eau potable a conclu qu'il faudrait adopter une concentration maximale acceptable provisoire (CMAP) de 20 µg/L. On considère cette valeur comme une recommandation provisoire parce qu'elle découle d'une décision liée à la gestion des risques et dépasse la valeur recommandée fondée sur la santé.
Cette CMAP s'appuie sur une analyse probabiliste basée sur une simulation de Monte Carlo au cours de laquelle on a utilisé une distribution de poids corporelles et de taux de consommation pour cinq catégories d'âge différentes afin de produire une distribution des valeurs recommandées. Au cours de cette analyse, on a supposé que l'alimentation constituait la seule source importante d'exposition à l'uranium en plus de l'eau potable. On a utilisé des données sur l'apport alimentaire provenant d'une étude en double sur l'alimentation réalisée dans une collectivité de la Nouvelle-Écosse dont l'eau potable contenait des concentrations élevées d'uranium. On a démontré qu'une valeur recommandée de 20 µg/L protégeait convenablement la population en général, d'autant plus que l'AQT est conservateur en soi, puisqu'il est fondé sur un résultat sensible obtenu chez une espèce sensible, en tenant compte d'importants facteurs d'incertitude.
On révisera périodiquement la CMAP en fonction de l'évolution des techniques de traitement et de la collecte d'autres données sur les risques sanitaires liés à l'exposition à l'uranium dans l'eau potable.