Santé Canada
Octobre 2009
Santé Canada a travaillé avec l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), des professionnels de la santé, des associations de protection des consommateurs et l'industrie alimentaire pour mettre à jour les exigences en matière d'étiquetage préventif relatif aux allergènes des aliments vendus au Canada. Il révise les politiques qui régissent la façon dont les consommateurs sont avertis de la présence d'allergènes prioritaires (tels que les arachides, les oeufs et autres) dans les aliments préemballés.
Un allergène peut se trouver dans un aliment de deux façons :
Un nouveau règlement rendra obligatoire l'énumération des ingrédients (et des constituants des ingrédients) qui peuvent causer des allergies sur l'étiquette des aliments, et ce, en utilisant leur nom usuel pour faire en sorte que les consommateurs puissent les repérer facilement.
Cependant, ce nouveau règlement ne régira que les ingrédients que le fabricant incorpore délibérément dans les aliments - et non les allergènes qui peuvent se trouver dans les aliments par inadvertance.
Puisque ce nouveau règlement ne régit pas les substances qui peuvent avoir été ajoutées par inadvertance à l'aliment, on doit tenir compte de la façon dont les consommateurs sont informés au sujet de la présence éventuelle de ces allergènes.
L'étiquetage préventif peut avertir les consommateurs qu'un allergène peut se trouver dans un aliment même s'il ne paraît pas dans la liste à titre d'ingrédient. Par exemple, la tablette de chocolat dont il est question dans l'exemple ci-dessus pourrait porter la mise en garde « peut contenir des arachides » même si le chocolat ne contient pas d'arachides ajoutées. La mise en garde préventive sur l'étiquette indique aux consommateurs que manger le chocolat peut être dangereux pour une personne allergique aux arachides parce que le produit pourrait, par inadvertance, contenir des arachides.
Actuellement, l'étiquetage préventif relatif aux allergènes alimentaires est utilisé sur une base volontaire au Canada et dans d'autres pays du globe. Toutefois, il a été suggéré que de nouvelles lignes directrices ou qu'une nouvelle politique soient établies au Canada pour faire en sorte que l'étiquetage préventif sur les aliments préemballés soit plus cohérent et plus aisément compréhensible par les consommateurs.
Par conséquent, Santé Canada et l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) prévoient de mettre à jour la politique et les procédures concernant l'étiquetage préventif relatif aux allergènes alimentaires.
En mettant à jour cette politique, Santé Canada poursuit deux objectifs :
L'atteinte de ces deux objectifs est difficile, car si l'étiquetage préventif est essentiel lorsque les allergènes sont vraiment présents, y avoir recours inutilement restreint le choix d'aliments offert aux personnes atteintes d'allergies alimentaires.
Comme volet de la révision de la politique, Santé Canada tient une consultation publiquedans le but de connaître l'opinion du public, des professionnels de la santé, de l'industrie alimentaire et des autres qui peuvent être touchés par les modifications à la politique. Santé Canada souhaite savoir ce que pensent les Canadiennes et les Canadiens de la politique actuelle sur l'étiquetage préventif relatif aux allergènes et quelle direction, selon eux, elle devrait prendre à l'avenir.
Les groupes clés suivants sont invités à participer aux consultations :
La consultation publique se déroulera en deux phases : (I) Une fois sur le Web, la consultation en ligne sera accessible au public pour une période de 90 jours, et (II) des ateliers régionaux regroupant les parties intéressées de premier plan, qui auront lieu en novembre et en décembre 2009.
Le compte rendu des consultations publiques sera publié sur le site Web de Santé Canada intitulé Étiquetage des allergènes. Lorsque la version définitive du compte rendu sera prête, le lien permettant de le consulter sera transmis à tous les participants.
Ce document de consultation présente des renseignements généraux et de l'information sur le contexte dans lequel se déroule la révision de la politique sur l'étiquetage préventif relatif aux allergènes ainsi qu'il présente les principales questions dont il faut tenir compte.
Le document fait état de diverses options envisagées par Santé Canada, y compris la politique actuelle et quatre (4) autres options. Alors que vous parcourrez l'option 1 jusqu'à l'option 4, la combinaison des mêmes instruments de politique diffère d'une option à l'autre en passant d'instruments qui soutiennent une politique volontaireà ceux qui soutiennent une démarche plus réglementaire.
Chaque option de politique a été fondée sur toutes les démarches suivantes ou sur la combinaison de certaines d'entre elles :
Vos commentaires sur les options de politique sont très importants pour la réussite de la révision de la politique par Santé Canada. À la suite de la section sur les renseignements généraux, chaque option de politique sera présentée. Des questions au sujet de la révision de la politique seront posées à la fin du document, et vous disposerez de l'espace nécessaire pour transmettre vos commentaires additionnels.
Environ deux millions de Canadiens et de Canadiennes, ou six pour cent de la population, sont atteints d'allergies, d'intolérances et d'autres sensibilités alimentaires. Actuellement, on ne peut guérir de ces affections et, dans certains cas, l'exposition peut provoquer un choc anaphylactique et la mort. Pour prévenir des troubles de la santé potentiellement graves, la population canadienne atteinte d'allergies, de sensibilités et d'intolérances alimentaires doit éviter de consommer les aliments qui déclenchent les réactions allergiques. Toutefois, éviter ces aliments et ingrédients peut être un fardeau pour ces personnes, pour leur famille et pour les personnes qui veillent sur eux. La mise en garde peut être un outil précieux pour appuyer les choix alimentaires éclairés qui ne provoqueront pas l'allergie, la sensibilité ou l'intolérance dont ils sont affectés.
Depuis que l'étiquetage préventif relatif aux allergènes a vu le jour, soit en 1994, on constate une importante augmentation du nombre et de la variété des mises en garde utilisées sur les aliments préemballés au Canada. Cette situation a eu deux conséquences importantes :
Santé Canada craint que l'utilisation croissante de l'étiquetage préventif relatif aux allergènes puisse minimiser le risque que comporte la consommation de ces produits pour les personnes souffrant d'allergies alimentaires. Les études ont démontré que les consommateurs atteints d'allergies alimentaires, lorsqu'ils se procurent ou consomment des aliments, peuvent ignorer régulièrement l'étiquetage préventif sur les produits. L'augmentation du nombre de mentions, l'absence de réactions après avoir consommé des produits portant une mise en garde et l'idée erronée selon laquelle l'étiquetage préventif est motivé par une préoccupation légale plutôt que par des préoccupations en matière de santé ou encore qu'il est utilisé pour pallier les faiblesses des normes de contrôle des allergènes comptent au nombre des raisons à la source de cette situation. Pour les responsables des politiques, aider les consommateurs à obtenir les renseignements dont ils ont besoin pour prendre des décisions d'achat et de consommation éclairées, constitue un défi d'envergure. Bien que les mises en garde relatives aux allergènes alimentaires sur l'étiquette puissent être un outil utile pour contribuer à relever ce défi, les commentaires des consommateurs ont révélé que cet aspect laisse à désirer.
En réponse à ces préoccupations, Santé Canada recommande fortement ce qui suit :
Santé Canada et l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) ont publié une mise à jour de l'avis transmis à l'industrie alimentaire en 2007, laquelle recommande qu'elle n'utilise que les mises en garde préventives suivantes sur l'étiquette des aliments :
Santé Canada a déterminé quatre (4) options éventuelles pour remplacer la politique actuelle sur l'étiquetage préventif relatif aux allergènes prioritaires pour les aliments préemballés :
Toutes les options sont fondées sur un mélange des démarches suivantes :
Nota : Santé Canada propose que les démarches 1, 2 et 3 ci-dessus soient mises en oeuvre par des experts de l'industrie alimentaire avec les commentaires, les suggestions et l'appui du gouvernement, des associations de consommateurs allergiques et d'autres intervenants.
Alors que vous examinerez les options, vous remarquerez que la combinaison particulière d'instruments de politique suggérée change en passant de ceux qui soutiennent une démarche volontaire (lesquels confèrent une plus grande liberté à l'industrie) à ceux qui soutiennent une démarche plus réglementée (lesquels obligent l'industrie alimentaire à prendre certaines mesures pour vendre leurs produits au Canada).
Démarches volontaires :
Démarches réglementaires :
La section suivante présente une vue d'ensemble de la politique actuelle et des options de politique de rechange.
La politique actuelle sur l'étiquetage préventif relatif aux allergènes alimentaires dans les aliments préemballés a été établie par la Direction des aliments de Santé Canada en 1994. La politique autorise l'étiquetage préventif volontaire des produits qui peuvent contenir par inadvertance des constituants d'aliments pouvant causer des réactions allergiques. L'étiquetage préventif avertit les consommateurs que certains allergènes peuvent être présents dans les aliments préemballés et vise à prévenir leur consommation par les personnes atteintes d'allergies, de sensibilités ou d'intolérances.
La politique actuelle n'exige pas l'utilisation d'un libellé particulier pour la mise en garde relative aux allergènes alimentaires sur l'étiquette; elle en laisse le choix au fabricant. Cependant, ces mises en garde sont assujetties au paragraphe 5(1) de la Loi sur les aliments et drogues, ce qui signifie qu'elles doivent être exactes, claires et dénuées d'ambiguïtés. La politique actuelle exige aussi que l'étiquetage préventif ne soit pas utilisé en remplacement des bonnes pratiques de fabrication. Ceci signifie que les fabricants ne peuvent pas décider d'avoir recours à une mise en garde préventive sur l'étiquette pour écarter le besoin de prendre les soins adéquats pendant la fabrication.
Paragraphe 5(1) de la Loi sur les aliments et drogues :
« Il est interdit d'étiqueter, d'emballer, de traiter, de préparer ou de vendre un aliment -- ou d'en faire la publicité -- de manière fausse, trompeuse ou mensongère ou susceptible de créer une fausse impression quant à sa nature, sa valeur, sa quantité, sa composition, ses avantages ou sa sûreté.
Loi sur les aliments et drogues (L.R., 1985, ch. F-27)
[Tableau synthèse des options]
Des actions en justice peuvent être entreprises si les exigences générales ne sont pas respectées.
Vue d'ensemble de la politique :
Selon l'option 1, les fabricants et les importateurs n'auraient pas l'obligation d'avoir recours à l'étiquetage préventif relatif aux allergènes. Toutefois, des outils seraient conçus pour aider l'industrie alimentaire à utiliser l'étiquetage préventif conformément à des recommandations établies. Voici la liste de ces outils :
Comme toujours, des actions en justice pourraient être entreprises si l'étiquetage préventif relatif aux allergènes prioritaires n'était pas conforme au paragraphe 5(1) de la Loi sur les aliments et drogues, selon lequel le libellé de l'étiquette doit être exact, clair et dénué d'ambiguïtés.
[Tableau synthèse des options]
Vue d'ensemble de la politique :
Selon l'option 2, les fabricants et les importateurs n'auraient pas l'obligation d'avoir recours à l'étiquetage préventif relatif aux allergènes. Toutefois, des outils seraient conçus pour aider l'industrie alimentaire à utiliser l'étiquetage préventif de façon cohérente. Voici la liste de ces outils (Nota : l'outil 6 [en caractères gras] est la principale différence par rapport à l'option 1) :
De la même façon, des actions en justice pourraient être entreprises si l'étiquetage préventif relatif aux allergènes prioritaires n'était pas conforme au paragraphe 5(1) de la Loi sur les aliments et drogues, selon lequel le libellé de l'étiquette doit être exact, clair et dénué d'ambiguïtés.
Selon cette option, tous les fabricants, les importateurs et les détaillants qui adoptent volontairement les outils ci-dessus seraient autorisés à avoir recours à un système d'information, lequel indiquerait aux consommateurs si une évaluation des risques a été réalisée sur des produits qui portent ou non un étiquetage préventif.Les consommateurs pourraient être informés (a) au moyen d'un site Web accessible par les consommateurs, (b) par un symbole sur le produit ou (c) par d'autres mécanismes.
[Tableau synthèse des options]
À noter : Il s'agit de l'option que préfère Santé Canada. Celle-ci constitue une politique plus normative à l'égard de l'étiquetage préventif relatif aux allergènes prioritaires; elle est fondée sur l'adoption volontaire d'instruments de politique variés.
Vue d'ensemble de la politique :
Selon l'option 3, les fabricants et les importateurs n'auraient pas l'obligation d'avoir recours à l'étiquetage préventif relatif aux allergènes, mais le mauvais usage de l'étiquetage préventif relatif aux allergènes serait interdit par la voie réglementaire. Ceci créerait l'exigence suivante :pour tout produit portant l'étiquetage préventif, une évaluation des risques doit être réalisée et documentée adéquatement.
Selon cette option, les règlements préciseraient aussi un nombre limité de libellés pouvant être utilisés comme mises en garde, et les fabricants et les importateurs ne seraient pas autorisés à en utiliser d'autres.
Comme pour les autres options, des outils seraient conçus pour aider l'industrie alimentaire à utiliser l'étiquetage préventif de façon cohérente. Voici la liste de ces outils (Nota : les principales différences par rapport à l'option 2 sont : les outils réglementés 4 et 6 et l'outil volontaire 5 [en caractères gras]) :
Des actions en justice pourraient être entreprises si les lignes directrices et les règlements n'étaient pas respectés.
[Tableau synthèse des options]
Vue d'ensemble de la politique :
Selon l'option 4, les fabricants et les importateurs (Nota : les principales différences par rapport à l'option 3 sont : les instruments réglementés 1 et 2 [en caractères gras]) :
Des actions en justice pourraient être entreprises si les lignes directrices et les règlements n'étaient pas respectés.
Le tableau suivant résume les points communs et les différences entre chacune des options de politique proposées par Santé Canada.
| Politique actuelle | Option 1 | Option 2 | Option 3 | Option 4 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Nombre limité de libellés pour les mises en garde | Volontaire | Volontaire | Volontaire | Réglementé | Réglementé |
| Mise en oeuvre de bonnes pratiques de fabrication particulières pour la manipulation des allergènes | ---- | Volontaire | Volontaire | Volontaire | Réglementée |
| Utilisation d'une démarche normalisée pour les évaluations des risques de contamination croisée potentielle | ---- | Volontaire | Volontaire | Volontaire | Réglementée |
| Documentation normalisée avec conservation sur les lieux des observations issues des évaluations des risques | ---- | Volontaire | Volontaire | Réglementée | Réglementée |
| Programme informatif et éducatif pour les consommateurs | ---- | Volontaire | Volontaire | Volontaire | Volontaire |
| Système d'avis aux consommateurs | --- | --- | Volontaire | --- | --- |
Une série de questions visant à obtenir votre rétroaction suit ci-dessous. Bien que plusieurs questions s'adressent à tous, quelques-unes ne sont posées qu'aux personnes qui répondent au nom d'un organisme.
ID1 Répondez-vous à cette consultation à titre personnel ou au nom d'un organisme?
Pour obtenir plus de renseignements au sujet de cette consultation publique ou de l'étiquetage relatif aux allergènes alimentaires, veuillez vous reporter aux sites Web suivants :