1. En quoi consiste le règlement sur l'étiquetage nutritionnel ?
Le règlement spécifie les normes à respecter relativement aux trois types d'information nutritionnelle apparaissant sur les étiquettes des aliments.
L'étiquetage nutritionnel est obligatoire sur la plupart des aliments préemballés depuis le 12 décembre 2007.
2. Comment le règlement sur l'étiquetage nutritionnel a-t-il été élaboré ?
Le règlement a été élaboré à la suite d'une consultation poussée auprès des consommateurs, des groupes d'intérêt reliés à la santé et de l'industrie alimentaire. Un Comité consultatif externe a été nommé pour collaborer à l'élaboration de la nouvelle politique d'étiquetage nutritionnel. Nous nous sommes aussi inspirés du modèle en vigueur aux États-Unis, particulièrement de sa conception graphique qui a remporté des prix.
3. En quoi ce règlement diffère-t-il du règlement précédent ?
4. Est-ce que des exemptions sont prévues à cet étiquetage obligatoire ?
Le tableau de la valeur nutritive est obligatoire sur presque tous les aliments préemballés. Étant donné qu'il est parfois difficile d'étiqueter certains aliments, des exemptions sont prévues dans les cas suivants :
5. Est-ce qu'on peut retrouver un tableau de la valeur nutritive sur les aliments exemptés ?
Les aliments exemptés peuvent quand même être munis d'un tableau de la valeur nutritive. Toutefois, un tel aliment n'est plus exempté lorsqu'une allégation nutritionnelle est présente ou lorsque des vitamines, des minéraux ou des édulcorants artificiels, tels que l'aspartame, lui ont été ajoutés.
Exemption complète
Les aliments suivants ne perdent jamais leur statut d'aliments exemptés en raison des contraintes relatives à leur emballage :
6. Est-ce que l'information nutritionnelle est disonible pour les aliments qui ne sont pas préemballés ?
Le tableau de la valeur nutritive n'est pas obligatoire sur les aliments qui ne sont pas préemballés. Parmi ces aliments, on retrouve les aliments servis ou vendus dans les restaurants, les cafétérias, les comptoirs d'aliments prêts-à-emporter, les viandes et les fromages vendus à un comptoir de charcuterie et de nombreux fruits et légumes frais.
Toutefois, il faut encourager les consommateurs à rechercher et à exiger de l'information nutritionnelle. Par exemple, des cahiers renfermant de l'information sur la valeur nutritive des légumes et des fruits peuvent être placés dans les sections correspondantes des épiceries. De la même façon, des dépliants décrivant la valeur nutritive des mets sont parfois disponibles sur demande dans certains restaurants.
7. Comment a-t-on choisi les 13 nutriments qui doivent être mentionnés obligatoirement sur les étiquettes des aliments ?
Les nutriments choisis sont ceux que les consommateurs, les professionnels de la santé et les scientifiques considèrent importants pour la santé des Canadiens et des Canadiennes.
8. Qu'entend-on exactement par lipides trans?
Les lipides trans résultent d'un procédé chimique appelé « hydrogénation partielle » qu'on utilise pour convertir les huiles liquides en graisses semi-solides.
Il a été démontré que les lipides saturés et trans augmentent le taux sanguin de cholestérol LDL (mauvais gras dans le sang). Un taux sanguin élevé de cholestérol LDL est un facteur de risque des maladies du coeur.
Contrairement aux lipides saturés, les lipides trans réduisent en outre le taux sanguin de cholestérol HDL (bons gras dans le sang). Un faible taux sanguin de cholestérol HDL est un facteur de risque des maladies du coeur.
La plupart des Canadiennes et Canadiens devraient réduire leur apport en lipides saturés et trans, étant donné que ceux-ci augmentent le risque des maladies du coeur.
Dans le tableau de la valeur nutritive, les teneurs en lipides saturés et trans sont regroupés sous un seul % de la valeur quotidienne, étant donné que ces deux types de lipides ont des effets néfastes sur le taux de cholestérol sanguin.
9. Pourquoi la teneur totale en lipides dans le tableau de la valeur nutritive ne correspond pas à la somme des lipides saturés et trans?
La teneur en lipides indiquée dans le tableau de la valeur nutritive englobe les lipides saturés, les lipides trans, les lipides monoinsaturés et les lipides polyinsaturés qu'on retrouve dans l'aliment.
On constate dans ce tableau de la valeur nutritive que la somme des lipides saturés et trans équivaut à 1 g, alors que la teneur totale en lipides est de 8 g. Ce produit fournit donc 7 g de lipides monoinsaturés et/ou polyinsaturés.

10. Est-ce que le sodium et le sel sont une seule et même chose ?
Le sodium (Na) est l'un des éléments faisant partie du sel de table dont le nom chimique est « chlorure de sodium » (NaCl). Le sel est souvent utilisé comme ingrédient dans des aliments transformés ou préparés tels que les soupes en conserve et les viandes transformées. On ajoute parfois aux aliments des additifs à base de sodium qui ne renferment pas de chlorure, tels que le phosphate disodique, le nitrate de sodium ou le gluconate de sodium. Par ailleurs, certains aliments contiennent naturellement du sodium comme le lait, par exemple. Le sodium peut contribuer à augmenter le risque d'hypertension.
11. Peut-on déclarer d'autres nutriments dans le tableau de la valeur nutritive ?
Oui, outre les nutriments à mention obligatoire, on peut retrouver dans le tableau de la valeur nutritive les renseignements suivants : le nombre de calories provenant des lipides, des lipides saturés et trans, polyinsaturés, oméga-6 et oméga-3 ou monoinsaturés ainsi que la teneur en potassium, en fibres solubles et insolubles, en polyols, en amidon et en certaines vitamines et certains minéraux : vitamine D, vitamine E, vitamine K, thiamine, riboflavine, niacine, vitamine B6, folate, vitamine B12, biotine, acide pantothénique, phosphore, iode, magnésium, zinc, sélénium, cuivre, manganèse, chrome, molybdène et chlorure.
Par ailleurs, les nutriments qui ne font pas partie de cette liste ainsi que les autres composants alimentaires peuvent être déclarés à l'extérieur du tableau de la valeur nutritive.
12. Pourquoi les portions indiquées dans le tableau de la valeur nutritive ne sont-elles pas les mêmes que celles du Guide alimentaire canadien?
La portion indiquée dans le tableau de la valeur nutritive fait référence à la quantité spécifique d'aliment à laquelle correspond la valeur nutritive. Elle permet de calculer la valeur nutritive de la portion réellement consommée et de comparer des produits similaires. La portion indiquée dans le tableau de la valeur nutritive correspond à une portion usuelle.
Les consommateurs devraient toujours comparer la quantité qu'ils mangent à la quantité indiquée en haut du tableau de la valeur nutritive.
Le Guide alimentaire canadien indique le nombre de portions du Guide alimentaire recommandées chaque jour, selon certains groupes d'âge et de sexe. Les consommateurs devraient suivre les recommandations du Guide alimentaire afin de choisir les quantités et les types d'aliments selon leur groupe d'âge et de sexe.
Un exemple :
Une personne se sert un verre de jus de 375 mL.
L'information fournie dans le tableau de la valeur nutritive correspond à une quantité de 250 mL.
Étant donné qu'une portion du Guide alimentaire de jus correspond à 125 mL, cette personne consomme trois portions du Guide alimentaire de Légumes et fruit.
13. Qu'entend-on par le % de la valeur quotidienne ? Comment le calcule-t-on ?
Le % de la valeur quotidienne est une mesure simple qui permet d'évaluer facilement la teneur en nutriments des aliments. Ainsi, on peut utiliser le % VQ pour vérifier si une portion d'un aliment contient beaucoup ou peu d'un certain nutriment.
Les valeurs quotidiennes sont fondées sur les recommandations pour une saine alimentation. Il est recommandé que les lipides totaux fournissent 20 à 35% de l'apport énergétique dans une saine alimentation. La valeur de 30% est utilisée pour l'étiquetage nutritionnel, ce qui correspond à 65 g dans le cas d'une alimentation de 2000 calories.
Par conséquent, un aliment qui contient 18 g de lipides totaux aura un % de la valeur quotidienne de 28 % :
(18 g ÷ 65 g) x 100 = 28%
La valeur quotidienne utilisée pour les lipides saturés et trans est de 20 g.
Par conséquent, un aliment qui contient 7.5 g de lipides saturés et trans aura un % de la valeur quotidienne de 38% :
(7.5 g ÷ 20 g) x 100 = 38%

Il est toutefois recommandé que les individus maintiennent leur apport de lipides saturés et trans aussi faible que possible tout en ayant une alimentation équilibrée.
14. On dit que le % VQ indique si un aliment renferme peu ou beaucoup d'un certain nutriment. Qu'entend-on par « peu » ? Qu'entend-on par « beaucoup » ?
Ce qu'on entend exactement par « peu » ou « beaucoup » varie en fonction des individus et aussi en fonction des nutriments. Même sans savoir précisément quels pourcentages correspondent à une faible teneur (peu) ou à une teneur élevée (beaucoup) en un certain nutriment, les Canadiens et les Canadiennes peuvent se servir du % VQ pour évaluer rapidement si un aliment a une teneur plus élevée en certains nutriments qu'ils souhaitent consommer en plus grande quantité ou une teneur plus faible en ceux dont ils souhaitent diminuer la consommation.
Des normes très précises sont reliées aux allégations nutritionnelles telles que « faible teneur » ou « teneur élevée » en un certain nutriment. Ces normes sont différentes d'un nutriment à l'autre. Par exemple :
15. Pourquoi les quantités de vitamines et minéraux sont-elles exprimées uniquement en pourcentage de la valeur quotidienne ?
Il est plus facile pour les consommateurs d'interpréter la teneur en vitamines et en minéraux d'un aliment à partir du pourcentage d'une valeur quotidienne qu'à partir de diverses unités de mesure telles que les ÉR ou les µg.
Les petits nombres peuvent être considérés négligeables et les nombres élevés plus importants, alors qu'il peut ne pas en être le cas. Ainsi, 110 mg de sodium (un nombre élevé) représente seulement 5 % de la valeur quotidienne tandis que 2 mg de fer (un petit nombre) représente 15 % de la valeur quotidienne.
16. Pourquoi ne retrouve-t-on pas de % de la valeur quotidienne dans le cas de certains nutriments ?
Les % de la valeur quotidienne sont fondés sur des recommandations alimentaires destinées à des populations en santé. Dans le cas des sucres, aucune recommandation reconnue n'a encore été formulée quant à la quantité devant être consommée par des personnes en santé. Les protéines ne sont pas un sujet d'inquiétude chez les Canadiens et les Canadiennes qui ont une alimentation variée étant donné que les apports sont habituellement suffisants. Par ailleurs, le % VQ est facultatif dans le cas du cholestérol. En effet, bien que ce dernier soit un facteur de risque des maladies du coeur, une réduction de la consommation de lipides saturés qu'on retrouve dans la viande et les produits laitiers entraînera du même coups une réduction de l'apport en cholestérol.
17. Est-ce que les consommateurs doivent ajuster le % de la valeur quotidienne en fonction de leurs besoins énergétiques ou nutritionnels ?
Tous les consommateurs peuvent utiliser le % VQ en tant que référence sans se préoccuper du fait qu'ils consomment plus ou moins de 2 000 Calories par jour et même lorsqu'ils ignorent leur apport énergétique quotidien. Seules les valeurs reliées aux glucides, aux lipides et aux lipides saturés et trans sont calculées en fonction d'une alimentation de 2 000 Calories. Étant donné que les recommandations relatives aux autres nutriments ne sont pas reliées à l'apport calorique, les valeurs quotidiennes s'appliquent à la plupart des personnes, peu importe l'apport énergétique.
Les personnes qui ont des besoins nutritionnels spécifiques peuvent utiliser les quantités exprimées en poids (g ou mg).
18. Quelles allégations santé sont permises ?
Les allégations santé sont des allégations nutritionnelles. Les allégations soulignant les relations suivantes entre l'alimentation et la santé sont permises :
19. Pourquoi retrouve-t-on des allégations sur certains produits et non sur d'autres produits similaires ?
On retrouve des allégations nutritionnelles sur certains produits et non sur d'autres parce que de telles allégations sont facultatives. Le fabricant peut donc choisir d'utiliser ou non une allégation nutritionnelle lorsque son produit respecte les normes spécifiées dans le règlement.
20. Les consommateurs peuvent-ils se fier aux allégations nutritionnelles ?
Le fabricant est autorisé à afficher une allégation nutritionnelle spécifique lorsque son produit respecte certaines normes gouvernementales spécifiées dans le règlement. Une allégation nutritionnelle peut faire ressortir une caractéristique nutritionnelle d'un aliment ou encore la relation entre l'alimentation et une maladie.
Les nouvelles exigences relatives aux allégations existantes, de même que les nouvelles allégations autorisées sont fondées sur les connaissances scientifiques actuelles. Ces allégations vont dans le sens des recommandations alimentaires en vigueur; elles s'inscrivent dans une optique de santé publique. En plus d'être crédibles, ces allégations sont utiles aussi bien aux consommateurs qu'aux professionnels de la santé.
21. Qui est chargé de faire respecter le règlement ?
L'Agence canadienne d'inspection des aliments est chargée de faire respecter le règlement. Elle répond aux demandes de renseignements et assure la mise à exécution de la loi.
22. Comment puis-je utiliser l'information nutritionnelle sur les étiquettes des aliments dans un contexte de saine alimentation ?
L'étiquetage nutritionnel fournit l'occasion aux éducateurs de mettre en valeur et de renouveler les messages et les programmes en matière de saine alimentation.
Le fait de relier l'étiquetage nutritionnel aux messages du Guide alimentaire canadien peut aider à la promotion d'une approche globale de la saine alimentation. L'information nutritionnelle affichée sur les étiquettes des aliments aide les consommateurs à comparer plus facilement les produits, à vérifier la valeur nutritive des aliments et à mieux respecter certains régimes spéciaux. L'étiquetage nutritionnel est un instrument pratique qui aide les Canadiens et les Canadiennes à faire des choix éclairés.