Le Bureau de la politique et de la promotion de la nutrition (BPPN) de Santé Canada souhaitait mieux connaître la façon dont il pourrait aider les diététistes, les professionnels de la santé et les éducateurs à informer les consommateurs sur la façon d'utiliser les renseignements nutritionnels donnés sur les étiquettes des aliments. Les services d'une société spécialisée dans la recherche (Ascentum) ont été retenus pour concevoir, planifier et tenir une série de séances de dialogue avec ces trois groupes d'intervenants. L'objectif de ces séances était triple :
Le BPPN souhaitait aussi connaître les pratiques actuelles des participants relativement aux ressources et aux outils éducatifs utilisés pour enseigner l'étiquetage nutritionnel de même que le niveau de sensibilisation des participants à l'égard de diverses ressources de Santé Canada.
Cinq séances de trois heures ont été tenues à travers le Canada au cours des deux dernières semaines de février 2009. Une séance a été tenue en français à Montréal et les quatre autres ont été tenues en anglais à Halifax, à Winnipeg, à Vancouver et à Ottawa. Le nombre moyen de participants à chaque séance était de vingt personnes provenant des trois groupes d'intervenants intermédiaires précisés par le BPPN, à savoir : des diététistes, des professionnels de la santé et des éducateurs. Ces participants avaient été choisis par une société spécialisée dans le recrutement de professionnels.
Chacune des séances de dialogue de trois heures comportait quatre étapes :
La consultation a permis d'obtenir une longue liste de ressources actuellement utilisées par les participants au pays. La ressource la plus fréquemment citée était clairement les étiquettes alimentaires. Les ressources mentionnées par les intermédiaires ont été regroupées en catégories fondées sur la fréquence d'utilisation et le type. Le Guide alimentaire canadien, les ressources de l'initiative Faites provision de saine alimentation (FPSA) et des outils pédagogiques, comme les manuels didactiques, présentaient une fréquence d'utilisation semblable, mais étaient beaucoup moins mentionnés que les étiquettes.
On a noté certains écarts entre les ressources utilisées par les éducateurs, les diététistes et les professionnels de la santé. Les participants des trois groupes utilisaient les étiquettes des aliments, mais les éducateurs mentionnaient plus souvent les outils pédagogiques, comme les manuels didactiques et le matériel de cours. Les diététistes ont mentionné utiliser les ressources de l'initiative FPSA et le Guide alimentaire canadien, tandis que les professionnels de la santé ont indiqué les jeux interactifs, les jeux-questionnaires et les ressources de Santé Canada.
En plus d'être le type de ressources le plus utilisé, les étiquettes des aliments étaient aussi perçues comme le plus utile. Toutes les autres ressources mentionnées être utilisées souvent ont été qualifiées par les participants comme moins utiles ou importantes que les étiquettes. On pourrait en déduire que bien que ces autres ressources (Guide alimentaire canadien, ressources de l'initiative FPSA et outils pédagogiques) soient jugées importantes, diverses raisons en limitent l'utilité. Des améliorations permettraient d'accroître fortement l'adoption et les résultats de ces outils.
Les participants ont fait état de plusieurs améliorations pouvant être apportées à bon nombre des ressources discutées. Ces améliorations vont de suggestions ayant trait au contenu, à l'amélioration du format et à l'accroissement de la disponibilité des ressources. Les principaux points soulevés avaient trait au besoin :
Les participants ont aussi proposé de nouveaux outils et ressources supplémentaires, qui leur faciliteraient l'enseignement de l'étiquetage nutritionnel. La plupart des nouvelles ressources proposées étaient des outils en ligne ou électroniques, plus particulièrement ceux permettant aux consommateurs d'obtenir et d'évaluer, dans les magasins d'alimentation, l'information donnée sur les étiquettes des aliments. Des outils en ligne, comme des jeux, des systèmes de suivi, des sites Web détaillés sur la santé, des vidéos, des programmes d'analyse des nutriments et des scanneurs des produits en magasin ont aussi été mentionnés à titre de ressources d'éducation et d'information pour les consommateurs et les intermédiaires. Il a aussi été indiqué qu'une base de données des ressources éducatives et qu'un système canadien de classement uniforme des aliments seraient utiles au travail des intermédiaires. Les suggestions de contenu pour de nouvelles ressources comportaient des tableaux de la valeur nutritive permettant de comparer des aliments pour en faciliter l'enseignement, de l'information sur le pourcentage de la valeur quotidienne et la quantité spécifique d'aliment, un accent sur de l'information particulière à certaines maladies, et plus d'information sur les nutriments. Il a aussi été proposé de réaliser une campagne d'information ou médiatique d'envergure nationale à titre de stratégie complémentaire en matière d'éducation sur l'étiquetage nutritionnel. Enfin, il a été recommandé d'accroître l'utilisation des étiquettes comme moyen d'éducation.
Une enquête « rapide » a été réalisée pour obtenir un aperçu des expériences des participants à l'égard des ressources et des outils éducatifs en matière d'étiquetage nutritionnel. Les principaux résultats obtenus de cette partie de la consultation sont :
Les réponses au deuxième questionnaire, qui était une enquête rapide sur les ressources de Santé Canada, ont permis au BPPN d'apprendre que peu de participants connaissaient l'existence de nombreuses ressources élaborées par Santé Canada. Un tiers des participants environ connaissaient certains aspects de la campagne de publicité sur l'étiquetage nutritionnel de 2008 et une proportion semblable d'entre eux connaissaient l'existence des messages clés élaborés en 2003 à l'appui de l'adoption de la réglementation. La plupart des participants étaient néanmoins d'avis que les messages de 2003 étaient périmés et peu utilisés. De même, la connaissance et la fréquence d'utilisation de la Trousse sur l'étiquetage nutritionnel, des articles prêts à être utilisés, de l'Étiquetage nutritionnel interactif et quiz étaient inférieures au tiers. Les participants étaient cependant intéressés par les fiches d'information mis à jour et les articles prêts à utiliser.
Les séances de dialogue ont permis au BPPN de Santé Canada de mieux connaître les pratiques actuelles des diététistes, des professionnels de la santé et des éducateurs en ce qui a trait aux ressources éducatives en matière d'étiquetage nutritionnel, de même que la connaissance qu'ont les intermédiaires des ressources de Santé Canada. Ces séances ont aussi fourni de l'information sur les ressources les plus utilisées pour l'enseignement de l'étiquetage nutritionnel, sur la fréquence de leur utilisation, sur leur valeur et sur la façon de les améliorer. De telles améliorations pourraient permettre d'accroître l'effet de ces outils et d'intégrer du contenu interactifs. Les participants consultés percevaient nettement que Santé Canada devrait assumer un rôle important dans l'élaboration de ressources et d'outils pour l'étiquetage nutritionnel.
Étant donné les résultats de la consultation, il est proposé au BPPN d'examiner les suggestions ci-après pour la suite de cette initiative :
En résumé, une grande quantité de renseignements a été recueillie auprès de presque une centaine de participants rassemblés pour discuter des ressources éducatives en matière d'étiquetage nutritionnel. Cette consultation représente un point de départ utile pour la promotion, l'amélioration et l'augmentation de la collecte de ressources offertes par Santé Canada visant l'éducation sur l'étiquetage nutritionnel.