Avant d'adopter les recommandations de 2009 de l'Institute of Medicine (IOM), Santé Canada et le Groupe consultatif d'experts sur les lignes directrices nationales en matière de nutrition durant la grossesse ont examiné les données probantes sur lesquelles s'appuyaient ces recommandations, ainsi que les résultats de l'
Enquête sur l'expérience de la maternité (EEM) de 2006-2007.
Un résumé de chacun des documents suivants a été examiné et pris en compte dans le cadre de ce processus :
Les données actuelles permettent d'appuyer l'utilisation des recommandations de l'IOM dans le contexte canadien. Toutefois, l'application de ces recommandations représentera un défi important étant donné que le gain de poids pendant la grossesse de beaucoup de Canadiennes dépasse les limites recommandées.
Afin d'appuyer la mise en oeuvre des recommandations de l'Institute of Medicine (IOM) des États-Unis, Santé Canada a élaboré un document de référence pour les fournisseurs de soins de santé ainsi que des modèles de diagrammes de suivi du gain de poids qui peuvent être intégrés aux ressources et outils existants pour les femmes enceintes. En outre, on peut se procurer une ressource imprimée et consulter le Calculateur de gain de poids visant à mieux informer les femmes sur le gain de poids approprié pendant la grossesse.
Les lignes directrices précédentes sur le gain de poids pendant la grossesse préconisaient, dans le cas des adolescentes, un gain de poids s'approchant du maximum recommandé pour leur indice de masse corporelle (IMC) avant la grossesse. Toutefois, on craint de plus en plus que la grossesse à la période de l'adolescence augmente les risques de rétention d'un surplus de poids et de développement de l'obésité, en particulier chez les adolescentes dont le gain de poids pendant la grossesse s'approche du maximum recommandé pour leur IMC. En attendant que cette question soit éclaircie, il convient de conseiller aux adolescentes de respecter l'intervalle du gain de poids recommandé pour leur IMC avant la grossesse.
L'intervalle du gain de poids recommandé pour les femmes dont l'IMC avant la grossesse est égal ou supérieur à 30 est de 5 à 9 kg, ou de 11 à 20 lb. Cet intervalle est recommandé comme point de départ pour fixer les objectifs de gain de poids des femmes ayant un IMC de 35 ou plus. Pour certaines de ces femmes, un gain de poids inférieur à la quantité recommandée pourrait être acceptable. Toutefois, il est important que chaque femme et son fournisseur de soins de santé soupèsent les risques et les avantages que présenterait pour elle et son enfant un gain de poids pendant la grossesse inférieur à 5 kg ou 11 lb.
Oui, vous pouvez continuer à prendre votre supplément de multivitamine*. Un supplément prénatal en vente libre qui fournit 27 mg de fer élémentaire ne comporte pas de risque significatif pour la santé. Toutefois, les femmes bien nourries et en santé qui consomment des aliments riches en fer hémique, en fer non hémique et en vitamine C n'ont pas besoin de prendre un supplément de multivitamine fournissant 27 mg ou plus de fer. (L'apport nutritionnel total recommandé est de 27 mg.)
Le principal problème réside dans le fait que les femmes arrêtent parfois de prendre leurs suppléments prénataux de multivitamine en raison de certains troubles gastro-intestinaux, comme la constipation, qui sont parfois associés à la prise de suppléments contenant une dose élevée de fer.
* Certaines femmes, comme celles qui souffrent d'hémochromatose génétique, devraient consulter un professionnel de la santé avant de prendre des suppléments de fer.
Certains suppléments de multivitamine qui ne visent pas spécifiquement les femmes enceintes contiennent des quantités d'acide folique et de fer qui correspondent aux recommandations entourant ces nutriments.
Santé Canada s'efforce d'encourager le développement de nouvelles formules de suppléments de multivitamine sur une base volontaire, de façon à ce qu'un plus grand nombre de produits permettant de suivre les recommandations soient offerts sur le marché dans un avenir rapproché.
Les végétariennes doivent avoir un apport alimentaire de fer plus élevé que les autres femmes parce qu'elles absorbent moins bien le fer contenu dans leur alimentation. Une alimentation végétarienne fournit uniquement du fer non hémique. L'efficacité de l'absorption de cette forme de fer dépend des autres aliments consommés en même temps. Certains aliments peuvent favoriser ou entraver cette absorption.
Santé Canada n'a pas défini la dose de supplément de fer dont les végétariennes ont besoin pendant la grossesse. L'insuffisance de données provenant d'enquêtes canadiennes ne permet pas de déterminer l'apport de fer fourni par une alimentation végétarienne à l'heure actuelle.
On recommande aux végétariennes de consulter un professionnel de la santé au tout début de leur grossesse pour obtenir des conseils spécifiques sur la façon de combler leurs besoins de fer.
La recherche a démontré que la cuisson quotidienne des aliments dans des casseroles en fer peut augmenter la teneur en fer non hémique de l'alimentation. La quantité de fer libérée par les casseroles de fer varie d'un repas à l'autre en fonction de la composition des aliments. L'acidité et la teneur en humidité des aliments, de même que le temps de cuisson, ont une influence sur la quantité de fer libérée. Bien qu'il soit difficile d'évaluer la quantité de fer fournie à l'organisme par cette méthode de cuisson, on suppose que son utilisation régulière augmente l'apport total de fer.
Oui, vous pouvez continuer à prendre chaque jour un tel supplément. La plupart des femmes n'ont toutefois pas besoin d'une dose d'acide folique supérieure à celle recommandée, soit 400 mcg (0,4 mg). Si vous présentez un risque accru d'avoir un bébé présentant une anomalie du tube neural, il est possible que votre fournisseur de soins de santé vous prescrive ou vous recommande de prendre un supplément contenant une dose plus élevée d'acide folique. On devrait habituellement prendre ces suppléments pendant une courte période (c.-à-d. 3 mois avant la conception et pendant le premier trimestre de la grossesse). Assurez-vous que votre supplément d'acide folique contienne aussi de la vitamine B12. Suivez les conseils de votre fournisseur de soins de santé.
Les données probantes reliées à la réduction du risque d'anomalies du tube neural ont été obtenues suite à l'utilisation d'acide folique sous forme de supplément de multivitamine.
Bien qu'une consommation plus élevée de poisson pendant la grossesse et l'allaitement ait été reliée à un meilleur développement du nourrisson et de l'enfant, aucun risque de complications de la grossesse ou de développement inadéquat de l'enfant n'a été démontré chez les femmes qui ne consomment pas de poisson, mais qui ont par ailleurs une saine alimentation.
Les femmes enceintes peuvent le prendre en toute sécurité les suppléments d'huile de poisson dont l'étiquette présente un numéro de produit naturel (NPN). Aucun supplément d'huile de poisson ne peut toutefois remplacer la consommation de poisson.
Vérifiez la présence d'un NPN sur l'étiquette. Ce numéro indique que le supplément d'huile de poisson a été approuvé par le gouvernement au niveau de sa sécurité, de son efficacité et de sa qualité. Santé Canada a des exigences spécifiques visant à assurer la qualité de tous les produits de santé naturelle, incluant les suppléments d'huile de poisson. Tous ces produits doivent subir des tests de détection de certains composés chimiques indésirables, comme les métaux lourds, les pesticides et les contaminants connus.
Une dose inférieure ou égale à trois (3) grammes d'EPA et de DHA combinés est considérée sécuritaire par Santé Canada. Cette dose n'a entraîné aucun effet indésirable significatif lors d'études effectuées auprès de femmes enceintes.
L'Institute of Medicine (IOM) fixe des normes nutritionnelles appelées Apports nutritionnels de référence en collaboration avec Santé Canada. L'IOM et Santé Canada n'ont pas encore formulé de recommandation nutritionnelle pour le DHA, comme l'ont déjà fait d'autres organismes internationaux.