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Aliments et nutrition

Procédure d'élaboration et de gestion des méthodes microbiologiques dans les aliments

Partie 4 - Méthodes qualitatives

mars 2011

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Partie 4 : Lignes Directrices pour la Validation Relative des Méthodes Microbiologiques Qualitatives Indirectes

Groupe technique de validation
Comité des méthodes microbiologiques

micro_methods_committee@hc-sc.gc.ca

1. Application

Le présent document précise les lignes directrices pour l'évaluation des paramètres de performance des méthodes microbiologiques qualitatives indirectes. Les exigences sont fondées sur les procédures, les normes et les protocoles nationaux et internationaux de l'ISO, de l'AOAC, de SC et de l'ACIA. Les méthodes indirectes sont fondées sur la mesure de produits métaboliques (16) ou la détection de caractéristiques physiques, chimiques ou biochimiques des microorganismes ciblés. La partie 4 s'applique uniquement à la validation relative des méthodes indirectes.

2. Principe

En général, les types d'aliments inclus dans les données de validation et rencontrant les exigences seront énumérés dans la section Application de la méthode. Si trois types d'aliments sont inclus dans une catégorie d'aliments figurant au tableau 1 (Exigences en matière de catégories d'aliments pour les études de validation), la méthode peut être considérée comme applicable à tous les types d'aliments de cette catégorie. Si cinq catégories d'aliments sont incluses, y compris trois types d'aliments dans chaque catégorie (en excluant les surfaces environnementales), la méthode peut être considérée comme applicable à tous les aliments. Le Comité des méthodes microbiologiques évaluera l'applicabilité de chaque méthode du Compendium de méthodes. Les données seront évaluées par type d'aliment, par catégorie d'aliments, et d'un point de vue global.

3. Définitions des Termes

La partie 1 de la Procédure d'élaboration et de gestion des méthodes microbiologiques dans les aliments présente des définitions supplémentaires.

3.1 Étude de collaboration préalable

Une étude de collaboration préalable, aussi appelée étude préliminaire ou étude de comparaison des méthodes, confère le statut MFLP à une méthode, si des critères précis sont respectés. Une étude de collaboration préalable compare la méthode alternative en cours d'élaboration (p. ex. une trousse d'analyse rapide) avec la méthode de référence.

3.2 Étude en collaboration

Une étude en collaboration permet à une méthode MFLP de passer à un statut MFHPB. Une étude en collaboration compare la méthode alternative en cours d'élaboration (p. ex. une trousse d'analyse rapide) avec la méthode de référence. L'étude en collaboration implique habituellement plusieurs laboratoires qui analysent des échantillons artificiellement contaminés par le laboratoire organisateur ou le laboratoire de référence.

3.3 Étude de comparaison

Une étude de comparaison des méthodes permet à une méthode MFLP de passer à un statut MFHPB. Une étude de comparaison des méthodes compare la méthode alternative en cours d'élaboration (p. ex. une trousse d'analyse rapide) avec la méthode de référence. L'étude de comparaison des méthodes implique habituellement plusieurs laboratoires qui analysent des échantillons naturellement contaminés qui ont été obtenus au niveau local ou à l'intérieur d'une région précise. Chaque laboratoire analyse les échantillons selon son propre calendrier, mais en respectant un protocole préétabli. Même si l'utilisation d'échantillons naturellement contaminés est prévilégiée, il est possible que le laboratoire doive utiliser un certain nombre d'échantillons artificiellement contaminés pour obtenir un nombre suffisant d'échantillons pour certains microorganismes (p. ex. E. coli O157:H7). Les études de comparaison des méthodes sont recommandées pour évaluer les méthodes quantitatives « à portée étendue » (p. ex. numération standard sur plaque, dénombrements des colonies aérobies sur plaque, etc.).

3.4 Étude de vérification

Tout laboratoire qui met en œuvre une méthode normalisée validée, publiée ou de référence, devrait réaliser une étude de vérification. Le laboratoire doit produire des données probantes pour démontrer sa capacité à obtenir les paramètres de performance publiés pour la méthode en question. D'autres précisions figurent dans la partie 5 de la Procédure d'élaboration et de gestion des méthodes microbiologiques dans les aliments : Exigences en matière de mise en oeuvre d'une méthode validée (en cours d'élaboration).

3.5 Validation relative

Les paramètres de performance de toute nouvelle méthode présentée aux fins d'approbation devraient être évalués et comparés avec ceux d'une méthode de référence acceptée, en utilisant des échantillons appariés ou non appariés. Ce processus est aussi appelé validation relative. La partie 1 de la Procédure d'élaboration et de gestion des méthodes microbiologiques dans les aliments présente la liste des méthodes de référence acceptées; cette liste sera périodiquement mise à jour.

Dans un contexte de validation relative, il est présumé que les résultats de la méthode de référence reflètent l'état microbiologique réel des échantillons; les paramètres de performance de la méthode alternative sont calculés par rapport à cet état.

3.6 Échantillons appariés

On estime que des échantillons sont appariés lorsqu'une unité analytique extraite d'un échantillon est analysée par la méthode de référence et la méthode alternative à partir du même enrichissement. Voir le protocole présenté à la figure 1 de l'annexe 4.3 du présent document.

3.7 Échantillons non appariés

Des échantillons sont considérés comme non appariés lorsque deux unités analytiques sont extraites d'un échantillon aux fins d'analyse par la méthode de référence et la méthode alternative. Les échantillons seront confirmés pour chaque méthode. Voir le protocole présenté à la figure 2 de l'annexe 4.3 du présent document.

Note : Pour de plus amples renseignements sur le protocole expérimental dans lequel des échantillons appariés et non appariés sont utilisés, veuillez consulter l'annexe 4.3 du présent document - Protocole expérimental pour la validation des méthodes microbiologiques qualitatives indirectes alternatives.

3.8 Résultats absolus

Dans le cas d'échantillons appariés, un échantillon peut être confirmé par culture, même si le résultat initial de la méthode de référence était négatif. Dans cette situation, la méthode de référence ne peut pas être considérée comme représentant l'état microbiologique réel de l'échantillon. Par conséquent, si des échantillons appariés sont utilisés, les valeurs absolues sont obtenues en combinant les résultats confirmés positifs par la méthode de référence et la méthode alternative. Ces résultats peuvent être calculés comme « le nombre total de résultats positifs obtenus par les deux méthodes ». Les résultats absolus sont utilisés pour calculer les paramètres de performance des deux méthodes. Cette approche peut mettre en évidence les résultats faussement négatifs produits par la méthode de référence. Il est également possible de démontrer qu'une méthode alternative est plus sensible que la méthode de référence. Enfin, les résultats absolus peuvent corriger ce qui, autrement, semblerait être des taux élevés apparents de résultats faussement positifs de la part de la méthode alternative.

3.9 Résultats faussement positifs

Pour les échantillons non appariés, un faux positif est un échantillon pour lequel la méthode alternative a produit un résultat positif qui n'est pas confirmé par culture. Pour les échantillons appariés, un faux positif est un échantillon pour lequel la méthode alternative a produit un résultat positif et qui a été confirmé comme négatif par la méthode de référence.

3.10 Résultats faussement négatifs

Pour les échantillons non appariés, un faux négatif est un échantillon pour lequel la méthode alternative a produit un résultat négatif, mais qui a été confirmé par culture. Pour les échantillons appariés, un faux négatif est un échantillon pour lequel la méthode alternative a produit un résultat négatif, mais qui a été confirmé comme positif par la méthode de référence.

3.11 Validation absolue

Dans certaines situations, il est possible qu'il n'existe aucune méthode de référence acceptable avec laquelle la méthode alternative peut être comparée. Les paramètres de performance de la méthode alternative doivent tout de même être déterminés, mais la majorité des directives présentées dans le présent document ne s'appliqueraient pas. Le présent document n'aborde pas ces situations; le CMM les traitera au cas par cas.

3.12 Probabilité de détection (POD)

L'analyse de POD est effectuée pour chaque concentration d'inoculation de chaque type d'aliment. Voir l'Annexe 4.4 du présent document.

4. Validation Relative d'une Étude de Collaboration Préalable

Cette section présente les lignes directrices pour mener une étude de collaboration préalable réalisée pour comparer une méthode alternative avec une méthode de référence reconnue. Les données d'autres sources peuvent être considérées, si un groupe technique du CMM considère, après examen, qu'elles satisfont aux exigences du Compendium de méthodes. Les paramètres généraux d'une méthode, y compris la sensibilité, la spécificité, le taux de faux négatifs, le taux de faux positifs et l'efficacité de l'analyse, sont évalués à l'aide de l'ensemble des données générées pour tous les types d'aliments de toutes les catégories qui sont validées (voir la partie 1).

Les critères définis à la partie 1 - Procédure d'élaboration et de gestion des méthodes microbiologiques dans les aliments - doivent être respectés, notamment :

  • Sensibilité : ≥ 98 %
  • Spécificité : ≥ 90,4 %
  • Taux de faux négatifs : < 2 %
  • Taux de faux positifs : ≤ 9,6 %
  • Efficacité : ≥ 94 %
  • Niveau de détection de la méthode alternative doit être comparable ou supérieur à la plus faible limite de détection de la méthode de référence

Note : Pour de plus amples renseignements sur l'évaluation statistique des résultats, veuillez consulter l'annexe 4.4 du présent document, Procédure d'évaluation statistique et de calcul des paramètres de rendement d'une nouvelle méthode qualitative alternative par rapport à une méthode de référence.

4.1 Études d'inclusivité

Le laboratoire devrait analyser au moins 50 souches pures du microorganisme spécifique (sauf pour Salmonella qui nécessite 100 souches en incluant, dans la mesure du possible, des souches représentatives de tous les groupes somatiques de Salmonella). Pour certains organismes, si une variété de souches n'est pas disponible, le laboratoire devrait déployer tous les efforts nécessaires pour en obtenir le plus possible. La sélection des souches devrait tenir compte de la diversité de l'organisme et de la fréquence de son occurrence. Si disponibles, des souches mises en cause dans des éclosions de maladie d'origine alimentaire doivent être incluses. Le laboratoire devrait documenter la source et l'origine de chaque espèce/souche.

Cette analyse devrait être effectuée à l'aide de souches pures, sans matrice alimentaire. Le CMM évaluera les données d'inclusivité au cas par cas.

Outre les exigences susmentionnées, voici d'autres recommandations touchant la sélection d'organismes pour les études d'inclusivité :

  • Si la méthode cible un genre précis (p. ex. Salmonella, Listeria), le laboratoire devrait analyser un nombre représentatif des espèces de ce genre.
  • Si la méthode cible une espèce précise ou une souche particulière d'une espèce (p. ex. Listeria monocytogenes, Escherichia coli O157:H7), le laboratoire devrait analyser une gamme de souches de cette espèce.

Si la méthode cible un « type de souche » particulier d'une sous-espèce précise (p. ex. Salmonella Enteritidis, lysotype 4), le laboratoire devrait analyser une gamme de sources de ce type de souche.

4.2 Études d'exclusivité

Le laboratoire doit analyser au moins 30 souches pures des microorganismes, y compris des souches soupçonnées de causer de l'interférence et des souches normalement présentes dans les produits alimentaires à analyser, de même que des souches étroitement liées à l'organisme à évaluer (p. ex. famille, espèce, souche et sérotype/sérovar). Le laboratoire devrait documenter l'information sur la source et l'origine de chaque espèce/souche.

Cette analyse devrait être effectuée à l'aide de souches pures, sans matrice alimentaire. Le CMM évaluera les données d'exclusivité au cas par cas.

4.3 Source d'échantillons

Le laboratoire devrait déployer les efforts nécessaires pour obtenir des échantillons provenant de la plus vaste distribution possible, surtout ceux qui ont été mis en cause dans des maladies d'origine alimentaire.

Si la méthode s'applique aux essais relatifs aux environnements, cette catégorie sera évaluée indépendamment. Pour obtenir de plus amples renseignements sur les exigences en matière de validation des méthodes d'essais relatifs aux environnements, veuillez communiquer avec le rédacteur du Compendium de méthodes, par courriel à l'adresse micro_methods_committee@hc-sc.gc.ca.

4.4 Échantillons artificiellement inoculés

Pour chaque type d'aliment, inclure 20 échantillons inoculés à faible concentration, 20 échantillons inoculés à concentration élevée, et cinq échantillons non inoculés. Environ 50 % (p. ex. de 25 à 75 %) de tous les échantillons analysés devraient être confirmés positifs par une méthode ou les deux méthodes, et ce, pour chaque type d'aliment inoculé à faible concentration.

Pour chaque type d'aliment, inclure le plus grand nombre possible d'aliments différents (en inoculant chaque aliment à des concentrations faibles et élevées), avec le plus grand nombre possible de variétés de ce type d'aliment (p. ex. jusqu'à un maximum de 20 aliments différents). Inclure les types d'aliments avec lesquels le pathogène d'intérêt a été mis en cause dans des maladies d'origine alimentaire. Consulter le tableau 1, Exigence en matière de catégorie d'aliments pour les études de validation.

Les échantillons alimentaires peuvent être inoculés à l'aide de souches connues du microorganisme ciblé ou d'un aliment naturellement contaminé.

La concentration d'inoculation est considérée comme étant le nombre de cellules inoculées dans la matrice alimentaire (stressées ou non-stressées selon le cas), avant l'équilibration avec la matrice alimentaire. À faible concentration, il n'est pas nécessaire de déterminer le nombre de cellules viables après l'équilibration. L'approximation à l'aide du taux de positifs fractionnels de 50 % veille à ce que l'inoculation ait été effectuée à une concentration appropriée. La concentration élevée d'inoculation ne devrait pas dépasser dix fois la faible concentration d'inoculation.

4.5 Échantillons naturellement contaminés

Si le laboratoire utilise des échantillons naturellement contaminés pour déterminer les paramètres généraux d'une méthode, le niveau de contamination doit être en mesure de permettre la détection du taux de positifs fractionnels précisé à la section 4.4. Le laboratoire peut y arriver en mélangeant l'échantillon non contaminé et l'échantillon naturellement contaminé (p. ex. si la contamination naturelle est trop élevée) ou en incubant l'échantillon naturellement contaminé (p. ex. si la contamination naturelle est trop faible) pour produire le taux de positifs fractionnels. Pour certaines combinaisons d'organisme/ matrice, les études de validation réalisées à l'aide des données d'échantillons naturellement contaminés seront évaluées cas par cas.

4.6 Sélection des souches

Lorsqu'elles sont disponibles, des souches typique ou de référence provenant de collections de cultures (p. ex. ATCC) devraient être incluses. Il est préférable d'utiliser des souches isolées de la catégorie d'aliments à évaluer. Pour les méthodes qui ciblent les genres (p. ex. Salmonella spp.), le laboratoire devrait sélectionner des souches qui représentent différents types de sous-espèces (p. ex. sérovars). Si possible, le laboratoire devrait utiliser une variété d'isolats, de souches, de sérotypes, de génotypes ou d'espèces pour chaque catégorie d'aliments. Utiliser une souche par type d'aliment.

4.7 Taille de l'échantillon analytique

La majorité des études de validation utilisent un portion analytique de 25 grammes. Le laboratoire peut utiliser une portion analytique plus importante dans les études de validation, si cela convient. La taille de la portion analytique doit être la même pour la méthode alternative et la méthode de référence. Pour de plus amples renseignements sur le protocole expérimental à utiliser lorsque la taille de la portion analytique est une composante cruciale de l'étude ou si les données de composition sont incluses, veuillez consulter l'éditeur du Compendium de méthodes, à l'adresse micro_methods_committee@hc-sc.gc.ca.

4.8 Procédure d'inoculation

Pour les aliments transformés, le laboratoire doit stresser les organismes avant d'inoculer l'aliment et l'étape d'équilibration. Les aliments crus non transformés peuvent être inoculés à l'aide d'organismes non stressés.

Lors de l'inoculation des échantillons d'aliments transformés ou crus, le laboratoire doit toujours procéder à l'équilibration des organismes avec la matrice alimentaire de la façon suivante :

  • Aliments réfrigérés : durant au moins 48 heures, aux températures de réfrigération.
  • Aliments séchés : durant au moins deux semaines, à la température ambiante.
  • Aliments congelés : durant au moins deux semaines, à -20 °C.

Note : Pour obtenir de plus amples renseignements sur le traitement des souches, veuillez consulter l'annexe 4.2 du présent document, Procédure de stress des microorganismes dans les échantillons artificiellement contaminés.

Pour les échantillons artificiellement contaminés, la concentration de la microflore naturelle devrait être au moins dix fois supérieure à celle de l'organisme ciblé. Cela peut être démontré en déterminant le dénombrement total approprié sur plaque (p. ex. en aérobie, en anaérobie, thermophile, etc.) de l'aliment inoculé.

4.9 Organismes compétiteurs

Si le laboratoire sait qu'un organisme non ciblé nuit à l'isolement de l'organisme ciblé dans la méthode, le laboratoire doit documenter cette interférence et fournir les données de validation qui démontrent que la méthode alternative est au moins équivalente à la méthode de référence en présence de ces organismes non ciblés. Par exemple, si Listeria innocua nuit à l'isolement de Listeria monocytogenes, le laboratoire devrait fournir les données de validation qui démontrent qu'en présence des deux organismes, la méthode alternative peut détecter l'organisme ciblé à tout le moins aussi bien que la méthode de référence.

Le laboratoire devrait analyser un type d'aliment par catégorie d'aliments avec et sans la présence des organismes compétiteurs (s'il y a lieu), en utilisant au moins dix fois plus d'organismes compétiteurs que d'organismes ciblés.

4.10 Études de limite de détection (LD)

Pour la validation d'une méthode qualitative, la LD est le plus petit nombre de microorganismes cultivables détectables dans 50 % des échantillons. Calculer et interpréter les données de LD selon le protocole de l'annexe 4.5 du présent document, Détermination de la limite de détection.

4.11 Probabilité de détection (POD)

La POD doit être évaluée pour chaque niveau d'inoculation de chaque type d'aliment. Veuillez consulter l'annexe 4.4.

4.12 Étude de transférabilité (étude inter- laboratoire)

Une étude de transférabilité ou une étude inter-laboratoire vise généralement à démontrer le rendement de la nouvelle méthode dans un autre laboratoire, sous le contrôle du laboratoire organisateur. La méthode peut être transférée après que le laboratoire organisateur ait complété les sections 4.1 à 4.11 de l'étude de collaboration préalable et qu'une procédure détaillée de méthode est disponible pour permettre au laboratoire visé par l'étude de transférabilité d'effectuer la méthode.

Le responsable du laboratoire visé par l'étude de transférabilité devrait communiquer fréquemment avec son homologue du laboratoire organisateur pour clarifier tout point ambigu, pour déterminer si une technique spéciale a été utilisée pour certaines étapes particulières et pour lui formuler toute recommandation ou suggestion d'amélioration de la méthode ou de rédaction de celle-ci. Le responsable du laboratoire visé par l'étude de transférabilité doit remettre à son homologue du laboratoire organisateur toutes les données et tous les renseignements générés.

Les méthodes peuvent être considérées aux fins de publication, même si elles n'ont pas fait l'objet d'une étude de transférabilité ou d'une étude inter-laboratoires. Les méthodes acceptées seraient alors publiées avec la mention suivante :

« Cette méthode a été assujettie à une validation limitée. Sa transférabilité à un laboratoire indépendant n'a pas été vérifiée. ».

Note : Une étude de transférabilité supplémentaire n'est pas requise si une étude préalable de collaboration inter-laboratoire a été réalisée.

Il est conseillé d'effectuer les analyses suivantes dans le laboratoire visé par l'étude de transférabilité :

  • La limite de détection déterminée par les données de l'étude de collaboration préalable peut être confirmée dans au moins une catégorie d'aliments.
  • D'autres analyses semblables devraient être effectuées, telles que décrites pour l'étude de collaboration préalable, paramètres généraux de la méthode (section 4). Ces analyses devraient être effectuées pour au moins trois catégories d'aliments (s'il y a lieu), à l'aide de 20 échantillons qui représentent une variété de types d'aliments dans chaque catégorie. Pour chaque catégorie d'aliments, dix échantillons devraient être inoculés à une faible concentration pour produire un taux de positifs fractionnels d'environ 50 %, et dix échantillons devraient être inoculés à une concentration élevée, au plus dix fois supérieure à celle des échantillons de faible concentration. Les témoins nécessaires (c.-à-d. positifs et négatifs) doivent également être inclus.

5. Exigences Générales en Matière d'Études en Collaboration et d'Études de Comparaison des Méthodes

Si une méthode a satisfait à tous les critères d'une procédure de laboratoire (c.-à-d. des études de collaboration préalable ont été complétées, la méthode a été publiée pendant au moins un an dans le Compendium de méthodes et la méthode a été couramment utilisée dans un laboratoire de diagnostic alimentaire), une étude en collaboration ou une étude de comparaison des méthodes devrait être effectuée pour faire passer le statut d'une méthode MFLP à un statut MFHPB. Veuillez consulter le CMM pour l'élaboration d'une étude en collaboration ou d'une étude de comparaison des méthodes.

Ces études visent à déterminer la variabilité des résultats obtenus dans le cadre de la mise en application de la nouvelle méthode dans différents laboratoires pour des aliments semblables et à comparer ces résultats avec ceux qui ont été obtenus dans le cadre de l'étude de collaboration préalable.

Les laboratoires qui participent aux études en collaboration ou aux études de comparaison des méthodes devraient être reconnus par un organisme d'accréditation approprié, conformément aux exigences de la plus récente version de la norme ISO17025, ou les laboratoires doivent démontrer qu'ils opèrent suivant les termes d'un système de qualité équivalent.

Les exigences en matière d'études en collaboration et d'études de comparaison des méthodes varient d'une méthode à l'autre, mais elles prévoient l'analyse d'aliments naturellement contaminés si le CMM considère que ces aliments sont disponibles. Toutes les évaluations d'études en collaboration et d'étude de comparaison des méthodes seront effectuées au cas par cas. Le CMM examinera le protocole utilisé pour générer les données, en plus d'analyser les données brutes et sommaires produites, pour déterminer si la méthode satisfait aux exigences d'une méthode MFHPB et si elle mérite d'être publiée dans le Compendium de méthodes.

5.1 Études en collaboration

5.1.1 Exigences en matière de laboratoire

Les études en collaboration devraient inclure la participation d'au moins huit laboratoires qui rapportant des données valides.

5.1.2 Nombre de types d'aliment

Au moins un type d'aliment pertinent devrait être analysé dans l'étude en collaboration.

5.1.3 Niveaux de contamination

Trois différents niveaux de contamination devraient être utilisés : un témoin négatif (L0), un niveau quelque peu supérieur au niveau de détection de la méthode alternative, si connu (L1), et un niveau environ dix fois supérieur à celui du niveau de détection (L2).

5.1.4 Nombre d'échantillons

Au moins huit répétitions de chaque niveau de contamination (un total de 24 échantillons) devraient être analysées par la nouvelle méthode et la méthode de référence.

5.1.5 Procédure d'inoculation

Un protocole de contamination artificielle des échantillons alimentaires devrait être élaboré pour le type d'aliment sélectionné. Les échantillons devraient être artificiellement inoculés à des concentrations semblables à celles utilisées dans l'étude de collaboration préalable. Procéder selon la section 4.8.

5.1.6 Exigence supplémentaire en matière de modification du statut d'une méthode en MFHPB

Outre l'étude en collaboration, un aliment naturellement contaminé devrait être analysé dans chaque laboratoire tel que défini dans les études de comparaison des méthodes, s'il y a lieu.

5.2 Études de comparaison des méthodes

5.2.1 Exigences en matière de laboratoire

Les études de comparaison des méthodes devraient idéalement inclure la participation d'au moins cinq laboratoires. Ce nombre peut être réduit à quatre ou trois dans certaines circonstances (p. ex. si l'étude requiert de l'équipement dispendieux, si seulement quelques laboratoires possèdent la capacité d'effectuer l'analyse, si une urgence impose une étude plus rapide, etc.).

5.2.2 Nombre de types d'aliment

Les laboratoires impliqués dans la production de données devraient couvrir le plus de types d'aliment possibles pouvant être analysés à l'aide de la méthode alternative. Il n'est pas nécessaire que chaque laboratoire analyse tous les types d'aliment, mais les données combinées devraient couvrir cette exigence. Étant donné qu'une étude de comparaison des méthodes n'utilise pas d'échantillons fractionnés (comme lorsque tous les laboratoires analysent des échantillons identiques), une plus grande latitude est offerte pour déterminer les types d'aliment analysés dans une étude de comparaison des méthodes. Le laboratoire devrait déployer les efforts nécessaires pour analyser des échantillons naturellement contaminés pour tous les types d'aliment. L'inoculation artificielle d'échantillons est également permise, mais au moins la moitié des échantillons devraient produire des résultats positifs.

5.2.3 Nombre d'échantillons

Si aucune modification majeure n'a été apportée à la méthode depuis sa publication à titre de méthode MFLP, les laboratoires participants doivent tout au moins déterminer les paramètres généraux de la méthode, comme la sensibilité, la spécificité, le taux de résultats faussement négatifs, le taux de résultats faussement positifs et l'efficacité de l'analyse, tel qu'il est précisé à la partie 1 du document Élaboration de méthodes, pour le nombre nécessaire d'échantillons (c. à d. 20/type d'aliment). Au moins 200 de ces échantillons devraient démontrer un résultat positif pour l'organisme ciblé. De préférence, au moins 25 % des échantillons devraient être naturellement contaminés; l'inoculation des échantillons est toutefois permise, s'il est impossible de satisfaire à cette exigence. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter les sections 4.4 et 4.5.

5.2.4 Procédure d'inoculation

Un protocole pour la contamination artificielle des échantillons alimentaires devrait être élaboré pour le type d'aliment sélectionné. L'inoculation artificielle devrait comporter trois concentrations, tel qu'il est précisé à la section 5.1.3. Exécuter la procédure selon les directives de la section 4.8.

6. Références

Certains hyperliens donnent accès à des sites d'un organisme qui n'est pas assujetti à la Le lien suivant vous amène à une autre site Web Loi sur les langues officielles. L'information qui s'y trouve est donc dans la langue du site.

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