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Santé des Premières nations, des Inuits et des Autochtones
 Premières nations 

Tuberculose

La tuberculose est causée par des bactéries qui se propagent lorsqu'une personne atteinte de la maladie tousse et qu'une autre personne inhale ces bactéries. La tuberculose s'attaque habituellement aux poumons, mais peut toucher aussi d'autres parties du corps, comme les ganglions lymphatiques.

Le système immunitaire d'une personne peut détruire les bactéries causant la tuberculose. Si le système immunitaire ne les détruit pas, les bactéries peuvent demeurer vivantes dans le corps à l'état dormant. On parle dans ce cas d'infection tuberculeuse. La personne ayant une infection tuberculeuse n'est pas malade et ne peut pas transmettre la tuberculose à d'autres.

Les personnes infectées peuvent développer la maladie si leur système immunitaire s'affaiblit. La personne atteinte de tuberculose se sent malade et peut infecter d'autres personnes. Pour plus de renseignements sur la tuberculose, consultez les Renseignements sur la tuberculose.

Santé Canada travaille avec divers intervenants afin de réduire l'incidence de la tuberculose dans les réserves des Premières nations, où les taux de tuberculose demeurent plus élevés que les taux canadiens globaux.

Compte tenu du fait que le fardeau associé à la tuberculose est disproportionné chez les Autochtones, le gouvernement du Canada demeure déterminé à collaborer avec les communautés, les systèmes de soins de santé provinciaux et territoriaux, les experts scientifiques et tous les partenaires en matière de tuberculose afin d'aider à réduire les taux de tuberculose en formulant des avis scientifiques fondés sur des données probantes concernant la prévention et le contrôle de la tuberculose chez les populations autochtones.

Santé Canada a pour mandat de fournir des services de santé aux membres des Premières nations vivant dans des réserves au sud du 60e parallèle. En outre, Santé Canada finance actuellement un programme de lutte antituberculeuse au Nunatsiavut, au Labrador. Les trois territoires du Nord sont responsables de l'ensemble de la prestation des services dans le cadre des programmes de santé, y compris la prévention et le contrôle de la tuberculose, pour tous leurs résidants, notamment les membres des Premières nations et les Inuits.

L'Agence de la santé publique du Canada, par le biais de son Le lien suivant vous amènera à un autre site Web programme de lutte antituberculeuse, agit en tant que chef de file fédéral en ce qui concerne les mesures visant à réduire l'incidence de la tuberculose au Canada, l'objectif étant de 3,6 cas pour 100 000 habitants d'ici 2015.

Les Premières nations sont-elles plus à risque?

Au cours des 30 dernières années, les taux de tuberculose dans les réserves des Premières nations et dans les communautés inuites ont considérablement baissé. Toutefois, ils demeurent bien supérieurs aux taux relevés chez la population non autochtone née au Canada.

Des études ont montré que le risque d'être infecté par la tuberculose est plus grand pour les Premières nations que pour les autres Canadiens. Cette situation est principalement attribuable aux mauvaises conditions socio économiques dans lesquelles elles vivent.

La tuberculose risque davantage de sévir dans les communautés où les personnes vivent dans des logements surpeuplés et en régions éloignées, où l'accès aux professionnels de la santé est restreint. Certaines communautés des Premières nations sont plus vulnérables aux éclosions de maladies infectieuses, comme l'épidémie de tuberculose au début du 20e siècle.

La tuberculose dans les communautés des Premières nations

La page La tuberculose dans les communautés des Premières nations décrit une période de l'histoire des Premières nations pendant laquelle les taux de mortalité due à la tuberculose atteignaient 700 personnes pour 100 000. Cette section fournit également une comparaison entre le taux actuel de tuberculose chez les Premières nations et les taux nationaux, et explique certains facteurs de risque.

Pour plus de renseignements sur la manière dont la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits aide à assurer le contrôle et la prévention de la tuberculose, consultez le rapport La tuberculose dans les communautés des Premières nations, 1999. Ce rapport fait actuellement l'objet d'une mise à jour dans le cadre du renouvellement de la stratégie sur la santé des Premières nations et des Inuits; il sera disponible en 2011.

Stratégie nationale d'élimination de la tuberculose

Au sein du gouvernement fédéral, l'Agence de la santé publique du Canada est le principal organisme qui, par le biais de son Le lien suivant vous amènera à un autre site Web programme de lutte antituberculeuse, est chargé de prendre des mesures visant à faire passer le taux d'incidence de la tuberculose au Canada à 3,6 cas par 100 000 habitants d'ici 2015.

L'Agence de la santé publique du Canada est responsable de la gestion globale des activités de lutte antituberculeuse au Canada. Elle voit actuellement à compléter la Stratégie canadienne de lutte antituberculeuse, qui devrait être mise en oeuvre plus tard en 2011. Dans le cadre du programme national de lutte antituberculeuse, la coordination, la surveillance et l'évaluation seront centralisées, et chaque province et territoire sera chargé d'élaborer et de réaliser des plans de contrôle en conformité avec les lignes directrices et les protocoles canadiens. De son côté, la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits de Santé Canada est en train de s'occuper du renouvellement du volet de la Stratégie canadienne de lutte antituberculeuse, qui touche les Premières nations.

Par l'entremise du Comité canadien de lutte antituberculeuse, le gouvernement du Canada demeure résolu à appuyer les communautés, les intervenants des systèmes de santé provinciaux et territoriaux, les experts scientifiques et tous les partenaires qui s'occupent du dossier de la tuberculose, de même qu'à collaborer avec ceux-ci, afin de contribuer à la diminution de l'incidence de la tuberculose en formulant des avis scientifiques fondés sur des données probantes au sujet de la lutte antituberculeuse au sein des populations autochtones du Canada. Le gouvernement du Canada a également travaillé en collaboration avec les responsables de l'initiative autochtone mondiale Halte à la tuberculose en vue d'alléger le fardeau que cette maladie représente pour les peuples autochtones du Canada et de partout dans le monde.

Comme la tuberculose peut être traitée au moyen d'antibiotiques, il est possible de lutter contre elle et de la prévenir. La Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits de Santé Canada mène des activités à cette fin par le biais de sa Stratégie nationale d'élimination de la tuberculose, qui s'adresse aux membres des Premières nations vivant dans les réserves et aux communautés inuites. Santé Canada est en train de renouveler sa Stratégie nationale d'élimination de la tuberculose de concert avec ses partenaires fédéraux, des experts de la tuberculose de l'extérieur, des intervenants et des partenaires inuits et des Premières nations, ainsi qu'avec différentes communautés et autorités sanitaires. Le renouvellement de cette stratégie devrait être terminé en 2011.

Ressources additionnelles