La tuberculose est causée par des bactéries qui se propagent lorsqu'une personne atteinte de la maladie tousse et qu'une autre personne inhale ces bactéries. La tuberculose s'attaque habituellement aux poumons, mais peut toucher aussi d'autres parties du corps, comme les ganglions lymphatiques.
Le système immunitaire d'une personne peut détruire les bactéries causant la tuberculose. Cependant, si le système immunitaire ne les détruit pas, les bactéries peuvent demeurer vivantes dans le corps à l'état dormant. On parle dans ce cas d'infection tuberculeuse. La personne ayant une infection tuberculeuse n'est pas malade et ne peut pas transmettre la tuberculose à d'autres.
Les personnes infectées peuvent développer la maladie si leur système immunitaire s'affaiblit. La personne souffrant de tuberculose se sent malade et peut infecter d'autres personnes. Pour plus d'information sur la tuberculose, consultez les Renseignements sur la tuberculose.
Santé Canada travaille avec les autorités sanitaires des Premières nations afin de réduire l'incidence de la tuberculose dans les collectivités des Premières nations, où les taux de tuberculose sont de 8 à 10 fois plus élevés que les taux globaux canadiens.
Des études ont démontré que le risque d'être infecté par la tuberculose est plus grand pour les peuples des Premières nations que pour les autres Canadiens. Les causes premières de cette situation sont reliées aux niveaux socio-économiques faibles.
La tuberculose est plus susceptible de sévir dans les collectivités où les personnes vivent dans des logements surpeuplés et en régions éloignées, où l'accès aux professionnels de la santé est restreint. Les collectivités des Premières nations sont plus vulnérables aux éclosions de maladies infectieuses, comme l'épidémie de tuberculose au début du 20e siècle.
La page La tuberculose dans les communautés des Premières nations décrit une période de l'histoire des Premières nations pendant laquelle les taux de mortalité due à la tuberculose atteignaient 700 personnes pour 100 000. Cette section fournit également une comparaison entre les taux de tuberculose des Premières nations et les taux nationaux, et explique certains facteurs de risque.
Pour plus de renseignements sur la manière dont la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits aide à assurer le contrôle et la prévention de la tuberculose, consultez le rapport La tuberculose dans les communautés des Premières nations, 1999.
Tout en traitant la tuberculose avec des antibiotiques, on peut la contrôler et donc la prévenir. La Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits contribue à cet objectif au moyen de sa Stratégie nationale d'élimination de la tuberculose.
La Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits de Santé Canada s’engage à réduire l’incidence de la tuberculose dans les populations des Premières nations (PN) à l’intérieur des réserves par l’adoption des cibles de réduction du programme mondial Halte à la tuberculose de 3,6 pour 100 000 d’ici 2015.