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Santé des Premières nations et des Inuits

ARCHIVÉE - Profil statistique de la santé des Premières nations au Canada : Auto-évaluation de la santé et affections choisies, de 2002 à 2005

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Santé Canada
Décembre 2009
Publication Santé Canada : 3556
Cat. : H34-193/2-2008F-PDF
ISBN : 978-0-662-04172-6

© Sa majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre de la Santé du Canada, 2009

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Table des matières

Liste des figures

Santé Canada est le ministère fédéral responsable d'aider la population canadienne à maintenir et à améliorer leur santé. Nous évaluons la sécurité des médicaments et de plusieurs produits de consommation, nous aidons à améliorer la salubrité des aliments, et nous fournissons des renseignements aux Canadiennes et aux Canadiens afin qu'ils puissent prendre de saines décisions. Nous offrons des services de santé aux peuples des Premières nations et aux collectivités inuites. Nous collaborons avec les provinces pour veiller à ce que le système de santé réponde aux besoins des Canadiennes et des Canadiens.

Publication autorisée par la ministre de la Santé.

Profil statistique sur la santé des Premières nations au Canada : Auto-évaluation de la santé et affections choisies, de 2002 à 2005 est disponible sur Internet à l'adresse suivante : http://www.hc-sc.gc.ca/fniah-spnia/pubs/aborig-autoch/index-fra.php

Also available in English under the title:

A Statistical Profile on the Health of First Nations in Canada: Self-rated Health and Selected Conditions, 2002 to 2005.

La présente publication est disponible sur demande sous forme de disquette, en gros caractères, en cassette audio et en braille.

Pour plus de renseignements ou pour obtenir des exemplaires supplémentaires, veuillez communiquer avec :

Publications
Santé Canada
Ottawa (Ontario) K1A 0K9
Téléphone : 613-954-5995
Télécopieur : 613-941-5366
Courriel : info@hc-sc.gc.ca

La présente publication peut être reproduite sans permission pourvu que la source soit reconnue.

Points saillants

  • Dans l'ensemble, 79,7 % des Premières nations vivant dans les réserves déclarent être en « bonne » ou en « excellente » santé comparativement à 88,0 % de l'ensemble de la population canadienne.
  • La prévalence de l'incapacité normalisée selon l'âge chez les adultes des Premières nations vivant dans les réserves (28,5 %) est semblable à la prévalence dans l'ensemble de la population canadienne (25,8 %).
  • La prévalence du diabète normalisée selon l'âge chez les adultes des Premières nations vivant dans les réserves est plus élevée que la prévalence dans l'ensemble de la population canadienne (19,7 % contre 5,2 %, respectivement).
  • En 2004, le taux d'incidence de la tuberculose chez les Indiens inscrits est sensiblement plus élevé que le taux global chez les Canadiens (27,5 contre 5,0 par 100 000 habitants, respectivement).
  • On estime qu'environ 9 % de toutes les infections du virus de l'immunodéficience humaine au Canada en 2005 touchaient les personnes autochtones. On estime que le taux d'infection global chez les personnes autochtones est environ 2,8 fois plus élevé que le taux chez les personnes non-autochtones.
  • En 2005, les usagers de drogues par injection représentaient une plus grande proportion des nouvelles infections du virus de l'immunodéficience humaine chez les Canadiens autochtones que chez l'ensemble de la population canadienne (53 % contre 14 %, respectivement).
  • Selon les résultats de la surveillance accrue du virus de l'hépatite C (le Système de surveillance accrue des souches de l'hépatite), les peuples autochtones nés au Canada sont 5,8 fois plus susceptibles que les peuples non-autochtones nés au Canada de souffrir d'une infection du virus de l'hépatite C nouvellement acquise.
  • Dans l'ensemble, les données sur l'ethnicité font partie d'environ un cinquième à un quart de tous les cas d'infection transmissible sexuellement déclarés à l'Agence de la santé publique du Canada. Parmi les cas affichant des données sur l'ethnicité, en 2005, 15,5 % des cas de chlamydia déclarés visaient des personnes autochtones, 25,2 % des cas de gonorrhée déclarés visaient cette population et 21,9 % des cas de syphilis infectieuse déclarés visaient aussi des personnes autochtones.

Introduction

Le présent rapport offre une description nationale de l'état de santé des peuples des Premières nations vivant dans les réserves au Canada. Il se distingue des éditions antérieures du Profil statistique de la santé des Premières nations au Canada, puisque chaque chapitre est maintenant publié comme un rapport indépendant.

La publication du présent rapport serait impossible sans la contribution de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, de l'Assemblée des Premières nations, de l'Agence de la santé publique du Canada, et du Groupe de travail technique des données sur la santé. Leur travail ardu et leur dévouement sont grandement appréciés et soulignés davantage à la section Remerciements du présent rapport.

Contexte

L'analyse de la santé d'une population comprend l'évaluation des indicateurs de santé représentatifs tels que les décès et la prévalence d'une maladie, ainsi que d'autres facteurs pouvant influer sur la santé, y compris le bien-être mental, la qualité de vie et la satisfaction de vivre. La surveillance de l'état de santé d'une population permet non seulement de mieux comprendre les conditions qui déterminent la santé d'une population, mais aussi d'évaluer les effets des interventions et des programmes actuels1.

Les indicateurs ci-après afférents à l'état de santé font l'objet d'une discussion dans le présent rapport :

  1. L'auto-évaluation de la santé ainsi que la santé mentale et le bien-être
  2. La prévalence de l'incapacité
  3. La prévalence et/ou l'incidence :
    • des affections de la santé choisies
    • du diabète
    • de la tuberculose
    • du virus de l'immunodéficience humaine
    • de la co-infection de la tuberculose et du virus de l'immunodéficience humaine
    • du virus de l'hépatite C
    • des infections transmissibles sexuellement

La Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits joue un rôle dans la protection de la santé des peuples des Premières nations et appuie la prestation des programmes et des services de santé publique auprès des collectivités des Premières nations. Cependant, en raison de nombreux facteurs, y compris le manque d'autorité législative dans le domaine de la santé publique, et d'autres facteurs historiques, légaux et politiques, l'accès à l'ensemble des renseignements sur la santé des Premières nations est un défi.

L'évaluation de la santé et la surveillance de la santé de la population sont deux des cinq fonctions du système de santé publique et sont les assises des activités de santé publique essentielles, y compris :

  • l'interprétation des tendances liées à la maladie et aux blessures
  • la reconnaissance des maladies émergentes
  • l'appui des mesures de santé publique fondées sur des preuves
  • l'évaluation des programmes, des politiques et des interventions
  • l'établissement de priorités et la direction de l'affectation des ressources

Il est admis que des lacunes importantes existent à l'égard des renseignements sur la santé des peuples des Premières nations. Bien que certains progrès aient été marqués pour combler les lacunes connues à l'égard des renseignements sur la santé des peuples des Premières nations, tel que l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations, les sources de données et la couverture des données sont encore segmentées. Les écarts de santé entre les peuples des Premières nations et le reste de la population canadienne mettent en évidence le besoin d'un travail de collaboration entre les intervenants et les partenaires afin d'élaborer des modèles permettant de combler les lacunes actuelles relatives aux renseignements sur la santé des Premières nations et d'entraîner des prises de décisions fondées en matière de santé publique.

Activités de Santé Canada

La Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits de Santé Canada appuie la prestation des services de santé publique et de promotion de la santé auprès des collectivités vivant dans les réserves et des collectivités inuites, et fournit des services ciblés à l'extérieur des réserves et dans les centres urbains. Elle offre des médicaments, des services dentaires et des services de santé connexes, peu importe la résidence. La Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits offre également des services de soins primaires dans les réserves éloignées et isolées où aucun service provincial n'est pas facilement accessible. À compter de mai 2008, la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits a financé plus de 500 établissements de santé partout au pays, y compris 74 postes de soins infirmiers, 222 centres de santé, 41 centres de traitement des dépendances à l'alcool et à d'autres drogues, ainsi que 9 centres de lutte contre l'abus de solvants. Des soins à domicile et communautaires ont été offerts dans 600 collectivités, et des soins de santé primaires ont été offerts dans environ 200 collectivités éloignées.

Les programmes de santé des Premières nations et des Inuits sont offerts partout au pays par le biais d'un effort commun du siège social et des employés régionaux travaillant en partenariat avec les collectivités des Premières nations et des Inuits. Des bureaux régionaux sont situés dans chaque province, à l'exception des provinces de l'Atlantique, qui sont représentées par la région de l'Atlantique à Halifax, en Nouvelle-Écosse. La Région du Nord (anciennement le Secrétariat du Nord) - située à Ottawa et à Whitehorse - est responsable des programmes des Territoires du Nord-Ouest, du Yukon et du Nunavut. Chaque région possède des caractéristiques uniques. Les employés de la santé des Premières nations et des Inuits à l'échelle régionale (membres de la Direction générale des régions et des programmes) jouent un rôle essentiel afin de veiller à ce que les programmes et les services répondent efficacement aux besoins des collectivités à l'intérieur de leur ressort.

Pour jouer son rôle efficacement, la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, tout comme les collectivités des Premières nations et des Inuits, doit avoir accès à des renseignements sur l'état de santé de la population, les déterminants de la santé et les facteurs de risque. À cette fin, les bureaux régionaux recueillent et déclarent des données de diverses sources. Les territoires ne sont pas tenus de préparer des rapports sur les statistiques démographiques puisqu'ils sont responsables des soins de santé primaires; toutefois, les programmes financés par la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, y compris la lutte contre les maladies transmissibles et les initiatives axées sur la salubrité de l'environnement, doivent respecter des exigences obligatoires relatives à l'établissement de rapports.

La lutte contre les maladies transmissibles comprend l'élaboration de rapports sur les niveaux d'immunisation (par âge, sexe et antigène). Ces rapports peuvent être exigés en vertu des règlements provinciaux. Dans le cas des maladies pouvant entraîner une épidémie, les bureaux provinciaux, territoriaux et régionaux doivent être avisés à l'intérieur de 24 heures. Il importe de noter que les lois en appui de la lutte contre les maladies transmissibles sont sous la compétence des gouvernements provinciaux et territoriaux.

Les renseignements sur la salubrité de l'environnement, en relation avec les programmes de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, comprennent le nombre total et le pourcentage des établissements qui répondent aux normes provinciales, territoriales ou fédérales afférentes à la santé et à l'environnement sur les plans des services de restauration, d'approvisionnement en eau, des eaux usées et des déchets, de la pollution et des substances dangereuses. À l'intérieur de 24 heures, les collectivités doivent aussi aviser Santé Canada de tout danger pour l'environnement ou toute condition risquant d'avoir une incidence néfaste sur l'environnement, y compris les mesures visant à corriger la situation.

Pour plus de renseignements au sujet du rôle passé ou actuel de Santé Canada relatif à la prestation des services aux Premières nations et aux Inuits, veuillez visiter le site Web de la Direction générale à http://www.hc-sc.gc.ca/ahc-asc/branch-dirgen/fnihb-dgspni/services-fra.php.

Activités provinciales et territoriales

Les soins de santé au Canada sont principalement sous la compétence provinciale et territoriale. À ce titre, les Premières nations et les Inuits obtiennent une grande partie de leurs soins par le biais des systèmes de santé provinciaux et/ou territoriaux, y compris les hôpitaux ou les médecins en cabinet privé. Les données concernant ces soins sont tenues dans les bases de données provinciales et territoriales. En règle générale, les Premières nations vivant dans les réserves n'ont pas accès à d'autres services de santé (tels que les soins dentaires, les ordonnances et les fournitures médicales) de même qu'aux services paramédicaux situés à l'extérieur des hôpitaux (tels que les services de santé mentale, la prévention communautaire et les soins à domicile) par le biais des gouvernements provinciaux. Le coût de ces services de santé supplémentaires relève de la compétence fédérale, en vertu de la politique de Santé Canada. Par exemple, le gouvernement fédéral rémunère les professionnels de la santé tels que les dentistes, les thérapeutes dentaires et les optométristes qui offrent des services aux collectivités éloignées et isolées en fonction des visites, ou paye pour les Premières nations et les Inuits qui voyagent vers de plus grands centres aux fins de soins spécialisés et/ou d'urgence.

Tendances de la population par âge et par sexe

Lorsqu'on surveille la santé des Premières nations et qu'on la compare à l'ensemble de la population canadienne, on doit tenir compte des différences dans la composition de la population. Ainsi, la répartition des Premières nations et celle de l'ensemble de la population canadienne sont présentées ci-après (figure 1).

Figure 1. Répartition par âge chez les Premières nations et la population canadienne, 2002

Figure 1 Répartition par âge chez les Premières nations et la population canadienne (2002)

Source : Projections de la population des Indiens inscrits, 2000-2021, Affaires indiennes et du Nord Canada, 2002; Statistique Canada, CANSIM Tableau 051-0001.

Le ministère des Affaires indiennes et du Nord Canada produit une estimation de la population des Indiens inscrits en fonction du Registre des Indiens. Le Registre des Indiens est une liste de toute personne inscrite comme Indien en vertu de la Loi sur les Indiens. En 2002, la population des Indiens inscrits vivant tant dans les réserves qu'à l'extérieur des réserves était estimée être 717 276*. La proportion des Indiens inscrits vivant dans les réserves (60,3 %) était supérieure à celle des Indiens inscrits vivant à l'extérieur des réserves (39,7 %). Le pourcentage était presque à égalité pour les deux sexes, les femmes étant à 50,8 % et les hommes à 49,2 %. Près de la moitié de la population (49,1 %) avait moins de 25 ans. Les hommes étaient plus nombreux que les femmes dans tous les groupes d'âge de 29 ans ou moins.

La population des Indiens inscrits était plus jeune que l'ensemble de la population canadienne. La répartition de l'âge de la population des Indiens inscrits a marqué un pic entre 0 et 14 ans, représentant 31,7 % de l'ensemble de la population, tandis que la répartition de l'âge de l'ensemble de la population canadienne marquait un pic entre 35 et 49 ans, représentant 24,5 % du total de la population. La différence la plus marquée dans la répartition de la population visait le plus jeune des groupes d'âge (de 0 à 4 ans) alors que la proportion chez la population des Indiens inscrits était presque le double de celle de l'ensemble de la population canadienne (10,5 % contre 5,5 %).

* Ministère des Affaires indiennes et du Nord Canada, 2004. Données ministérielles de base, 2003, Ottawa : Travaux publics et Services gouvernementaux Canada. No au catalogue R12-7/2003F.

Sources et limites des données

Il importe de noter que dans le présent rapport, les données sur l'auto-évaluation de la santé, l'incapacité et les affections de la santé choisies sont tirées de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations et visent la population des Premières nations vivant dans les réserves. Les données afférentes à la tuberculose, au virus de l'immunodéficience humaine, aux co-infections de la tuberculose et du virus de l'immunodéficience humaine, et au virus de l'hépatite C sont tirées de l'Agence de la santé publique du Canada et visent la population autochtone, y compris les Premières nations (Indiens inscrits et non inscrits), les Inuits et les Métis.

Données d'enquêtes

Des données tirées des deux enquêtes ont servi aux analyses dans le présent chapitre, notamment : l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations de 2002-2003 et l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes. L'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations, qui relève du Comité sur la gouvernance de l'information des Premières nations, a été jugée une source de données appropriée en raison de sa population cible (les Premières nations vivant dans les réserves) et du contenu global de l'enquête. Les données nationales de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations sont conservées à l'Assemblée des Premières nations. L'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes est effectuée par Statistique Canada, et a été utilisée dans le présent rapport comme source de données sur l'ensemble de la population afin de les comparer plus facilement aux données de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations de 2002-2003.

L'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations

Les données sur l'auto-évaluation de la santé, la santé mentale et le bien-être, ainsi que la prévalence de l'incapacité et des maladies ont été tirées de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations de 2002-2003. L'utilisation des données a été restreinte à l'enquête auprès des adultes (18 ans et plus) et les résultats ont été tirés directement des données compilées et/ou présentées dans le rapport sur les Résultats de l'enquête sur les enfants, les jeunes et les adultes dans les collectivités des Premières nations2.

L'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations est la seule enquête nationale sur la santé au Canada gérée par les Premières nations. L'enquête recueille des données détaillées sur la santé et le bien-être des Premières nations au Canada. Ainsi, le questionnaire de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations vise entre autres les déterminants de la santé, les comportements liés à la santé, la santé physique ainsi que le mieux-être personnel et communautaire. L'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations a été lancée comme enquête pilote en 1997, son premier cycle ayant été effectué en 2002-2003. Les estimations d'échantillonnage étaient fondées sur le compte du Registre des Indiens du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien afférent aux personnes vivant dans des réserves ou des terres de la Couronne. Étant donné que les estimations d'échantillonnage de l'enquête étaient fondées sur le Registre des Indiens, un registre officiel des Indiens inscrits au Canada, il importe de noter que lorsque le libellé « Premières nations vivant dans les réserves » est utilisé dans le présent rapport, cela vise la population des Indiens inscrits vivant dans les réserves. Des échantillons cibles ont été adoptés afin d'assurer une estimation fiable des groupes particuliers selon le sexe et l'âge pour une analyse longitudinale à l'échelle régionale et une analyse transversale à l'échelle infrarégionale.

Dans l'ensemble, l'enquête a utilisé une méthode d'échantillonnage stratifié à deux volets : 1) la sélection des collectivités échantillons ayant des probabilités égales dans chacune des tranches de taille à l'intérieur de chacune des sous-régions, puis 2) la stratification de chacune des collectivités en fonction du sexe et de l'âge et un échantillonnage aléatoire des personnes à l'intérieur des groupes d'âge et de sexe3. Pour chacune des sous-régions, des estimations transversales ont été dérivées pour chaque groupe d'âge et de sexe. Un suréchantillonnage d'adultes de 55 ans et plus a été intégré afin d'augmenter de 5 % à 10 % la représentation du groupe à l'intérieur du groupe des 18 ans et plus. La méthode d'échantillonnage veillait à la représentation fiable de la taille variée des collectivités (grande, moyenne et petite). Les collectivités de moins de 75 personnes ont été exclues (environ 11 % de toutes les collectivités). Un questionnaire national, composé de trois composantes - adulte, jeune et enfant - a été administré comme élément fondamental commun. Des modules régionaux ont été élaborés pour sept des dix provinces. Ces modules ont été administrés immédiatement après le questionnaire national. Les réponses individuelles ont été pondérées de façon à refléter plus précisément la population par échantillon.

Dans l'ensemble, 238 collectivités des Premières nations ont participé à l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations3. Au total, 22 602 questionnaires ont été remplis, ce qui comprend 10 962 adultes, 4 983 jeunes et 6 657 enfants. Les trois sondages réunis représentaient 5,9 % des Premières nations vivant dans des collectivités des Premières nations au Canada, la couverture allant de 2,1 % en Ontario à 53,8 % à Terre-Neuve-et-Labrador. L'échantillon final (N=22 602) représente 80,2 % de l'échantillon cible prévu (N=28 178). Il comprend des Premières nations vivant dans des logements privés des collectivités des Premières nations dans dix provinces et deux territoires, mais exclut le Nunavut et les résidents des logements collectifs. Un échantillon à l'extérieur des réserves estimé à moins de 1 % de l'échantillon total a été intégré. Cela tenait compte des Premières nations vivant temporairement à l'extérieur des réserves et vivant près des limites des réserves qui avaient accès aux services dans les réserves. Deux sous-régions des Premières nations n'ont pas participé, particulièrement les Cris de la baie James au Nord du Québec et les Innus du Labrador. Ensemble, ces sous-régions représentent 10 des 607 collectivités cibles.

Les limites potentielles de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations de 2002-2003, identifiées dans un examen indépendant de Harvard4, comprennent l'exclusion des Premières nations vivant dans des collectivités à l'extérieur des réserves et dans des collectivités de moins de 75 personnes, la taille insuffisante de l'échantillon pour une analyse des données dans des collectivités plus petites et la variation régionale du niveau de représentation des collectivités des Premières nations.

Une description plus détaillée de la méthodologie utilisée et des limites de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations de 2002-2003 est présentée dans le Rapport sur les processus et les méthodes3.

Enquête sur la santé des collectivités canadiennes

L'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes est une enquête transversale effectuée par Statistique Canada. Elle recueille des données sur l'état de santé (par exemple la prévalence des maladies), l'utilisation des soins de santé et les déterminants de la santé (par exemple l'état du tabagisme, la consommation excessive d'alcool, les pratiques liées à la santé sexuelle) chez la population canadienne5. Le cycle de l'enquête est de deux ans. La première année du cycle consiste en une enquête à grand échantillon sur la santé de l'ensemble de la population, tandis que la deuxième année consiste en une enquête de moins grande envergure visant à fournir des résultats à l'échelle provinciale sur des sujets de santé particuliers. Le présent rapport utilise des données tirées du cycle 1.2 (enquête de moindre envergure) sur la santé mentale et le bien-être effectué en 2002, et du cycle 2.1 (enquête générale) effectué en 2003.

Le cycle 1.2 de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes a recueilli des données sur des personnes de 15 ans et plus vivant dans des logements occupés privés dans 10 provinces. Le cycle 2.1 de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes a recueilli des données sur des personnes de 12 ans et plus vivant dans des logements occupés privés dans toutes les provinces et tous les territoires. La base d'échantillonnage des deux cycles a omis les personnes vivant dans des réserves indiennes ou des terres de la Couronne, les pensionnaires d'un établissement institutionnel, les membres à temps plein des Forces armées canadiennes, et les résidents de certaines régions éloignées. De plus, le cycle 1.2 excluait les résidents de trois territoires5,6 .

Comparaison de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations et de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes

Afin de mieux comprendre la santé de la population des Premières nations, on compare souvent des indicateurs de l'état de santé (par exemple la prévalence, l'incidence) à des indicateurs équivalents chez la population canadienne. À ce titre, des données tirées de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes ont été utilisées dans le présent rapport pour comparer les données sur l'ensemble de la population aux données tirées de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations de 2002-2003. Aux fins du présent rapport, cette population vise l'ensemble de la population canadienne.

Dans le présent rapport nous utilisons des résultats qui avaient été préparés pour le rapport sur les Résultats de l'enquête sur les adultes, les jeunes et les enfants dans des collectivités des Premières nations2 et/ou qui avaient été présentés dans ce dernier. Aucune analyse ou manipulation supplémentaire des données de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations n'a été effectuée. L'instrument de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations visant les adultes recueille des données sur des personnes de 18 ans et plus. Comme le cycle 2.1 de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes vise des personnes de 12 ans et plus et que le cycle 1.2 vise des personnes de 15 ans et plus, les données de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (à l'exception des données sur l'incapacité) ont été limitées à la population de 18 ans et plus afin de les comparer directement aux données de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations sur les adultes des Premières nations.

En règle générale, les questions de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes et de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations sur l'état de santé étaient assez semblables pour permettre une comparaison directe entre les deux enquêtes. Cependant, dans certains cas, il a été nécessaire de recoder les catégories de réponses de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes afin d'effectuer de telles comparaisons.

Les données sur l'incapacité chez les Premières nations et l'ensemble de la population canadienne ont été tirées directement du rapport sur les Résultats de l'enquête sur les adultes, les jeunes et les enfants dans des collectivités des Premières nations2. Lorsque l'on interprète ces données, il importe de noter que la définition de l'incapacité dans l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes diffère un peu de celle de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations, ce qui sera précisé davantage ci-après. De même, l'âge des répondants utilisé dans la présente analyse n'était pas le même, notamment l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes visait des adultes de 20 ans et plus tandis que l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations visait des adultes de 18 ans et plus. On doit être prudent lorsque l'on compare la prévalence de l'incapacité dans ces deux enquêtes.

En plus des nuances dans les définitions de l'incapacité, d'autres redressements ont été effectués dans le but d'établir des comparaisons significatives entre les Premières nations et l'ensemble de la population canadienne. Plus particulièrement, la prévalence de l'incapacité et des affections de la santé choisies a été normalisée selon l'âge au moyen d'une méthode de normalisation directe telle qu'elle est présentée dans le rapport sur les Résultats de l'enquête sur les adultes, les jeunes et les enfants dans des collectivités des Premières nations2. Les totaux normalisés selon l'âge ont été calculés en multipliant le taux de prévalence par âge des adultes des Premières nations par le nombre total de personnes de ces âges dans l'ensemble de la population en 2001, afin d'établir le nombre de personnes dans l'ensemble de la population qui sont prévues souffrir de ces affections de la santé choisies selon les catégories d'âge en fonction des taux des Premières nations. Le groupe d'âge de 18 à 19 ans était le plus jeune des groupes d'âge utilisés. Par après, des groupes d'âge par tranches de cinq ans ont été utilisés. Les chiffres prévus ont ensuite été ajoutés de façon à obtenir le nombre total des personnes dans l'ensemble de la population qui devaient souffrir des affections de la santé choisies si les taux des Premières nations se poursuivaient. Ce total a été divisé par la population totale des adultes de 20 ans et plus.

Dans le fichier des microdonnées à grande diffusion de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, les répondants ont été regroupés par groupes d'âge en tranches de cinq ans à compter de 15 ans. Le fichier des microdonnées à grande diffusion n'a pas favorisé la désagrégation des 18 à 19 ans par rapport aux groupes de 15 à 19 ans et par conséquent, le groupe de 20 à 24 ans a été choisi comme le groupe d'âge le plus jeune. Outre cette exception, la méthode de normalisation directe utilisée eu égard aux données de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes était la même que celle utilisée eu égard aux données de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations. Toutefois, il importe de noter que la normalisation de la population des Premières nations fournirait peut-être une meilleure estimation du fardeau excessif des maladies dominantes dans la population des Premières nations par rapport à l'ensemble de la population canadienne.

Comparaison des définitions de l'incapacité : l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes et l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations

L'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes a défini l'incapacité chez les répondants ayant indiqué que les activités ou le genre d'activités auxquelles ils pouvaient participer à la maison, au travail ou à l'école, ou d'autres activités (telles que les loisirs ou les voyages) avaient été diminuées en raison d'un problème ou d'un état de santé de longue durée. L'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations a défini l'incapacité chez les répondants ayant indiqué qu'en raison d'un trouble physique ou mental ou d'un problème de santé, ils étaient limités dans le genre ou le nombre d'activités auxquelles ils pouvaient participer à la maison, au travail ou à l'école, ou dans d'autres activités telles que les loisirs ou les voyages. On doit veiller à ne pas confondre le terme incapacité aux termes déficience et désavantage. L'incapacité concerne la capacité limitée d'accomplir des activités quotidiennes, tandis que la déficience correspond à une anomalie anatomique ou physiologique (qui risque ou non d'entraîner une incapacité), et le désavantage limite l'accomplissement d'un rôle social, compte tenu de l'âge et du sexe de la personne.

Source : Classification internationale des déficiences, incapacités et désavantages. Un manuel des classifications des conséquences des maladies. Genève : Organisation mondiale de la santé, 1980.

Autres sources

La tuberculose

L'information sur la tuberculose et sur la co-infection de la tuberculose et du virus de l'immunodéficience humaine a été adaptée à partir de La tuberculose au Canada, 2004, une publication de la prévention et du contrôle de la tuberculose, l'Agence de la santé publique du Canada7. Cette publication fournit des renseignements sur de nouveaux cas de tuberculose actifs et récurrents déclarés par toutes les provinces et territoires à la prévention et du contrôle de la tuberculose par l'entremise du Système canadien de déclaration des cas de tuberculose. Le rapport comprend des données sur l'ensemble des cas de tuberculose et sur le taux des cas afférents à des démographies (par exemple l'origine, le sexe, l'âge) et à des caractéristiques cliniques (par exemple le lieu du diagnostic). Les cas déclarés sont répartis selon les groupes d'âge suivants : les peuples autochtones nés au Canada (les Indiens inscrits, les Indiens non inscrits, les Inuits et les Métis), les personnes non-autochtones nées au Canada et à l'étranger. De 2000 à 2004, 8 397 nouveaux cas et cas récurrents ont été déclarés au Système canadien de déclaration des cas de tuberculose; les données sur l'origine ou l'ethnicité étaient disponibles dans 98 % des cas.

Le Système canadien de déclaration des cas de tuberculose recueille aussi des données sur la co-infection au virus de l'immunodéficience humaine pour tous les cas de tuberculose déclarés. Cependant, en 2004, l'état du virus de l'immunodéficience humaine était uniquement connu dans 23,2 % des cas de tuberculose déclarés7. À ce titre, la prévalence de la co-infection de la tuberculose-virus de l'immunodéficience humaine déclarée est susceptible d'être surestimée, le gauchissement étant plutôt vers le testage des personnes affichant des facteurs de risque co-existants pour une infection au virus de l'immunodéficience humaine.

Le virus de l'immunodéficience humaine

L'Agence de la santé publique du Canada utilise deux sources pour caractériser l'épidémie du virus de l'immunodéficience humaine/syndrome de l'immunodéficience acquise au Canada :

  • le calcul des estimations de la prévalence et de l'incidence du virus de l'immunodéficience humaine;
  • les données sur la surveillance du virus de l'immunodéficience humaine à partir des rapports sur le dépistage du virus de l'immunodéficience humaine positif.

Des estimations de l'incidence et de la prévalence du virus de l'immunodéficience humaine à l'échelle nationale visent des personnes chez qui on a posé un diagnostic ou non, tandis que les données sur la surveillance du virus de l'immunodéficience humaine à l'échelle nationale visent uniquement les personnes chez qui on a posé un diagnostic.

L'estimation de la prévalence et de l'incidence du virus de l'immunodéficience humaine chez les Autochtones au Canada a été tirée de l'étude de Boulos, et coll8. Le nombre de cas de prévalence et d'incidence du virus de l'immunodéficience humaine a été évalué à l'aide d'une méthodologie complexe qui intègre plusieurs sources de données, y compris les données sur la surveillance du virus de l'immunodéficience humaine, et qui jumelle plusieurs méthodes de modélisation. Les méthodes de modélisation comprennent la multiplication des taux de prévalence ou d'incidence du virus de l'immunodéficience humaine en liant la temporisation des tests positifs du virus de l'immunodéficience humaine à la temporisation de l'infection et du comportement au moment du test, et une combinaison de ces deux méthodes. Les estimations afférentes aux personnes autochtones ont été tirées des données sur l'identité des Autochtones présentées dans les données sur la surveillance à l'échelle nationale. Comme il en est le cas pour toutes les procédures et les méthodologies statistiques, les estimations qui en découlent présentent un certain niveau d'incertitude, mais il a été déterminé que ces estimations brossent une image plausible de l'état de l'épidémie au Canada. La Le lien suivant vous amène à un autre site Web publication présente des renseignements plus approfondis sur la méthodologie et ses limites (http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/ccdr-rmtc/06vol32/rm3215a-fra.php).

L'Agence de la santé publique du Canada recueille des données sur la surveillance du virus de l'immunodéficience humaine à l'échelle nationale; ces dernières sont fondées sur des rapports de tests positifs du virus de l'immunodéficience humaine de chaque province et territoire. Certaines de ces données sont analysées et résumées dans un rapport annuel de l'Agence de la santé publique du Canada portant sur la surveillance, avec la publication Actualités en épidémiologie sur le virus de l'immunodéficience humaine-syndrome de l'immunodéficience acquise, qui met à jour les données courantes sur l'état de l'épidémie du virus de l'immunodéficience humaine/syndrome de l'immunodéficience acquise chez les Canadiennes et les Canadiens, y compris les personnes autochtones9. Il importe de noter que lorsque les données sur la surveillance du virus de l'immunodéficience humaine/syndrome de l'immunodéficience acquise sont résumées par l'Agence de la santé publique du Canada, une convention d'établissement de rapports panautochtone est utilisée de façon à ce que les Premières nations, les Inuits et les Métis soient groupés. Il importe aussi de noter que les données du rapport sur la surveillance sont fondées sur les rapports des personnes chez qui on a posé un diagnostic du virus de l'immunodéficience humaine au Canada; l'ethnicité a été intégrée à seulement 29,2 % des tests positifs du virus de l'immunodéficience humaine déclarés à l'Agence de la santé publique du Canada entre 1998 et 2006. En outre, la magnitude de l'épidémie du virus de l'immunodéficience humaine chez les personnes autochtones est sous-estimée. La publication Le lien suivant vous amène à un autre site Web Actualités en épidémiologie sur le virus de l'immunodéficience humaine/syndrome de l'immunodéficience acquise est affichée sur le site Web de l'Agence de la santé publique du Canada à : http://www.phac-aspc.gc.ca/aids-sida/publication/index-fra.php.

Le virus de l'hépatite C

Les données sur les infections du virus de l'hépatite C ont été présentées antérieurement10 et proviennent du Système de surveillance accrue des souches de l'hépatite. Ce programme de surveillance accrue consiste en une activité continue visant à mieux comprendre le tracé de l'infection au virus de l'hépatite C chez la population canadienne. Des précisions au sujet du Le lien suivant vous amène à un autre site Web Système de surveillance accrue des souches de l'hépatite sont affichées sur le site Web de l'Agence de la santé publique du Canada : http://www.phac-aspc.gc.ca/hcai-iamss/bbp-pts/sys-fra.php.

Les données sur l'infection au virus de l'hépatite C10 couvrent la période de 1999 à 2004 et ont été recueillies dans six sites d'unités sentinelles partout au pays, notamment : le Service de santé d'Ottawa-Carleton (Ontario); la Edmonton Capital Health Region (Alberta); la Calgary Regional Health Authority (Alberta); la Winnipeg Regional Health Authority (Manitoba); la Vancouver Coastal Health Authority (Colombie-Britannique); le ministère de la Santé et du Mieux-être (Nouveau-Brunswick). Ces lieux couvrent environ 15,7 % de la population canadienne. Selon les données du Recensement de la population de 2001, la proportion des peuples autochtones (Premières nations, Inuits et Métis) dans ces six lieux était environ 4,2 %i.

Un protocole d'accord général et des définitions de cas normalisées ont été élaborés et utilisés par tous les lieux participants, qui ont avisé tous les praticiens et les laboratoires de santé publique et privée dans leur ressort du Système de surveillance accrue des souches de l'hépatite. Les enquêteurs des lieux à chaque endroit ont ensuite reçu de ces laboratoires des données sur tous les nouveaux cas d'hépatite C. On a demandé aux patients ayant récemment acquis une infection virus de l'hépatite C de participer à l'étude par le biais d'un processus d'entrevues.

Les limites possibles de ces données comprennent la sous-estimation de l'incidence réelle du virus de l'hépatite C, puisque les rapports laissent croire que la majorité des patients souffrant d'une hépatite C aiguë ne présentent aucun symptôme; la sous-estimation possible de certains comportements à risque chez les patients ayant nouvellement acquis le virus de l'hépatite C; une non-participation importante à l'entrevue sur les facteurs de risque; et la possibilité d'erreurs de classification.

i. Le présent pourcentage risque d'être une sous-estimation en raison des réserves n'ayant pas participé ou ayant été recensées de façon incomplète et de la sous-couverture du Recensement de la population. Parmi les collectivités recensées, 22 et 30 ont été recensées de façon incomplète dans le Recensement de 2006 et de 2001 respectivement11. Un recensement incomplet a la plus grande incidence sur les données afférentes aux Premières nations et aux personnes inscrites en vertu de la Loi sur les Indiens. Cela et d'autres facteurs méthodologiques12 entraînent des différences entre le compte des Indiens inscrits (623 87013 en 2006 et 558 17514 en 2001), et le compte prévisible des Indiens inscrits (703 80015 en 2001) tel qu'il a été établi par l'Affaires indiennes et du Nord Canada.

Infections transmissibles sexuellement

Pour caractériser le fardeau des infections transmissibles sexuellement au Canada, l'Agence de la santé publique du Canada effectue une surveillance systématique et améliorée. Les données de la surveillance systématique des infections transmissibles sexuellement (la chlamydia, la gonorrhée et la syphilis infectieuse) déclarées à l'échelle nationale sont fondées sur des rapports de diagnostics confirmés en laboratoire provenant des provinces et des territoires. En plus de la capacité d'évaluer le fardeau des infections transmissibles sexuellement au Canada, il est possible d'évaluer les tendances temporelles au moyen des données sur la surveillance systématique en raison du partenariat de longue durée entre l'Agence de la santé publique du Canada et les intervenants provinciaux et territoriaux. Les limites possibles de ces données comprennent la sous-estimation probable du fardeau réel de l'infection, l'instabilité des taux fondés sur un petit nombre de cas, les variations possibles de la définition des cas et des algorithmes des essais en laboratoire parmi les ressorts, et la collecte ou les déclarations inconséquentes de certains éléments de données à l'Agence de la santé publique du Canada par les provinces et les territoires. Par exemple, seulement quatre ressortsii fournissent des renseignements sur l'identité des Autochtones, et la ventilation de l'identité autochtone est différente, et par conséquent n'est pas directement comparable parmi ces ressorts. En conséquence, les données sur la surveillance systématique devraient être interprétées prudemment. Des précisions sur la surveillance améliorée chez les jeunes de la rue sont affichées sur le Le lien suivant vous amène à un autre site Web site Web de l'Agence de la santé publique du Canada à : http://www.phac-aspc.gc.ca/sti-its-surv-epi/youth-jeunes-fra.php.

ii. Pour assurer la confidentialité, ces ressorts ne sont pas identifiés.

Comparaisons

Les indicateurs de l'état de santé de la population des Premières nations sont comparés à ceux de l'ensemble de la population canadienne le cas échéant. Lorsque l'on interprète des mesures, il importe de noter que la structure d'âge de la population des Premières nations diffère de celle de l'ensemble de la population canadienne, puisque la population des Premières nations est plus jeune. Lorsqu'elle est disponible la prévalence des indicateurs de l'état de santé, normalisée selon l'âge, est présentée.

En règle générale, les indicateurs de l'état de santé des Premières nations et de l'ensemble de la population canadienne ont été comparés à l'aide des écarts et des ratios à la fois. Les écarts intègrent la prévalence absolue des indicateurs de l'état de santé, tandis que les ratios présentent uniquement la prévalence relative. Supposons que la prévalence de la maladie A était de 4 % chez les Premières nations et de 1 % chez l'ensemble de la population. Le ratio de prévalence de quatre paraît notable, mais l'écart de la prévalence nous montre que l'écart (la prévalence accrue chez les Premières nations) est seulement de trois points de pourcentage. En revanche, si la prévalence de la maladie B est de 40 % chez les Premières nations et de 20 % chez l'ensemble de la population, le ratio de prévalence ici n'est que de deux, mais l'écart nous montre que la maladie B touche 20 % de plus de population chez les Premières nations par opposition à l'ensemble de la population, et fournit un fondement pour l'estimation de la magnitude de toute intervention nécessaire.

Résultats et discussion

Les limites des sources de données utilisées en égard aux indicateurs de l'auto-évaluation de la santé, de la santé mentale et du bien-être, de l'incapacité et de la prévalence et/ou de l'incidence de la maladie sont présentées à la section intitulée Sources et limites des données.

L'auto-évaluation de la santé, et la santé mentale et le bien-être

L'auto-évaluation de la santé

L'auto-évaluation de la santé ou l'autoperception de la santé est un indicateur du bien-être utilisé fréquemment dans les enquêtes sur la santé. C'est la perception d'une personne par rapport à sa santé globale sur une échelle allant d'excellent à piètre16.

Comme le montre la figure 2, une plus faible proportion des Premières nations vivant dans les réserves déclare être en « excellente » ou en « très bonne » santé comparativement à l'ensemble de la population canadienne. Dans l'ensemble, 79,7 % des Premières nations vivant dans les réserves ont déclaré être en « bonne » ou en « excellente » santé comparativement à 88,0 % de l'ensemble de la population canadienne. Le pourcentage des adultes dans l'ensemble de la population ayant déclaré être en « excellente » santé est de 8,7 points de pourcentage plus élevés que le pourcentage équivalent chez les adultes des Premières nations vivant dans les réserves (22,0 % contre 13,3 %).

Figure 2. Auto-évaluation de la santé chez les Premières nations vivant dans les réserves (2002-2003) et chez l'ensemble de la population canadienne1 (2003), 18 ans et plus

Figure 2 Auto-évaluation de la santé chez les Premières nations vivant dans les réserves (2002-2003) et chez l'ensemble de la population canadienne (2003), 18 ans et plus

1. Le cadre d'échantillonnage de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes exclut les particuliers vivant dans les réserves indiennes et les terres de la Couronne, les pensionnaires d'un établissement institutionnel, les membres des Forces armées à temps plein et les résidents de certaines régions éloignées5.

Nota :
a) Les données de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations et l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes sont fondées sur l'auto-évaluation des répondants.
b) L'addition du total n'est peut-être pas de 100 % en raison de l'arrondissement.

Source : Comité sur la gouvernance de l'information des Premières nations. Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations 2002-2003; Résultats de l'enquête sur les enfants, les jeunes et les adultes dans les collectivités des Premières nations; Assemblée des Premières nations, novembre 2005; Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes 2003.

Bien que l'auto-évaluation de la santé soit une mesure subjective d'évaluer la santé et qu'elle puisse être différente d'un particulier à un autre, elle est utile à l'évaluation de la qualité de vie puisqu'elle fournit un bon résumé de la santé globale. Outre son rôle comme indicateur de la santé globale, l'auto-évaluation de la santé reflète également des aspects de la santé qui ne sont pas saisis par d'autres mesures, notamment : les premières étapes de la maladie, la sévérité de la maladie, les aspects d'un état de santé positif, les réserves physiologiques et psychologiques ainsi que les fonctions sociales et mentales16. La tendance nouvelle affiche une proportion plus élevée des Premières nations dans les trois catégories « moins en santé » (bonne, moyenne, petite) tandis qu'il existe une proportion plus élevée de Canadiens dans les deux catégories « les plus en santé » (excellente, très bonne). Cette tendance est notable, étant donné que la population des Premières nations est plus jeune, et que la prévalence de la maladie ou du mauvais état de santé augmente avec l'âge. Cette tendance peut refléter la prévalence accrue d'autres indicateurs de l'état de santé chez les Premières nations présentés ci-après (par exemple la santé mentale, le bien-être, l'incapacité et les maladies chroniques et infectieuses).

Des études antérieures ont suggéré qu'une piètre santé est corrélée à une hospitalisation subséquente et à la mortalité17 ,18 . Dans un rapport de cette série, les taux de sorties de l'hôpital chez les Premières nations étaient habituellement plus élevés que ceux de la population canadienne comparative pour plusieurs états de santé19. De plus, des données antérieures montrent que les taux de mortalité sont plus élevés chez les Premières nations que les taux de mortalité chez d'autres Canadiens20. Malgré ces constatations, les données laissent croire que certains aspects de la santé des Premières nations s'améliorent au fil du temps, tels la durée de vie et le taux de mortalité21.

La santé mentale et le bien-être

L'un des principes les plus importants à l'intérieur d'un paradigme culturel des Premières nations s'avère la vision, ou les façons de voir2. Visionner le bien-être des Premières nations consiste à explorer l'image complète de la santé, y compris le bien-être physique, mental, émotif et spirituel. Selon des résultats de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations, une grande proportion des Premières nations vivant dans les réserves déclarent sentir un équilibre par rapport à ces quatre aspects de leur vie - 70,9 % déclarent un équilibre physique, 71,0 % déclarent un équilibre émotif, 75,0 % déclarent un équilibre mental et 69,0 % déclarent un équilibre spirituel (les données ne sont pas affichées)2. Malgré les rapports afférents à l'équilibre, 30,1 % des répondants de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations déclarent avoir vécu une période de leur vie où ils se sentaient tristes, broyaient du noir ou étaient déprimés pendant deux semaines consécutives ou plus. De plus, 30,9 % des adultes chez les Premières nations vivant dans les réserves déclarent avoir eu des idées suicidaires, tandis que 15,8 % déclarent avoir tenté de se suicider au moins une fois dans leur vie. La prévalence d'avoir eu des idées suicidaires ou d'avoir tenté de se suicider était plus faible dans l'ensemble de la population canadienne, 13,4 % et 3,2 % respectivement (les données ne sont pas affichées)6. Des différences entre les sexes étaient apparentes en matière de suicide chez la population des Premières nations, une plus grande proportion des femmes ayant déclaré qu'elles avaient tenté de se suicider au moins une fois dans leur vie comparativement aux hommes (18,5 % contre 13,1 %)2. Bien que selon les données, les tentatives de suicide étaient plus fréquentes chez les femmes des Premières nations, les tentatives de suicide chez les hommes étaient plus susceptibles d'entraîner la mort22.

Plusieurs facteurs influent sur la santé mentale et le bien-être, y compris l'éducation, l'emploi, le soutien personnel et les relations23. De plus, on estime que des facteurs historiques, comme les séquelles du régime des pensionnats, ont peut-être façonné la santé mentale des peuples autochtones24. Les données suggèrent que le taux de suicide chez les Premières nations est plus élevé que chez l'ensemble de la population canadienne25 ,26 . Par exemple, des données de 2000 montrent que le taux de suicide chez les Premières nations était deux fois plus élevé que le taux chez l'ensemble de la population canadienne (24 contre 12 par 100 000 habitants)26. Cependant, il importe de noter que ces taux présentent d'importantes variations, selon la collectivité. Les suicides peuvent avoir lieu en groupes, soit par période ou région géographique, donnant lieu à des taux nationaux plus élevés27. Certaines collectivités affichent des taux de suicide beaucoup plus élevés tandis que d'autres en affichent très peu. Une enquête sur les facteurs particuliers d'une collectivité liés au suicide aidera peut-être à brosser une meilleure image de la prévalence du suicide27. Santé Canada compte plusieurs programmes visant à améliorer la santé mentale et le bien-être. Le site http://www.hc-sc.gc.ca/fniah-spnia/pubs/aborig-autoch/2007_compendium/index-fra.php offre des renseignements au sujet de ces programmes.

La prévalence de l'incapacité

La présente section examine la prévalence de l'incapacité (non rectifiée et rectifiée selon l'âge) chez les adultes des Premières nations vivant dans les réserves (18 ans et plus) comparativement à l'ensemble de la population canadienne (20 ans et plus). L'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations définit les répondants comme ayant une incapacité s'ils ont déclaré qu'en raison d'un trouble physique ou mental ou d'un problème de santé, ils étaient limités dans le genre ou le nombre d'activités auxquelles ils pouvaient participer à la maison, au travail ou à l'école, ou dans d'autres activités telles que les loisirs ou les voyages. L'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes a défini l'incapacité chez les répondants ayant indiqué que les activités ou le genre d'activités auxquelles ils pouvaient participer à la maison, au travail ou à l'école, ou autres activités (telles que les loisirs ou les voyages) avaient été diminuées en raison d'un problème ou d'un état de santé de longue durée. Ainsi, les répondants ont été identifiés comme souffrant d'une incapacité s'ils ont déclaré qu'un état de santé limitait ou réduisait leur niveau d'activités.

Près de un quart (22,9 %) des adultes chez les Premières nations vivant dans les réserves ont déclaré avoir au moins une incapacité (figure 3). De plus, chez les adultes des Premières nations vivant dans les réserves, la proportion des personnes ayant déclaré souffrir d'une incapacité augmentait sensiblement avec l'âge. Plus particulièrement, les répondants de 18 à 29 ans ont déclaré la plus faible prévalence de l'incapacité (13,1 %), tandis que les répondants de 60 ans et plus ont déclaré le taux de prévalence de l'incapacité le plus élevé (49,7 %).

Figure 3. Prévalence de l'incapacité chez les Premières nations de 18 ans et plus vivant dans les réserves, par groupe d'âge, 2002-2003

Prévalence de l'incapacité chez les Premières nations de 18 ans et plus vivant dans les réserves, par groupe d'âge (2002-2003)

Nota :
Les données de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations sont fondées sur l'auto-évaluation des répondants.

Source : Comité sur la gouvernance de l'information des Premières nations; l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations 2002-2003; Résultats de l'enquête sur les enfants, les jeunes et les adultes dans les collectivités des Premières nations; Assemblée des Premières nations, novembre 2005.

Puisque la population des Premières nations est plus jeune que l'ensemble de la population canadienne, la prévalence de l'incapacité normalisée selon l'âge a été calculée pour donner lieu à des comparaisons significatives2. La prévalence de l'incapacité déclarée chez les adultes des Premières nations vivant dans les réserves (28,5 %) était semblable à la prévalence dans l'ensemble de la population canadienne (25,8 %) (figure 4). La tendance observée était la même pour les deux sexes; les hommes et les femmes des Premières nations (25,7 % et 31,3 %, respectivement) ont déclaré une prévalence de l'incapacité normalisée selon l'âge semblable à celle déclaré par les hommes et les femmes dans l'ensemble de la population canadienne (23,2 % et 28,2 %, respectivement).

Figure 4. Prévalence de l'incapacité normalisée selon l'âge1, chez les Premières nations vivant dans les réserves2 (2002-2003) et chez l'ensemble de la population canadienne3 (2003), adultes

Figure 4 Prévalence de l'incapacité normalisée selon l'âge, chez les Premières nations vivant dans les réserves (2002-2003) et chez l'ensemble de la population canadienne (2003), adultes

1. La population de 2001 au Canada a été utilisée comme population-type dans le calcul des taux normalisés selon l'âge.
2. Comprend les répondants de 18 ans et plus.
3. Le cadre d'échantillonnage de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes exclut les personnes vivant dans les réserves indiennes et dans les terres de la Couronne, les pensionnaires dans des établissements institutionnels, les membres à temps plein des Forces armées canadiennes, et les résidents de certaines régions éloignées5. Comprend les répondants de 20 ans et plus.

Nota :
a) Les données de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations et de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes sont fondées sur l'auto-évaluation des répondants.
b) On doit être prudent lorsqu'on compare la prévalence de l'incapacité chez les populations en raison des différences sur les plans de l'enquête et de la méthodologie.

Source : Comité sur la gouvernance de l'information des Premières nations; l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations 2002-2003; Résultats de l'enquête sur les enfants, les jeunes et les adultes dans les collectivités des Premières nations; Assemblée des Premières nations, novembre 2005; Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes 2003, telle qu'elle est citée dans le Comité sur la gouvernance de l'information des Premières nations 2005.

Les mesures de l'incapacité présentées dans le présent rapport ont l'avantage d'être sans diagnostic (c.-à-d. qu'une personne n'est pas tenue de déclarer une incapacité diagnostiquée par un médecin), donnant lieu à une estimation plus précise. La définition utilisée intègre aussi les effets des diverses affections dont peut souffrir une personne. En exprimant la capacité d'une personne à réaliser des activités de vie quotidienne, les données visent l'indépendance et la qualité de vie liée à la santé. Conformément aux rapports sur l'incapacité chez la population canadienne, la prévalence de l'incapacité chez les Premières nations vivant dans les réserves augmente avec l'âge, probablement en raison des facteurs liés au vieillissement, par exemple, la prévalence accrue de plusieurs maladies et d'états chroniques, et le risque accru d'accidents2,28. Toutefois, des données additionnelles de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations montrent, qu'en général, les adultes des Premières nations souffrant d'une incapacité déclarent un niveau de santé, de revenu et d'emploi moins élevé2.

La prévalence et/ou l'incidence de la maladie

Les affections de la santé choisies

La présente section examine l'auto-évaluation de la prévalence (non rectifiée et rectifiée selon l'âge) des états de santé que doivent affronter les Premières nations vivant dans les réserves, y compris la comparaison à l'ensemble de la population. Les résultats relatifs aux affections de longue durée sélectionnées sont présentés de façon succincte tandis que le diabète, la tuberculose, le virus de l'immunodéficience humaine et les infections au virus de l'hépatite C ainsi que les infections transmissibles sexuellement font l'objet d'une étude plus approfondie.

Selon les données de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations, une faible proportion des adultes des Premières nations vivant dans les réserves (moins de 5 %) a déclaré avoir eu un diagnostic de bronchite chronique, de cancer, des effets d'un accident vasculaire cérébral ou d'emphysème. Les états ayant été déclarés le plus souvent (de 5 à 25 %) sont l'asthme, le diabète, les cardiopathies, et l'hypertension artérielle2.

En règle générale, la prévalence des affections de la santé choisies normalisées selon l'âge pour lesquels des données comparatives sont disponibles est plus élevée chez les adultes des Premières nations vivant dans les réserves que chez les adultes dans l'ensemble de la population canadienne (figure 5). De petits écarts ont été notés dans le cas des cardiopathies, de l'asthme et de l'hypertension artérielle tandis qu'un écart plus important a été noté dans le cas du diabète.

Figure 5. Prévalence des affections de la santé choisies normalisée selon l'âge1, chez les Premières nations vivant dans les réserves2 (2002-2003) et chez l'ensemble de la population canadienne3 (2003), adultes

Figure 5 Prévalence des affections de la santé choisies normalisée selon l'âge, chez les Premières nations vivant dans les réserves (2002-2003) et chez l'ensemble de la population canadienne (2003), adultes

1. La population de 2001 au Canada a été utilisée comme population-type dans le calcul des taux normalisés selon l'âge.
2. Comprend les répondants de 18 ans et plus.
3. Le cadre d'échantillonnage de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes exclut les personnes vivant dans les réserves indiennes et dans les terres de la Couronne, les pensionnaires dans des établissements institutionnels, les membres à temps plein des Forces armées canadiennes, et les résidents de certaines régions éloignées5 (Voir les Références bibliographiques). Comprend les répondants de 20 ans et plus.
4. Comprend l'hépatite de type A, B et C.
5. Pour l'ensemble de la population canadienne visée par l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, l'emphysème et les maladies pulmonaires obstructives chroniques faisaient l'objet d'une même question. Les maladies pulmonaires obstructives chroniques comprennent la bronchite chronique et l'emphysème.

Nota :
a) Les données de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations et de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes sur la prévalence des maladies sont fondées sur l'auto-évaluation des répondants.
b) Les chiffres afférents à la tuberculose et à l'hépatite dans l'ensemble de la population canadienne ne sont pas disponibles et sont indiqués s/o.

Source : Comité sur la gouvernance de l'information des Premières nations; l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations 2002-2003; Résultats de l'enquête sur les enfants, les jeunes et les adultes dans les collectivités des Premières nations; Assemblée des Premières nations, novembre 2005; Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes 2003, telle qu'elle est citée dans le Comité sur la gouvernance de l'information des Premières nations 2005.

La prévalence plus élevée, normalisée selon l'âge, des affections de la santé choisies chez la population des Premières nations est peut-être attribuable à la prévalence plus élevée des facteurs de risque29. La plupart de ces maladies chroniques affichent des facteurs de risques similaires (par exemple le tabagisme, l'obésité), et en règle générale, ces facteurs de risque sont davantage prévalents chez la population des Premières nations que chez l'ensemble de la population canadienne29. Par exemple, l'obésité est un problème important davantage reconnu au Canada, et sa prévalence est également particulièrement élevée chez la population des Premières nations. L'obésité est un facteur de risque lié à l'hypertension artérielle, aux coronaropathies et à certains cancers, et sa présence augmente le risque du diabète et des complications qui en découlent30. En plus des facteurs de risque individuels tels que le tabagisme et l'obésité, des facteurs économiques et sociaux et des facteurs environnementaux peuvent aussi jouer un rôle, comme le suggère un rapport de la présente série29. Les données de la présente série montrent que les peuples des Premières nations affichent un niveau d'éducation inférieur, des revenus plus faibles et des conditions de logement moins bonnes par rapport à la population canadienne.

Le diabète

Depuis les années 1980, le diabète a été identifié comme étant un problème de santé important chez les populations autochtones, particulièrement les Premières nations30. Cette maladie présente toujours un défi important et croissant pour ces populations.

La prévalence brute, ou non normalisée, des adultes des Premières nations vivant dans les réserves ayant eu un diagnostic de diabète est de 14,5 %2. Comme il a été noté ci-dessus, selon les résultats de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations, l'auto-évaluation de la prévalence du diabète normalisée selon l'âge chez les adultes des Premières nations vivant dans les réserves était de 19,7 %, notamment 14,5 points de pourcentage plus élevés que la prévalence normalisée selon l'âge dans l'ensemble de la population canadienne (5,2 %).

Parmi les peuples des Premières nations vivant dans les réserves ayant eu un diagnostic de diabète au cours de leur vie, la plus grande proportion (78,2 %) ont eu un diagnostic de diabète de type 2. Une plus faible proportion des personnes ayant eu un diagnostic de diabète ont appris qu'elles souffraient du diabète de type 1 (9,9 %). De plus, chez les Premières nations vivant dans les réserves, une femme sur huit (11,9 %) a déclaré un diabète gestationnel. Il importe de noter que ces catégories ne sont pas exclusives puisqu'une personne peut recevoir un diagnostic d'un ou de plusieurs types de diabète au cours de sa vie. Par exemple, une femme peut avoir à la fois un diabète gestationnel et un diabète de type 2 pendant deux périodes différentes.

Comme le montre la figure 6, la prévalence du diabète est plus élevée chez les adultes des Premières nations vivant dans les réserves que chez l'ensemble de la population canadienne, pour tous les groupes d'âge. La prévalence du diabète chez les Premières nations vivant dans les réserves augmente de façon constante, et marque un point culminant chez le groupe des 55 à 64 ans. Chez les adultes dans l'ensemble de la population, la prévalence augmente aussi avec l'âge. Le plus grand écart se manifeste dans le groupe des 55 à 64 ans alors que les adultes des Premières nations vivant dans les réserves ayant déclaré souffrir du diabète marquaient 26.5 points de pourcentage de plus que la valeur équivalente dans l'ensemble de la population canadienne (36,4 % contre 9,9 %).

Figure 6. Prévalence du diabète chez les Premières nations vivant dans les réserves (2002-2003) et chez l'ensemble de la population canadienne1 (2003), 25 ans et plus

Figure 6 Prévalence du diabète chez les Premières nations vivant dans les réserves 
(2002-2003) et chez l'ensemble de la population canadienne (2003), 25 ans et plus

1. Le cadre d'échantillonnage de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes exclut les personnes vivant dans les réserves indiennes et dans les terres de la Couronne, les pensionnaires dans des établissements institutionnels, les membres à temps plein des Forces armées canadiennes, et les résidents de certaines régions éloignées5.

Nota :
a) Les données de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations et de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes sur la prévalence du diabète sont fondées sur l'auto-évaluation des répondants à la question « un professionnel de la santé vous a-t-il dit que vous souffrez du diabète? »
b) Les données de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations sur la prévalence du diabète chez les adultes de 18 à 24 ans présentaient une taille d'échantillonnage insuffisante et/ou des chiffres non pondérés et/ou des coefficients de variation élevés. De plus, le fichier de microdonnées à grande diffusion de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes n'a pas facilité la désagrégation des 18 à 19 ans des groupes des 15 à 20 ans. Par conséquent, les données sur la prévalence eu égard au groupe des 18 à 24 ans ont été exclues tant pour la population des Premières nations vivant dans les réserves que l'ensemble de la population canadienne.

Source : Comité sur la gouvernance de l'information des Premières nations; l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations 2002-2003; Résultats de l'enquête sur les enfants, les jeunes et les adultes dans les collectivités des Premières nations; Assemblée des Premières nations, novembre 2005; Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes 2003.

Le diabète est un sérieux enjeu de santé pour les Canadiennes et les Canadiens, et sa prévalence est davantage élevée chez la population des Premières nations. Une prévalence élevée, ainsi que l'apparition de la maladie à un jeune âge, sont susceptibles d'entraîner l'incidence élevée de futures complications liées au diabète, y compris la cécité, la maladie du rein, la cardiopathie et l'accident vasculaire cérébral31.

Dans l'ensemble de la population, lorsque des enfants ont un diagnostic de diabète, c'est surtout de type 1. Toutefois, le diagnostic du diabète de type 2 est davantage fréquent chez les générations plus jeunes des Premières nations32 ,33 ,34 . De plus, une prédisposition génétique au développement du diabète de type 2, l'hypothèse du « phénotype foetal prononcé », a des répercussions pour la population des Premières nations. Cette hypothèse tente d'expliquer comment un ancien mécanisme de survie, qui a évolué pour produire des bébés bien nourris, est devenu une responsabilité moderne entraînant des taux accrus de diabète gestationnel et de type 2 chez des populations susceptibles35 ,36 ,37 ,38 . Cependant, on croit généralement que de bonnes habitudes alimentaires jumelées à une activité physique accrue peuvent aider à réduire le fardeau de la maladie30. Toutefois, il est difficile de former de bonnes habitudes alimentaires, en raison du remplacement des aliments traditionnels par des aliments du marché, dont plusieurs présentent une faible valeur nutritive39. Le revenu, le prix des aliments, la contamination des aliments et l'interaction entre ces facteurs influencent le choix des aliments et les habitudes alimentaires saines. En raison du coût élevé, de la piètre qualité, du manque de variété et de disponibilité des denrées périssables, l'alimentation saine pose un plus grand défi pour les personnes vivant dans des collectivités éloignées et du Nord39.

L'abandon des styles de vie traditionnels, ainsi que la diminution de l'activité physique, donnant lieu à des taux accrus de surcharge pondérale et d'obésité, contribuent peut-être aux taux plus élevés du diabète30. Une façon de prévenir le diabète consiste à favoriser et à appuyer la consommation d'aliments traditionnels dans le contexte des habitudes alimentaires saines, et à accroître l'activité physique. Le site http://www.hc-sc.gc.ca/fniah-spnia/diseases-maladies/diabete/index-fra.php offre des renseignements sur l'Initiative de Santé Canada sur le diabète chez les Autochtones, qui vise principalement à réduire le diabète de type 2 chez les peuples autochtones par le biais d'une gamme de services de promotion de la santé et de prévention de la maladie.

La tuberculose

L'élaboration de l'antibiothérapie dans les années 1940 et l'amélioration des conditions fondamentales de vie et d'hygiène, le taux des maladies infectieuses, y compris le taux de la tuberculose, ont chuté partout au Canada. La tuberculose n'est plus une des premières causes de décès dans l'ensemble, mais est plutôt concentrée chez des groupes de populations particuliers : les ménages à faible revenu, les aînés, la population née à l'étranger et la population des autochtones40.

En 2004, 1 613 nouveaux cas de tuberculose active et récurrente ont été déclarés au Système canadien de déclaration des cas de tuberculose7. Les peuples non-autochtones nés au Canada et les peuples autochtones nés au Canada (les Indiens inscrits, les Indiens non inscrits, les Inuits et les Métis) représentent 13,3 % et 16,6 % de tous les cas de tuberculose déclarés, respectivement (figure 7), bien que les peuples autochtones représentent seulement 3,8 %iii de la population canadienne selon le Recensement de la population de 200641. Cela reflète un fardeau hors proportion de la tuberculose-infection chez les peuples autochtones nés au Canada. En outre, les Autochtones nés au Canada souffrant de la tuberculose étaient plus jeunes (âge médian de 34 ans) que les non-Autochtones nés au Canada (âge médian de 55 ans), reflétant peut-être la différence d'âge entre les populations autochtones et canadiennes, mais reflétant peut-être aussi différents modes ou différentes probabilités de transmission (par exemple le surpeuplement et la piètre condition des logements). Les hommes représentaient plus de la moitié (54 %) des cas déclarés chez les Autochtones7.

Figure 7. Proportion du nombre total de cas de tuberculose au Canada, selon l'origine, 2004

Figure 7 Proportion du nombre total de cas de tuberculose au Canada, selon l'origine (2004)

N = 1 613 cas

Source : Agence de la santé publique du Canada. La tuberculose au Canada, 2004 : Rapport spécial du Comité canadien de lutte antituberculeuse - La tuberculose parmi les peuples autochtones du Canada, de 2000 à 2004, 2007.

Au cours de la dernière décennie, les taux de tuberculose chez les Indiens inscrits ont été uniformément plus élevés que les taux chez les autres groupes de population (figure 8). En 2004, le taux d'incidence de la tuberculose chez les Indiens inscrits (27,5 par 100 000 habitants) était 5,5 fois plus élevé que le taux canadien (5,0 par 100 000 habitants) et 30,6 fois plus élevé que le taux des non-Autochtones nés au Canada (0,9 par 100 000 habitants)7. La figure 8 montre que depuis 1994, le taux d'incidence a été le plus élevé chez la population des Indiens inscrits. Bien que le taux d'incidence chez cette population ait diminué au fil du temps, il y a toujours des écarts entre la population des Indiens inscrits et les populations des non-Autochtones nés au Canada et nés à l'étranger.

Figure 8. Taux d'incidence brut de la tuberculose au Canada, selon l'origine, 1994-2004

Figure 8 Taux d'incidence brut de la tuberculose au Canada, selon l'origine (1994-2004)

Nota :
Ne comprend pas les cas dont l'origine est inconnue.

Source : Agence de la santé publique du Canada. La tuberculose au Canada, 2004 : Rapport spécial du Comité canadien de lutte antituberculeuse - La tuberculose parmi les peuples autochtones du Canada, de 2000 à 2004, 2007.

Malgré les progrès importants de la lutte antituberculeuse au Canada, le taux d'incidence chez les Indiens inscrits est toujours environ 30 fois plus élevé que le taux chez les non-Autochtones nés au Canada. Il a été suggéré que l'amélioration des conditions socio-économiques, des cas de détection précoce et des connaissances sur la tuberculose, de la vigilance des agents de soins de santé primaires, des soins appropriés et complets, et de la disponibilité des ressources convenables aiderait à réduire davantage le fardeau de la tuberculose chez les Indiens inscrits, les Indiens non inscrits, les Inuits et les Métis7.

iii. Le présent pourcentage risque d'être une sous-estimation en raison des réserves n'ayant pas participé ou ayant été recensées de façon incomplète et de la sous-couverture du Recensement de la population. Parmi les collectivités recensées, 22 et 30 ont été recensées de façon incomplète dans le Recensement de 2006 et de 2001 respectivement11. Un recensement incomplet a la plus grande incidence sur les données afférentes aux Premières nations et aux personnes inscrites en vertu de la Loi sur les Indiens. Cela et d'autres facteurs méthodologiques12 entraînent des différences entre le compte des Indiens inscrits (623 87013 en 2006 et 558 17514 en 2001), et le compte prévisible des Indiens inscrits (703 80015 en 2001) tel qu'il a été établi par l'Affaires indiennes et du Nord Canada

Le virus de l'immunodéficience humaine

Selon une analyse effectuée par l'Agence de la santé publique du Canada, les personnes autochtones (définies comme les Premières nations, les Inuits et les Métis) sont toujours surreprésentées dans l'épidémie du virus de l'immunodéficience humaine au Canada. Selon le Recensement de la population de 2006, les personnes autochtones représentent 3,8 %iv de la population canadienne41, mais représentent environ 7,5 % de toutes les infections au virus de l'immunodéficience humaine prévalentes (en 2005, environ 3 600 à 5 100 personnes autochtones étaient atteintes du virus de l'immunodéficience humaine au Canada). Ce chiffre est plus élevé que l'estimation de 2002 selon laquelle de 3 100 à 4 400 personnes autochtones étaient atteintes du virus de l'immunodéficience humaine, mais représente la même proportion (7,5 %) des infections prévalentes8.

On estime aussi qu'environ 10 % et 9 % des nouvelles infections au virus de l'immunodéficience humaine en 2002 et en 2005 touchaient des personnes autochtones8. Dans l'ensemble, le taux d'infection chez les personnes autochtones est environ 2,8 fois plus élevé que le taux chez les personnes non-autochtones.

L'examen des estimations en fonction de la catégorie d'exposition au virus de l'immunodéficience humaine montre que chez les personnes autochtones, les usagers de drogues par injection représentaient la plus grande proportion des infections au virus de l'immunodéficience humaine (53 %), suivis du contact hétérosexuel (33 %), des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (10 %), et des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes-usagers de drogues par injection ou des personnes qui déclarent les deux catégories (3 %) (figure 9). Toutefois, parmi tous les Canadiens, les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes représentaient la plus importante proportion des nouvelles infections au virus de l'immunodéficience humaine (45 %), suivis du contact hétérosexuel (37 %), des usagers de drogues par injection (14 %) et des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes-usagers de drogues par injection (3 %)8 ,9 .

Figure 9. Répartition de la catégorie d'exposition liée à l'incidence des infections du virus de l'immunodéficience humaine estimées chez les personnes autochtones et chez l'ensemble de la population canadienne, 2005

Figure 9 Répartition de la catégorie d'exposition liée à l'incidence des infections du virus de l'immunodéficience humaine estimées chez les personnes autochtones et chez l'ensemble de la population canadienne (2005)

Source : Agence de la santé publique du Canada. Actualités en épidémiologie virus de l'immunodéficience humaine/syndrome de l'immunodéficience acquise, novembre 2007, Division de la surveillance et de l'évaluation de risques, Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses, Agence de la santé publique du Canada, 2007.

Selon la déclaration des cas du virus de l'immunodéficience humaine, les personnes autochtones reçoivent un diagnostic du virus de l'immunodéficience humaine à un plus jeune âge que les personnes non-autochtones9. Cependant, il importe de noter que l'on a tenu compte de l'ethnicité dans seulement 29,2 % des tests du virus de l'immunodéficience humaine positifs déclarés à l'Agence de la santé publique du Canada entre 1998 et 2006, avec une variation régionale. Les personnes de moins de 40 ans représentaient 70,1 % des rapports des tests du virus de l'immunodéficience humaine chez les personnes autochtones de 1998 à la fin de 2006 (figure 10). Par contre, au cours de la même période, 57,9 % des rapports de tests positifs du virus de l'immunodéficience humaine chez les personnes non-autochtones visaient les personnes de moins de 40 ans. Le plus grand écart, soit 8,2 points de pourcentage, visait le groupe des 20 à 29 ans, alors qu'une plus grande proportion des tests du virus de l'immunodéficience humaine visait des personnes autochtones par rapport aux personnes non-autochtones (27,7 % contre 19,5 %). En revanche, dans le groupe des 50 ans et plus, une plus grande proportion des tests positifs visait les personnes non-autochtones comparativement aux personnes autochtones (14,4 % contre 6,8 %).

Figure 10. Répartition des rapports de dépistage positifs du virus de l'immunodéficience humaine chez les personnes autochtones et chez l'ensemble de la population canadienne, par groupe d'âge, de 1998 au 31 décembre 2006

Figure 10 Répartition des rapports de dépistage positifs du virus de l'immunodéficience humaine chez les personnes autochtones et chez l'ensemble de la population canadienne, par groupe d'âge (1998 au 31 décembre 2006)

Nota :
L'addition du total n'est peut-être pas de 100 % en raison de l'arrondissement.

Source : Agence de la santé publique du Canada. Actualités en épidémiologie virus de l'immunodéficience humaine/syndrome de l'immunodéficience acquise, novembre 2007, Division de la surveillance et de l'évaluation de risques, Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses, Agence de la santé publique du Canada, 2007.

Bien que le virus de l'immunodéficience humaine touche les hommes et les femmes dans la population autochtone9, la différence entre les sexes importe lorsqu'on compare les infections au virus de l'immunodéficience humaine prévalentes chez les populations autochtones et non-autochtones. Entre 1998 et 2006, les femmes non-autochtones représentaient 20,7 % de tous les rapports sur les tests du virus de l'immunodéficience humaine positifs. Toutefois, chez la population autochtone, les femmes représentaient près de la moitié (48,1 %) de tous les rapports sur les tests du virus de l'immunodéficience humaine positifs.

Selon les données de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations, en 2002-2003, un peu plus d'un tiers (34,1 %) de tous les adultes des Premières nations ont déclaré avoir subi un test de dépistage du virus de l'immunodéficience humaine au cours de leur vie2. La proportion des personnes ayant subi un test a diminué régulièrement avec l'âge, passant de 45,1 % chez les 18 à 29 ans et à 13,9 % chez les personnes de 60 ans et plus (figure 11).

Figure 11. Proportion des adultes chez les Premières nations de 18 ans et plus ayant subi un test de dépistage du virus de l'immunodéficience humaine au cours de leur vie, par groupe d'âge, 2002-2003

Figure 11 Proportion des adultes chez les Premières nations de 18 ans et plus ayant subi un test de dépistage du virus de l'immunodéficience humaine au cours de leur vie, par groupe d'âge (2002-2003)

Nota :
Les données de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations sont fondées sur l'auto-évaluation des répondants.

Source : Comité sur la gouvernance de l'information des Premières nations; l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations 2002-2003; Résultats de l'enquête sur les enfants, les jeunes et les adultes dans les collectivités des Premières nations, Assemblée des Premières nations, novembre 2005.

Chez les Premières nations, les femmes adultes de 18 ans et plus étaient plus susceptibles que les hommes adultes de subir un test de dépistage du virus de l'immunodéficience humaine (39,0 % contre 29,5 %)2. Cet écart des sexes est comparable aux résultats d'une enquête générale en 2003 auprès de la population canadienne, visant 2 004 Canadiennes et Canadiens de 16 ans et plus, ayant déclaré que 29,1 % des femmes et 23,8 % des hommes avaient subi un test de dépistage du virus de l'immunodéficience humaine au cours de leur vie42.

Les populations autochtones présentent un fardeau disproportionné de l'infection au virus de l'immunodéficience humaine. De plus, il existe une différence marquée dans les modes de transmission du virus de l'immunodéficience humaine, les usagers de drogues par injection représentant 53 % des nouveaux cas chez les peuples autochtones, mais uniquement 14 % chez l'ensemble de la population canadienne. L'écart est équilibré de très près par les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes, qui représentent 45 % des nouveaux cas dans l'ensemble de la population par rapport à seulement 10 % chez les peuples autochtones. La répartition observée des tests du virus de l'immunodéficience humaine positifs selon l'âge est probablement attribuable à la différence d'âge entre les deux populations. D'autres facteurs, comme l'écart notable des modes de transmission, risquent aussi d'entrer en jeu. L'observation selon laquelle les hommes composent la grande majorité des personnes infectées dans l'ensemble de la population correspond au fait que les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes représentent le mode de transmission le plus important. Toutefois, chez les personnes autochtones, les femmes représentent une grande proportion des personnes infectées. Ces tendances observées suggèrent le besoin d'élaborer des programmes de prévention du virus de l'immunodéficience humaine axés sur les populations qui tiennent compte des différences observées dans les modes de transmission et les caractéristiques des personnes infectées.

Chez les Premières nations, la prévalence d'avoir subi un test de dépistage du virus de l'immunodéficience humaine diminue avec l'âge. La répartition d'âge observée découle probablement des lignes directrices relatives au dépistage du virus de l'immunodéficience humaine, qui identifient les personnes de 25 ans ou moins actives sexuellement comme étant à risque43. D'autres facteurs pouvant influer sur la tendance des tests comprennent l'incidence accrue d'autres infections transmissibles sexuellement chez les personnes plus jeunes et l'adoption d'autres comportements à risque liés au virus de l'immunodéficience humaine44. Le fossé des sexes observé lors des tests est probablement un artéfact du dépistage chez les femmes lors d'un examen de routine et des examens prénatals et d'autres circonstances établies à l'intérieur des lignes directrices relatives au dépistage43.

Dans l'ensemble, environ un tiers de tous les adultes des Premières nations ont déclaré avoir subi un test de dépistage du virus de l'immunodéficience humaine au cours de leur vie. Malgré cette observation, et conformément avec la population canadienne, les taux relatifs aux tests de dépistage du virus de l'immunodéficience humaine sont encore faibles42. En outre, il est approprié d'accroître les connaissances et la sensibilisation relatives au virus de l'immunodéficience humaine chez les Premières nations afin d'améliorer l'accès et la mise en oeuvre des tests, de l'éducation et des outils de prévention liés au virus de l'immunodéficience humaine.

iv. Le présent pourcentage risque d'être une sous-estimation en raison des réserves n'ayant pas participé ou ayant été recensées de façon incomplète et de la sous-couverture du Recensement de la population. Parmi les collectivités recensées, 22 et 30 ont été recensées de façon incomplète dans le Recensement de 2006 et de 2001 respectivement11. Un recensement incomplet a la plus grande incidence sur les données afférentes aux Premières nations et aux personnes inscrites en vertu de la Loi sur les Indiens. Cela et d'autres facteurs méthodologiques12 entraînent des différences entre le compte des Indiens inscrits (623 87013 en 2006 et 558 17514 en 2001), et le compte prévisible des Indiens inscrits (703 80015 en 2001) tel qu'il a été établi par l'Affaires indiennes et du Nord Canada.

La co-infection de la tuberculose et du virus de l'immunodéficience humaine

L'épidémie du virus de l'immunodéficience humaine a eu une incidence marquée sur les taux de la tuberculose45. Comme les cas de tuberculose au Canada déclarent très peu souvent l'état du virus de l'immunodéficience humaine, il est difficile de déterminer avec précision les taux de co-infection de la tuberculose et du virus de l'immunodéficience humaine. Entre 2000 et 2004, l'état du virus de l'immunodéficience humaine n'était connu que dans 30 % des cas de tuberculose visant les Autochtones nés au Canada, dans 15 % des cas visant les non-Autochtones nés au Canada et dans 15 % des cas visant les personnes nées à l'étranger. Ces données restreintes laissent croire que la proportion des cas de tuberculose qui étaient virus de l'immunodéficience humaine séropositifs était de 16 % chez les Autochtones nés au Canada, de 24 % chez les non-Autochtones nés au Canada et de 8 % chez les personnes nées à l'étranger.

Le virus de l'hépatite C

Entre 1999 et 2004, 637 nouveaux cas du virus de l'hépatite C ont été déclarés au Système de surveillance accrue des souches de l'hépatite. Ces cas visaient les personnes de 15 ans et plus et répondaient à la définition du Système de surveillance accrue des souches de l'hépatite10. On a décelé 97 cas chez les participants autochtones (15,2 %) et 527 cas (82,7 %) chez les participants non-autochtones; pour les 13 cas restants (2,0 %), aucune donnée n'était disponible sur l'identité autochtone ou l'ethnicité.

Selon Wu et coll.10, des écarts statistiques marqués ont été observés entre l'âge et le sexe des participants autochtones et des participants non-autochtones atteints du virus de l'hépatite. L'âge médian des peuples autochtones infectés au virus de l'hépatite C était beaucoup plus jeune que celui des participants non-autochtones (âge médian de 31 contre 34 ans), et plus de la moitié (54,6 %) des participants autochtones infectés au virus de l'hépatite C étaient des femmes par opposition à 37,6 % chez les participants non-autochtones.

L'incidence globale de l'infection au virus de l'hépatite C chez les participants autochtones de 15 ans et plus était de 18,9 par 100 000 habitants, un montant beaucoup plus élevé que l'incidence globale de 2,8 par 100 000 habitants chez les participants non-autochtones. Après avoir effectué un contrôle des facteurs confusionnels et de l'intégration des termes d'interactionv, on a conclu que les participants autochtones étaient 5,8 fois plus susceptibles que les participants non-autochtones de contracter une nouvelle infection au virus de l'hépatite C. Aucune différence entre les sexes relative au virus de l'hépatite C n'a été remarquée chez les participants autochtones.

Les participants autochtones étaient également plus susceptibles que les participants non-autochtones de déclarer des comportements identifiés comme étant des facteurs de risque liés à l'infection au virus de l'hépatite C. Des proportions beaucoup plus élevées de participants autochtones que de participants non-autochtones ont déclaré avoir utilisé des drogues par injection (77,1 % contre 64,0 %), avoir adopté des comportements sexuels à risque élevé (48,6 % contre 34,1 %) et avoir reniflé des drogues (45,7 % contre 32,7 %).

L'analyse effectuée par Wu et coll.10 laisse croire qu'il existe peut-être parmi les populations autochtones un fardeau hors de proportion relatif à l'infection au virus de l'hépatite C. En 2001, le mode de transmission principal du virus de l'hépatite C au Canada (y compris chez les participants autochtones) était le partage des seringues et du matériel d'injection46. Des programmes de prévention axés sur les risques liés à l'infection au virus de l'hépatite C, y compris l'usage de drogues par injection et le partage du matériel aidera peut-être à diminuer le fardeau du virus de l'hépatite C.

v. Les facteurs confusionnels rectifiés comprennent : le groupe d'âge, l'année, le groupe ethnique, le sexe et les régions sanitaires. Le modèle comprend également l'interaction entre les sexes et les groupes d'âge, et entre les sexes et les groupes ethniques.

Les infections transmissibles sexuellement

Au Canada, les infections transmissibles sexuellement représentent une préoccupation et un défi de santé publique toujours croissants47. De plus, le Canada a récemment été témoin de l'augmentation constante de chacune des trois infections transmissibles sexuellement bactériennes - la chlamydia, la gonorrhée et la syphilis infectieuse. Dans l'ensemble, les données sur l'ethnicité sont intégrées à environ un cinquième à un quart de tous les cas d'infections transmissibles sexuellement déclarés à l'Agence de la santé publique du Canada. Parmi les quatre ressorts déclarant régulièrement des données sur l'ethnicité, en 2005, 22,8 % des cas de chlamydia, 29,1 % des cas de gonorrhée et 33,9 % des cas de syphilis infectieuse ont intégré des données sur l'ethnicité. De ces dernières, les personnes autochtones représentaient 15,5 % des cas de chlamydia déclarés, 25,2 % des cas de gonorrhée déclarés et 21,9 % des cas de syphilis infectieuse déclarés en 200548. Cependant, seulement 6.9 %vi de l'ensemble de la population dans ces ressorts se sont identifiés comme des Autochtones49.

Les infections transmissibles sexuellement sont responsables d'une morbidité importante. Si elles ne sont pas décelées ou traitées, ces infections peuvent entraîner de sérieuses complications comme l'infertilité50. Selon la documentation, les infections transmissibles sexuellement bactériennes augmentent la transmission et l'acquisition du virus de l'immunodéficience humaine51 ,52 . De plus, les données tirées de l'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations, telles qu'elles sont citées dans un autre rapport de la présente série29, montrent que davantage de Premières nations vivant dans les réserves déclarent un plus grand nombre de partenaires sexuels que ne le déclare l'ensemble de la population canadienne, ce qui peut favoriser la propagation des infections transmissibles sexuellement.6

Comme il a été susmentionné, les facteurs de risque déclarés pour une grande proportion des cas de virus de l'immunodéficience humaine déclarés sont notamment l'usage des drogues par injection et les rapports sexuels. Comme il en est le cas de la prévention et du contrôle du virus de l'immunodéficience humaine, les connaissances et la sensibilisation accrues sur les infections transmissibles sexuellement chez les Premières nations aideront peut-être à accroître l'accès et la mise en oeuvre des tests de dépistage, de l'éducation et des outils de prévention liés aux infections transmissibles sexuellement. De plus, des programmes de prévention des infections transmissibles sexuellement axés sur des populations particulières aideront peut-être à réduire le fardeau des infections transmissibles sexuellement au Canada et chez la population des Premières nations.

vi. Le présent pourcentage risque d'être une sous-estimation en raison des réserves n'ayant pas participé ou ayant été recensées de façon incomplète et de la sous-couverture du Recensement de la population. Parmi les collectivités recensées, 22 et 30 ont été recensées de façon incomplète dans le Recensement de 2006 et de 2001 respectivement11. Un recensement incomplet a la plus grande incidence sur les données afférentes aux Premières nations et aux personnes inscrites en vertu de la Loi sur les Indiens. Cela et d'autres facteurs méthodologiques12 entraînent des différences entre le compte des Indiens inscrits (623 87013 en 2006 et 558 17514 en 2001), et le compte prévisible des Indiens inscrits (703 80015 en 2001) tel qu'il a été établi par l'AINC.

Conclusion

Le fardeau disproportionné de la mortalité que connaît le peuple des Premières nations est bien connu, et est documenté dans l'édition antérieure du présent rapport21. Le présent rapport suggère que les Premières nations affrontent aussi un fardeau de morbidité plus important au cours de leur vie. L'écart relatif à la mortalité peut s'expliquer par la fréquence des maladies, l'écart de la létalité attribuable à ces maladies, ou les deux. Les données du présent rapport montrent qu'au moins une partie de l'écart relatif à la mortalité s'explique par l'écart afférent à la fréquence des maladies. Les lacunes les plus frappantes chez les Premières nations par rapport à l'ensemble de la population canadienne visent la contemplation et les tentatives de suicide, la prévalence du diabète, l'incidence de la tuberculose et les facteurs de risque liés au virus de l'immunodéficience humaine. De plus, les écarts relatifs à l'auto-évaluation de la santé, à la santé mentale et au bien-être, ainsi qu'à l'auto-évaluation de l'incapacité laissent croire que la qualité de vie liée à la santé est aussi moindre chez le peuple des Premières nations. Enfin, les écarts relatifs aux déterminants sociaux de la santé, tels que le niveau d'études, l'environnement physique et l'accès aux services de santé, présentés dans un autre rapport de la présente série29, doivent aussi être pris en compte puisqu'on a démontré leur lien à l'état de santé et dans certains cas, leur rôle comme facteur de risque accru dans le développement de certains états de santé.

Dans une tentative de réduire le fardeau de la maladie dans son ensemble chez cette population, des programmes de prévention, destinés aux personnes exemptes de maladie, aux personnes inconscientes de l'état de leur maladie, et aux personnes souffrant d'une maladie, aideront peut-être à réduire l'écart entre les Premières nations et la population canadienne. Des progrès relatifs aux données administratives, comme le fait de délaisser les rapports panautochtones sur les maladies transmissibles et d'opter plutôt sur des rapports spécifiques axés sur les Premières nations, les Inuits et les Métis générera des données uniques à ces groupes culturels distincts de façon à élaborer des programmes et des initiatives davantage ciblés. De plus, l'examen des déterminants de la santé à toutes les étapes de la vie aura sans doute une influence positive sur la santé.

Références bibliographiques

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Glossaire

Catégorie d'exposition au virus de l'immunodéficience humaine : Les cas de virus de l'immunodéficience humaine relèvent d'une catégorie d'exposition unique en fonction d'une hiérarchie de facteurs de risque (comportements associés au virus de l'immunodéficience humaine). Si plus d'un facteur de risque est déclaré, le cas est classé selon la catégorie d'exposition inscrite en premier (ou la plus élevée) dans la hiérarchie. Les catégories d'exposition au virus de l'immunodéficience humaine sont, entre autres : les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes, les usagers des drogues par injection, les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes/usagers de drogues par injection, le sang et les produits du sang, le contact hétérosexuel, l'exposition professionnelle, la transmission périnatale, autre, et aucun risque identifié.

Dans les réserves : Un terme utilisé pour décrire les Premières nations vivant dans les réserves, notamment dans les terres que le gouvernement fédéral conserve à des fins d'utilisation et d'occupation par un groupe ou une bande indienne.

Déterminant : Tout facteur, que ce soit une activité, une caractéristique ou une autre entité définissable, entraînant un changement de l'état de santé ou d'une autre caractéristique définieI.

Diabète : Le diabète est une affection chronique qui relève de l'incapacité du corps à produire suffisamment et/ou à utiliser l'insuline convenablement. Le diabète peut entraîner de sérieuses complications et un décès prématuré. Le diabète de type 1 se produit lorsque les cellules bêta du pancréas sont détruites par le système immunitaire et ne produisent plus l'insuline. Le diabète de type 2 se manifeste lorsque le corps ne produit pas assez d'insuline et/ou répond mal à l'insuline qu'il produit. Le diabète gestationnel est une forme de diabète qui apparaît chez les femmes pendant la grossesse et qui disparaît après l'accouchement. Le prédiabète est un facteur de risque clé du diabète de type 2. C'est un état de risque entraînant des taux de glycémie élevés, sans être assez élevés pour être un diagnostic de diabèteII.

Écart : La valeur obtenue en soustrayant une quantité d'une autre.

État de santé : Une évaluation globale de la santé d'un particulier, à laquelle contribuent plusieurs indicateurs tels que la qualité de vie et la fonctionnalité.

Facteur de risque : Un facteur de risque est un facteur lié à une probabilité accrue de contracter une maladie; cela peut être une cause ou simplement un marqueur du risque. Les facteurs liés à un risque diminué sont connus comme des facteurs protecteurs.

Hors des réserves : Un terme utilisé pour décrire les personnes, les services ou les objets qui ne font pas partie d'une réserve, mais qui sont liés à une Première nation.

Incidence : Le nombre de nouveaux événements, par exemple, les nouveaux cas d'une maladie chez une population définie, à l'intérieur d'une période donnéeI.

Indicateur de santé : Une variable, susceptible d'orienter la mesure, qui reflète l'état de santé des personnes au sein d'une collectivité. Quelques exemples sont, notamment les taux de mortalité des enfants, les taux d'incidence fondés sur des cas de maladie déclarés, les jours d'incapacitéI.

Indien : Indien est un terme utilisé pour décrire tous les peuples autochtones au Canada qui sont ni des Inuits ni des Métis. Les peuples indiens sont représentés par l'un des trois groupes reconnus comme Autochtones dans la Loi constitutionnelle de 1982. La Loi précise que les peuples autochtones du Canada comprennent les Indiens, les Inuits et les Métis. De plus, trois définitions légales visent les Indiens du Canada : les Indiens inscrits, les Indiens non inscrits et les Indiens visés par un traité. Le recensement de la population canadienne utilise le terme « Indien de l'Amérique du Nord » pour identifier cette population.

Indien inscrit : Le statut légal d'une personne en tant qu'Indien, tel qu'il est défini dans la Loi sur les Indiens.

Indien inscrit (statut d'Indien) : Une personne indienne qui est inscrite en vertu de la Loi sur les Indiens. La Loi établit des exigences visant à déterminer quelles personnes ont un statut d'Indien.

Indien non inscrit : Un Indien non inscrit est une personne indienne qui n'est pas inscrite en vertu de la Loi sur les Indiens. Cela relève peut-être du fait que leurs ancêtres n'ont jamais été inscrits, ou parce qu'il ou elle a perdu son statut d'Indien en vertu des dispositions antérieures de la Loi sur les Indiens.

Innu: Les peuples Naskapi et Montagnais des Premières nations (Indiens) qui vivent dans l'Est du Québec et au Labrador, sont distincts des Inuits.

Interaction : L'écart dans les effets d'un ou de plusieurs facteurs selon le niveau du ou des facteurs restantsI.

Inuits : Un peuple autochtone du Nord canadien qui vit au-delà de la limite forestière du Nunavut, des Territoires du Nord-Ouest, du Nord québécois et du Labrador. Le mot signifie « peuple » en inuktitut, la langue inuite. Le terme Inuk n'est plus en usage en français.

Loi sur les Indiens : Une loi fédérale canadienne qui établit certaines obligations du gouvernement fédéral envers le peuple des Premières nations. Elle réglemente aussi la gestion des terres des réserves indiennes. La Loi a été modifiée à plusieurs reprises, le plus récemment en 1985.

Médiane : La répartition la plus simple d'un ensemble de mesures en deux parties - la demie inférieure et la demie supérieure. Le point sur l'échelle qui divise le groupe de cette façon est connu comme la « médiane »I.

Méthode directe : Une méthode d'ajustement des taux utilisée lorsque les taux spécifiques (par exemple les taux par âge) de chacune des populations comparées sont stables et disponiblesI.

Peuples autochtones : Les descendants des habitants originaux en Amérique du Nord. La Constitution du Canada reconnaît trois groupes de peuples autochtones - les Indiens, les Métis et les Inuits. Ces trois peuples distincts ont des héritages, des langues, des pratiques culturelles et des croyances spirituelles distincts.

Premières nations : Un terme qui est devenu commun dans les années 1970 pour remplacer le mot « Indien », que plusieurs jugeaient offensif. Bien que l'utilisation du terme « Premières nations » soit étendue, aucune définition légale n'existe. Plusieurs peuples indiens ont aussi adopté le terme « Premières nations » pour remplacer le mot « bande » dans le nom de leur collectivité. On qualifie de « Premières nations » tant les Indiens inscrits que les Indiens non-inscrits. Le recensement de la population canadienne utilise le terme « Indien de l'Amérique du Nord » pour identifier à la fois les Indiens inscrits que les Indiens non-inscrits.

Prévalence : Le nombre de cas d'une maladie donnée ou d'un autre attribut (par exemple l'usage des drogues, l'obésité) existant dans une population définie pendant une période spécifique. On la nomme parfois le nombre de la prévalenceV.

Recensement : Le recensement de la population a été établi au départ pour des motifs d'imposition et de service militaire. En règle générale, le recensement d'une population enregistre les identités de toutes les personnes dans chaque lieu de résidence, y compris l'âge ou la date de naissance, le sexe, l'occupation, l'origine nationale, la langue, l'état civil, le revenu et la relation avec le chef du ménage en plus des renseignements sur le lieu d'habitationI. Le recensement national de la population fournit le compte des logements et de la population au Canada à tous les cinq ans, mais il offre aussi une gamme de renseignements démographiques, sociaux et économiques sur la population du Canada. Le plus récent recensement a été effectué le 16 mai 2006.
 
Région : Une zone administrative de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits qui, dans la plupart des cas, correspond à une province. On regroupe souvent Terre-Neuve-et-Labrador, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard pour former la région de l'Atlantique. Parallèlement, le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut sont souvent regroupés pour former la région du Nord (anciennement le Secrétariat du Nord). À travers l'histoire, la Colombie-Britannique a été nommée la région du Pacifique.

Registre des Indiens : Le registre des Indiens est le registre officiel du ministère des Affaires indiennes et du Nord Canada de tous les Indiens inscrits au Canada.

Réserve : Terres que conserve le gouvernement fédéral à des fins d'utilisation et d'occupation par un groupe ou une bande indienne.

Séropositive : Le résultat d'une analyse sanguine. Le résultat de l'état sérologique ou de l'analyse sanguine d'une personne ayant subi un test de dépistage du virus de l'immunodéficience humaine peut être virus de l'immunodéficience humaine négatif ou virus de l'immunodéficience humaine positif. Une personne ayant été dépistée virus de l'immunodéficience humaine positive à la suite d'une analyse sanguine est jugée séropositive eu égard au virus de l'immunodéficience humaine. Si cette personne s'avère virus de l'immunodéficience humaine négative, elle est séronégativeVI.

Statistiques de l'état civil : Renseignements régulièrement totalisés concernant les naissances, les mariages, les divorces, les séparations et les décès, en fonction de l'enregistrement de ces événements démographiquesI.

Surveillance : La surveillance comprend la collecte des données, ainsi que l'examen, l'analyse et la dissémination des résultats portant sur l'incidence (nouveaux cas), la prévalence, la morbidité, la survie et la mortalité. La surveillance est aussi utile à la collecte des renseignements sur le savoir, les attitudes et les comportements du public eu égard aux pratiques qui préviennent le cancer, favorisent le dépistage, étendent la vie et améliorent la qualité de vie. La surveillance fondée sur des échantillons de populations choisies pour représenter l'expérience pertinente de certains groupes est connue comme la surveillance sentinelleI.

Taux : Un taux est une expression de la fréquence à laquelle un événement se produit au sein d'une population définie pendant une période donnée. Les éléments d'un taux sont le numérateur, le dénominateur, le moment précis pendant lequel l'événement se produit, et en règle générale, un multiplicateur, un pouvoir de 10, qui convertit le taux, allant d'une fraction ou d'un décimal incommode à un nombre entier. En épidémiologie, le dénominateur est habituellement un temps-personneI. Les unités de temps-personne sont des unités de mesure qui jumellent le nombre de personnes à risque de subir un résultat précis et leur temps à risque (par exemple les années-personne). Le total des unités de temps-personne est calculé en additionnant le temps à risque de chaque personne au sein d'une population et comporte les dénominateurs utilisés dans le calcul des taux d'incidence des temps-personneI.

« Taux » de prévalence : Le nombre total de toutes les personnes ayant un attribut ou une maladie à un moment donné (ou pendant une période particulière) divisé par la population à risque de développer cet attribut ou cette maladie à ce moment donné ou à mi-période. C'est une proportion et non un taux.

Taux d'incidence : La fréquence des nouveaux cas au sein d'une population. Le numérateur est le nombre de nouveaux cas au cours d'une période donnée; le dénominateur est le nombre de personnes au sein de la population qui risquent de développer un tel cas pendant cette période, parfois exprimé selon le temps-personneI.

Terres de la Couronne : Les terres de la Couronne sont des terres dont le droit de propriété est dévolu à sa Majesté (la Couronne), mais qui n'ont pas été officiellement réservées à l'usage et à l'avantage d'une bande (ou de plusieurs bandes).

Tuberculose : La tuberculose est une maladie infectieuse causée par un groupe de bactéries, y compris le Mycobacterium tuberculosis, le M. bovis et le M. africanum. Dans la plupart des cas l'infection initiale des poumons n'est pas détectée et les lésions guérissent, laissant peu ou aucun dommage résiduel. Environ 90 % à 95 % de ces personnes infectées connaissent une étape latente pendant laquelle le risque de réactivation de la maladie est présent tout au long de leur vie. La plus importante forme de la maladie s'avère la tuberculose pulmonaire, où la bactérie peut être transmise d'une personne à une autre par voie aérienne. La tuberculose est toujours une cause importante d'incapacité et de mortalité partout au mondeIII.

Variable confusionnelle : Une variable capable d'occasionner ou de prévenir le résultat d'intérêt, qui n'est pas une variable intermédiaire, et qui est liée au facteur faisant l'objet de l'enquête. À moins qu'il soit possible de rectifier les variables confusionnelles, leur effet ne peut être distingué du ou des facteurs à l'étudeI.

Virus de l'hépatite C : Le virus est transmis par une exposition directe du sang des personnes infectées du virus de l'hépatite C. Les personnes qui utilisent des drogues par injection risquent particulièrement l'exposition au virus de l'hépatite C. Parmi les symptômes, notons la perte d'appétit, la nausée et les vomissements, des douleurs à l'abdomen, une fatigue extrême et une coloration jaune de le peau et des yeux (ictère)III.

Virus de l'immunodéficience humaine/Syndrome de l'immunodéficience acquise : virus de l'immunodéficience humaine est un virus qui attaque le système immunitaire, donnant lieu à une maladie chronique progressive rendant les personnes vulnérables aux infections opportunistes et aux cancers. Lorsque le corps ne peut plus lutter contre l'infection, la maladie est connue sous le nom de syndrome de l'immunodéficience acquise. En moyenne, la progression de l'infection initiale au virus de l'immunodéficience humaine vers le syndrome de l'immunodéficience acquise met environ 10 ansIV.

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Remerciements

Le présent rapport est le résultat du travail ardu et du dévouement de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, de la Direction générale des régions et des programmes de l'Assemblée des Premières nations, du ministère des Affaires indiennes et du Nord Canada, de l'Agence de la santé publique du Canada et du groupe de travail technique des données sur la santé, qui comprend les organismes ci-après.

Santé Canada, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits

Division de l'information, de l'analyse et de la recherche
Diane Badger, Emily De Rubeis, René Dion, Neil Goedhuis, Karin Johnson, Cassandra Lei, Dan Lucas, Teresa Lukawiecki, Jennifer Pennock, Veeran-Anne Singh, Julie Stokes, Greg Stoodley, Susan Taylor-Clapp et Marie-Pierre Wallace

Direction des programmes communautaires
Matthew Peake

Bureau de médecine communautaire
Marene Gatali et Julie Fontaine

Direction des soins de santé primaires et de la santé publique
Ulrick Auguste et Sophie Chen

Santé Canada, Direction générale des régions et des programmes

Région de la Colombie-Britannique
John David Martin, Joanne Nelson et Shannon Waters

Région de l'Alberta
Chandrani Wijayasinghe, Trincy Buwalda, Winkie Szeto, Shelly Vik et Donatus Mutasingwa

Région de la Saskatchewan
Sandi LeBoeuf, Carmen Bresch, Lynda Kushnir Pekrul et Erin Laing

Région du Manitoba
Cathy Menard, Suzanne Martel et Mark Sagan

Région de l'Ontario
Personnel divers

Région du Québec
Serge Desrosiers et Jean-Pierre Courteau

Région de l'Atlantique
Agatha Hopkins, Kelly Bower et Sarah Fleming

Assemblée des Premières nations

Leah Bartlett et Paula Arriagada

Inuit Tapiriit Kanatami

Cheryl Young

Affaires Indiennes et du Nord Canada

Chris Penney et Sacha Senécal

Agence de la santé publique du Canada

Christina Bancej, Maureen Perrin, Lily Fang, Gayatri Jayaraman et Karen C. Roberts

Ressources supplémentaires

Gouvernement fédéral

Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits :
www.hc-sc.gc.ca/ahc-asc/branch-dirgen/fnihb-dgspni/index-fra.php

Programme des services de santé non assurés :
www.hc-sc.gc.ca/fniah-spnia/nihb-ssna/index-fra.php

Le lien suivant vous amène à un autre site Web Santé de la population, Agence de la santé publique du Canada :
http://www.phac-aspc.gc.ca/ph-sp/index-fra.php

Le lien suivant vous amène à un autre site Web Section de la santé maternelle et infantile :
http://www.phac-aspc.gc.ca/rhs-ssg/index-fra.php

Le lien suivant vous amène à un autre site Web Surveillance de la santé en direct :
www.phac-aspc.gc.ca/surveillance-fra.php

Système de soins de santé (Rapports et publications) :
www.hc-sc.gc.ca/hcs-sss/pubs/index-fra.php

Le lien suivant vous amène à un autre site Web Portail des Autochtones au Canada (Services de santé et services sociaux) : www.aboriginalcanada.gc.ca/acp/site.nsf/fr/ao20017.html

Le lien suivant vous amène à un autre site Web Affaires indiennes et du Nord Canada (Publications) :
http://www.ainc-inac.gc.ca/ai/pubs/index-fra.asp

Le lien suivant vous amène à un autre site Web Statistique Canada :
www.statcan.gc.ca

Le lien suivant vous amène à un autre site Web Recensement de 2001 (Tableaux autochtones) Recensement de 2001 (Tableaux autochtones) :
http://www12.statcan.ca/francais/census01/Products/standard/themes/
ListProducts.cfm?Temporal=2001&APATH=3&THEME=45&FREE=0

Le lien suivant vous amène à un autre site Web Recensement de 2006 (Tableaux autochtones) :
http://www.statcan.gc.ca/bsolc/olc-cel/olc-cel?catno=97-558-X&CHROPG=1&lang=fra

Le lien suivant vous amène à un autre site Web Indicateurs de santé (Canada) :
http://www.statcan.gc.ca/pub/82-221-x/82-221-x2006001-fra.htm

Rapports provinciaux

Le lien suivant vous amène à un autre site Web British Columbia Vital Statistics :
www.vs.gov.bc.ca/stats/indian/index.html (en anglais seulement)

Le lien suivant vous amène à un autre site Web Santé et Services sociaux, Territoires du Nord-Ouest :
www.hlthss.gov.nt.ca/

Le lien suivant vous amène à un autre site Web Manitoba Centre for Health Policy (Publications) :
mchp-appserv.cpe.umanitoba.ca/deliverablesList.html (en anglais seulement)

Organismes autochtones

Le lien suivant vous amène à un autre site Web Organisation nationale de la santé autochtone :
http://www.naho.ca/french/index.php

Le lien suivant vous amène à un autre site Web Assemblée des Premières nations :
www.afn.ca/article.asp?id=104

Le lien suivant vous amène à un autre site Web Inuit Tapiriit Kanatami :
www.itk.ca/index.html (en anglais seulement)

International

Le lien suivant vous amène à un autre site Web Indian Health Service Annual Report (United States--American Indian and Alaska Natives) :
http://www.ihs.gov/index.cfm (en anglais seulement)

Le lien suivant vous amène à un autre site Web Australia Indigenous HealthInfoNet :
www.healthinfonet.ecu.edu.au (en anglais seulement)

Le lien suivant vous amène à un autre site Web New Zealand Ministry of Health, Maori Health :
www.maorihealth.govt.nz/ (en anglais seulement)

Santé Canada, Direction générale des régions et des programmes

  • Région de la Colombie-Britannique
    Federal Building, Suite 540
    Federal Building, bureau 540
    Sinclair Centre
    757 Ouest, rue Hastings
    Vancouver British Columbia V6C 1A1
    Téléphone : 604-666-2083
    Télécopieur : 604-666-2258
  • Région de l'Alberta
    Canada Place, bureau 730
    9700, avenue Jasper
    Edmonton Alberta T5J 4C3
    Téléphone : 780-495-2651
    Télécopieur : 780-495-3285
  • Région du Manitoba
    391, avenue York, bureau 300
    Winnipeg Manitoba R3C 4W1
    Téléphone : 204-983-2508
    Télécopieur : 204-983-3972
  • Région de la Saskatchewan
    2045, rue Broad, 1er étage
    South Broad Plaza
    Regina, Saskatchewan
    Téléphone : 306-780-7661
    Télécopieur : 306-780-7137
  • Région de l'Ontario
    Emerald Plaza
    1547, chemin Merivale
    Ottawa Ontario K1A 0L3
    Téléphone : 613-952-0088
    Télécopieur : 613-952-5748
  • Région du Québec
    Complexe Guy-Favreau, Tour Est
    200, boulevard René Lévesque Ouest, pièce 218
    Montréal Québec H2Z 1X4
    Téléphone : 1-800-561-3350
    Télécopieur : 514-283-7392
  • Région de l'Atlantique
    1505, rue Barrington, bureau 1525
    Halifax, Nova Scotia B3J 3Y6
    Téléphone : 902-426-2038
    Télécopieur : 902-426-3758
  • Région du Nord
    60, rue Queen, bureau 1400
    Indice de l'adresse 3914A
    Ottawa ON K1A 0K9
    Téléphone : 613-946-8081
    Télécopieur : 613-958-2428

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Profil statistique de la santé des Premières nations du Canada - Auto-évaluation de la santé et affections choisies, de 2002 à 2005
Santé Canada, Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits
Division de l'information, de l'analyse et de la recherche sur la santé, IA 1919C
Ottawa, Ontario K1A 0K9
Télé : 613-948-2110
Courriel : fnihb_stats@hc-sc.gc.ca

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