SC Pub. : 110147
Cat. : H34-156/2011F
ISBN : 978-1-100-97757-7
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Le gouvernement du Canada s'est engagé à collaborer avec les peuples autochtones, les provinces et les territoires en vue d'améliorer les résultats en matière de santé et d'aplanir les inégalités en santé entre les Premières nations et les Inuits et les autres Canadiens. La Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI) de Santé Canada travaille en collaboration avec des partenaires afin :
Le diabète de type 2 constitue une préoccupation chez les Premières nations et les Inuits du Canada. Lorsque le diabète n'est pas diagnostiqué, qu'il n'est pas traité ou qu'il est mal contrôlé, le risque de complications au niveau des yeux ou des reins ainsi que des systèmes nerveux, circulatoire ou cardiovasculaire augmente. Les Premières nations qui vivent dans des réserves présentent un taux de diabète de trois à cinq fois plus élevé que les autres Canadiens. On s'attend à ce que les taux de diabète augmentent de façon importante chez les Inuits dans l'avenir en raison de facteurs de risque élevés comme l'obésité, l'inactivité physique et les mauvaises habitudes alimentaires.
L'Initiative sur le diabète chez les Autochtones (IDA), créée en 1999, vise à contribuer à l'amélioration de l'état de santé des membres des Premières nations, des Inuits et des Métis ainsi que de leurs familles et de leurs collectivités par la prise de mesures axées sur la réduction de la prévalence (taux) et de l'incidence (nouveaux cas signalés) du diabète et de ses facteurs de risque.
En 1999, un budget de 115 millions sur cinq ans a été alloué à la Stratégie canadienne du diabète (SCD), dont l'Initiative sur le diabète chez les Autochtones constituait l'une des principales composantes. Étant donné l'ampleur du problème chez les Premières nations, l'IDA a reçu 58 millions du budget total de la SCD. Ce financement a permis de bâtir une solide base de sensibilisation permettant la mise en œuvre de programmes de prévention primaire et de promotion de la santé dans les collectivités autochtones.
L'IDA, à titre de composante de la Stratégie canadienne du diabète, visait à augmenter la sensibilisation au diabète de type 2 et à réduire la prévalence et l'incidence du diabète et de ses complications chez les Premières nations, les Inuits et les Métis.
Dans le budget de 2005, 190 millions de dollars sur cinq ans ont été alloués à l'IDA pour renforcer les activités de promotion de la santé et de prévention du diabète dans les collectivités, accroître le nombre de fournisseurs de soins de santé et améliorer les services de dépistage et de traitement. Ce financement était indépendant de celui de la SCD. La phase 2 de l'IDA comprenait quatre composantes clés :
Un large éventail d'activités communautaires et culturellement appropriées de prévention primaire et de promotion de la santé a été offert dans plus de 600 collectivités des Premières nations et des Inuits afin de promouvoir la sensibilisation au diabète, la saine alimentation et l'activité physique en tant que parties intégrantes d'un mode de vie sain.
La composante de dépistage et de traitement de l'IDA a permis d'offrir un meilleur appui aux activités régulières de dépistage pour favoriser le diagnostic précoce des complications du diabète, et de sensibiliser et soutenir les personnes atteintes du diabète et les membres de leur famille. Le dépistage des complications du diabète au niveau des membres, des yeux, du système cardiovasculaire et des reins a été effectué dans quatre régions (Alberta, Colombie-Britannique, Manitoba et Québec) grâce à des laboratoires mobiles de dépistage en place dans des régions rurales et éloignées. Dans d'autres régions, des activités de dépistage ont été menées par des fournisseurs de soins de santé locaux. Plusieurs collectivités ont également créé des partenariats avec des services de santé provinciaux voisins afin d'accroître les possibilités de dépistage.
La composante de renforcement des capacités et formation de l'IDA a permis de former plus de 330 intervenants communautaires en prévention du diabète (ICPD), lesquels ont joué un rôle clé dans les activités de prévention du diabète et ont travaillé en partenariat avec des professionnels en soins de santé et d'autres membres de leur collectivité. De la formation continue a été offerte à des professionnels et des paraprofessionnels de la santé travaillant dans les collectivités en sensibilisation au diabète, en promotion de la santé et en soins des pieds. De plus, des équipes multidisciplinaires régionales ont fait bénéficier les collectivités de leur expertise en matière de diabète, d'activité physique et de nutrition.
Les principales priorités de la composante de recherche, surveillance, évaluation et supervision étaient notamment les suivantes :
Même si le principal objectif de l'IDA était d'appuyer les Premières nations et les Inuits vivant dans des collectivités traditionnelles, la phase 2 de l'IDA a également permis d'offrir un certain appui au Programme de promotion et de prévention auprès des Métis, des Autochtones hors réserve et des Inuits en milieu urbain (PPMAHRIMU). Ce programme a fourni du financement à durée limitée à des projets de prévention du diabète et de promotion de la santé qui sont culturellement adaptés à ces peuples. Plus de 60 projets auxquels ont participé plus de 55 000 personnes ont été financés.
Dans un effort pour réduire la prévalence et l'incidence du diabète et de ses facteurs de risque, le gouvernement du Canada s'est engagé à verser 275 millions sur cinq ans (2010-2015) à l'Initiative sur le diabète chez les Autochtones pour continuer à appuyer les activités et les services liés à la promotion de la santé et à la prévention du diabète. La phase 3 de l'IDA comporte quatre domaines d'intervention privilégies, à savoir :
La description des composantes de l'IDA présentée à la section 7 de ce cadre de programme contient des détails sur ces domaines d'intervention privilégies.
L'IDA vise principalement à appuyer les Premières nations et les Inuits qui vivent dans leurs collectivités traditionnelles respectives.
Le financement à durée limitée appuie également :
L'IDA s'adresse aux Autochtones de tous les âges, notamment aux enfants, aux jeunes, aux adultes, aux parents et aux aînés, et elle appuie des initiatives plus générales axées sur les familles et les collectivités.
L'IDA a pour but de réduire l'incidence et la prévalence du diabète de type 2 chez les Autochtones en supportant des activités et des services de promotion de la santé et de prévention primaire offerts par des travailleurs communautaires en prévention du diabète et des intervenants en matière de santé ayant été formés.
Les objectifs de l'IDA sont les suivants :
Les principes utilisés pour guider la mise en œuvre de l'IDA sont notamment les suivants :
Les objectifs de l'IDA pourront être atteints grâce aux activités contenues sous ses quatre composantes :
Les composantes se complètent entre elles et constituent une approche globale pour l'amélioration de la santé des Premières nations, des Inuits et des Métis ainsi que de leurs familles et de leurs collectivités. La mise en œuvre des composantes du programme est effectuée conjointement par les collectivités et les responsables de l'IDA aux niveaux régional et national afin que les activités soient menées de la manière la plus avantageuse possible.
La composante de prévention primaire1 et de promotion de la santé2 dans les collectivités permet aux organismes et aux collectivités d'obtenir des fonds pour offrir un éventail d'activités communautaires culturellement appropriées. Ces activités visent à promouvoir la santé et à prévenir le diabète en créant des milieux favorables et en accroissant l'adoption d'un mode de vie sain grâce à l'amélioration de l'accès à des aliments sains, à la promotion d'une saine alimentation, de l'activité physique et de l'atteinte d'un poids santé, ainsi qu'à la sensibilisation à l'égard du diabète. Les activités sont axées sur une combinaison d'approches visant à accroître la sensibilisation et la motivation, à renforcer les compétences et à créer des environnements facilitant l'adoption d'un mode de vie sain.
La prévention primaire et la promotion de la santé dans les collectivités comporte deux volets :
Au cours des dix dernières années, les collectivités ont joué un rôle essentiel en communiquant l'importance d'adopter un mode de vie sain pour prévenir le diabète de type 2 ou en retarder l'apparition. Grâce à l'IDA, les collectivités continueront à miser sur des mesures communautaires et à les renforcer pour encourager les individus, les familles et les collectivités à adopter un mode de vie sain qui leur permettra d'améliorer leur santé et de diminuer la prévalence du diabète.
Il y a diverses façons d'appuyer le changement dans les collectivités, notamment :
La planification : Un plan intégré, complet et bien établi comportant des activités dans chacune des composantes clés (p. ex., l'amélioration de l'accès à des aliments sains, la promotion d'une saine alimentation, de l'activité physique et de l'atteinte d'un poids santé, ainsi que la sensibilisation au diabète) et comportant des mesures qui s'adressent aux individus, aux familles et aux collectivités.
Le leadership : Un dirigeant solide ou un champion communautaire pour mobiliser les membres de la collectivité, diriger l'élaboration du plan, encourager les mesures communautaires et appuyer les individus, les familles et la collectivité.
Participation : Une approche permettant à toute la collectivité de participer à l'élaboration et à la mise en œuvre du plan afin de mobiliser et de coordonner les efforts dans tous les secteurs (p. ex., la santé, les services sociaux, la justice, l'éducation, etc.).
La phase 3 de l'IDA misera sur les progrès réalisés dans les collectivités. L'accent sera mis sur l'amélioration et la mise en œuvre des plans afin de renforcer les activités à l'appui d'un mode de vie sain, de renforcer les partenariats multisectoriels, de créer les conditions favorisant la participation de toute la collectivité et de miser sur cette participation afin de répondre aux besoins et aux priorités qu'elle a cernés.
Ces activités continueront d'être réalisées par des travailleurs communautaires, souvent appelés des intervenants communautaires en prévention du diabète (ICPD). Même si le titre et les responsabilités des travailleurs communautaires varient parfois d'une collectivité à l'autre, leur principale fonction consiste à planifier et à mettre en œuvre des activités et des services de promotion de la santé et de prévention du diabète dans la collectivité.
Les travailleurs communautaires contribuent également à leurs collectivités en étant des modèles dans l'adoption d'un mode de vie sain, et sont encouragés à travailler en partenariat avec d'autres fournisseurs de services de santé communautaires et régionaux. Les travailleurs communautaires sont secondés par une équipe multidisciplinaire régionale, à laquelle ils peuvent faire appel pour les activités qui visent l'amélioration de l'accès à des aliments sains, la saine alimentation, l'activité physique, l'atteinte d'un poids santé et la sensibilisation au diabète.
La phase 3 de l'IDA mettra aussi l'accent sur des approches communautaires qui visent à renforcer les initiatives de promotion de la santé et de prévention du diabète chez les enfants, les jeunes, les parents et les familles comme façon d'encourager et d'appuyer l'adoption d'un mode de vie sain dès l'enfance.
Les principales initiatives communautaires de prévention primaire et de promotion de la santé prévues à la phase 3 de l'IDA comprennent la sécurité alimentaire et l'amélioration de l'accès à des aliments sains, la saine alimentation, l'activité physique et la sensibilisation au diabète.
La sécurité alimentaire « existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active3 . » L'accès à des aliments sains et abordables est important pour appuyer une saine alimentation et favoriser une bonne santé générale. Pour les Premières nations et les Inuits, la sécurité alimentaire concerne les aliments traditionnels ou du pays, et les aliments commerciaux.
Diverses approches peuvent être empruntées pour répondre aux problèmes de sécurité alimentaire. L'IDA appuie plusieurs initiatives communautaires comme les cuisines et les jardins collectifs, les programmes de paniers à provisions nutritifs, l'éducation en magasin et les activités de développement des compétences, ainsi que la récolte, la préparation et la conservation des aliments traditionnels. Ces activités continueront d'être un élément important de la phase 3 de l'IDA. La planification de la sécurité alimentaire dans les collectivités consiste principalement à miser sur ces activités, à promouvoir l'utilisation d'une approche plus exhaustive pour aborder la sécurité alimentaire et à renforcer la capacité des collectivités d'établir leurs systèmes alimentaires et d'améliorer l'accès à des aliments sains.
Dans le cadre du processus de planification de la sécurité alimentaire, les collectivités sont encouragées à :
Les plans de sécurité alimentaire régionaux contribueront à orienter les initiatives dirigées par les collectivités et favoriseront les approches fondées sur des données probantes. Les partenariats entre les collectivités, les régions et différents secteurs (par exemple, divers niveaux de gouvernement, secteurs de l'agriculture, de l'environnement et de la vente au détail, et milieux universitaires) faciliteront la mise en œuvre d'activités durables et culturellement appropriées ainsi que leur évaluation, de même que la relation entre les activités communautaires et d'autres initiatives.
La saine alimentation est une façon importante de réduire le risque de diabète et ses nombreuses complications. Les collectivités peuvent miser sur la solide base d'activités déjà en place en matière de nutrition pour développer des compétences et accroître les connaissances en matière de saine alimentation. Les collectivités peuvent aussi collaborer avec d'autres programmes communautaires qui s'adressent à des populations spécifiques, comme le Programme canadien de nutrition prénatale (PCNP), pour renforcer les activités en matière de saine alimentation.
Voici quelques exemples d'activités de promotion d'une saine alimentation :
L'activité physique régulière contribue à réduire le taux d'obésité, un important facteur de risque du diabète. Dans la phase 3 de l'IDA, les collectivités des Premières nations et des Inuits continueront de recevoir un appui afin d'augmenter les taux de participation à des activités physiques et de promouvoir l'activité physique régulière, tel que décrit dans les directives en matière d'activité physique de la Société canadienne de physiologie de l'exercice (SCPE)5 .
Voici quelques exemples d'activités de promotion de l'activité physique et de création d'environnements favorables :
Voici quelques stratégies clés pour la pratique d'activités physiques chez les jeunes :
Une sensibilisation accrue au diabète peut aider à prévenir la maladie et ses complications ou à en retarder l'apparition. Dans la phase 3 de l'IDA, les collectivités des Premières nations et des Inuits continueront de recevoir un appui en vue de mettre en œuvre des approches novatrices et culturellement appropriées visant à faire mieux connaître le diabète, ses facteurs de risque et ses complications.
Voici quelques exemples d'activités de sensibilisation au diabète :
Dans le cas des Premières nations et des Inuits qui vivent à l'extérieur de leurs collectivités traditionnelles ainsi que des Métis, les services de santé sont habituellement fournis par les gouvernements provinciaux ou territoriaux. Les ministères et organismes fédéraux en matière de santé jouent un rôle limité et offrent habituellement du soutien financier de durée limitée aux projets qui sont adaptés à la culture.
Dans la phase 3 de l'IDA, les Premières nations et les Inuits qui vivent à l'extérieur de leurs collectivités traditionnelles ainsi que pour les Métis continueront de recevoir un appui pour les projets de promotion de la santé et de prévention du diabète pour grâce à le volet sur la Prévention du diabete chez les Premeries nations, les Inuits en milieu urbain et les Métis (PDPNIMUM). Une grande importance sera accordée aux efforts continus pour renforcer les relations et établir des liens avec des partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux et les Premières nations, les Inuits et les Métis afin de d'accroître les activités de promotion de la santé et de prévention du diabète.
Les activités seront axées sur les domaines suivants :
L'IDA offrira du soutien financier de durée limitée à des projets de promotion de la santé et de prévention du diabète culturellement appropriés pour les Premières nations et les Inuits qui vivent à l'extérieur de leurs collectivités traditionnelles, ainsi que pour les Métis. L'accent sera mis sur l'élaboration de stratégies axées sur la création de milieux favorables et l'adoption accrue d'un mode de vie sain par l'amélioration de l'accès à des aliments sains, la promotion d'une saine alimentation, de l'activité physique et de l'atteinte d'un poids santé, ainsi que la sensibilisation au diabète.
Les projets seront sélectionnés à l'aide d'un processus d'appel de demandes et d'évaluation par des pairs.
Les projets pilotes financés par l'IDA permettront de rassembler des données probantes sur l'efficacité de pratiques prometteuses en matière de promotion de la santé et de prévention du diabète chez les Premières nations et les Inuits qui vivent à l'extérieur de leurs collectivités traditionnelles, ainsi que chez les Métis. Ces projets contribueront à renforcer la capacité des organisations des Premières nations, des Inuits et des Métis à évaluer les pratiques prometteuses et à diffuser les nouvelles connaissances. Chaque projet doit comporter une composante d'évaluation et de diffusion bien établie.
En misant sur des projets de Programme de promotion et de prévention auprès des Métis, des Autochtones hors réserve et des Inuits en milieu urbain (PPMAHRIMU) appuyés dans le cadre de la phase 2 de l'IDA (2005-2010), et en fonction du rendement et du caractère novateur, un certain nombre d'organisations des Premières nations, des Inuits et des Métis seront invitées à proposer des projets pilotes.
La détection précoce du diabète et de ses complications (avant leur apparition) ainsi que le soutien aux pratiques de gestion efficace du diabète sont essentiels pour lutter contre le diabète dans les collectivités des Premières nations et des Inuits. Dans la phase 3 de l'IDA, les activités de dépistage et de traitement du diabète continueront d'être axées sur la prévention secondaire6 et tertiaire7.
L'IDA facilitera l'accès au dépistage du diabète pour favoriser le diagnostic précoce du prédiabète et l'orientation vers des services de prévention, d'information et de soutien, afin de freiner ou de retarder la progression de la maladie. De plus, l'IDA continuera à appuyer des initiatives pour aider les membres des Premières nations et les Inuits à reconnaître les signes et les symptômes du diabète et à avoir accès à des renseignements sur le diabète auprès de professionnels de la santé avant l'apparition de la maladie.
Cet objectif pourra être atteint par divers moyens, notamment :
Un des principaux domaines d'intérêt au cours de la phase 3 de l'IDA sera l'accroissement des efforts de sensibilisation au diabète avant et pendant la grossesse. Il pourrait s'agir des activités suivantes :
L'IDA offrira un soutien aux personnes diabétiques dans l'objectif suivant :
Les principales stratégies varieront selon la région et la collectivité et viseront les individus, les familles, les collectivités et les professionnels de la santé.
Voici quelques exemples d'activités visant les individus et les familles :
Voici quelques exemples d'activités visant les collectivités :
Voici quelques exemples d'activités visant les professionnels de la santé :
Cette composante renforce la capacité de la collectivité en améliorant les connaissances et les compétences des travailleurs communautaires , souvent appelés intervenants communautaires en prévention du diabète (ICPD), et des professionnels de la santé, afin qu'ils puissent exécuter des programmes efficaces de promotion de la santé et de prévention du diabète. Le renforcement des capacités s'effectue par la formation des ICPD et des professionnels de la santé et mettre sur pied des équipes multidisciplinaires dans les régions.
Les ICPD jouent un rôle clé dans la mobilisation des collectivités et la création de milieux favorables pour les individus atteints du diabète, à risque de développer le diabète ou vivant avec une personne atteinte du diabète ainsi que leurs familles.
Les activités peuvent être axées sur les éléments suivants :
Les activités appuyées dans le cadre de la phase 3 de l'IDA seront complémentaires et liées à l'Initiative sur les ressources humaines en santé autochtone (IRHSA) de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI), laquelle appuie également la formation et le perfectionnement des travailleurs communautaires de la santé dans les collectivités des Premières nations et des Inuits.
L'IDA favorise l'accès à de la formation sur le diabète pour les professionnels de la santé, par exemple sur les soins des pieds, la nutrition et le savoir-faire culturel . La phase 3 de l'IDA appuie également la formation pour des professionnels qui travaillent dans les collectivités, y compris des infirmières offrant des soins à domicile et en milieu communautaire, relativement aux directives cliniques et aux stratégies de gestion des maladies chroniques. La formation est gérée par l'intermédiaire du programme de Soins à domicile et en milieu communautaire de la DGSPNI.
Dans la phase 3 de l'IDA, les équipes multidisciplinaires régionales sur la santé qui fournissent une expertise en la matière et appuient les travailleurs communautaires et les professionnels de la santé continueront de recevoir un appui dans la mise en œuvre des initiatives liées à la sécurité alimentaire, à un mode de vie sain et à l'information sur le diabète. Les équipes multidisciplinaires sur la santé fournissent une expertise dans les domaines de la nutrition, de l'activité physique et du diabète.
La mobilisation des connaissances est une partie essentielle de l'IDA. Elle permet d'obtenir des renseignements importants sur ce qui fonctionne pour aider les collectivités, pour développer des connaissances sur de nouveaux enjeux, pour aider à cerner les tendances et pour faciliter la prise de décisions aux niveaux communautaire, régional et national grâce à des données sur l'efficacité des interventions.
La mobilisation des connaissances est effectuée au bureau national de l'IDA et est grandement appuyée par les travaux effectués par les régions et mis en œuvre par les collectivités. La mobilisation des connaissances comprend des activités dans les domaines suivants :
Le développement des connaissances consiste à appuyer les études spéciales, à recueillir les connaissances communautaires, à éclairer les programmes de recherche et de surveillance, à analyser des données (p. ex., de surveillance) et à documenter les réussites et les pratiques prometteuses. À la phase 3, l'IDA continuera de collaborer avec des partenaires, des collectivités, des organismes de recherche, des universités et d'autres partenaires des Premières nations et des Inuits afin d'influer sur les programmes de recherche et de surveillance, et de travailler en partenariat aux recherches prioritaires appuyant le développement des connaissances sur la promotion de la santé et la prévention du diabète chez les Autochtones.
Le financement peut appuyer les activités suivantes :
Les activités de transfert et d'échange des connaissances aident les collectivités des Premières nations et des Inuits à adapter et partager des pratiques d'autres collectivités, chercheurs et autres partenaires, et permettent d'éclairer la planification et l'exécution de programmes communautaires. La phase 3 de l'IDA vise à renforcer l'assise des activités communautaires en favorisant :
L'évaluation est un élément essentiel de l'IDA. Les évaluations nationales, les évaluations spéciales et les études visent à fournir des renseignements détaillés sur les résultats visés et les résultats des programmes, ainsi qu'à éclairer et orienter les décisions futures relatives aux politiques et aux programmes. Le processus, élaboré en partenariat avec des organisations des Premières nations et des Inuits, est guidé par un cadre d'évaluation.
Une attention particulière est accordée pour s'assurer que les évaluations sont réalisées à l'aide d'outils et de méthodes culturellement appropriés et qu'elles n'imposent aucun fardeau inutile sur les collectivités.
Afin de surveiller le rendement des projets, les collectivités et les organisations des Premières nations et des Inuits qui ont reçu du financement au moyen d'accords de contribution dans le cadre de l'IDA doivent remplir un modèle de rapport communautaire. Ce formulaire regroupe et diminue les exigences en matière de rapport qui étaient imposées aux bénéficiaires dans le passé en éliminant la nécessité de présenter des rapports pour chaque programme.
Les directions régionales de la Santé des Premières nations et des Inuits (SPNI) doivent préparer des plans de travail ou des plans de santé régionaux en collaboration avec des partenaires des Premières nations et des Inuits. La SPNI de Santé Canada compte huit directions régionales :
Les collectivités et les organisations sont encouragées à tenir compte de leurs besoins particuliers, à miser sur leurs forces et à mettre à profit leurs traditions pour aider les membres des collectivités à adopter un mode de vie sain, à prévenir le diabète ou à en retarder l'apparition si possible, ainsi qu'à offrir du soutien dans la gestion efficace du diabète, le cas échéant. Elles sont aussi encouragées à innover dans leurs approches pour lutter contre le diabète, à créer des partenariats solides, au besoin, à utiliser les connaissances locales et à collaborer en vue de réduire la prévalence du diabète.
Pour garantir que les activités communautaires (décrites dans les composantes de l'IDA) appuient les objectifs de l'IDA, les collectivités et les organisations des Premières nations ou des Inuits qui souhaitent créer et réaliser des activités liées à l'IDA doivent présenter le plan requis dans leur entente de financement (p. ex., un plan de travail pour les ententes fixes et souples et un plan de santé pour les ententes globales) au bureau régional de l'IDA. Ces ententes varient pour ce qui est du niveau de contrôle, de la souplesse, de l'autorité, des exigences en matière de rapport et de la responsabilité en fonction de la capacité de la collectivité.
Les collectivités sont encouragées à tenir compte des éléments suivants lorsqu'elles préparent leurs plans :
De plus, les collectivités et les organisations sont encouragées à envisager la possibilité de lancer de nouveaux projets ou d'élargir les projets existants qui abordent un ou plusieurs des nouveaux objectifs principaux de la phase 3 de l'IDA :
Les directions générales de la SPNI examinent et approuvent les plans des collectivités et utilisent les renseignements contenus dans ces plans pour éclairer les plans de travail régionaux, qui sont ensuite soumis au bureau national. Les accords de contribution conclus avec les collectivités et/ou les organisations des Premières nations et des Inuits sont créés ou modifiés par les bureaux régionaux de la SPNI avant que le financement soit versé.
De plus, le bureau national joue un rôle prépondérant dans les domaines suivants :
Le bureau national offre aussi du soutien financier d'une durée limitée à des projets de prévention primaire et de promotion de la santé pour les Premières nations et les Inuits qui vivent à l'extérieur de leurs collectivités traditionnelles ainsi que pour les Métis.
Dans la phase 3 de l'IDA, on continuera à créer et à maintenir des partenariats avec d'autres ministères et organismes fédéraux, des gouvernements provinciaux et territoriaux et des organisations des Premières nations, des Inuits et des Métis. Des partenariats déterminants ont aussi été établis avec l'Assemblée des Premières nations et Inuit Tapiriit Kanatami afin d'éclairer et d'appuyer les travaux accomplis par les collectivités des Premières nations et des Inuits, respectivement.
Dans le cas des projets de prévention primaire où les programmes et les services s'adressent à des Premières nations et des Inuits qui vivent à l'extérieur de leurs collectivités traditionnelles ainsi qu'à des Métis, des partenariats ont été établis avec les entités suivantes :
Grâce à ses groupes et comités consultatifs, l'IDA continuera à garantir la création et le maintien de liens solides et continus avec les coordonnateurs régionaux de l'IDA, les organismes autochtones nationaux, des représentants de la collectivité et des spécialistes, par exemple :
Des liens importants ont aussi été créés avec certaines organisations, par exemple :
Les collectivités et les travailleurs communautaires sont encouragés à poursuivre les activités suivantes :
Le financement que reçoit la collectivité par l'intermédiaire d'accords de contribution conclus avec l'IDA doit être dépensé pour des activités directement liées aux objectifs de l'IDA. La Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI) possède une liste générale des dépenses qui relèvent de l'autorité relative aux soins de santé primaire, laquelle a remplacé l'autorité relative aux programmes communautaires le 1er avril 2011. Les dépenses admissibles comprennent généralement les suivantes :
Il s'agit de grandes catégories seulement et il est possible d'allouer d'autres dépenses à des activités culturelles et traditionnelles. Les collectivités doivent consulter le programme présenté à l'intérieur de leur accord de contribution pour connaître les dépenses admissibles.
Les frais d'administration doivent être conformes aux lignes directrices actuelles de la DGSPNI de Santé Canada sur les accords de contribution. D'autres dépenses pourraient être admissibles en fonction du plan de travail ou du plan de santé. Celles-ci doivent être examinées et approuvées par les directions régionales de la SPNI.
Des dépenses en capital mineures pour des besoins opérationnels sont autorisées seulement si l'estimation est incluse dans le plan de travail ou dans le plan de santé et qu'elle est approuvée par les régions de la SPNI. Par exemple :
Les dépenses non admissibles dans le cadre de l'IDA comprennent les suivantes :
Dans la phase 3 de l'IDA, on appuiera les initiatives de promotion de la santé, de prévention, de dépistage et de gestion dans les collectivités culturellement appropriées afin de permettre aux collectivités des Premières nations et des Inuits de continuer à miser sur les réussites du passé dans plus de 600 collectivités au Canada.
L'IDA encourage les collectivités à tenir compte de leurs besoins, à miser sur leurs forces et à mettre à profit leurs traditions et leur culture pour aider les membres des collectivités à prévenir le diabète ou à en regarder l'apparition si possible, ainsi qu'à offrir du soutien dans la gestion du diabète le cas échéant.
Les collectivités des Premières nations et des Inuits continuent d'innover dans leurs approches pour lutter contre le diabète, de créer des partenariats solides au besoin, d'utiliser les connaissances locales et de collaborer en vue de favoriser la santé et de réduire la prévalence du diabète.
Certains hyperliens donnent accès à des sites d'un organisme qui n'est pas assujetti à la
Loi sur les langues officielles. L'information qui s'y trouve est donc dans la langue du site.
1 La prévention primaire vise à prévenir ou à retarder l'apparition de problèmes de santé et à réduire les facteurs de risque.
2 La promotion de la santé est le processus qui confère aux individus d'une population les moyens d'assurer un plus grand contrôle sur leur propre santé et qui vise, par le fait même, l'amélioration de leur état de santé.
3 Agriculture et Agroalimentaire Canada. Plan d'action du Canada pour la sécurité alimentaire : En réponse au Plan d'action du Sommet mondial de l'alimentation. Ottawa :
Agriculture et Agroalimentaire Canada, 1998.
4 Bien manger avec le Guide alimentaire canadien - Premières nations, Inuits et Métis
5 Société canadienne de physiologie de l'exercice.
Directives en matière d'activité physique, 2011
6 La prévention secondaire consiste à détecter la maladie avant son apparition et à la traiter afin d'améliorer les résultats.
7 La prévention tertiaire vise à retarder la progression de la maladie et de ses complications et à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes d'une maladie chronique.
8 Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les sites Web de ces organisations :
Assemblée des Premières nations;
Inuit Tapiriit Kanatami;
Congrès des Peuples Autochtones; et
Ralliement national des Métis.