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Santé des Premières nations et des Inuits

Résumé de l'Épidémiologie de la tuberculose chez les Premières nations vivant dans les réserves au Canada, 2000-2008

Stratégie de lutte contre la tuberculose de Santé Canada pour les membres des Premières nations vivant dans les réserves

Le taux d'incidence de tuberculose signalé au Canada est parmi les plus bas au monde. Selon l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC), l'incidence signalée de la tuberculose n'a cessé de diminuer au sein de la population canadienne en général au cours des 30 dernières années. Toutefois, certains groupes de la population canadienne continuent d'être touchés de façon disproportionnée, notamment les Canadiens nés à l'étranger, les personnes qui consomment de l'alcool ou d'autres drogues de façon abusive, les sans-abri et les peuples autochtones. Par exemple, alors que le Recensement de la population de 2006 indiquait que les personnes autochtones comptaient pour presque 4 % de la population canadienne, 21 % de tous les cas de tuberculose sont survenus au sein de cette population en 2008.

Les objectifs du présent rapport sont de :

  • résumer et présenter les données épidémiologiques de 2000 à 2008 sur la tuberculose au sein des communautés des Premières nations;
  • communiquer et mettre en évidence les principales conclusions associées à la tuberculose au sein des communautés des Premières nations;
  • présenter les données de déclaration pouvant servir à évaluer les progrès réalisés à la suite de la révision de la stratégie de lutte contre la tuberculose et de la mise en oeuvre de nouvelles initiatives.

Faits Saillants

  • Le présent rapport présente des données épidémiologiques sur les nouveaux cas de tuberculose et les cas de retraitement dans les communautés des Premières nations, de 2000 à 2008, pour les sept régions de la Direction générale de la Santé des Premières nations et des Inuits. Les données sur la tuberculose proviennent de sources de données régionales et du Système canadien de déclaration des cas de tuberculose de l'Agence de la santé publique du Canada.
  • Au cours des deux dernières décennies, le taux d'incidence signalé des cas de tuberculose active (nouveaux cas et cas de retraitement) chez les Premières nations vivant dans les réserves a diminué de 60 %.
  • Chez les Premières nations vivant dans les réserves des sept régions de la Direction générale de la Santé des Premières nations et des Inuits, le taux d'incidence signalé des cas de tuberculose active s'élevait à 26,6 pour 100 000 en 2008, soit un taux 29,6 fois plus élevé que celui observé dans la population non autochtone née au Canada.
  • De 2000 à 2008, les taux d'incidence régionaux standardisés pour l'âge des cas de tuberculose active signalés chez les Premières nations vivant dans les réserves à l'échelle du Canada variaient considérablement, allant de 4,2 à 79,4 cas pour 100 000 habitants.
  • De 2000 à 2008, les taux d'incidence standardisés pour l'âge des cas de tuberculose active signalés chez les Premières nations vivant dans les réserves étaient de 32 à 59 fois plus élevés que ceux observés dans la population non autochtone née au Canada et entre 2 et 3 fois plus élevés que les taux observés chez les Canadiens nés à l'étranger.
  • Au cours de la période de déclaration, les taux d'incidence de tuberculose signalés chez les Premières nations vivant dans les réserves étaient stables dans presque tous les groupes d'âge, sauf pour les personnes âgées de 65 ans et plus. Dans ce groupe d'âge, l'incidence signalée de la tuberculose est passée de 83,7 pour 100 000 habitants en 2000 à 36,7 pour 100 000 en 2008. Malgré cette diminution, l'incidence signalée de la tuberculose demeure la plus élevée pour ce groupe d'âge dans toutes les régions, sauf pour la Saskatchewan et le Québec.
  • Dans les régions dont les données sont disponibles, on a observé que la tuberculose pulmonaire figurait au premier rang des diagnostics de tuberculose active pour toutes les régions, sauf pour la Saskatchewan (dont le principal diagnostic était la tuberculose primaire).

Le présent rapport comporte les données les plus récentes sur la tuberculose chez les Premières nations vivant dans les réserves au Canada. Depuis 2000, les taux de  tuberculose liés à cette population se sont stabilisés, mais ils demeurent considérablement plus élevés que ceux observés chez les non-Autochtones nés au Canada.

Ce rapport souligne le fait qu'il existe des différences importantes, quant à l'activité de la tuberculose à l'échelle du pays, pouvant être influencées par les régions géographiques où habitent les Premières nations. Il est donc primordial de tenir compte de ces variations lors de l'interprétation des données à l'échelle nationale. Ces différences régionales seront particulièrement importantes lors de la planification d'activités de promotion de la santé et de programmes éducatifs dans les régions où l'incidence des cas de tuberculose signalés est la plus élevée. Ce rapport présente également une répartition de la classification des cas de tuberculose par classification diagnostique, permettant ainsi d'entreprendre des démarches ciblées en ce qui concerne les activités de lutte contre la tuberculose.